Annonce de la fin du règne de Napoléon III dans les flammes des Tuileries

Annonce de la fin du règne de Napoléon III dans les flammes des Tuileries

 

IV, 100

 

1851-1852

 

De feu celeste au nouveau edifice,

Quand la lumière de Mars defaillira :

Sept mois grand guerre, mort gens de malefice,

Rouen, Evreux au Roy ne faillira.

 

"Sept mois grand guerre"

 

L'empereur Charles V était au cœur de la Provence, qu'il avait envahie le 25 juillet 1536, et pendant ce temps, la Picardie était attaquée par le comte de Nassau. Menacée de ce côté, la Champagne s'était mise en défense, tout en donnant satisfaction soit aux demandes multipliées d'emprunts que lui adressait le roi, et aux avances qu'il sollicitait sur les impôts ordinaires3, soit aux réquisitions de vivres ou de munitions que lui faisaient tantôt l'autorité militaire, tantôt les garnisons voisines ou les troupes de passage. Mais, la Provence une fois évacuée par l'empereur (23 septembre 1536), François Ier put donner ses soins aux affaires du nord, et diriger sur la Picardie une partie de l'armée d'Avignon. Lui-même entra en campagne à la fin de mars 1537 avec son lieutenant-général Montmorency, et ravagea l'Artois (Auguste Maurice Poinsignon, Histoire générale de la Champagne et de la Brie, Tome 2, 1885 - books.google.fr).

 

Inopinément, le 30 juillet 1537, une trève de huit mois fut signée à Bommy près de Thérouenne. C'était l'œuvre des deux sœurs de Charles Quint, Eléonore, épouse de Franàois Ier, et Marie. Nous avons donné la preuve que cette trêve était également honorable pour l'empereur Charles-Quint et pour le roi François Ier et qu'elle était applicable seulement à la France et aux Pays-Bas, de manière que François Ier pouvait faire usage de toutes ses forces au delà des Alpes, et qu'aux Pays-Bas, l'urgence de lever de fortes armées était passée, d'autant plus que le premier article de la trêve était la levée immédiate du siége de Thérouenne et la suspension des travaux du rétablissement des fortifications de la place de Saint-Pol. La trêve fut renouvelée le 16 novembre suivant. C'est une chose superflue de faire souvenir qu'en 1538, il y eut une autre trève pour dix ans, équivalant à la paix entre les deux souverains après les conférences de Nice et d'Aigues-Mortes. Ainsi les subsides de 1,200,000 carolus, demandés le 27 mars 1537 pour six mois, avaient dû servir pour une campagne de guerre terminée en cinq mois, le 30 juillet de la même année (François Joseph Ferdinand Marchal, Histoire politique du règne de l'empereur Charles Quint, 1836 - books.google.fr).

 

Un chant historique tiré d'un livre de raison du XVIe siècle, inspiré de Thomas Illyricus (mort en 1528), contemporain de Guillaume de La Perrière, parle de "grand guerre" au sujet du conflit de 1536-1538 :

 

Lan mil cinq cens 7 et xx

Lampereur en Provence vingt

La ou il fist toutz ses assays

De prendre Marceille comme Ays.

 

En Lorraine et Picardie

Entre les Roys vismes grand guerre

Au Pymont, Savoye, Litalie

Et tout pour amplier leur terre.

 

De nous treuves pretendues de x ans advenir.

Paule tiers moyenneur a esté

Qui en ce moys de juillet en esté

A faict les Roys a Nyce tous venir.

