La salière

La salière

 

VII, 3

 

2001-2002

 

Aprés de France la victoire nauale,

Les Barchinons, Salinons, les phocens :

Lierre d'or, l'enclume serré dedans la balle,

Ceux de Ptolon au fraud feront consens.

 

"balle"

 

balle : paquet (cnrtl.fr).

 

Avec l'enclume, on pense à la "trempe en paquet", et à la forge catalane (Barcelone) (François Camus-Mutel, L'art de tremper les fers et les aciers, 1846 - www.google.fr, Johannes Rudolf Wagner, Traité de chimie industrielle, Tome 1, 1892 - www.google.fr/books/edition).

 

"Ptolon" : le débat sur l'origine de Toulon, Telo Martius

 

ptelon : plume

pteron : aile

ptoia : agitation, mouvement

 

Ptelon ou Pteleon nom de plusieurs villes de Grèce et d'Asie mineure, dont une en Ionie, comme Phocée qui fonde la colonie de Marseille, connue d'Etienne le Géographe (Antoine Augustin Bruzen de La Martinière, Le grand dictionnaire geographique et critique, Tome 8, 1737 - books.google.fr).

 

Les origines de Toulon sont inconnues. Un manuscrit qui existe aux archives communales de cette ville, intitulé Las causas antiquas de l'antiqua cieutat de Tholon, écrit en provençal et dont l'auteur est le consul Honoré Aycard, mort en 1635, attribue la fondation de la ville à Télamon, chef d'une peuplade sauvage qui serait venue de la Germanie s'établir dans les parages toulonnais vers 1642 avant Jésus-Christ. Cette origine fabuleuse a été acceptée par le P. Isnard, de l'ordre des Minimes, mort en 1655, qui a laissé une Histoire de la ville de Tolon restée manuscrite. Au XVIIe siècle, quelques érudits attribuèrent la fondation de Toulon aux Phocéens de Marseille. D'autres pensèrent qu'elle était due à Telo, marin marseillais dont il est fait mention dans la Pharsale de Lucain. Soléry avait cru voir dans Toulon le Glanum de Pomponius Mela. Peyresc, adoptant l'opinion du savant P. Hardouin, de la compagnie de Jésus, pensait que ce pouvait être le Portus Citharista dont parle Pline. Enfin, un certain nombre d'écrivains ont soutenu, d'autre part, l'hypothèse qui faisait de Toulon le Tauroenlum de Strabon, de Ptolémée et de Jules César. Mais de toutes ces opinions, les unes ne reposent sur aucune preuve sérieuse et des découvertes récentes ont démontré l'inexactitude des autres (M. Dyrion, Ports de la rade de Toulon, Ports maritimes de la France, 1899 - books.google.fr).

 

Gauffridi et tous les partisans de Toulon-Phocéen croyaient être d'autant plus autorisés à admettre cette origine, que la dénomination primitive de Toulon, Telo, étant grecque, ils y trouvaient un argument, non sans une certaine valeur, à l'appui de leur opinion (Bulletin, Volumes 52 à 53, Auteur Académie du Var, Toulon, 1884 - books.google.fr).

 

Jean-François de Gaufridy (1622-1689), conseiller au Parlement d'Aix, est l'auteur d'une Histoire de la Provence (1694) (gw.geneanet.org).

 

Une mine à Toulon

 

