Portugal : Maréchal de Saldanha

Portugal : Maréchal de Saldanha

 

IV, 97

 

1849-1850

 

L'an que Mercure, Mars, Venus retrograde,

Du grand Monarque la ligne ne faillir,

Esleu du peuple l'vsitant pres de Gagdole.

Qu'en paix & regne viendra fort enuieillir.

 

On peut lire d'une manière proche de l'écriture du mot "Gagdole", qui ne rime pas avec "retrograde" d'ailleurs, "Gogadli" ou "Gogdali" dont les bandes envahissent Kittim et sont combattues par Zepho petit-fils d'Esaü (Josephus Hebraicus: videlicet: rerum memorabilium in populo Judaico tam pacis, quam belli tempore gestarum, inprimis de excidio Hierosolymitano libri VI. Hebraici, traduit par Johann Friederich Breithaupt, 1710 - books.google.fr, (Josephus Hebraicus: videlicet: rerum memorabilium in populo Judaico tam pacis, quam belli tempore gestarum, inprimis de excidio Hierosolymitano libri VI. Hebraici, traduit par Johann Friederich Breithaupt, 1710 - books.google.fr).

 

Peut-être en rapport avec Golgi (Golgoi) ville dans l'île de Chypre (Gaffiot), puisque Kittim est identifiée à l'île de Chypre par Flavius Josèphe (différent du Josephus Hebraicus ou Joseph Ben Gorion précédent).

 

L'historien juif Josèphe emploie les deux mots Chittim et Chypre. Dans ses Antiquités judaïques (liv. I), il écrit : "L'île de Cethima, appelée aujourd'hui Chypre, appartenait à Cethima (fils de Javan et petit-fils de Japhet)" (R. Hamilton Lang, Chypre: son passé, son présent et son avenir, traduit par Victor Dave, 1879 - books.google.fr).

 

On trouve le terme "usitanti" (usitantibus) dans une transcription de la seconde épître aux Corinthiens de Paul :

 

paulus apostolus ihu xpi per voluntatem di et timotheus frater ecclesiae di usitanti in corintho l i cum sanctis omnibus usitantibus in universa achaia (www.csntm.org, Bonner biblische Beiträge, Volumes 16 à 18, 1960 - books.google.fr).

 

Le Codex Boernerianus (Gregory-Aland no. Gp ou 012) est un manuscrit de vélin en écriture grecque onciale. Le codex se compose de 99 folios (25 x 18 cm). Il s'agit d'un manuscrit bilingue (grec et latin), contenant les Épîtres de Paul, il y manque aujourd’hui certains passages (Épître aux Romains 1,1-4, 2,17-24; 1 Cor 3,8-16; 6,7-14; Col 2,1-8; Philémon 21-25; Hébreux). Les paléographes sont unanimes pour dater ce manuscrit du IXe siècle (fr.wikipedia.org - Codex Boernerianus).

 

Il aurait été composé par un moine irlandais du monastère de Saint Gall en Suisse.

 

The Codex Boernerianus is now in the library of the King of Saxony at Dresden. In the 16th century it belonged to Paul Junius of Leyden: it was bought dear at the book-sale of Peter Francius, Professor at Amsterdam, in 1705, by C. F. Boerner, a Professor at Leipsic, who lent it to Küster to enrich his edition of Mill (1711), and subsequently to Bentley. The latter so earnestly wished to purchase it as a companion to Cod. F, that though he received it in 1719, it could not be recovered from him for five years, during which he was constantly offering high sums for it : a copy, but not in Bentley's hand, had been already made (Trin. Coll. B. 17. 2). Cod. G was published in full by Matthaei in 1791, in common type, with two facsimile pages; his edition is believed to be very accurate; Anger, Tischendorf, Tregelles, Böttiger and others who have examined it have only expressly indicated two errors (Frederick Henry Scrivener, A plain introduction to the critiscism of the new testament, 1861 - books.google.fr).

 

Bentley a aussi étudié le Codex Bezae (Les Mauristes, Codex Bezae et autres choses - www.nonagones.info).

 

Paul Junius, ou de Jon, est de la famille de François du Jon l’ancien, en latin Franciscus Junius, né le 1er mai 1545 à Bourges et mort le 13 octobre 1602 à Leyde, linguiste, exégète et professeur de théologie réformée, disciple de Calvin et de Théodore de Bèze (fr.wikipedia.org - François du Jon).

 

François Sweerts (parfois Pierre François, sous sa forme latinisée Franciscus Sweertius), né en 1567 à Anvers et mort à Anvers en 1629, est un historien et un épigraphiste belge. Ses premiers maîtres sont Cornellis de Corte ou Curtius et Guillaume Fabius, Théodore Dussenius, et Hubert Waelrans (pour la musique). Il lui apprennent le grec et le latin. Devenu marchand, François Sweerts demeure en relation avec Juste Lipse, André et Gaspar Schott, Van de Putte ; Daniel Heinsius, Joseph Juste Scaliger, fils de Jules César Scaliger relation agenoise de Nostradamus, Dominique Baud ou Baudius, Casaubon etc. (fr.wikipedia.org - François Sweerts).

 

Le grand monarque, dans cette région, fait penser aux rois perses, et l'élu du peuple à un démocrate grec.

