Contre le libéralisme politique

Contre le libéralisme politique

 

IV, 69

 

1829

 

La cité grande les exilés tiendront,

Les citadins morts, meurtris et chassés.

Ceux d'Aquilée à Parme promettront

Montrer l'entrée par les lieux non trassés.

 

Retour des exilés Milanais

 

Milano citta grande (Camillo Fanucci, Trattato di tutte l'Opere pie del alma citta di Roma, 1601 - books.google.fr).

 

Alexandre III était aussi l'adversaire de Frédéric Barberousse, qui soutenait l'antipape Pascal II. De fait, juifs, ariens, simoniaques et nicolaïtes, et saint Ambroise lui-même, n'étaient convoqués ici que pour renforcer l'opprobre jeté sur les ennemis présents de Milan, c'est-à-dire l'empereur Frédéric Barberousse et ses partisans, qui furent chassés de la ville lors du retour victorieux des Milanais en 1167. Au XIIIe siècle, le Chronicon majus de Galvaneus Flamma confirme cette mise en scène du passé de la ville pour régler les conflits du présent : Et sicut inter gybillinos et guelfos sunt contentiones et bella, ita tunc inter ambrosianos et arianos continue pugne commitebantur («De même qu'il y a des conflits et des guerres entre les gibelins et guelfes, de même les combats étaient-ils incessants entre les ambrosiens et les ariens») (Jean-Claude Schmitt, Le seuil et la porte, Marquer la ville: Signes, traces, empreintes du pouvoir (XIIIe-XVIe siècle), 2015 - books.google.fr).

 

Frédéric Barberousse avait pris la ville de Milan en 1162.

 

Le 1er mars 1162, la puissante ville de Milan, après avoir longtemps résisté à l'empereur Frédéric Barberousse, dut se résigner à capituler. Sa longue résistance avait constitué un formidable défi pour la majesté impériale, l'honor imperii, alors que Barberousse s'était fixé comme principal but politique de le rétablir dans toute sa plénitude. Le châtiment d'une rebellion aussi scandaleuse ne pouvait être que la destruction de la ville et la mort des rebelles. Milan fut effectivement rasée mais les Milanais échappèrent à la mort. Il fallut cependant, pour que l'honneur impérial fût préservé, que leurs représentants se soumettent à un rite d'exécution symbolique. C'est l'empereur lui-même qui dans l'Empire, du triomphe qu'il avait remporté, de l'écrasement des rebelles et des rites d'humiliation publique auxquels ils avaient dû se soumettre. La lettre de l'empereur, dont les exemplaires adressés à l'archevêque de Salzbourg, à l'évêque de Gurk, aux Pisans, au comte Yves de Soissons, nous ont été conservés, rapporte le rituel pratiqué par les Milanais. Frédéric Barberousse affirme que les Milanais devaient réparation pour un crime de lèse-majesté ; ils ont reconnu que ce crime les obligeait à se rendre à la discrétion de l'empereur, sans pouvoir formuler aucune condition de quelque sorte que ce soit, et ils sont venus en portant leur épée sur le cou, signe qu'ils méritaient d'être décapités. En échange de quoi, les Milanais seront grâciés. Il y a donc bien contrat passé entre les Milanais et l'empereur mais il faut bien voir que ce contrat doit par essence rester de l'ordre du non-dit, de l'implicite ; tout doit être fait comme s'il n'existait pas car il recèle un paradoxe inhérent à ses termes mêmes : pour obtenir la vie sauve, les Milanais doivent reconnaître qu'ils ont mérité la mort et que l'empereur a parfaitement le droit et même le devoir de les mettre à mort (Jean-Marie Moeglin, Edouard III et les six bourgeois de Calais, Revue historique, Numéros 591 à 592, 1994 - books.google.fr).

 

Frédéric-Barberousse, qui s'était emparé de Milan en 1162, a envoyé à Cologne la châsse des trois rois mages.

 

Traité de Costanza, 1183

 

La paix de Constance est un traité entre l’empereur du Saint-Empire romain germanique et les communes italiennes qui a été signé le 25 juin 1183. Ce traité marque le début de l'essor des communes italiennes.