Une d√©lib√©ration du Conseil de Ville de Toulon dat√©e du 30 janvier 1459 prouve qu'une mine de fer √©tait exploit√©e √† Six-Fours √† cette date. Si cette mine se trouve hors du cadre g√©ographique √©tudi√©, le contexte g√©ologique, lui, est bien le m√™me que celui du massif des Maures. En effet, le Cap-Sici√© et les monts de Six-Fours, correspondent √† l'extr√©mit√© occidentale du massif isol√© de celui-ci par les vall√©es alluvionnaires de la r√©gion toulonnaise et boulevers√© par les mouvements tectoniques. Ce texte prouve que cette partie de la Provence n'√©tait pas d√©laiss√©e par les prospections mini√®res. Il explique, en substance, que ¬ęHonorat Rodelhat a expos√© au conseil qu'il a trouv√© une mine de fer dans le territoire de Six-Fours, qu'il a obtenu du Conseil Royal et de l'abb√© de Saint-Victor la pr√©f√©rence pour l'extraction du fer, moyennant le 10e qu'il lui paie; qu'en vertu de cette convention il a fait construire un martinet o√Ļ il a d√©pens√© tout son avoir, et qu'aujourd'hui l'abb√© a autoris√© un g√©nois, habitant de Marseille, √† extraire du fer, ce qui lui porte pr√©judice et est contraire aux privil√®ges de la ville. En cons√©quence, il r√©clame l'aide du Conseil pour poursuivre cette affaire. Le Conseil prend sa demande en consid√©ration, le 30 janvier 1459¬Ľ. Cette fois, il ne s'agit pas d'argent mais de fer. Un gisement dans le houiller de Six-Fours (schistes noirs), situ√© pr√®s de la chapelle de la P√©piole a √©t√© exploit√© √† une √©poque r√©cente. Le site pr√©sente, pr√®s de l'exploitation moderne en carri√®re, une s√©rie de d√©pressions qui pourraient correspondre √† une activit√© plus ancienne. Le martinet dont parle le texte √©tait probablement situ√© sur la Reppe, l'un des principaux cours d'eau du secteur. Ce texte met en avant un entrepreneur g√©nois, rappelant l'int√©r√™t qu'ils portaient au minerai de fer comme on peut le voir en Corse et √† l'Ile d'Elbe. Leur entreprise s'est-elle √©tendue au continent, facilit√©e par une emprise importante dans le circuit commercial local ? La volont√© des Italiens ne se limiterait pas √† l'extension de leur r√©seau commercial (avec pour point de d√©part la ville de Marseille, lieu de r√©sidence du g√©nois) mais bien, √† l'int√©gration de la fili√®re, par appropriation des sites de production et probablement de la totalit√© du circuit commercial. Honorat Rodelhat n'est pas un inconnu de la ville de Toulon. Bien au contraire, il fait figure de notable riche et intervenant dans les affaires de la cour de Provence. L'autorisation est d√©livr√©e par le Conseil Royal et l'abb√© de Saint-Victor, √† qui il reverse une partie du produit, le dixi√®me. Le Conseil Royal a un r√īle administratif et c'est l'abb√© de Saint-Victor, propri√©taire du terrain qui n√©gocie directement avec l'entrepreneur minier. C'est l'abb√© qui rompt le contrat et Honor√© Rodelhat ne se tourne pas vers le roi mais vers la commune de Toulon pour demander de l'aide. Cela signifie-t-il qu'il existe une lutte entre les seigneurs et que la ville arbitre le conflit ? Il semble, toutefois que c'est l'abbaye marseillaise, propri√©taire du sol, qui d√©tient le pouvoir effectif sur la mine. [...]

 

On constate une p√©nurie de savoir-faire en Provence. Des notables comme Honor√© Rodelhat ou Antoine Payant ont √©galement obtenu des concessions du roi Ren√©. Qu'ils soient eccl√©siastiques, nobles ou notables, c'est parce qu'ils sont proches du roi que ces personnages ont obtenu leurs titres d'exploitation. Enfin des bourgeois, marchands ou orf√®vres, techniciens de la fili√®re comme les argentiers de Toulon et les orf√®vres de Saint-Daumas obtenaient √©galement des concessions mini√®res. Toutes les concessions sont accord√©es par le roi hormis celle de Fuveau, accord√©e par le seigneur du lieu. Est-ce li√© √† la mati√®re recherch√©e ? L'abb√© de Saint-Victor est associ√© au mi pour donner l'autorisation d'exploiter la mine de Six-Fours. Presque toutes les mines ouvertes √† cette p√©riode concernent les m√©taux pr√©cieux pour le monnayage. On compte seulement une mine de fer et une mine de charbon (Marie-Christine Bailly-Maitre, Mines et pouvoir au Moyen √āge, 2020 - books.google.fr).

 

En d√©pit de l'accord pass√©, Rodelhat est oblig√© de porter plainte devant le conseil de Ville de Toulon car apr√®s l'avoir laiss√© engager tout son bien dans cette entreprise et investir dans la construction d'un martinet, l'abb√© a d√©cid√© d'autoriser un G√©nois habitant de Marseille √† extraire du fer, ce qui lui porte pr√©judice en contradiction avec les privil√®ges de la ville (Jacques Labrot, Affairistes et usuriers au Moyen √āge, Tome 1, 2008 - books.google.fr).

 

Un acte dat√© du 14 d√©cembre 1458 t√©moigne ainsi d‚Äôun d√©saccord entre l‚Äôautorit√© royale et l‚Äôabb√© de Saint-Victor. La cour royale a auparavant conc√©d√© les mines de fer de Six-fours √† Honorat Rodelhat, de Toulon, mais l‚Äôabb√© passe outre. Il r√©fute √† la cour le droit de le faire, ces terres lui appartenant. Il les arrente donc √† un certain Vivaldi, marchand g√©nois, citoyen et habitant de Marseille, pour deux ann√©es √† partir de la Nativit√©, au prix de cent florins. √Ä ce tarif, le g√©nois est propri√©taire de tous les b√©n√©fices qu‚Äôil peut retirer de ces mines. L‚Äôautorit√© comtale reconna√ģt son erreur et d√©choit Honor√© Rodelhat de ses pr√©tentions. Cependant, l‚Äôaffaire n‚Äôen reste pas l√†, puisque celui-ci sollicite l‚Äôappui des autorit√©s municipales de Toulon comme le prouve un compte-rendu municipal du 30 janvier 1459. Rodelhat qui se d√©clare inventeur de la¬† mine, aurait conclu un accord avec l‚Äôabb√© de Saint-Victor, seigneur du terrain, lui garantissant le monopole de l‚Äôexploitation contre un dixi√®me du revenu de la future mine. S√Ľr de son droit, il √©tablit alors un martinet, ce qui prouve que le gisement est jug√© rentable (Olivier Thuaudet, Les accessoires m√©talliques du v√™tement et de la parurede corps en Provence du XIe au XVIe si√®cle. √Čtude arch√©ologique et approche crois√©e d‚Äôune production m√©connue, 2015 - hal.archives-ouvertes.fr).