 

Deux factions divisaient l'Attique, et s'emparaient tour à tour du pouvoir. Le chef de l'une de ces factions, Clisthènes gagna la faveur du peuple en formant dix classes au lieu de quatre. Il augmenta aussi le nombre des membres du sénat. Le rival de Clisthènes, Isagoras, appela le roi de Sparte à son aide, et l'invasion des Spartiates fut l'occasion des premiers rapports qui s'etablirent entre les Perses et les Athéniens, et qui furent depuis si funestes à ces derniers. Les Athéniens désirant se prémunir contre une seconde invasion dont ils étaient menacés, envoyèrent des ambassadeurs demander aide et alliance à Artaphernes, gouverneur de Sardes. L'orgueilleux satrape, après avoir demandé ce que c'était que les Athéniens, et où ils habitaient, leur promit sou secours à condition qu'ils donneraient au monarque persan la terre et l'eau, signe de soumission exigé ordinairement par le grand roi. Les ambassadeurs y consentirent, mais à leur retour à Athènes, ils furent punis de cette lâche condescendance. L'issue de l'invasion lacédémonienne fut heureuse pour les Athéniens. Les Corinthiens qui s'étaient joints aux Spartiates, quittèrent leur alliance et retournèrent chez eux. Les deux rois lacédémoniens se prirent de querelle avant une bataille qu'ils devaient livrer, et les Athéniens n'ayant plus à combattre que les Béotiens et les Chalcidiens, les désirent complètement, traversèrent l'Eubée et établirent quatre mille colons athéniens sur le territoire de Chalcis. Ce fut vers ce temps qu'Hippias voulut conduire les Perses contre les Athéniens. L'évènement suivant le favorisa dans ce dessein. Les Grecs de l'Ionie, tributaires ou sujets de Darius, s'étaient révoltés contre lui; ils avaient demandé secours aux différens peuples de la Grèce, et les Athéniens leur avaient envoyé vingt vaisseaux. Les Grecs confédérés brûlèrent Sardes. Alors Darius leva une puissante armée et équipaune flotte formidable; avec laquelle ses lieutenans traversèrent la mer Egée ; s'emparant d'Erétrie en Eubée, ils prirent terre en Attique, et virent bientôt leur puissante armée defaite par celle des Athéniens dans la plaine de Marathon, où les Grecs, sous la conduite de Miltiade, firent des prodiges de valeur. Dix ans après, Xercès, fils de Darius, conduisit contre la Grèce une des plus puissantes armées dont parle l'histoire. L'Attique fut envahie et les Athéniens n'eurent d'autre refuge que leurs vaisseaux. Forcés d'abandonner la terre à leurs ennemis, ils firent de la mer le théâtre d'une nouvelle guerre où ils vainquirent Xercès dont la flotte fut complètement ruinée à l'immortelle bataille de Salamine. Le monarque persan se vit obligé de se retirer honteusement en Asie, laissant après lui son lieutenant Mardonius avec une armée d'à peu près trois cent mille hommes. Mardonius entra une seconde fois à Athènes, brûla et détruisit tout ce que Xercès avait laissé et fit de cette ville un monceau de ruines (479). Quelques monumens échappèrent sans doute à la destruction, car Hérodote dit qu'il vit suspendues aux murs de l'Acropolis les dépouilles des Béotiens et des Chalcidiens, et qu'elles portaient les traces de l'incendie allumé par les Persans. Athènes fut rebâtie l'an 479 avant J.-C., et il serait difficile de reconnaître parmi les ruines qu'on y voit aujourd'hui les traces d'un monument remontant à une époque antérieure à l'invasion de Xercès, outre ce que nous avons désigné plus haut comme appartenant à l'architecture pélasgique. C'est à cette époque et sous Thémistocle que le Pirée fut fortifié, et que les Athéniens apprirent à considérer leurs vaisseaux comme leur meilleur moyen de défense. Par une loi d'Aristide promulguée dans le même temps, la constitution reçut un changement notable; chaque citoyen put être élu à toutes les charges de l'état, et ce fut un pas immense fait vers la démocratie à laquelle tendait Athènes. La Grèce se confédéra contre le roi de Perse; chaque état dut fournir son contingent d'hommes et de vaisseaux; ceux qui n'avaient pas de marine payèrent en argent, et les Athéniens fournirent les vaisseaux que ces états n'avaient pu envoyer. Telle fut l'origine de leur supériorité navale sur les autres peuples de la Grèce. Les efforts et les succès de ce petit état, faible partie de la Grèce, pendant la guerre contre les Perses sont inouïs. Sous la conduite de Cimon, les Athéniens prirent Eion sur le Strymon, défirent les Perses en Pamphilie, prirent Naxos et portèrent leurs armes jusqu'à Chypre. Pendant six ans ils aidèrent les Egyptiens qui voulaient secouer le joug des Perses, prirent possession de Memphis, et furent pour quelque temps maitres de la Basse-Egypte. A ces conquêtes succéda la trève de trente ans, à la conclusion de laquelle les Athéniens rendirent l'Achaïe, Nisée, Trézène, etc., en même temps qu'ils s'agrandirent d'un autre côté. Cette trève laissa refleurir les arts long-temps négligés pour la guerre. Cimon bâtit le temple de Thésée, l'Académie et l'Agora, et fit faire les longs murs qui joignaient Athènes à ses ports.