 

Tous connaissent ce moine à la parole ardente, entraînante, d'une famille originaire d'Illyrie (d'où son surnom d'Illyricus), qui, renouvelant au commencement du XVIe siècle les prodiges oratoires de saint Vincent Ferrier, couroit le monde, preschant la pénitence, et annonçant le courroux prochain de Dieu, comme s'exprime Florimond de Raymond (La naissance, progrez et decadence de l'heresie de ce siecle, Paris, in-4°, 1605). Je voudrais savoir ce que l'on pourrait ajouter aux pittoresques récits du conseiller au parlement de Bordeaux, ainsi qu'aux renseignements fournis par le P. Bajole (Histoire sacrée d'Aquitaine, 1644, in-4o), sur les prédications et prédictions du populaire orateur à Bordeaux, à Condom, à Toulouse (Livre de raison de la famille Dudrot de Capdebosc, Revue de Gascogne: bulletin bimestrial de la Société historique de Gascogne, Volume 32, 1891 - books.google.fr).

 

"gens de malefice"

 

Expression rare sur internet que l'on trouve chez Guillaume de La Perrière.

 

Guillaume de La Perrière, né à Toulouse en 1499 ou 1503 et mort vers 1565, est un érudit et humaniste français de la Renaissance. La Perrière est chargé de la rédaction des chroniques de la ville de Toulouse. Son œuvre la plus connue est Le Théâtre des bons engins, publié à Paris en 1539 et si bien accueilli qu'il est réédité quatorze fois entre 1540 et 1585. Il s'agit d'un livre d'emblèmes inspiré des Emblèmes d'Alciat, parus en 1531 (fr.wikipedia.org - Guillaume de La Perrière).

 

L'HOMME Coupable, ou bien noté de crime,

Se voit pareil au lièvre en tout propos:

Qui a le cœur toujours pusillanime,

Et ne peut pas dormir de bon repos.

Toujours craindra que viennent les suppots,

Pour le livrer aux mains de la Justice.

L'homme innocent, pur, & net de tout vice,

Ne craint l'assaut des malins & pervers:

Le lievre montre à gens de maléfice,

Qu'il leur convient dormir les yeux ouverts (Claude Sixte Sautreau de Marsy, Annales poétiques, ou Almanach des Muses, depuis l'origine de la poésie françoise, Tome 5, 1778 - books.google.fr).

 

Le feu était la peine ordinaire des empoisonneurs, des sorciers, des auteurs de maléfices, et l'on pouvait être tenté d'assimiler l'hérésie à un maléfice ou à un empoisonnement. Enfin, le bûcher, plus destructeur que le gibet, plus cruel, plus théâtral, pouvait paraître plus propre à frapper d'une terreur salutaire les condamnés auxquels on offrait le choix entre l'abjuration et le supplice. On le préféra donc alors et dans la suite (Julien Pierre Eugène Havet, L'hérésie et le bras séculier au Moyen Âge, Opuscules divers, Tome 2, 1896 - books.google.fr).

 

François Ier donna, le 16 juillet 1535, des lettres de pardon qui faisaient cesser les poursuites, délivraient les détenus, ordonnaient de leur rendre leurs biens, et permettaient à ceux qui étaient en fuite de rentrer chez eux; ensuite le roi engageait ses sujets égarés à se retirer de leurs erreurs dans les six mois, et à vivre désormais en vrais chrétiens catholiques. Il y eut alors de nombreuses abjurations, et notre document nous fait connaître les noms de ceux qui revinrent à la vraie foi, y compris un religieux augustin et un franciscain qui s'étaient laissé séduire. C'est durant cette trève de six mois qu'eut lieu l'invasion de la Provence par les armées impériales, qui tint naturellement en suspens les affaires religieuses, sans toutefois interrompre le cours des abjurations, dont quelques-unes sont signalées. Après la guerre, c'est-à-dire en 1537, on recommença les informations que les lettres du roi et l'invasion avaient fait renvoyer, et l'on se remit à rechercher ceux qui n'avaient pas voulu faire leur soumission. Ces poursuites n'eurent point un grand résultat, les personnages les plus en vue s'étant soustraits par la fuite à toute recherche dirigée contre eux. On dut prévenir le chancelier de France, parce qu'on supposa qu'ils avaient pu former le projet de tenter de surprendre sa protection. Mais ce fut à un chef militaire que les fugitifs préférèrent avoir recours, et l'archevêque reçut du comte Guillaume de Fusembourg une lettre écrite au camp près de Suze, le 17 octobre 1537, par laquelle celui-ci recommandait vivement, comme ses protégés, divers particuliers de Tourves qui s'étaient dérobés aux procédures dont on les menaçait. Nous n'avons pas le détail des opérations faites en 1537 et l'année suivante, si ce n'est que l'on procéda à des informations spéciales contre le lieu de Tourves, qui semble avoir été alors un des foyers de la contagion luthérienne. Au mois de février 1539, on brûla à Aix, sur la place des Jacobins, un religieux apostat du diocèse de Toulouse, préalablement dégradé par l'archevêque. Le mois suivant le prélat dut demander aide et secours au Parlement contre les Vaudois d'au delà de la Durance, qui semblaient pulluler et lever plus hardiment la tête, jusques à menacer d'enlever des mains de la justice les prisonniers qui devaient être amenés à Aix. La cour, convaincue du danger, décida qu'il lui serait donné mainforte (Bulletin philologique et historique: (jusqu'à 1715), 1883 - books.google.fr).