 

Le Génois s'appelle peut-être autrement J. de Vinaudas demeurant à Marseille, qui proposait d'utiliser des ouvriers Italiens mieux habitués au métier de mineur et plus rentables en productivité (Mine de fer de Six-Fours - jcautran.free.fr).

 

La fraude pourrait √™tre le fait de Rodelhat sur l‚Äôabbaye de Saint Victor ?

 

Fraude sur le fer

 

Deux siècles plus tard la fraude sur le fer a lieu en Corse, possession génoise.

 

L'introduction illicite de fer ou d'acier en Corse est un th√®me r√©current dans la documentation. Le Capitaine Pantaleo Parisini au nom de son fr√®re Pietro, fermier de la gabelle, porte plainte le 9 septembre 1654 contre les patrons Giuseppe Franceschi et Gio. Piero Damiani, tous deux de Pietracorbara (Cap-Corse), qui n√©gocieraient dans le ‚ÄúValinco et plages d'Istria et Sart√®ne‚ÄĚ 40 livres de fer (ASG 96, ao√Ľt 1649) sous forme de barres, provenant des ‚Äúferriere" proches de Bastia et destin√©es √† fournir en fer forgeable les stazzone (forge) du Sartenais. En 1655, l'appaltatore Ponte, qui est intervenu vainement aupr√®s du Lieutenant de Sart√®ne, se plaint des agissements de pr√™tres qui vendent fer et acier et demande √† ce que le vicaire √©piscopal d'Ajaccio l'interdise (ASG 97, 26 f√©vrier 1655). Le fer arrive d'Italie mais aussi de la plaine orientale corse, par cabotage ou voies terrestres. Ainsi, les hommes de Bastelica et de Bocognano, vendant ou troquant leur laine dans les environs de Bastia n'h√©sitent pas √† rentrer dans leur village avec du fer et de l'acier (ASG 113, 1er ao√Ľt 1674). Certains fraudeurs pr√©tendent que les objets manufactur√©s qu'ils vendent ne doivent pas √™tre assujettis √† la gabelle. Les ‚Äúgabeliers‚ÄĚ qui se succ√®dent durant la seconde moiti√© du XVIIe si√®cle affirment quant √† eux que tous les fers ou aciers, qu'il s'agisse de barres (in barre), de socs d'araire (vomeri) ou de tout autre objet manufactur√© ou pas sont soumis √† la gabelle (ASG 96, 22 ao√Ľt 1648) (J.P. Comiti, Le fer en Corse au XVIIe si√®cle, Le fer dans les Alpes du moyen-√Ęge au XIXe si√®cle, actes du colloque international de Saint-Georges-d'Hurti√®res, 22-25 octobre 1998, 2001 - www.google.fr/books/edition).

 

"Lierre" : Hyères, jeu de mot

 

Les √ģles d'Hy√®res sont un archipel compos√© de quatre √ģles (Porquerolles plus les √ģles d'Or : Port-Cros, √ģle de Bagaud, √ģle du Levant), quelques √ģlots et rochers fran√ßais en mer M√©diterran√©e, situ√©s au large de la presqu'√ģle de Giens (commune d'Hy√®res) et du cap B√©nat (commune de Bormes-les-Mimosas), dans le d√©partement du Var. Elles sont administrativement rattach√©es √† la ville d'Hy√®res. Une partie des √ģles et de la zone maritime environnante constitue le parc national de Port-Cros. Les √ģles sont nomm√©es Sto√ęchades (ce qui signifie rang√©es en ligne) par le g√©ographe grec Strabon. Ce n'est que bien plus tard qu'elles furent appel√©es en fran√ßais √ģles d'Orient, puis √ģles d'Or sous la Renaissance avant de prendre le nom d'√ģles d'Hy√®res (fr.wikipedia.org - √éles d'Hy√®res).

 

Il existe une famille du Dauphiné appelée Hyères qui a dans son blason un lierre d'or. Louis d'Hyères participe au tournoi de Romans en 1484 selon le roman de Guy Allard Zizim, prince ottoman, amoureux de Philippine-Hélène de Sassenage, Histoire dauphinoise (Grenoble, 1673) (Ulysse Chevalier, Un tournoi à Romans en 1484, 1888 - www.google.fr/books/edition).