 

Signée le 25 juin 1183, la paix de Constance établit les arrangements entre l’empereur et les communes. Avec ce traité, celles-ci obtiennent le pouvoir régalien (regalia), c’est-à-dire toutes les juridictions, taxes, corvées et impôts. Le retour aux élections libres des consuls est concédé et les communes obtiennent le droit de s’allier entre elles. L’empereur ne conserve qu’une autorité symbolique car une intervention de sa part dans les affaires communales signifierait une négociation assurée (fr.wikipedia.org - Paix de Constance).

 

En 1160, Frédéric Barberousse, se réclamant du droit romain, somme les villes lombardes, dont Parme, à la fidélité à l'empereur et la restitution des prérogatives usurpées, il impose un représentant avec Bernardo da Cavriago. La soumission porte inévitablement à la coalition des communes contre l'autorité impériale. En 1164, Parme entre dans la Ligue de Vérone et participe en 1174 à la bataille de Legnano qui signe la défaite de Barberousse. Le 25 juin 1183, elle ratifie le traité de paix de Costanza qui lui rend son autonomie (fr.wikipedia.org - Histoire de Parme).

 

"entrée" : entrée royale ou plutôt impériale

 

Frédéric pensait bien d'ailleurs obtenir par la diplomatie, en partie au moins, ce que la force n'avait pu lui donner. Et le calcul était bon, puisque, au bout de cinq ans et demi d'intrigues, tant en haute qu'en moyenne Italie, la ligue lombarde était à ce point disloquée et privée d'appuis, que l'empereur se trouvait de nouveau en mesure de lui imposer, ou à peu près, sa volonté. Entamées quelques mois avant l'expiration de la trêve de Venise, les négociations pour la paix définitive aboutirent, lors des préliminaires de Plaisance (30 avril 1183), puis du traité de Constance (25 juin 1183), à un accord général qui, s'il marquait un abandon partiel des revendications exorbitantes produites à la diète de Roncaglia, assurait néanmoins au roi germanique le gouvernement effectif de l'Italie. Frédéric acceptait le maintien du régime municipal tel qu'il avait fonctionné jusqu'alors et la libre élection des consuls urbains, mais sous cette réserve que ceux-ci lui prêteraient serment de fidélité et recevraient de lui - ou exceptionnellement des évêques qu'il aurait pourvus des droits comtaux - l'investiture de leur charge. En vue de permettre un contrôle plus strict de leur gestion, il était stipulé en outre qu'on pourrait appeler de leurs jugements devant les tribunaux de l'empereur, dès que la pénalité encourue dépasserait la somme de vingt-cinq livres. La question brûlante des droits régaliens recevait aussi une solution, moins radicale qu'à Roncaglia, mais qui valait au souverain allemand des satisfactions substantielles : car, s'il laissait sans formalités aux communes italiennes l'usage des droits dont elles pourraient justifier, le traité, maintenait le principe de la restitution de tous ceux dont une enquête établirait le caractère usurpatoire. Les cités prenaient enfin l'engagement d'accueillir l'empereur à chacun de ses voyages en Lombardie, tant à l'aller qu'au retour, avec la déférence due à un souverain par de loyaux sujets, et de lui fournir les «services», les vivres, les prestations en nature, fixés par la coutume. Si l'on ajoute que, trois mois plus tôt, Frédéric avait accordé sa «grâce» à la population d'Alexandrie, par un acte séparé (14 mars 1183) qui constituait une éclatante réparation - puisque, rayée du nombre des villes italiennes et vidée au préalable de tous ses habitants, elle n'était admise à renaître que par faveur spéciale et sous le nom nouveau et symbolique de Césarée - on jugera sans doute que la paix de 1183 faisait réellement de l'empereur l'arbitre des destinées italiennes. Rien d'étonnant dès lors si, à partir de ce moment, l'autorité impériale s'insinue partout dans la péninsule. Au nord, la ligue lombarde achève de se désagréger à son profit. Dès le mois de septembre 1184, Frédéric peut s'offrir le régal d'une brillante entrée dans Milan, où la population l'accueille avec un enthousiasme qui se muera, au bout de quelques mois, en une amitié solide : par un acte solennel du 11 février 1185, il célèbre la «fidélité» des Milanais - ses ennemis acharnés de la veille - et se lie à eux par un traité d'alliance et d'aide mutuelle envers et contre tous. Les Milanais sont d'ailleurs récompensés de leurs bons sentiments par la concession de droits régaliens nouveaux ; mais l'empereur n'oublie pas de leur réclamer en échange un cens annuel de trois cents livres qui rendra toujours sa souveraineté présente à leurs esprits. De gré ou de force, tout le monde doit se soumettre (Louis Halphen, L'essor de l'Europe, XIe-XIIIe siècles, 1941 - books.google.fr).