 

François Ier envoya, le 24 décembre 1538, des lettres closes au Parlement de Rouen, par lesquelles il ordonnait de "faire justice roide et rigoureuse des hérétiques" qui compromettaient l'ordre public (Gaston Le Hardy, Histoire du protestantisme en Normandie depuis son origine jusqu'a la publication de l'Edit de Nantes, 1869 - books.google.fr).

 

"Mars défaillira"

 

On appelle éclipse (du grec, ekleipein, défaillir) la disparition momentanée d'un astre à notre vue, par l'interposition d'un autre astre (Alexis M. Gochet, Cours supérieur de géographie à l'usage de l'enseignement moyen du degré supérieur, Tome 3, 1892 - books.google.fr).

 

Ayant dĂ©clarĂ© un jour, en effet, que les mĂ©decins qui ne s'occupent pas d'astrologie ne comprennent rien Ă  rien, sont des ânes on imagine la rĂ©action de ces Messieurs de la FacultĂ©, patentĂ©s et bien en titre - Michel de Villeneuve se voit intenter un procès - le premier de la sĂ©rie par le Parlement de Paris. C'est que, outrepassant, il faut bien le dire, le domaine strictement scientifique, et spĂ©culatif, Ă  la frontière de l'astronomie et de l'astrologie, Servet s'Ă©tait mis Ă  pratiquer ce qu'on appelait alors "l'astrologie judiciaire". Qui ressemblait d'assez près, en dĂ©finitive, Ă  la besogne des diseurs et diseuses de bonne aventure plus ou moins charlatans. Qui, Ă  l'Ă©poque, on le sait, pullulaient : près de trente mille, selon Bainton, rien qu'Ă  Paris. A noter cependant qu'en marge de ses "consultations privĂ©es", l'auteur du TraitĂ© des Sirops se livre Ă  un certain nombre de prĂ©dictions dont l'une, par exemple qu'il fit dans son cours au collège des Lombards, n'ayant rien Ă  voir avec l'art divinatoire, s'est rĂ©vĂ©lĂ©e, sur la base d'un calcul, parfaitement exacte : une Ă©clipse de Mars par la lune, durant la nuit du 13 fĂ©vrier 1538, Ă  1 h. 9 min. 21 sec. Et qui, effectivement, s'est produite au moment prĂ©dit par Servet. [...] Servet, travailleur infatigable, publie en 1537 le petit TraitĂ© des Sirops, qui obtient un vif succès; puisqu'il ne comporte pas moins de six Ă©ditions (Georges Haldas, Passion et mort de Michel Servet: chronique historique et dramatique, 1975 - books.google.fr, www.miguelservet.org).

 

Cf. le Traité des confitures de Nostradamus qui eut un véritable succès dès sa parution en 1555 et connut, d'emblée, de nombreuses rééditions (www.babelio.com).