 

Bataille navale

 

Warwick (Richard Neville, 1428 - 1471), eldest son of Richard Neville, earl of Salisbury,¬† moreover, did not think it prudent to attack France directly, but did not hesitate to assail a fleet of twenty-eight ‚Äėsail of Spaniards,‚Äô merchantmen, including sixteen ships of forecastle belonging to Charles VII's ally, Henry IV of Castille, which appeared off Calais on 29 May 1458. Warwick had twelve vessels, of which only five were ships of forecastle, and after six hours' fighting withdrew. He had captured six ships, but one at least of these seems to have been recovered. The loss of life on the English side was considerable, and they acknowledged themselves ‚Äėwell and truly beat‚Äô (Paston Letters, i. 428) (Dictionary of National Biography, 1885-1900, Volume 40 - en.wikisource.org).

 

Les Catalans

 

Barchinon : Barcelone (Honoré Bouche, La Chorographie ou Description de Provence et l'histoire chronologique du même pays, Tome 1, 1736 - www.google.fr/books/edition).

 

En mars 1449, visite royale encore, √† Toulon, celle-ci de Ren√©, lequel a √©t√© appel√© en Provence, entre autres graves affaires, par la n√©cessit√© de prendre des mesures d√©fensives contre les menaces incessantes des Catalans (Charles de Ribbe, La soci√©t√© proven√ßale √† la fin du moyen √Ęge: d'apr√®s des documents in√©dits, 1898 - books.google.fr).

 

En février 1458, les Catalans abordaient aux iles de Lérins. Grasse protestait d'abord qu'elle était incapable de fournir un secours quelconque, mais le 14 mars, touchée par les appels de Cannes et d'Antibes, la ville faisait un emprunt à ses citoyens et les syndics, accompagnés du clavaire, désignaient d'office parmi les hommes qui n'étaient pas partis la dernière fois, 50 combattants qui devaient aller défendre les villes menacées (Gilette Gauthier-Ziegler, Histoire de Grasse depuis les origines du Consulat jusqu'a le reunion de la Provence a la Couronne, 1155-1482, 1935 - books.google.fr).

 

Pendant près de vingt ans, le Catalan fait régner la terreur sur le littoral et la prépondérance commerciale demeure à l'Italien. C'est seulement à partir du milieu du XVe siècle que la situation commence à s'améliorer. Non que la sécurité soit désormais parfaite : les Aragonais sont toujours redoutables et en 1475 les Sarrasins saccagent Fréjus. Mais les circonstances politiques sont favorables.  En 1458, l'ardent adversaire des Angevins, Alphonse V meurt ; Gênes se donne au roi de France qui y place comme lieutenant le fils du roi René. Celui-ci, d'ailleurs, par l échec de tous ses plans et l'avortement de toutes ses espérances, est réduit à la paix. En France, la guerre de Cent ans s'achève ; Charles VII rétablit l'ordre ; le relèvement économique s'annonce (Victor-Louis Bourrilly, Raoul Busquet, La Provence au Moyen Age: histoire politique, l'eglise, les institutions (1112-1481), 1924 - books.google.fr).

 

La crise de Catalogne et du Roussillon commence en 1458, lors de l'av√®nement du roi Jean II d'Aragon, qui ne tarde pas √† se brouiller avec ses sujets catalans. Toujours √† l'aguet, le roi de France Louis XI signe avec lui le trait√© de Bayonne (1462), en vertu duquel ses troupes occupent le Roussillon. Mais elles se heurtent √† une r√©sistance populaire acharn√©e. Trois fois assi√©g√© entre 1462 et 1475, Perpignan re√ßoit de Ferdinand le Catholique l'appellation de fidelissima villa.. Mais, au moins temporairement, le Roussillon est ruin√©. A l'autre extr√©mit√©, la Provence entre dans le royaume de France. Le roi Ren√© en a √©t√© en fait le dernier souverain ind√©pendant. Son neveu et successeur Charles III du Maine ne prend possession de la Provence que gr√Ęce aux 18.000 lances fournies par Louis XI, qui triomphent d'une petite ann√©e envoy√©e par son comp√©titeur le duc de Lorraine. Il s'installe √† Marseille, et y meurt d√®s le 11 d√©cembre 1481, l√©guant ses Etats √† son royal cousin Louis XI (Philippe Wolff, La ville fran√ßaise du Midi m√©diterran√©en, La France et la M√©diterran√©e: vingt-sept si√®cles d'interd√©pendance, 1990 - books.google.fr).

 

"Saillinons" : salinon et Salaison ?

 

En grec le salinon est une salière qui a servi à décrire une forme géométrique.

