Coup d’Etat du 18 fructidor

Coup d’Etat du 18 fructidor

 

IV, 26

 

1797-1798

 

Lou grand eyssame se levera d’abelhos,

Que non sauran don te siegen venguddos :

Denuech l’embousque, lou gach dessous las treilhos :

Cieutad trahido per cinq lengos non nudos.

 

Quatrain en provençal dont la traduction peut être :

 

« Le grand essaim se lèvera d’abeilles

Qu’on ne saura jamais d’où sont venues,

Par le biais de l’embuscade, le guet dessous les traîtres,

Ville trahie par cinq de langues dénouées. » [1]

 

Le coup d’Etat du 18 fructidor (4 septembre 1797) marque l’intervention directe de Napoléon Bonaparte, qui prendra comme emblème l’abeille avec l’aigle, dans la politique française. Pour contrer une majorité royaliste dans les Conseils, Cinq-Cents et Anciens, qui mettait en péril la République, trois des cinq Directeurs - Barras, Reubell et La Revellière - s’entendent avec Hoche et Bonaparte alors en Italie pour masser illégalement 30 000 hommes près du lieu où siégeait le corps législatif. La minorité républicaine des Conseils pouvait annuler les élections dans plusieurs départements afin de redevenir majoritaire.

Le quatrain est écrit en provençal parce qu’il concerne particulièrement Barras né en Provence à Fox-Amphoux en 1755 qui fut le principal décideur du coup d’Etat.

 



[1] Louis Schlosser, « La vie de Nostradamus », Belfond, 1985, p. 275

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