 

Au livre II du Ciel, chap. 10, Aristote prend ses démonstrations aux données de l'astrologie et il reconnaît que ces questions sont suffisamment traitées par les astrologues; au chapitre 12 il juge l'astrologue digne de respect plutôt que téméraire, si, en raison de sa soif de philosophie, il s'attache aux forces, même menues, dans ces corps-ci; et, un peu plus loin, il ajoute qu'il a vu Mars éclipsé par la lune, phénomène vraiment prodigieux et, si Aristote l'a rapporté, c'est parce qu'il arrive rarement. Aussi, de mon côté, vais-je faire une petite digression sur le sujet. J'ai observé, en effet, avec quelques amis une éclipse semblable le 12 février de cette année, l'an 1538 après la naissance du Christ. La nuit suivante, Mars fut éclipsé par la lune à côté de l'étoile qu'on appelle Rex ou "Le cœur du Lion". A partir de là j'ai prédit que les cœurs de lion, c'est-à-dire le courage des princes serait, cette année, plus passionnément excité à prendre les armes avec Mars, qu'ils feraient de grands ravages par le fer et le feu, que l'Eglise souffrirait, que certains princes périraient, qu'il y aurait, en plus, des épidémies et d'autres fléaux, que Dieu veuille écarter. Mais en voilà assez là-dessus (Michel Servet, Discussion apologétique pour l'astrologie contre un certain médecin, traduit par Jean Dupèbe, 2004 - books.google.fr).

 

Normandie

 

Rabelais use Ă  deux reprises du verbe faillir, dans son emploi transitif indirect : faillir Ă  quelqu'un («se dĂ©rober Ă , refuser d'aider quelqu'un») et faillir de + inf. («manquer Ă  l'obligation de») (Romain Menini, Tout Rabelais, 2022 - books.google.fr).

 

En 1538 était promulgué un édit de François Ier qui annonçait la levée d'un impôt sur les villes du royaume et qui énumérait, en une longue liste, ce que chacune d'elles devait verser au trésor. Cet acte révèle au lecteur d'aujourd'hui quelle était, à cette date, l'armature urbaine française, telle que la définissaient les plus hautes sphères de l'État. Il est aisé d'observer dans ce document, province par province, la nature du semis urbain ou les dimensions approximatives des villes : en Normandie, autour de la grande ville qu'est Rouen, une nébuleuse assez dense de villes moyennes apparaît avec évidence; quelques régions, comme le Bassin parisien, la région de Toulouse, la vallée de la Loire, connaissent une configuration comparable; d'autres, en revanche, comme la Basse-Normandie, la Provence, la Basse-Loire paraissent moins urbanisées. La Normandie est donc, au sortir du Moyen Âge, une province peuplée, riche en villes de petite ou moyenne importance (Bruno Sintic, Petites villes de Normandie: Pont-Audemer, Harfleur, Louviers, Neufchâtel, villes secondaires de la région de Rouen, 1450-1550, 2011 - books.google.fr).

 

Ce sont surtout les fiefs de Normandie et de Toulouse qui ont été le plus mis à contribution par la couronne, pour les fréquents emprunts qu'elle contracta. Avec François Ier, peu d'années après le triomphe du pouvoir royal sur la féodalité, les dettes du royaume devinrent de véritables dettes d'État par la forme qui leur fut donnée et les engagements qui furent pris envers les prêteurs (Alfred Joubert, Les finances de la France : la rente et l'impôt, leur origine - leur histoire, 1893 - books.google.fr).