 

Le Salaison (Saleson), rivière qui est un affluent de l'étang de Mauguio, a cette même étymologie : salarium (salière) (Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, 1990 - books.google.fr, Bernard de Montfaucon, L'Antiquité expliquée et représentée en figures, Tome 5, 1724 - books.google.fr).

 

Voyez, je vous prie, le terme salos : il signifie l'agitation ou le d√©ferlement du flot, les turbulences de la mer et les troubles de l'√Ęme. Tremblement de terre, inqui√©tude. "saleu√ī", le verbe : √©branler, agiter, miner ; mettre en mouvement un cheval ; √™tre balanc√©, ceci pour un bateau, d'un mouvement de roulis ; √™tre incertain, h√©sitant et troubl√©. L'aire s√©mantique est ici lucr√©tienne, archim√©dienne aussi. Passez maintenant √† la d√©sinence indiquant la mati√®re, et vous obtenez le mod√®le r√©duit de ce trouble. Le Salinon des Lemmes est une courbe fluctuante, d√©s√©quilibre de la houle, matrice ou mod√®le purs du turbantibus aequora uentis, et anc√™tre √©loign√©e de nos syst√®mes d√©ferlants. Archim√®de et Lucr√®ce, comme pr√©d√©cesseurs de Ren√© Thom. Cantor, d√©j√†, dans sa grande Geschichte, avait timidement propos√© le terme salos, avant qu'aujourd'hui nous puissions y voir aussi clair. La forme singuli√®re du salinon concourt encore au m√™me monde, et Le Livre des lemmes est original. Et, de nouveau, Silius Italicus : il savait les flots de la mer, leur agitation, quelle loi suivait l'oc√©an dans le flux et le reflux de ses ondes. Mieux que Les Corps flottants, c'√©tait le salinon (Michel Serres, La Naissance de la physique dans le texte de Lucr√®ce: Fleuves et turbulences, 2018 - books.google.fr).

 

Archimède était de Syracuse en Sicile, domaine, avec la Catalogne, du roi aragonais Alphonse V le Magnanime mort en 1458.

 

Plac√©e sous la tutelle des rois d'Aragon apr√®s le mariage de Pierre II d'Aragon (1176-1213), roi d'Aragon et comte de Barcelone, avec Marie de Montpellier, le 15 juin 1204, la ville de Montpellier conna√ģt son apog√©e. Pierre II accorde aux habitants les franchises et libert√©s qu'ils r√©clament. Leur fils Jacme, ou Jaume en catalan, Jaime en castillan et Jacques Ier en fran√ßais, natif de Montpellier, y entretient une cour brillante. [...] Jaume, dit Jacques III, dernier roi ind√©pendant de Majorque, comte de Roussillon et de Cerdagne et seigneur de Montpellier, neveu du roi Sanche et fils de l'infant Ferdinand de Majorque, prince de Mor√©e. En 1349, il vend la seigneurie de Montpellier au roi de France Philippe VI : Montpellier devient possession de la couronne de France (fr.wikipedia.org - Seigneurie de Montpellier).

 

Le 6 juin 1458 les consuls exposaient aux commissaires royaux des Etats de Languedoc que leur ville √©tait presque un port de mer en raison de la proximit√© d'Aigues-Mortes et qu'il y avait de tr√®s nombreux marchands √©trangers de diverses provinces et nations maritimes, comme les G√©nois, les Pisans, les Florentins, les Lombards, les Catalans, les Napolitains. Ils faisaient venir du Levant et d'ailleurs des √©pices et beaucoup d'autres genres de marchandises qu'ils rassemblaient √† Montpellier. Certains d'entre eux ont des maisons √† eux o√Ļ ils vivent, quoiqu'ils ne soient pas juridiquement habitants du royaume ; d'autres chargent des marchands de Montpellier de vendre leurs marchandises. Beaucoup de Montpelli√©rains b√©n√©ficient de cette situation : on les consid√®re comme riches et ils vivent l√†-dessus avec leurs femmes , enfants et domestiques. Toutes sortes de marchandises sont vendues √† Montpellier, et cela contribue √† la prosp√©rit√© des sujets du roi. Le roi lui-m√™me en tire profit par les taxes et les imp√īts qu'il pr√©l√®ve sur le trafic. A se fier aux nombreux actes commerciaux enregistr√©s par les notaires, il ne semble pas que dans la seconde moiti√© du 15e si√®cle le trafic ait connu de transformation essentielle. On y retrouve en premier lieu la laine et les draps, et il appara√ģt qu'√† Montpellier commence √† se d√©velopper une v√©ritable industrie drapi√®re (G√©rard Cholvy, Histoire de Montpellier, 2001 - books.google.fr).