 

Uberto Da Pirovano est chanoine à Valence, Majorque et Monza. Le pape Innocent III le crée cardinal lors du consistoire de 1205. Le cardinal da Pirovano est élu archevêque de Milan en 1206. Le pape le demande à accueillir les Poveri Cattolici à Pavie, après leur approbation de leur mode de vie en 1208. Pirovano couronne l'empereur Otton IV à Milan comme roi d'Italie en 1209/1210 (fr.wikipedia.org - Uberto da Pirovano).

 

Monstres et géométrie

 

"lieux" du latin locus et "trassés" du latin tractus (trait) (Gaffiot et Dictionnaire étymologique Larousse 1969).

 

LOCUS. TRACTUS. REGIO. PLAGA. Locus, espace pris comme un point isolé, endroit, "topos"; tractus, espace considéré comme une ligne, bande, zone qui s'étend au loin, c'est à peu près le grec "klima"; regio, espace pris comme un cercle, comprenant les environs d'un centre, contrée, "chôros"; plaga, espace pris comme une surface en général (Ludwig von Döderlein, Manuel de synonymie latine, traduit par Th.. Leclaire, 1865 - books.google.fr).

 

"muri tractus" : pan de mur (Philibert Monet, Abbregé du parallèle des langues françoise et latine, 1635 - books.google.fr).

 

Le terme tractus muri veut dire construction d'un mur et le mot astractu un doublage de mur existant. Dans le cas d'un ouvrage entièrement neuf, on n'emploie jamais ces expressions, qui désignent ici un nouveau mur appliqué contre l'ancien (Louis Blondel, L'architecture militaire au temps de Pierre II de Savoie. Les donjons circulaires, Genava, Volumes 13 à 14, 1935 - books.google.fr).

 

Le "non" laisse penser que les "lieux" ne sont pas reliés, que le rempart n'est pas terminé.

 

Cinque anni dopo la distruzione di Federico Barbarossa i milanesi poterono rientrare in città, anche grazie all'aiuto dei bergamaschi, dei cremonesi e dei bresciani. Per molti anni Milano rimase senza una vera cinta muraria difensiva e, secondo Bonvesin della Riva, le mura cittadine furono rialzate prima del 1288. Secondo il Fiamma, invece, i milanesi incominciarono a riedificare le mura già nel 1171 grazie al contributo dell'imperatore della Grecia. Alla terminazione di questo denaro sarebbe dunque da ascrivere la parziale edificazione delle torri che apparivano imperfette ai contemporanei, “non perché il tempo le abbia distrutte, ma perché non furono mai terminate”. Nuovi lavori furono eseguiti da Azzone Visconti nel secolo successivo, che aumentarono la sicurezza e la difesa cittadina (Maria Antonietta Crippa, Ferdinando Zanzottera, Le porte di Milano, 1999 - books.google.fr).