 

Par exemple pour la rançon de François Ier suite à sa capture à la bataille de Pavie en 1525, en Touraine dès octobre, en Normandie, en Languedoc, les nobles se réunirent et octroyèrent «la dixième partie des fruicts d'une année de leurs fiefs, tout ainsy que ont fait les nobles et gentilshommes en la prevosté viconté de Paris et Isle-de-France». En Lyonnais et en Beaujolais, ils le firent également avec très bonne grâce. Mais ailleurs il n'en alla pas de même. En Bretagne, pays non encore réuni à la couronne, ils n'accordèrent que le vingtième. En Boulonnais, ils firent preuve de mauvaise volonté, en Périgord certains osèrent même refuser. A Périgueux le roi de Navarre, envoyé par François Ier, trouva chez les nobles assemblés une opposition fort vive. «Il y en a eu cinq ou dix des plus riches, écrivait en janvier 1530 Henri de Navarre à Montmorency, et qui sont plus tenus audit seigneur, qui ont porté très mauvaise parolle au contraire de son intention, jusques à faire ung monopole (assemblée séditieuse) ensemble pour convertir et assermenter les autres de ne venir à la demande que je leur ay faite de par le Roy» (Charles Terrasse, François Ier, le roi et le règne, Tome 2, 1949 - books.google.fr).

 

"feu céleste" : la Tour de Billy

 

Les registres des œuvres royaux de la chambre des comptes font foi qu'en 1391 la troisième chambre de la tour du Louvre étoit pleine d'armes; que cette pièce ayant été destinée à recevoir des livres, ces armes en furent enlevées, et qu'en 1392 la basse-cour, qui étoit du côté de Saint-Thomas-du-Louvre, servoit d'arsenal. Nos rois ont eu aussi de l'artillerie et des munitions de guerre au jardin de l'hôtel Saint-Paul, à la Bastille, à la tour de Billy, à la tour du Temple et à la Tournelle. La ville de Paris possédoit de son côté un arsenal particulier. [...] Le tonnerre étant tombé sur la tour de Billy le 19 juillet 1538, entre 5 et 6 heures du soir, mit le feu à une grande quantité de poudre qui y étoit renfermée sous la charge de Raconis, et détruisit entièrement cette tour, placée sur le bord de la Seine, derrière les Célestins.

 

La tour de Billy était une haute tour ronde à trois étages, protégeant l'embouchure du fossé de la Bastille et la tête de l'enceinte de Charles V (Tableau historique et pittoresque de Paris, depuis les Gaulois jusqu'a nos jours, Tome 2, 1809 - books.google.fr, Lettre de Perdrier (municipalité de Paris) à Montmorency, Registres des délibérations de la ville de Paris, Tome 2, 1886 - books.google.fr).

 

Acrostiche : DQSR, de quaestore

 

ADQSR : ad quaestorem (Thesaurus antiquitatum et historiarum Italiae, 1723 - books.google.fr).

 

François I décida, en 1532, que toutes les finances, y compris celles des nations, réduites de dix à quatre en 1538, devaient être gérées par le receveur-général de l'université même et que la fonction de receveur des nations serait abolie. La nation germanique n'a pas beaucoup tenu compte de cette ordonnance puisqu'elle avait de nouveau un rece- veur en fonction en 1540. Les nations avaient bien perdu leur autonomie financière et elles durent se contenter d'un pourcentage de tous les droits (Jacques Verger, Le coût des grades : droits et frais d'examen dans les universités du Midi de la France au Moyen Âge, Texts and Studies in the History of Mediaeval Education, Numéro 15, 1977 - books.google.fr).

 

Toutes les nations avaient jadis leur receveur chargé de percevoir ses droits et d'administrer avec le questeur, le fonds commun; mais l'arrêt réglementaire de 1538, en considération de quelques inconvénients résultant de la quantité de ces agents auxquels les immunités attachées à la qualité de membres du corps universitaire étaient attribuées, réduisit toutes ces recettes à une seule et voulut qu'elle fût confiée à un notable bourgeois auquel fut donné le titre de Receveur général (Jean Eugène Bimbenet, Les Écoliers de la nation de Picardie et de Champagne à l'Université d'Orléans, 1886 - books.google.fr).