 

Les √©trangers √©taient admis √† cr√©er chez elle des comptoirs ; son influence √©tait telle qu'elle avait obtenu de tous les princes avec lesquels elle trafiquait des trait√©s avantageux et parfois exclusifs. C'est ainsi que le pape Urbain V lui avait permis, par une bulle de 1367, de commercer, sans encourir les censures eccl√©siastiques, avec les Sarrasins, √† Alexandrie et dans les ports soumis √† l'autorit√© du soudan. Le Souverain Pontife n'accordait, il est vrai, ¬ę cette permission que pour un seul navire, chaque ann√©e, sur les six appartenant √† la ville de Montpellier, et sous la condition expresse qu'il n'y serait charg√© de marchandises que des seuls habitants de cette ville, et qu'il ne porterait aux infid√®les ni armes, ni fer, ni bois pour la construction des vaisseaux, ni en g√©n√©ral rien qui f√Ľt capable de nuire au bien et √† l'avantage de la chr√©tient√©¬Ľ (Octave No√ęl, Histoire du commerce du monde, Tome 1 : temps anciens - moyen √Ęge, 1891 - books.google.fr).

 

Jacques Coeur

 

On pense enfin √† Jacques Coeur qui fut accus√© d'avoir ¬ętransport√© chez les Sarrasins une grande quantit√© d‚Äôarmes qui n‚Äôavait pas peu contribu√© au gain d‚Äôune victoire remport√©e par ces infid√®les sur les chr√©tiens¬Ľ.

 

Il con√ßoit un plan grandiose, plein d‚Äôaudace, et d‚Äôune ex√©cution difficile, mais qui doit lui apporter gloire et profit. Il ne s‚Äôagit de rien moins que de se porter rival des V√©nitiens, des Pisans et des G√©nois pour le commerce du Levant. Afin de poser les bases de ses relations futures avec les nations orientales, Jacques CŇďur favorise les op√©rations √©conomiques non plus par le troc mais par du num√©raire en exploitant notamment des mines d‚Äôargent, de cuivre et de plomb dans le Lyonnais et le Beaujolais, √† Chessy (Rh√īne), fait copier les navires g√©nois16 et se rend en √Čgypte et en Syrie dans le courant de l‚Äôann√©e 1432. Un √©cuyer de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, dans le r√©cit d‚Äôun p√®lerinage qu‚Äôil fait √† cette √©poque, dit l‚Äôavoir rencontr√© √† Damas. Il se rend ensuite √† Beyrouth, et s‚Äôy embarque sur une gal√®re de Narbonne. De retour en France, Jacques CŇďur √©tablit des comptoirs √† Montpellier, qui jouissent de privil√®ges sp√©ciaux (suppression de p√©ages) pour commercer avec les infid√®les.

 

Jacques CŇďur √©tant tr√®s jalous√© pour sa grande fortune, ses ennemis et ses envieux parviennent √† le perdre. Apr√®s la mort d‚ÄôAgn√®s Sorel qui le prot√©geait, Charles oublie ses services et l‚Äôabandonne √† l‚Äôavidit√© des courtisans (notamment Antoine de Chabannes, bailli de Troyes, un de ses principaux d√©biteurs, et Otto Castellani, tr√©sorier des finances √† Toulouse, qui aspire √† le remplacer) qui se partagent ses d√©pouilles. Accus√© de crimes imaginaires, il est arr√™t√© pour malversation en 1451. Il s'√©vade de Poitiers, puis passant par la Provence, il meurt lors du si√®ge de Chios entrepris par les Turcs en 1456, comme capitaine g√©n√©ral de la flotte au service du pape Calixte III (fr.wikipedia.org - Jacques Coeur).

 

Salinon et lierre

 

Salinon d'Archim√®de. Il convient de faire observer que, d'apr√®s Heiberg, il vaut mieux lire "selinon" (= lierre); cf. p. ex. Cantor, Vorlesungen √ľber Geschichte der Mathematik 1 (2e √©dition), p. 284 (Bibliotheca Mathematica, Bibliographie : H. Brocard, Sur les courbes math√©matiques, 1894 - books.google.fr).

 

Acrostiche : ALLC, allec

 

"allec" : hareng (J.W. Fuchs, Lexicon Latinitatis Nederlandicae Medii AEvi, 1972 - books.google.fr).

 

L'historien Henry cite St-Omer parmi les villes o√Ļ ces industriels portaient le poisson frais de Boulogne. Le Languedoc, ajoute Dufaitelle, venait chercher par la voie de terre le hareng du Pas-de-Calais,¬Ľ et il cite √† l'appui le passage suivant de Jacques Duclercq : ¬ęEnviron la Saint Andr√© 1458, bien huict cents anglais combattants partirent de Calais et all√®rent √† Estaples, o√Ļ illec trouv√®rent plusieurs vaisseaux charg√©s de vins du Poitou que les Bretons avaient amen√©s, lesquels ils ranchonn√®rent, et prindrent plusieurs mulets qui estoient venus du Languedoc pour remporter du soret, lesquels ils ranchonn√®rent aussi, et emmen√®rent plusieurs prisonniers¬Ľ (M√©moires de la Soci√©t√© acad√©mique de l'arrondissement de Boulogne-sur-Mer, Volume 3, 1866 - books.google.fr).