 

Ville aux murailles immuables, dont la perfection géométrique fut chantée par Bonvesin della Riva, Milan investit son enceinte d'une charge sensible particulière. [...] Cet idéal géométrique est clairement lisible dans le texte de Bonvesin della Riva, qui fait de la «Curia comunis» le centre parfait d'une rotondité divine. [...] Elle défia Barberousse, et repousse tous les démons hors de la ville. Cette fonction symbolique explique certains traits iconographiques de la sculpture de ses portes, qui figurent des personnages grotesques et proprement repoussants : un bas-relief ornant la Pusterla Tosa exhibe une femme levant sa jupe sur ses parties intimes. La Porta Romana elle - même donne à voir sur sa clef de voûte un personnage barbu, habillé d'un court vêtement, tenant dans sa main droite un bâton court qui s'achève en forme de feuille, et enserrant entre ses jambes croisées un monstre ailé, gueule ouverte et recouvert d'écailles (Patrick Boucheron, Le pouvoir de bâtir: urbanisme et politique édilitaire à Milan (XIVe-XVe siècles), 1998 - books.google.fr).

 

En 1155 , Milan se retrancha derrière une enceinte constituée de doubles levées de terre (cinta dei terragi), dont les portes étaient flanquées de tours en bois : prise par l'empereur Barberousse en 1162, la ville vit son enceinte détruite, et en particulier les portes, symboles de la défense urbaine ; reconstruite à partir de 1171 ou peu avant et achevée en 1183, l'enceinte garda toujours, à l'exception des portes, une structure de terre (Alain Salamagne, Les villes fortes au Moyen Age, 2002 - books.google.fr).

 

"Ceux d'Aquilée"

 

Le 25 novembre 1185, Lucius III, amer, douloureux, désolé de son impuissance, s'éteignait à Vérone. Le Sacré Collège l'avait suivi dans cette ville. La dépouille du pontife était à peine refroidie qu'il lui donnait un successeur, évitant ainsi toute intervention du pouvoir impérial. En signe de protestation pour les maux subis et d'énergiques résolutions pour l'avenir, il élut à l'unanimité le plus déclaré des adversaires de Barberousse, Hubert Crivelli, cardinal-prêtre de Saint-Laurent in Damaso. C'était un Milanais, qui avait été archidiacre de Bourges, puis, de retour dans sa patrie, y avait reçu la même dignité, et enfin avait été élu archevêque de Milan. Il prit le nom d'Urbain III. Il se rappelait que le dernier pontife qui avait porté ce nom un siècle avant lui avait été un intrépide champion de l'indépendance romaine, et avait été élu, selon le chroniqueur césarien Sigebert de Gemblours, «en haine de l'empereur Henri IV. Malgré la toute nouvelle alliance entre Milan et Barberousse, il décida de ne pas faire élire son successeur à Milan, mais de continuer à gouverner son diocèse, avec un simple administrateur pour le suppléer. L'empereur répondit à cette provocation par deux autres, coup sur coup : il fit couronner le 17 janvier 1186 son fils Henri, puis, dix jours plus tard, célébrer son mariage avec Constance de Sicile. Le ministre des deux cérémonies avait été Gottfried, patriarche d'Aquilée. Son prédécesseur, Udalric (1161 - 1181), fervent partisan d'Alexandre III, avait œuvré pour la réconciliation du pape et de l'empereur ; le nouveau prélat, au contraire, était surtout préoccupé de plaire à César. Le double acte qu'il venait de commettre constituait une faute caractérisée d'insubordination : Urbain le déposa (Ivan Gobry, Frédéric Barberousse: Une épopée du Moyen Âge, 1997 - books.google.fr).

 

Wolfgar d’Erla ou Volcher (Volchero) (vers 1140 - 1218) fut évêque de Passau et Patriarche d'Aquilée. Diplomate et juge suprême du Saint Empire, il fut l'un des mécènes du Minnesänger Walther von der Vogelweide. Exerçant juridiction temporelle et spirituelle sur tout son diocèse, il accomplit son sacerdoce en restant à la fois fidèle au pape et en bonne entente avec les monarques de la Maison de Hohenstaufen aussi bien qu'avec les ducs d'Autriche. En 1199, le pape Innocent III recommanda Wolfgar d’Erla comme juge suprême de l'Empire. Wolfgar mit toute son énergie à obtenir le titre de Patriarche d’Aquilée. Il obtint finalement son élection en 1204, renforça à ce poste l'autorité temporelle du pape et reconquit l’Istrie et la Carniole en 1209. Il obtint des empereurs Philippe de Souabe et Othon IV le titre de légat du Saint Empire en Italie. Wolfgar est une figure importante de la littérature médiévale allemande en tant que mécène de plusieurs poètes haut-allemands, dont l'auteur anonyme de la Chanson des Nibelungen, et surtout du trouvère Walther von der Vogelweide : le seul témoignage sur la vie de ce minnesinger nous vient des livres de compte de Wolfgar (à la date du 12 novembre 1203, le prélat offre un manteau de fourrure à son protégé) (r.wikipedia.org - Wolfgar d'Erla).