 

Désireux de maintenir la force et l'unité de la Grèce contre les barbares, ami des lois et des mœurs de Lacédémone, et croyant ce contre-poids nécessaire à la grandeur athénienne, Cimon attendit à peine la demande de Sparte pour proposer au peuple athénien de la secourir. Le peuple y consentit à regret; et une armée athénienne, venant offrir Ses services aux Spartiates, dut regagner l'Attique, après avoir essuyé de ces hommes, que l'adversité rendait plus farouches encore, le plus fier et le plus humiliant des refus. La Popularité de Cimon en fut mortellement attoiote. Il l'avait déjà compromise par sa libéralité même, par la franchise de ses inclimotions aristocratiques, par une protection ouvertement accordée à l'Aréopage, qui devenu un foyer d'opposition contre le gouvernement populaire, était menacé de voir restreindre ses attributions et ses prerogatives. Cette marche constante du peuple athénien vers la démocratie, l'éloignait de plus en plus de Cimon, qui ne pouvait le guider dans cette voie. Ce dissentiment croissant se termina par une rupture définitive et par le bannissement de Cimon. Il n'avait pas quitté Athènes qu'il était déjà remplacé. Le fils de Xantippe, le vainqueur de Mycale, descendant de Clisthènes par sa mère, avait déjà séduit le peuple par son éloquence et par sa beauté. Avide de commandement, se sentant né pour l'empire, il avait associé, malgré l'éclat de sa naissance, sa destinée politique au triomphe de la démocratie. Il lui fut donné de gouverner, pendant de longues années, le plus inconstant des peuples, et d'attacher son nom à l'époque glorieuse où Athènes fit ses plus grandes actions et enfanta ses plus beaux chefs-d'œuvre. Cette brillante période de l'histoire du monde s'appelle encore aujourd'hui le siècle de Périclès. La nouvelle politique d'Athènes fut inaugurée avec bonheur; mais l'événement montra bientôt qu'elle était prématurée. Faire à la fois la guerre à Sparte et aux barbares, assurer en même temps par les armes l'indépendance de la Grèce et la suprématie d'Athènes, était encore au-dessus des forces de la république. Mégare, devenue démocratique, se donne à Athènes, qui l'enferme dans ses longs murs et la défend contre Corinthe. Mais bientôt Sparte, Egine, Epidaure, viennent soutenir la cause dorienne contre la démocratie envahissante. Mégare fut défendue contre une invasion par les vieillards et les enfants d'Athènes, pendant qu'Egine était assiégée, qu'une flotte athénienne allait conquérir Chypre et qu'une autre flotte allait soutenir l'Egypte révoltée contre le grand roi. La défaite de Tanagre, où les Athéniens furent vaincus par l'infanterie de Sparte, n'arrêta pas l'ardeur d'Athènes. Egine succombe peu après, une armée béotienne est détruite à OEnophyta, une flotte athénienne va brûler Gythium sur la côte de Laconie, passe devant Corinthe et vient enlever Naupacte, où sont appelés les débris des Messéniens, chassés enfin d'Ithôme. Cette splendeur passagère finit par un désastre. Deux flottes athéniennes furent détruites en Egypte et deux expéditions, contre Tanagre et en Acarnanie, échouèrent. Ces malheurs relevèrent le parti aristocratique, ami de la paix, et firent rappeler Cimon. Une trêve, conclue avec les Doriens, permet à Cimon de tourner une fois encore Athènes contre les barbares. Il meurt au siège de Citium (l'actuelle Larnaca à Chypre) entre deux victoires, et avec lui finissent glorieusement les guerres médiques. Le traité de Citium fut le legs de Cimon mourant à sa patrie et à la Grèce. Le but de toute sa vie était atteint: les Grecs d'Asie étaient affranchis et les Grecs d'Europe n'avaient plus rien à craindre du côté de l'Orient. Les colonies grecques déclarées libres, l'engagement pris par le grand roi de laisser toujours au moins trois jours de marche entre leur territoire et ses armées, et d'interdire à ses vaisseaux de guerre l'entrée de la mer Egée, telles sont les conditions de ce traité et les garanties sérieuses dont la Grèce avait entouré son indépendance. La fin des guerres médiques n'est pour la race grecque que le signal de la guerre intérieure.

 

Sous Périclès, qui a donné son nom à son siècle, un des plus brillans d'Athènes et de la Grèce, furent élevés, le Parthénon, les Propylées de l'Acropolis et le grand temple de Déméter (Cérès) à Eleusis. La sculpture produisit des chefs-d'œuvre, et c'est alors que brilla Phidias. La peinture fleurit également. L'art dramatique à peine au berceau, grandit tout-à-coup à cette époque qui vit également briller la philosophie, l'éloquence et l'histoire.

 

La guerre du Péloponèse, qui commença l'an 451 avant notre ère, forme une importante période et peut être attribuée à plusieurs causes : l'inimitié de la race dorique et celle de la race ionique; la jalousie de Sparte; la tyrannie qu'Athènes exerçait sur ses alliés; les dangers de Périclès qui, craignant l'influence de ses ennemis, entraîna les Athéniens dans une guerre où il devait leur devenir nécessaire. Les Lacédémoniens, ennemis des Athéniens, avaient pour alliés dans cette guerre une partie des états de la Grèce ; mais ils manquaient d'argent et de marine, tandis que les Athéniens qui avaient, comme eux, un grand nombre d'alliés, étaient à la tête d'une puissante marine et d'une énorme quantité de numéraire. Pendant cette guerre l'Attique fut plusieurs fois ravagée par les Lacédémoniens, et de part et d'autre on viola sans pudeur le droit des gens. Aux maux de la guerre se joignirent pour les Athéniens ceux d'une peste qui ravagea l'Attique pendant deux ans et n'y fit pas périr moins de cinq mille hommes en état de porter les armes, un cinquantième, peut-être, de sa population totale. Périclès fut enlevé par cette peste l'an 429 avant notre ère. Il avait exercé pendant trente ans le pouvoir absolu, mais il l'avait exercé en faveur du peuple, qui chaque jour acquérait plus de puissance, et son règne avait été trop brillant pour que l'Attique ne tînt pas toujours sa mémoire en honneur (Encyclopédie nouvelle, Ari-Bos, Tome 2, 1840 - books.google.fr, Lucien Anatole Prévost-Paradol, Revue de l'histoire universelle, 1854 - books.google.fr).