 

L'Université de France, connue aussi comme l'Université impériale mais appelée surtout alors l'Université (sans adjectif, mais avec une capitale), était le nom donné au XIXe siècle à l'administration française chargée de l'éducation.

 

Dans les premières années de la Restauration, le nom de l'Université tend à disparaître en raison de son origine impériale. Avec l'arrivée du Second Empire, l'expression d'Université réapparaît pour mettre en avant le lien entre l'Empire de Napoléon III et celui de son prédécesseur. Toutefois, l'expression utilisée est plus souvent Université de France (et non impériale) (fr.wikipedia.org - Université de France).

 

Typologie

 

Le report de 1852 sur la date pivot 1538 donne 1224.

 

Après son sacre, le roi Louis VIII passe l'année 1223 à visiter ses terres. En janvier 1224, il visite la Normandie afin de s'assurer de la fidélité de la province dont des prélats anglais lui ont demandé le retour dans le giron plantagenêt du jeune roi d'Angleterre Henri III (Sophie Brouquet, Les Capétiens, 2022 - books.google.fr).

 

Comme pour François Ier, un Montmorency fut connétable du roi Louis VIII, Matthieu dit le Grand (Encyclopédie de Famille, Tome 10, 1869 - books.google.fr).

 

En 1224, Amaury IV de Montfort, fils de Simon, cède ses droits sur le Languedoc à Louis VIII qui prend la croix en 1226 pour combattre Raymond VII de Toulouse. Il arrive à Lyon le 28 mai et les villes sur sont trajet se soumettent sauf Avignon qui résiste. Louis VIII tombe malade et meurt le 8 novembre 1226 à Montpensier (fr.wikipedia.org - Croisade des albigeois).

 

En 1224, la Constitution impériale de Frédéric II est la première à faire du bûcher une sentence de droit public. En France, les Établissements de 1270, dits de Saint Louis, condamnent à leur tour les déviants religieux à être brûlés vifs (David El Kenz, Les bûchers du roi: la culture protestante des martyrs (1523-1572), 1997 - books.google.fr).

 

Le feu du ciel et le feu du bûcher apparaissent aussi dans le quatrain I, 46.

 

Guillaume-le-Breton, l'historien de Philippe-Auguste, nous fournit encore quelques faits de détail qui se rattachent à l'histoire de Paris. pendant les dernières années du règne de ce prince. «En 1221, dit-il, le septier de froment fut vendu à Paris seize sous parisis, et il y eut rareté des productions de la terre dans tout le royaume, depuis la mer d'Angleterre jusqu'à la Loire. Dans le temps de la foire de Saint-Ouen près Saint-Denis, il s'éleva des orages si fréquents et si terribles que, dans l'espace de huit jours, dans les territoires de Paris et de Beauvais, quarante hommes furent tués par la foudre, et quelque temps après la fête de Saint-Jean, un charretier et son cheval furent foudroyés à la sortie de Saint-Ouen. Dans le château de Pierrefonds, pendant qu'un prêtre était occupé à célébrer le saint mystère, cinq hommes furent tués dans l'église par le tonnerre; le prêtre et vingt-quatre autres personnes furent blessés. Le calice fut mis en pièces, mais l'hostie resta intacte. Le vendredi suivant, avant la fête de Saint-Pierre-aux-Liens, une maison de charité située devant Notre-Dame-de-Paris, et une autre située devant l'église de Saint-Etienne-du-Mont, furent endommagées par la foudre, qui tomba dans deux autres endroits à Paris et tua un charpentier.» (Josephine Marie de Gaulle, Nouvelle Histoire de Paris et de ses Environs; avec des notes et une introduction de Charles Nodier, Tome 1, 1839 - books.google.fr).

 

Le château de Pierrefonds passe à la fin du XIIe siècle au roi Philippe Auguste, et demeure ensuite dans le domaine royal (fr.wikipedia.org - Château de Pierrefonds).