 

Les plus anciens poèmes du Tournoi des chanteurs de la Wartburg sont probablement les «Rätselspiel» (concours de devinettes entre Klingsor et Wolfram von Eschenbach) et l'«Aurons Pfennig» (accusations contre le clergé), tous deux écrits en «Schwarzen Ton» vers 1239. Le «Rätselspiel» a été précédé vers 1206/1207 par le «Fürstenlob» en 24 versets écrit en «Thüringer Fürstenton», dans lequel six chanteurs (Heinrich von Ofterdingen, Walther von der Vogelweide, le scribe vertueux - der tugendhafte Schreiber, Biterolf, Reinmar von Zweter et Wolfram) discutent devant le landgrave de Thuringe et sa femme pour savoir comment louer le prince de la meilleure façon. Le vaincu Heinrich von Ofterdingen reçoit enfin la permission d'aller chercher Klingsor, un nigromancien, en Hongrie, ce qui mène au concours de devinettes - Rätselspiel. Le Tournoi des chanteurs de la Wartburg comprend également le «Livre de Zabulon» (de Fürstenton, Wettstreit Klingsor - Wolfram) et le Totenfeier (Schwarzer Ton, pleurant la mort du Landgrave et du comte von Henneberg) (fr.wikipedia.org - Tournoi des chanteurs de la Wartbourg).

 

En effet, Volcher, légat du pape et, en même temps, vicaire impérial pour le royaume d'Italie, demeura fidèle aux empereurs aussi longtemps que ceux-ci s'étaient tenus en bonnes relations avec Rome ; mais dès qu'en 1214, Othon eut marché contre Innocent III, Volcher l'abandonna pour se ranger aux côtés de Frédéric II qui, l'année suivante, lui reconfirma ses pouvoirs sur le Frioul, sur l'Istrie et sur la Marche annexée de Carniole (Attilio Tamaro, La Vénétie Julienne et la Dalmatie: histoire de la nation italienne sur ses frontières orientales, Tome 1, 1918 - books.google.fr).

 

Otton IV envoie Volcher, Patriarche d'Aquilée, en Italie, pour prendre conoissance des Droits de l'Empereur, & pour anoncer aux Villes sa prochaine arivée. Il ne tarde pas à le suivre; &, s'arêrant peu dans la Lombardie, où vraisemblablement il reçoit la Courone du Roïaume d'Italie, à Milan, il se rend par la Toscane à Viterbe, où le Pape l'atendoit. Il y renouvèle ses promesses & ses sermens ; & le Dimanche, 27 de Septembre, ou 4 d'Octobre, il reçoit à Rome dans la Basilique de Saint-Pierre, de la main du Pape, l'Onction, & la Courone Impériale (Abrégé Chronologique De L'Histoire Générale D'Italie: Depuis la chûte de l'Empire Romain en Occident, c'est à dire depuis l'an 476 de l'Ere Chretiène, jusqu'au Traité d'Aix-la-Chapelle en 1748. Tome 5 : Depuis l'an 1138, jusqu'à l'an 1254, 1769 - books.google.fr).

 

Ainsi Volcher précède Otton et lui indique en quelque sorte le chemin vers Milan, dont les remparts n’auraient pas été terminés.

 

Aigle impériale

 

Les liens entre Aquilée et Parme semblent ténus. Aussi peut-on penser au nom d'Aquilée tiré de l'aigle romaine qui est devenue l'emblème du Saint Empire Germanique (Grand dictionnaire historique, Tome 1, 1717 - books.google.fr).