 

Pour la salaison du hareng au XIV-XVe siècle : cf. quatrain de la même Centurie VII, 28 - Cap Horn - 2019-2020.

 

Archimède et le hareng

 

On ne comple pas moins de 100 personnes qui aient cherch√©, la plupart fort r√©cemment √† la v√©rit√©, √† donner aux b√Ętiments √† vapeur on mode de propulsion m√©canique par l'arri√®re, ou √† perfectionner le mode de propulsion : tous les syst√®mes mis en avant, et plus ou moins imit√©s l'un de l'autre, ont pris leur source, soit dans le jeu propulsif de la queue du poisson , ou de la rame-godille, qui en a √©t√© l'imitation primitive, soit dans la puissance relative de la vis d'Archim√®de, soit m√™me dans celle du moulin √† vent. Les inventions qui se groupent autour de la premi√®re de ces id√©es n'ont pas √©t√© aussi f√©condes en r√©sultats que les autres ; la cause en est simple : lorsqu'on a cherch√© √† imiter un poisson nageant tr√®s-vite, propuls√© par la queue, le hareng par exemple, il n'a pas √©t√© permis √† l'homme de reproduire un agent de propulsion √©lastique comme celle queue, et se pr√™tant aux mouvements du fluide, selon l'instinct et la volont√© dont la nature avait dou√© l'animal; en outre, au lieu d'imiter son action alternative, ce qui e√Ľt √©l√© d'ailleurs, pour ces m√™mes causes, assez impossible, on a soumis g√©n√©ralement l'instrument qui en reproduisait l'image aux lois d'une propulsion rotative : on ne pouvait d√®s lors en altendre les m√™mes propri√©t√©s. Quant √† la vis d‚ÄôArchim√®de, dont l'usage est familier √† tous, comme vis √† bois, par exemple, on sait qu'appliqu√©e √† l'arri√®re d'un navire, elle lire son pouvoir propulsif des filets ou lames fix√©es sur un axe parall√®le √† la quille du navire; ces filets forment des segments d'h√©lice ou de spirale, de telle sorte qu'en faisant tourner l'axe, les filets se fraient un chemin dans l'eau, comme la vis dans une pi√®ce de bois. Il y a naturellement celte diff√©rence entre la vis √† bois et la vis de propulsion sous-marine, que cette derni√®re agissant, non sur un corps solide, mais sur un corps fluide, ne peut pousser le navire sans d√©placer l'eau, ce qui √©quivaut √† une perte de force. Nous allons choisir, parmi les noms qui se rattachent √† cette application, ceux qui figurent en premi√®re ligne et ont trac√© la voie √† tous les autres. Ce fut en 1823, alors que la navigation √† vapeur ne commen√ßait √† r√©v√©ler ses progr√®s futurs qu'aux hommes les plus clairvoyants, que le capitaine fran√ßais Delisle adressa au ministre de la marine un m√©moire relatif √† l'application de la vis d'Archim√®de comme agent propulsif des navires √† vapeur (√Čdouard Bou√ęt-Willaumez, Batailles de terre et de mer jusques et y compris la bataille de l'Alma, 1855 - books.google.fr).

 

Typologie

 

Le report de 2002 sur la date pivot 1459 donne 916.

 

Le Trait√© de la Sph√®re et du Cylindre fut traduit par Ishaq ben Honein et par Tsabet ben Corra. Il existe √† la Biblioth√®que Bodl√©ienne. Il en existe un commentaire √† Paris, sous le n¬į 933 bis, du suppl√©ment arabe. Tsabet ben Corra traduisit le trait√© de la superficie du cercle et les Lemmes. Ces deux ouvrages existent dans nos collections. On a publi√© √† Florence, une traduction latine des Lemmes, d'apr√®s la traduction de Tsabet, par Abraham Echellensis. Gravius en publia √† Londres en 1659 une √©dition arabe latine. La premi√®re √©dition parut avec les V, VI et VII. Livres des Coniques d'Apollonius, et nous allons en reparler. Dans cette Ňďuvre Echellensis fut aid√© par le math√©maticien Borelli (Lucien Leclerc, Histoire de la m√©dicine arabe: Expos√© complet des traductions du grec, les sciences en Orient, leur transmission √† la l'Occident par les traduction latines, Tome 1, 1876 - books.google.fr).