 

Eclipses de Mars 

 

Eclipses de Mars par Vénus le 3 oct. 1590, et par Jupiter le 9 janv. 1591 observées par Képler (La grande encyclopédie, Tome 15, 1885 - books.google.fr).

 

(Annales de l'Observatoire impérial de Paris. Mémoires, 1861 - books.google.fr).

 

«Extrait du Journal d’Angleterre, contenant les observations qui ont été faites à Dantzik & ailleurs, sur l’Eclipse de Mars & de quelques Etoiles fixes, arrivée le premier de Septembre dernier 1676 par l’interposition de la Lune», Journal des savants, 18 janvier 1677 (ebin.pub).

 

La grande éclipse de mars 1858 était plus près de la totalité, pour nous, que celle du mois de décembre dernier, puisque dans celle-là le disque lunaire masquait 11 1/3 parties du soleil, supposé partagé en 12, tandis que dans celle-ci il n'en recouvrait que 9 1/2 parties (J. de Petit, L'éclipse de Soleil du 22 décembre 1870, Revue générale, Volume 13, Comptoir universel d'imprimerie et de librairie, 1871 - books.google.fr).

 

Il y a une une Ă©clipse de Mars par VĂ©nus le 5 octobre 1869 (Le magasin pittoresque, Volume 38, 1870 - books.google.fr).

 

Napoléon III

 

Le quatrain présage la fin du règne de Napoléon III alors qu’il ne fait que commencer. La guerre de 70 dura plus de 6 mois, entre la déclaration de guerre du 19 juillet et l’armistice du 28 janvier 1871. L’incendie des Tuileries, palais où siégeait le pouvoir, pendant la Commune de Paris, symbolise la chute du régime qui résulte de la défaite.

 

Pendant la guerre, si Rouen et Evreux sont rapidement Ă©vacuĂ©s par les maigres troupes françaises devant l’ennemi prussien, « l’opinion normande, toutefois, n’approuvait pas dans son ensemble le renversement du rĂ©gime impĂ©rial qui, tout compte fait, n’avait pas continuĂ© la lutte jusqu’à une invasion de la rĂ©gion [1] Â».

 

C’est à Saint-Cloud enfin que Napoléon III déclare la guerre à la Prusse. Après le désastre de Sedan et tandis que Paris est assiégé, le château de Saint-Cloud est occupé par les Prussiens qui y établissent leur quartier-général jusqu’à cet incendie du 13 octobre 1870. Comme pour les Tuileries, l’essentiel restait debout et divers projets vont être envisagés pour la sauvegarde des ruines de Saint-Cloud mais aucun n’aboutira. Vingt ans après le désastre, le couperet de la IIIème République tombe en 1891, pour des raisons de sécurité, la destruction totale est décidée. On gomme ainsi plusieurs siècles d’histoire. (www.radiofrance.fr).

 

Incendié sous la Commune de Paris le 23 mai 1871, le palais des Tuileries, bien que jugé réparable, est finalement rasé en 1883. Seuls le pavillon de Flore et le pavillon de Marsan ont été conservés. Ils sont situés aux extrémités Ouest du palais du Louvre (paris-promeneurs.com).

 

Napoléon III à Sedan est fait prisonnier comme François Ier par un souverain germanique.

 

Pierrefonds

 

Vendu comme bien national en 1798, racheté par Napoléon en 1810, le château de Pierrefonds fut inscrit sur la liste des monuments historiques en 1848. Le 15 juillet 1850, le prince-président Louis Napoléon, féru d’archéologie, y fit une visite. Quelques années plus tard, devenu Napoléon III, il émit le souhait de faire restaurer ce château qui se trouvait si près de la résidence impériale de Compiègne. C’est ainsi que Viollet-le-Duc, par l’entremise de Mérimée, fut chargé en 1857 de la restauration des ruines médiévales de Pierrefonds (www.napoleon.org).



[1] « Histoire de la Normandie Â», sous la direction de Michel de Bouard, Privat, 1970, p. 436

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