 

Clisthène d'Athènes est un réformateur et un homme politique athénien, né vers 565 ou 570 avant notre ère et mort à une date inconnue (probablement entre 5082 et 492 avant notre ère), qui instaura les fondements de la démocratie athénienne. Après la fuite et l'exil d'Hippias en Asie Mineure, le jeu politique laissant plus de place aux grandes familles aristocratiques, Clisthène revint sur le devant de la scène. Il se pose alors en champion de l'isonomie et renverse les aristocrates (fr.wikipedia.org - Clisthène (Athènes)).

Voir le quatrain V, 90 - 1918 (Famine en Grèce).

 

Typologie

 

Les jeux de mots sont fréquents, en voici quelques exemples : l'usitant = lusitan (habitant de la Lusitanie, Portugais) cf. infra IV - 97 (Jean Monterey, Nostradamus: prophète du XXe siècle, 1961 - books.google.fr).

 

La colonisation est un terme qui renvoie à l'Antiquité grecque. Il fait référence à la fondation, par une partie du corps civique d'une autre cité distante de la métropole d'origine. Dans ce cas cependant, la colonie était complètement indépendante de la métropole, quels que soient les liens d'origine de la population fondatrice. Cependant, en dépit de ce caractère particulier, un aspect de la colonisation grecque se retrouve dans les vagues de colonisation qui marque par la suite l'histoire de l'humanité : la « sténochoria », la « soif de terre ». La colonisation romaine définit les traits d'une véritable colonisation impériale mais c'est vraiment les XVe et XVIe siècle, avec la conquête de l'Amérique du Sud par l'Espagne et le Portugal, qui constituent les véritables prémices de la colonisation du monde par l'Europe (Concours Sciences Po Paris: Tout-en-un, 2015 - books.google.fr).

 

Dans la deuxième moitié du XXème siècle, "les luttes anti-coloniales se sont articulées aux contradictions des formations sociales nationales portugaise et grecque, elles ont contribué à leur condensation, marquant ainsi le début du renversement du régime, déjà fortement miné de l'"intérieur" [même s'il ne faut pas] attribuer directement les chutes des régimes portugais et grec à la guerre coloniale en Afrique ou à l'« aventure » des colonels grecs à Chypre" (Nicos Poulantzas, La crise des dictatures: Portugal, Grèce, Espagne, 1975 - books.google.fr).

 

Golgi (-orum), ville de Chypre (cf. "Gogadli" ou "Gogdali" de Joseph Ben Gorion), dont on ignore la position, c'était une colonie de Sicyone et un des lieux les plus renommés pour le culte d'Aphrodité (Vénus) (cf. vers 1). Elle devait, dit-on , son origine à un certain Golgus, fils de Vénus et d'Adonis, qui y conduisit une colonie de Sicyoniens. Sicyone était une cité grecque du Péloponnèse, située sur un plateau, non loin du golfe de Corinthe, fondée par Alexanor, fils de Machaon et petit-fils d'Asclépios, dieu de la médecine. Sicyone était réputée être l'une des plus anciennes cités de Grèce. Elle était connue auparavant sous les noms d'Égialée, puis de Méconé, nom par lequel Hésiode la nomme dans sa Théogonie. C'est là que l'on plaçait le théâtre de l'invention du sacrifice par Prométhée. Tombée dans l'orbite de Sparte, Sicyone participa à la ligue du Péloponnèse contre Athènes dans la guerre du Péloponnèse. Au Moyen Âge, un village appelé Vassiliko fut bâti sur une partie du site de la ville antique. Sa forteresse dépendait de la châtellenie de Corinthe à l'époque de la principauté d'Achaïe (William Smith, Dictionnaire de biographie, mythologie, géographie anciennes: accompagné de prés de 1000 gravures d'après l'Antique traduit par Napoléon Theil, 1865 - books.google.fr, fr.wikipedia.org - Sicyone).

 

Contexte historique

 

