Le duc de Wellington

Le duc de Wellington

 

IV, 70

 

1829-1830

 

Bien contigue des grans monts Pyrenees,

Un contre l’Aigle grand copie addresser,

Ouverte veines, forces exterminees,

Que jusqu'à Pau le chef viendra chasser.

 

Aigle de Du Guesclin

 

Un des contemporains de Bertrand Du Guesclin achève le portrait en le comparant à l'aigle éployé qui figure dans son écusson : «Le chevalier qui les armes porte, peut bien estre appellé l'Aigle d'occident pour plusieurs causes. La première si est : Est né d'occident, c'est de Bretaigne ; la seconde si est qu'il porte l'aigle ; la tierce si est que sa nature, sa façon ressemble à la façon de l'aigle. L'aigle de sa façon est gros et rude et pesant et brun, et est appellé roy des oyseaulx, car il est doubté de toutes manières d'oyseaulx. Si le puys bien acomparagier à l'aigle d'occident, car il est gros et rude et de rude taille et pesant et brun, et peut bien a estre appellé aigle et roy des bons chevaliers, car c'est le chevalier du royaume de France plus doubté des ennemis au roy de France.» (Roman du roi Modus) (M. Kervyn de Lettenhove, OEuvres de Froissart Chroniques, Tome 8 : 1370-1377, 1869 - books.google.fr).

 

Du Guesclin combattra en Espagne de l'autre côté des Pyrénées pour installer sur le trône de Castille Henri de Trastamare face à Pierre le Cruel soutenu par les Anglais et le Prince Noir en partuiculier.

 

"le Chef viendra chasser"

 

Captal : Ancien nom de digoité des plus illustres Maisons d'Aquitaine. Il répond à, chef (Pierre Augustin Boissier de Sauvages, Dictionnaire languedocien-françois, Tome 1, 1785 - books.google.fr).

 

Le captal de Buch, Jean de Grailly, était le cousin germain de Gaston Phébus, grand chasseur. Ils participèrent à une croisade en Prusse avec les chevaliers teutoniques.

 

Jean de Grailly participe évidemment à l'expédition en Castille du Prince Noir qui replace provisoirement Pierre le Cruel sur le trône castillan après la victoire obtenue lors de la bataille de Nájera (3 avril 1367) contre Henri de Trastamare et Bertrand Du Guesclin (fr.wikipedia.org - Jean de Grailly).

 

Le Livre de chasse fut rédigé, ou plus exactement dicté à un copiste, de 1387 à 1389 par Gaston Phébus, comte de Foix. Cet homme à la personnalité complexe et à la vie mouvementée, que l’historien Jean Froissart évoque dans ses célèbres Chroniques était, comme tous les seigneurs du Moyen Âge, un grand chasseur et un grand amateur d’ouvrages de vénerie et de fauconnerie. L’ouvrage qu’il composa avec beaucoup de soin à l’âge de cinquante-sept ans fut, jusqu’à la fin du XVIe siècle, le bréviaire de tous les adeptes de l’art de la chasse ou art cynégétique (classes.bnf.fr).

 

Gaston Phébus qui règne sur le Béarn et sur le comté de Foix, a pour lieu de résidence, Mazères, Orthez et Pau (fr.wikipedia.org - Gaston III de Foix-Béarn).

 

Acrostiche : BUOQ

 

La place du Buoc ou Bioc (feu) se trouve à Saint-Antonin-Noble-Val dans le Tarn-et-Garonne. Le chef-lieu de ce département est Montauban où le colonel Saint-Simon, envoyé en 1814 par le gouvernement provisoire à Paris pour demander le cesser-le-feu, est arrêté par le préfet, et libéré plus tard (Alphonse de Beauchamp, Histoire de la campagne de 1814: et de la restauration de la monarchie française, Tome 2, 1815 - books.google.fr).

 

Parmi toutes les capitales des pays hormis Paris, la capitale la plus proche de Saint-Antonin-Noble-Val est la ville d'Andorre-la-Vieille en Andorre à une distance de 184 km. À l'inverse, la capitale la plus éloignée de Saint-Antonin-Noble-Val est la ville de Wellington en Nouvelle-Zélande à une distance de 19 384 km. Bien entendu toutes les distances présentes sur cette page sont calculées à vol d'oiseau ! (www.annuaire-mairie.fr).

 

Mais Wellington est la capitale la plus éloignée de toutes les communes de France.