 

Abu al Hassan Thabit ibn Qurra est issu de la communaut√© des Sab√©ens, qui a son centre √† Harran. Issus de l'exil de l'√Čcole n√©oplatonicienne d'Ath√®nes apr√®s les pers√©cutions anti-pa√Įennes de l'empereur chr√©tien Justinien, ils sont des n√©oplatoniciens, accus√©s par les musulmans d'√™tre des adorateurs des √©toiles, mais ils s'en d√©fendent en invoquant les Sab√©ens cit√©s par le Coran, qui eux sont des baptistes jud√©o-chr√©tiens et √† ce titre des ¬ę gens du Livre ¬Ľ. En tout cas ils sont proches de la culture gr√©co-hell√©nistique, il leur est commun d‚Äôen parler la langue, comme le syriaque et l‚Äôarabe. D'o√Ļ leur r√īle historique comme pont entre les cultures grecque et arabo-musulmane (fr.wikipedia.org - Thabit ibn Qurra ).

 

En 916, Thabet était déjà mort.

 

Traducteur (il connaissait parfaitement le grec, le syriaque - sa langue maternelle ‚Äď et l'arabe), mais aussi m√©decin, astronome et math√©maticien, il est √† l'origine d'une dynastie de savants : son fils Sin√Ęn ibn Th√Ębit (mort en 943/331) sera le m√©decin officiel de plusieurs califes et dirigera des h√īpitaux √† Baghdad, et son petit-fils Ibr√Ęh√ģm ibn Sinan (mort en 946/335) est un des grands g√©om√®tres du d√©but du Xe si√®cle (Etats, soci√©t√©s et cultures du monde musulman m√©di√©val: Soci√©t√©s et cultures, 1995 - books.google.fr).

 

D√®s son ouverture, en 918, le sab√©en S√ģn√Ęn ibn Th√Ębit dirige l'h√īpital appel√© ¬ęal Sayyida¬Ľ, titre donn√© √† la m√®re du calife qui en a √©t√© la fondatrice (Raymond Le Coz, Les m√©decins nestoriens au moyen √Ęge: les ma√ģtres des Arabes, 2004 - books.google.fr).

 

Ibrahim ibn Sinan travailla sur les sections coniques, √©tudia plus particuli√®rement les tangentes aux cercles, ainsi que les mouvements apparents du Soleil tels qu'ils sont r√©v√©l√©s par la g√©om√©trie des ombres. Alors qu'il n'avait que 17 ans, Ibrahim s'int√©ressa aux diff√©rentes mani√®res d'exprimer l'heure gr√Ęce au soleil. Il r√©suma son travail dans un trait√© dans lequel il analyse les donn√©es connues depuis Ptol√©m√©e et expose sa propre th√©orie sur le mouvement solaire. √Ä la suite de son grand-p√®re, Ibrahim formula une m√©thode pour dessiner les courbes n√©cessit√©es par la conception des cadrans solaires, qui restera longtemps une r√©f√©rence. Le travail le plus important d'Ibrahim Ibn Sinan portait sur la quadrature de la parabole, o√Ļ il introduisit une m√©thode d'int√©gration plus g√©n√©rale que celle d'Archim√®de. Son grand-p√®re Thabit ibn Qurra avait commenc√© √† consid√©rer l'int√©gration d'un point de vue diff√©rent de celui du math√©maticien grec, mais n'avait pu totalement aboutir. Son √©tude avait √©t√© surpass√©e par celle d'un math√©maticien arabe, Al-Mahani. Ibrahim reconnut le fait (¬ęl'√©tude d' Al-Mahani restera plus avanc√©e que celle de mon grand-p√®re, √† moins que quelqu'un de notre famille puisse le surpasser¬Ľ) et entreprit de poursuivre les travaux de son grand-p√®re. Sa th√©orie sur la quadrature du cercle √©tait plus simple que celle d'Archim√®de, et elle ne sera surpass√©e qu'apr√®s la d√©couverte du calcul int√©gral. Dans son trait√© Sur la mesure de la parabole, Ibrahim ibn Sinan parvient √† prouver que la surface d'un segment de parabole repr√©sente les quatre tiers de l'aire du triangle inscrit. Il fut l'un des math√©maticiens arabes de cette √©poque qui se pr√©occupa le plus de la philosophie des math√©matiques, et √©crivit notamment un trait√© sur l‚Äôanalyse et la synth√®se, faisant observer que les g√©om√®tres contemporains avaient n√©glig√© la m√©thode d'Apollonios (fr.wikipedia.org - Ibrahim ibn Sinan).

 

Montpellier

 

Etienne Hyacinthe de Ratte, né en 1722 à Montpellier et qui venait d’une famille italienne installée en France en 1433, était en relation avec l’astronome Zanotti. Il le loue tout en lui parlant d’Archimède qui aurait pu être jaloux de lui  (Carteggio tra Giambattista Morgagni e Francesco M. Zanotti, 1881 - books.google.fr, Dictionnaire historique de la médecine, ancienne et moderne, Tome 3, 1858 - www.google.fr/books/edition, fr.wikipedia.org - Francesco Maria Zanotti, fr.wikipedia.org - Etienne-Hyacinthe de Ratte).

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