Après les années de splendeur où les Portugais partent à l'assaut de l'Afrique, de l'Asie et du Nouveau-Monde, de Goa, Timor et Macao jusqu'au Brésil, sans oublier les comptoirs qui jalonnaient la côte africaine, le XVIe siècle voit s'allumer le temps des convoitises ibériques : en 1580, l'Espagne fait reconnaître Philippe II roi du Portugal. Le royaume demeure indépendant, mais se trouve pratiquement sous tutelle et, surtout, le domaine colonial se morcelle au profit des Anglais et des Hollandais, en Extrême-Orient surtout. En 1640, le Portugal retrouve une certaine indépendance mais les ducs de Bragance, monarques absolus, sollicitent et obtiennent la protection de l'Angleterre. Cette relative sujétion qui se marque sur les plans politique et économique, se traduit par le traité de Methuen, signé en 1703.  Malgré les effort réformistes du marquis de Pombal, qui rénove notamment l'urbanisme de la capitale en y consacrant une partie de l'or du Brésil au XVIIIe siècle, le pays n'évolue pratiquement pas : les structures sont toujours quasi féodales dans les campagnes et à Lisbonne, les joutes politiques demeurent stériles. En 1807, Napoléon envahit le Portugal qui s'était allié à l'Angleterre pour lutter contre les coalitions impériales. La famille royale des Bragance doit s'exiler au Brésil tandis que l'Angleterre mène le jeu dans la péninsule ibérique. A la même époque, le Brésil devient indépendant et, depuis lors, l'enfant prodigue ne cessera par sa richesse, son dynamisme et les imprévus de sa politique de fasciner la métropole léthargique. C'en est fini de la monarchie, du rôle prééminent de la noblesse, du moins sur la scène politique. Les retombées de la Révolution française installent la bourgeoisie au pouvoir, une bourgeoisie qui ne tardera pas à se diviser entre libéraux et conservateurs, ces derniers appelés « chartistes », s'accrochent au gouvernement, et les libéraux ou « décembristes » mènent des conspirations de palais et triomphent en 1820. Mais jusqu'en 1849 le pays connaîtra de nombreux heurts et désordres, dus à l'affrontement entre les deux partis ; d'autant plus que les libéraux veulent mettre le Portugal au diapason de l'Europe capitaliste. A plusieurs reprises, l'armée se sent obligée d'intervenir pour arbitrer les conflits. En 1849, les conservateurs l'emportent à nouveau et bloquent définitivement les timides efforts de régénération. En 1880, les étudiants de Coïmbra, commémorant le troisième centenaire de la mort de Camoëns, le grand poète national, ont jeté les bases d'un parti républicain. Mais il fallut attendre 1910 pour que triomphe réellement la République (Colette Braeckman, Portugal, révolution surveillée, 1975 - books.google.fr).

 

1842 : Le gouvernement des « septembristes » est renversé à son tour par le coup d’État de Costa Cabral qui apparaît, avec Terceira, comme l’un des chefs de file des « chartistes » attachés aux textes de 1826 et 1834.

 

1842-1846 : Gouvernement dictatorial du « chartiste » Costa Cabral, marquis de Tomar.

 

1846 : Cabral est renversé par une insurrection de paysans et de prêtres du Minho. Cette révolte de la misère a des connotations légitimistes miguélistes évidentes.

 

1846-1849 : Dictature du maréchal Saldanha, un autre « chartiste » qui, renversé en 1849 au profit de Cabral, reprend rapidement le pouvoir en 1851 et fonde le mouvement Régénération (monarchiste libéral et conservateur, appuyé par les milieux financiers). En 1847, c’est l’intervention de la flotte anglaise et des troupes libérales espagnoles qui sauve la dynastie des Bragance-Cobourg confrontée à une insurrection populaire qui a pris le contrôle de Porto et qui unit la petite bourgeoisie aux paysans miguelistes.

 

1851 : Promulgation de la constitution qui demeurera en vigueur jusqu’à la chute de la monarchie. Le pouvoir législatif est exercé par deux chambres, celle des Pairs – 150 membres héréditaires nommés à vie par le souverain – et celle des députés élue au suffrage censitaire par tous les hommes propriétaires fonciers. Un Conseil d’État assiste le souverain. Le conseil des ministres gouverne avec l’accord des deux chambres et doit démissionner s’il n’a pas leur appui.

 

1851-1853 : Gouvernement des « régénérateurs » qui sont les héritiers des « chartistes ». Les anciens « septembristes » deviennent les « progressistes » et c’est autour de ces deux courants que se structure la vie politique.

 

1856 : Le parti « Régénération » de Saldanha est écarté du pouvoir au profit des progressistes du marquis de Loule, un franc-maçon qui a la confiance du roi.

 

1858 : Loule décrète l’abolition de l’esclavage mais reporte l’application de cette mesure à 1878 pour ménager les colons des possessions africaines. C’est à cette époque qu’un puissant courant en faveur de la constitution d’un nouvel empire colonial – appelé à compenser la perte du Brésil – se développe rapidement dans les élites portugaises. On songe surtout alors à la formation d’une Afrique australe portugaise unissant les deux territoires de l’Angola et du Mozambique.

 

20 mai 1870 : Coup d’État militaire qui porte au pouvoir le maréchal Saldanha (www.clio.fr).

 

João Carlos Gregório Domingos Vicente Francisco de Saldanha Oliveira e Daun (Azinhaga, Golegã, 17 novembre 1790 — Londres, 21 novembre 1876), 1er comte, 1er marquis et 1er duc de Saldanha, a été maréchal de l'armée portugaise et homme d'État durant la monarchie constitutionnelle. Il était aussi petit-fils du Marquis de Pombal. Il a joué un rôle important dans les événements du XIXe siècle. Il fut plusieurs fois ministre et par quatre fois premier ministre (en 1835, entre 1846 et 1849, 1851 et 1856 et en 1870).

 

Il est élu aux Cortès en 1832 et nommé ministre de la guerre par la régente Isabelle Marie (fr.wikipedia.org - Joao Oliveira e Daun, Biographie universelle et portative des contemporains, Tome L, 1834 - books.google.fr, Revue des deux mondes, Volume 1, Volume 92, 1852 - books.google.fr).

 

"la ligne ne faillir"

 

Le grand monarque peut s'identifier en Pedro Ier empereur du Brésil et roi du Portugal.