 

La colonisation de la Nouvelle-Zélande fut en un sens une conséquence de celle de l'Australie. Au début du XIXe siècle, le flot habituel des aven-turiers et des chasseurs de baleines et de phoques provenant de Sydney fut bientôt suivi par celui des négociants et des missionnaires. Ils y trouvèrent une population d'environ 300 000 Maoris", chasseurs et cultivateurs, mais aussi redoutables guerriers, venus probablement de Polynésie plusieurs siècles auparavant. Les relations avec les nouveaux colons furent très conflic-tuelles pendant la première moitié du XIXe siècle, et l'insécurité croissante poussa les commerçants et les missionnaires australiens à demander l'aide de l'Angleterre. En 1830, le gouvernement de Sa Majesté nomma un gouverneur résident. Le traité de Waitangui (1840), signé entre la Couronne britannique et certains chefs maoris acceptant ainsi de céder la souverai-neté de leur pays, n'apaisa pas vraiment les conflits, qui restèrent sanglants jusque vers 1860. Bien que ce traité ait fixé de façon durable la base consti-tutionnelle de la protection des droits des Maoris, ceux-ci continuèrent progressivement à être dépossédés de leurs terres (Sébastien Darbon, Diffusion des sports et impérialisme anglo-saxon: De l'histoire événementielle à l'anthropologie, 2014 - books.google.fr).

 

La guerre de Cent Ans n'épargna pas Saint-Antonin. Durant cette longue épreuve, la ville changea cinq fois de maître ; tantôt anglaise, tantôt française. Avant Crécy, elle avait ouvert ses portes aux Anglais. Nous en ignorons la cause et les circonstances. Est-ce pour des raisons de commerce ? N'est-ce pas plutôt par vieille haine de ces Français du Nord qui avaient autrefois apporté la dévastation dans le Midi ? Le fait nous est seulement connu par les lettres royales de rémission accordées en 1350. Néanmoins, deux ans plus tard, elle se donnera encore aux Arglais, et le chef de la garnison anglaise sera le capitaine gascon Jean de Grailly, ce fameux Captal de Buch, qui, adversaire de Duguesclin, restera toute sa vie au service de l'Angleterre. Il fut assiégé dans Saint-Antonin par Jean d'Armagnac, l'un des serviteurs les plus fidèles du roi de France. Ce siècle qui n'est grand, en réalité, que par sa longueur (l'occupation dura deux ans, mais avec de longues périodes de trèves), ne paraît guère comporter d'exploits extraordinaires, en dehors du pillage qui marqua, selon les habitudes de l'époque, l'entrée en possession de la ville par les soldats du comte d'Armagnac. Durant ce siège mourut Hugues de Cardailhac, seigneur de Sioule, qui fournissait de canons l'armée de Philippe VI de Valois, sept ans au moins avant Crécy. Le Captal de Buch conserva toute sa vie un souvenir fidèle de son séjour à Saint-Antonin. A la bataille de Cocherel où il sera vaincu par Duguesclin (1369), apprenant que dans le camp du Roi de France se trouvaient des Gascons comme lui, il lancera en entrant en bataille cette vigoureuse apostrophe : "Cap de Sent-Anthoni I Gascons countro Gascons se fretaran". Le siège était levé en septembre 1359 et Jean le Bon qui avait intérêt à s'attacher une position stratégique de cette importance, accorda aux habitants, l'année suivante, ses lettres de pardon. Après Poitiers, en dépit des trèves signées, dévastations et pillages continuèrent, oeuvre des hordes de soldats sans emploi, des grandes compagnies organisées en bandes administrées qui mettaient à rançon villes et particuliers, usant des pires tortures envers les captifs. Après le traité de Brétigny (1360) jean Chandos, au nom du roi d'Angleterre, vint prendre possession du Quercy et du Rouergue. Après Cahors, Figeac et Villefranche, Saint-Antonin dut prêter au nouveau souverain serment de fidélité. Le vicomte de Saint-Sauveur, lieutenant-général du pays pour le roi d'Angleterre, confirme en février 1362, par lettres patentes datées de Villefranche, les privilèges de notre ville. Mais, peu à peu, la population finit par trouver oppressive l'administration anglaise. Oppressive et insupportable, si bien qu'en 1369, elle en appela au Comte d'Armagnac contre les extorsions et "nouveautés indues" exigées par le Prince Noir. Et alors Armagnac prit vis-à-vis d'elle l'engagement, si elle promettait de rester fidèle à Charles V, de la défendre et de la maintenir dans tous ses anciens privilèges. Par lettres patentes de l'année suivante (le texte en existe dans les archives de la ville). Le duc d'Anjou, lieutenant du roi en Languedoc, prenait le même engagement, que le roi confirmait à son tour. Les luttes soutenues avaient cruellement éprouvé nos populations, comme en témoigne ce passage des lettres de Charles V : "à l'occasion des guerres et de la mortalité qui régnait dans ce pays, le lieu de Saint-Antonin était si pauvre et dépeuplé que les consuls et les habitants n'avaient pas de quoi se nourrir ni payer les charges... La plus grande partie dudit lieu était abandonnée et les habitants obligés d'aller dans un pays éloigné pour mendier leur vie". Passons sur la période qui suivit et le règne particulièrement malheureux de Charles VI, durant lequel les haines de parti engendrèrent d'épouvantables discordes civiles, dont l'aboutissement fut la signature du honteux traité de Troyes qui livrait littéralement la France aux Anglais. La merveilleuse et rapide épopée de Jeanne d'Arc déclenche la débâcle anglaise. Bien que, durant plus de vingt ans encore, l'ennemi ait, de ci, de là, exercé des randonnées à travers notre pays, il était définitivement chassé du sol français en 1455. La paix revenue, Saint-Antonin put se remettre au travail, relever ses ruines, ranimer son industrie, réveiller son activité économique et son commerce. La prospérité reparut et l'archilecture de ses constructions de la fin du XVe siècle et du commencement du XVIe siècle nous apporte le témoignage de cette renaissance (Pierre Bayrou, Albert Cavaillé, Jean Donat, Saint-Antonin-Noble-Val : Guide illustré, 1946 - books.google.fr).