 

Pierre Ier du Brésil (en portugais : Pedro I do Brasil), également connu sous le nom de Pierre IV de Portugal (portugais : Pedro IV de Portugal), est né le 12 octobre 1798 au palais de Queluz, à Lisbonne, au Portugal, et mort le 24 septembre 1834 au même endroit. Surnommé « le Libérateur » ou « le Roi soldat »,  il règne sur le Brésil du 12 octobre 1822 au 7 avril 1831 et sur le Portugal entre le 10 mars et le 2 mai 1826.

 

Après plusieurs années de tensions avec les libéraux, Pierre abdique finalement la couronne brésilienne au profit de son fils de cinq ans, le jeune Pierre II, le 7 avril 1831. Il quitte alors le pays avec sa seconde épouse, la princesse Amélie de Leuchtenberg, afin de restaurer les droits de Marie II sur le trône portugais. De retour en Europe, Pierre, qui arbore désormais le titre de duc de Bragance, envahit le Portugal depuis les Açores avec une armée de partisans (juillet 1832). Commence alors une longue période de guerre civile qui embrase bientôt toute la péninsule ibérique. Pierre meurt finalement de tuberculose le 24 septembre 1834, quelques mois à peine après la victoire des partisans de Marie II sur les miguelistes (fr.wikipedia.org - Pierre Ier (empereur du Brésil)).

 

Saldanha prit une part active à la lutte ouverte entre dom Pedro et dom Miguel, se jeta dans Porto, bloquée par le prétendant, le repoussa et devint le principal personnage du gouvernement de Maria. Ses talents militaires le rendaient indispensable pour un pouvoir qui avait encore de nombreux obstacles à vaincre Ce fut Saldanha qui proposa et exécuta, de concert avec le duc de Terceira, l'expédition qui porta jusqu'au fond des Algarves le drapeau victorieux de Pedro, et qui fut marquée par des succès continus, par la soumission de Lisbonne et par la chute définitive de dom Miguel, qui, par la capitulation d'Evora, renonça, en 1834, à toutes ses prétentions (Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, Tome 43, 1867 - books.google.fr).

 

Pierre IV, après avoir succédé à la mort de son père, Jean VI, sur le trône (1826), avait accordé une charte constitutionnelle inspirée de la Constitution brésilienne aux Portugais, puis abdiqua en faveur de sa fille Marie, encore mineure. Voyant dans la Charte élaborée par son père la garantie de son pouvoir, Marie s'appuie sur le principal défenseur de ce texte, le duc de Saldanha. Prenant la tête d'un mouvement de réforme appelé Regeneração, ce dernier amende la Charte en 1852. Ce nouveau texte demeurera la Constitution portugaise jusqu'en 1910 (taigong788.skyrock.com).

 

Gandola et pucarinha

 

Le Gamma, devant une gutturale, a en grec la valeur de la nasale gutturale (cf. français « digne ») et est transcrit par n (ex. aggelos devenant angelus). En latin, ce son est noté par n devant g et par g devant n (ex. : dignus ; anguis) (Bulletin trimestriel de la Société mycologique de France, Volume 100, 1984 - books.google.fr).

 

Gandola : «vase à boire» : Y tenit si bien sa parola Qu'éy m'empliit una granda gandola «Elle tenait si bien sa parole Qu'elle me remplissait (de vin) une grande tasse», Ch. XIV, 3e av. d. v. ; plur. gandole, Ibid. fin. La gandola paraît être plus petite que l'écuella. Mot emprunté au français "gondole" dans le même sens (Eugène Veÿ, Le Dialecte de Saint-Etienne, 1911 - books.google.fr).

 

Idem en patois lyonnais.

 

So here is a clear story: a Jewish woman of Lisbon, known only as a pucarinha, 'the little cup', at some time before 1497, when the Jews were baptised by force, gave birth to an illegitimate son, whose name was Fernao Lorenzo, physician. The father was Jeronimo de Saldanha e Bovadilha, fifth son of Don Diego de Saldana, sometime Castilian ambassador to Portugal. He settled there in 1475 as secretary to Dona Juana, Princess of Asturias, known as la Beltraneja, the unsuccessful claimant to the throne of Castile and wife of King Alfonso V of Portugal, until 1478, when he set her aside and sent her to a nunnery to satisfy her enemies. Diego de Saldanha's sons were leading members of the Portuguese court under Manoel I. His son Jeronimo, then in Rome, was naturalised by that king in 1496. In medieval Portuguese society not only were Jews and Christians segregated from each other but so also, to a large extent, were men from women. The opportunities for fraternisation between a Christian man and a Jewish woman were very limited. However, such an opportunity occurred in 1493. In that year, as seen, King Joao II ordered all Castilian Jews illegally remaining in Portugal after the time limit for emigration had expired to be enslaved, and he sold them off to whoever would buy them. A group of Jewish children was shipped out to colonise the African island of Sao Thome,24 where many of them died, and the young men at court had a free choice of the girls. The likelihood is that Jeronimo de Saldanha acquired a pucarinha as a slave in 1493 and kept her until 1495, when King Manoel, prompted no doubt by the disapproval of his bishops, ordered the release of the Castilian Jews from slavery (Edgar Samuel, At the end of the earth: essays on the history of the Jews in England and Portugal, Jewish Historical Society of England, 2004 - books.google.fr).

 

Ha Gadol et rétrograde

 

In 1496, the only Spanish incunabulum published in Portugal was de Ortas' edition of Ha-Hibbur ha-Gadol (The Great Treatise) by Abraham ben Samuel Zacuto, the Jewish court historian and astronomer to Kings John II and Manuel I; his high-ranking position was not high enough to prevent his banishment in 1497 when he refused the king's order to convert. De Ortas published an abridged version of Ha-Hib-bur by Zacuto's pupil, the Jewish scientist Joseph Vecinho, who translated it into Latin and Spanish as Almanach Perpetuum, a perpetual astronomical calendar. Its reliable navigational and astronomical information helped guide Vasco da Gama, who had a Jewish interpreter when he visited India, and used Zacuto's and Vecinho's improved astrolabe in his attempt to open a new sea route to India. It also proved a life-saver to Columbus on his last trip to Jamaica in 1504 when he took advantage of its prediction of a moon eclipse to trick frightened natives into feeding his malnourished crew. (Mark Twain cribbed the incident in A Connecticut Yankee in King Arthur's Court.) Columbus' own annotated copy of the book is preserved in a Seville museum. In 1929, the last King Manuel wrote a history of publishing in his country, Early Books, acknowledging that “the Renaissance found Portugal ready to receive its impetus because the ground had already been prepared by its learned Jews.” He didn't mention how much more Portugal might have benefited had not thousands of  Hebrew works been destroyed by its Inquisition, or if its Jewish population, which had existed there for at least a thousand years, had not been subjected to exile, forced conversions and worse (Constance Harris, The Way Jews Lived: Five Hundred Years of Printed Words and Images, 2008 - books.google.fr).

 

On connaît un Antonio de Saldanha, navigateur et explorateur portugais des XV-XVIe siècles.

 

Originaire de Castille d'après Gaspar Correia et Fernão Lopes de Castanheda, il apparaît dès 1497 à la cour de Marie d'Aragon. Il devient en 1503 pilote d'un des trois navires d'une flottille portugaise devant apporter son soutien à celle d'Albuquerque à Cochin. Pris dans une tempête, il doit se réfugier à Table Bay, sur le site de l'actuelle ville du Cap. Il est ainsi le premier européen à y débarquer. Il fait alors l'ascension de Cape Point et donne son nom à la baie. Puis, il décide de reprendre la route des Indes et rejoint un des autres navires à Mombassa. Il prend ensuite la direction de la mer Rouge et hiverne au cap Gardafui où il capture plusieurs navires arabes. En 1504, il répare son navire dans l'île d'Anjediva puis s'intègre à la flotte de Lopo Soares de Albergaria. Rentré à Lisbonne en 1506, il participe la même année à une expédition à Tristan da Cunha puis devient en 1509 Gouverneur de Sofala au Mozambique, poste qu'il occupe jusqu'en 1512 (fr.wikipedia.org - Antonio de Saldanha).

 

Zacuto's teachers of rabbinic studies were his father, Samuel, and R. Isaac Aboab II (1433 93). Zacuto studied astronomy and astrology at the University of Salamanca, eventually joining the faculty as an instructor in those subjects. When the Jews were expelled from Spain Zacuto went to Portugal, where he served King John II and afterwards his successor Manuel as Royal Astronomer. In Salamanca, Zacuto wrote Ha-Hibbur ha-Gadol (Almagest, 1473-78), astronomical tables and calculations, translated into Spanish by Joseph Vecinho (Marvin J. Heller, The sixteenth century Hebrew book: an abridged thesaurus, Volume 2, 2004 - books.google.fr).

 

L'Almageste est un livre d'astronomie de Ptolémée.

 

Son Almageste est sa grande œuvre de synthèse. Son titre même vient du grec ( megistè), qui signifie « la très grande [compilation] ». Les Arabes ont rendu cette expression par al-majisti, qui est devenu almagesti ou almagestum  dans le latin médiéval. Ce résumé d'ensemble de l'astronomie mathématique est présenté d'un point de vue typiquement grec, et présente une forme géométrique caractéristique, bien qu'on sache aujourd'hui qu'il renferme une forte composante babylonienne pour les données astronomiques - les Babyloniens, d'ailleurs, avaient construit leur astronomie sur des fondations à l'origine arithmétiques. Les premières tentatives des Grecs pour représenter les mouvements du Soleil, de la Lune et des planètes à l'aide de modèles mathématiques consistaient en des mouvements de simple rotation qui ne parvenaient pas à rendre compte des  variations de vitesse des corps concernés lors de leurs déplacements sur la toile de fond des étoiles fixes. Le mouvement planétaire qui posait le plus de problèmes était le mouvement rétrograde auquel toutes les planètes alors connues (Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne) sont soumises. Leur course générale autour du ciel s'effectue dans une direction opposée à celle de la rotation diurne. Toutefois, et c'est là une conséquence du fait que nous voyons les planètes à partir de la Terre qui tourne autour du Soleil tout comme elles, chaque planète semble par moments suivre la direction inverse de son mouvement à long terme (Jacques Brunschwig, Geoffrey Ernest Richard Lloyd, Pierre Pellegrin, Le savoir grec: dictionnaire critique, 1996 - books.google.fr).

 

Le détail du mouvement des corps célestes, tel que le mouvement rétrograde des planètes ou les éclipses, est prédit par sa théorie avec une remarquable précision. Ceci explique d'ailleurs pourquoi l'Almageste resta pendant 1 500 ans la référence indiscutée de la science astronomique - un fait extraordinaire pour une théorie que l'on sait par ailleurs fausse. Le succès de Ptolémée s'explique en partie par le choix d'un langage fort développé pour son époque, la géométrie. Celle-ci permit de construire une théorie représentationnelle des faits cosmiques. L'épicycle, le déférent et l'équant, par exemple, sont des constructions géométriques dont les propriétés permettent d'expliquer le mouvement des planètes sans se soucier de leurs contreparties physiques (Marc Richelle, Helga Lejeune, Françoise Macar, Viviane Pouthas, Des animaux et des hommes: hommage à Marc Richelle, 1995 - books.google.fr).