 

Typologie

 

Le report de 1830 sur la date pivot 1367 (bataille de Najera) donne 904.

 

Les incursions des barbares du Nord durent un demi-siècle. Enfin, on voit, en 905, réapparaitre un vicomte béarnais que l'on a encore appelé Centulle Ier, sans doute pour reprendre plus facilement le fil interrompu de la chronologie. Dès ce moment, tout voile est déchiré. La clarté historique se fait dans nos annales. Désormais, nous allons suivre, d'un regard assuré, les princes et le peuple béarnais, apprécier aisément leurs institutions, leurs lois, leurs moeurs, leur caractère (Êmile Garet, Coup d'oeil sur l'histoire du Béarn, 1867 - books.google.fr).

 

Et si l'on essayait d'écouter le langage de quelques vieilles demeures, des quelques rares monuments parlant du passé autant en Béarn qu'à Pau sans doute voudrait-on en savoir davantage sur l'histoire de ce monticule peuplé d'une faune vagabonde dans une portion de la Vasconie française et du duché de Gascogne qu'est le Béarn créé pendant la deuxième moitié du IXe siècle (la Basse-Navarre et le Béarn faisaient partie de la Novempopulanie, une des trois divisions de l'Aquitaine). Les vicomtes dépendant des ducs en furent souverains dès l'an 905. Résidant à Morlaas, ils voulurent un rendez-vous de chasse, a-t-on dit, tandis que d'autres prétendent qu'ils voulurent se protéger des invasions sarrasines. C'était le temps où l'on vivait en chassant le cerf et le sanglier. Sur un promontoire qu'encerclaient les rivières de l'Ousse et du Hédas, fut planté un “pau", le mot, en gascon, signifiant pieu et palissade. Certes, sera toujours battue en brèche cette étymologie mais l'historien Raymond Ritter affirme que «Ici, sans chance d'erreur, elle se montre la plus sûre auxiliaire de l'archéologie et de l'histoire». «Elle prouve que le château a précédé la ville et qu'il a donné son nom à l'agglomération qui, petit à petit, se forma sous sa protection» (Michel Fabre, Les rues de Pau: des origines à nos jours : dictionnaire historique & biographique, 2000 - books.google.fr).

 

Wellington au-delà des Pyrénées

 

Le « chef » semble être Wellington (1769-1852) qui fut premier ministre de Grande Bretagne de 1828 à 1830. Mais il est plus connu pour sa carrière militaire. Après avoir combattu aux Pays-Bas et aux Indes, il commande une division envoyée au Portugal en 1808. Il devient chef des forces britanniques de la péninsule ibérique pendant la guerre d’Espagne contre Napoléon (« Aigle »). L’Espagne progressivement reconquise, Wellington passe les Pyrénées en 1814 et bat Soult à Orthez (proche de « Pau ») le 28 février.

 

Contact