 

La rétrogadation des 5 planètes est fréquente.

 

Mercure rétrograde en 1849 du 15 février au 9 mars, du 17 juin au 11 juillet et du 13 octobre au 2 novembre / en 1640 du 20 janvier au 10 février ; du 17 mai au 10 juin ; du 15 septembre au 7 octobre ; Vénus en 1849 du 21 avril au 3 juin / en 1640 pas de rétrogradation ; Mars en 1849 du 9 novembre au 24 janvier 1850 / en 1640 du 22 juillet au 20 septembre (www.drikpanchang.com).

 

Pas de données pour 1496 ou 1497.

 

Laisse les gondoles à Venise

 

L'ambassadeur de Portugal est le maréchal duc de Saldanha; ce vieux héros des guerres civiles de Portugal a, dit-on, une grande autorité dans sa patrie, où sa popularité est telle qu'elle inspire des craintes, même à la couronne. Afin de le tenir éloigné de Lisbonne, on l'a envoyé à Rome, où il fait d'assez grandes dépenses, aux frais de son gouvernement. Chargé de famille, sans fortune et très-prodigue, le vieux duc mène un vrai train d'ambassadeur. Il donne de grands dîners, exécrables, mais somptueux. On voit sans cesse, au Corso et dans les promenades, ses équipages et sa livrée vert pomme, et, mori modèle, il accompagne partout sa troisième épouse, excellente Anglaise fort commune. Il l'a ramenée de Londres, peu d'années auparavant, où elle tenait une table d'hôte. La fille, assez jolie blonde, a été adoptée par le maréchal, qui la traite comme sa propre fille. Pendant son séjour à Piome, il la maria à un Anglais de bonne famille, mais sans fortune, M. Walpoole. Charitable et généreux, le duc de Saldanha est aimé de tous. Ce vieux guerrier est vraiment un homme universel. Tour à tour historien, poète, savant, il a la manie de la littérature. A chaque instant, nous recevons de Son Excellence des opuscules imprimés magnifiquement, où il discourt tantôt sur la médecine, tantôt sur les questions les plus abstraites et les plus élevées. Son rôle politique, est-il besoin de le dire, est nul, le Portugal n'ayant pas à la cour romaine de relations bien importantes (Rome, mars 1863).

 

Il résigna en 1856 le commandement en chef de l'armée pour se mettre à la tête de l'opposition constitutionnelle. Ambassadeur à Rome de 1862 à 1864 et de 1866 à 1869, il remplit quelque temps, en 1869, les fonctions d'ambassadeur à Paris. Rentré en Portugal au commencement de 1870, il y exécuta, le 19 mai, un nouveau coup d'Etat militaire qui le ramena au pouvoir. Il ne put s'y maintenir que jusqu'au 30 août. En février 1871, il fut nommé ambassadeur à Londres où il meurt en 1876 (Henri Dideville, Journal d'un diplomate en Italie: notes intimes pour servir à l'histoire du second empire. Rome, 1862-1866, 1875 - books.google.fr, La Grande encyclopédie, inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts: par une société de savants et de gens de lettres, Tome 29, 1886 - books.google.fr).

 

En 1797 après un long déclin, Napoléon échange ce qu'il reste de la République à l'Autriche contre d'autres territoires lors du traité de Campo-Formio. En 1848, les vénitiens guidés par Daniele Manin se rebellent contre le pouvoir autrichien et proclament l'indépendance de la République de Saint-Marc jusqu'à ce que les Autrichiens en reprennent le contrôle en 1849. La Vénétie a été rattachée à l'Italie en 1866, cinq ans après l'unification italienne et la création en 1861 du Royaume d'Italie avec à sa tête la Maison de Savoie. L'unification de la Vénétie avec l'Italie a été le résultat de la troisième guerre d'Indépendance italienne et d'un référendum tenu les 21 et 22 octobre 1866.

 

Malgré les défaites, l'armée italienne réussit à occuper les troupes autrichiennes sur le front alpin, permettant ainsi à la puissante armée prussienne de remporter des batailles importantes sur le front allemand - la victoire de Sadowa le 3 juillet 1866, œuvre du général von Moltke se révéla déterminante. En six semaines, l'Autriche dut capituler. Sur le front italien, la guerre ne pouvait continuer qu'avec les manœuvres de Garibaldi dans le Trentin, mais sans le soutien essentiel de la Prusse, l'état-major italien préféra ordonner la retraite. À cet ordre, Garibaldi répondit avec le laconique et célèbre « J'obéis ». En tant qu'alliée militaire de la France et de la Prusse, l'Italie fut comptée parmi les vainqueurs du conflit. Le traité d'armistice avec l'Autriche fut établi le 12 août 1866 à Cormons. Les traités de paix successifs imposèrent à l'Autriche de céder à l'alliance franco-prussienne la Vénétie (le territoire comprenant les actuelles régions italiennes de Vénétie et le Frioul-Vénétie julienne sans les provinces de Gorizia et de Trieste), qui fut immédiatement cédée au royaume d'Italie (fr.wikipedia.org - Nationalisme vénitien).

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