 

Ainsi il s’agirait de l’empereur qui fera promesse à la commune de Parme en conflit avec son évêque. Mais l’entente du début du règne entre l’empereur et Volcher durera jusqu’en 1214.

 

Volcher (Wolfgerio) a une action pacificatrice en Italie négociant (promesses ?) avec Milan et ses alliés qui étaient opposés au groupe, compris dans la négociation, de Crémone dont faisait partie Parme.

 

Ora toccava al gruppo cremonese di prendere provvedimenti di difesa contro le possibili rappresaglie del vincitore appoggiato dal gruppo milanese. Attorno a Cremona troviamo Verona, Mantova, Reggio, Parma, Bergamo, Pavia, Ferrara, Treviso, Vicenza, Padova. Nel dicembre del 1208 si ebbero degli accordi contro Ottone IV. Nel marzo del 1209 il Legato imperiale Wolfgerio di Aquileja comparve a Milano : ricevette il giuramento di fedeltà dei milanesi, dei piacentini e dei loro amici, ma poi anche quello del gruppo cremonese. Anche nella Romagna il patriarca Wolfgerio riuscì a ristabilire la pace, ottenendo che le varie città restituissero le terre dei vescovadi che avevano usurpato, e così in Tuscia i comuni si rassegnarono alla restituzione dei beni imperiali usurpati. Il prestigio di Ottone IV era dunque in quel momento grandissimo (La spedizione di Ottone IV in Italia e gli echi in Piemonte, Miscellanea di storia italiana, 1968 - books.google.fr).

 

Parme

 

C'est avec des troupes parmesanes que Frédéric Barberousse réduit Milan en 1162. 

 

Parma era tra le città fedeli all'impero. Gerardo da Cornazzano fu suo leale e valente capitano d’armi. Nel marzo 1162, Gerardo da Cornazzano, condottiero dei parmigiani, fu delegato dal Barbarossa ad accogliere la resa senza condizioni dei Milanesi di Porta Romana. Nel 1163, l’anno seguente, ebbe la cattedra vescovile della Diocesi di Parma un probabile fratello del condottiero imperiale Gerardo, Aicardo da Cornazzano. Un anno dopo, nel 1164, il vescovo Aicardo cumulò anche le funzioni di podestà imperiale. L'antipapa Vittore IV lo nominò cardinale prete, ma la sua impetuosa carriera finì improvvisamente nel 1170 quando venne cacciato dalla cattedra vescovile di Parma quale scismatico (it.wikipedia.org - Storia di Parma).

 

La papauté revendiquait la suzeraineté de Parme et de Plaisance à la suite de la donation de la comtesse Mathilde faite au pape Grégoire VII (fr.wikipedia.org - Pénitence de Canossa, Voltaire, Siècle de Louis XV, 1819 - books.google.fr).

 

Caratteristica per la tendenza reazionaria di Ottone IV è la conferma di lui fatta (30 marzo 1210) al vescovo di Parma della giurisdizione sulla città e il contado ; nessuno poteva assumere il governo della città senza l'investitura vescovile.  Per quanto in Parma il potere comitale del vescovo avesse continuato più a lungo che altrove, il carattere anacronistico di questa disposizione era evidente, tanto che poco dopo, il 26 aprile, lo stesso imperatore concesse al comune di Parma una carta di completo privilegio, annullando ogni atto in contrario. Ciò che ora premeva a Ottone IV era di trarre dalla Lombardia il maggior numero possibile di forze per la spedizione contro il Regno (Luigi Salvatorelli, L'Italia communale: dal secolo XI alla metà del secolo XIV., 1940 - books.google.fr).

 

Après sa rupture d'avec le pape, Otton ce changement de politique vis-à-vis des communes italiennes est plus marqué.

 

I rapporti tra la diocesi e il Comune di Parma furono difficili, in quanto entrambi pretendevano da Ottone IV di Brunswick il riconoscimento dei privilegi cittadini (it.wikipedia.org - Storia di Parma).

 

Obizzo Fieschi (Lavagna ?, 1150 circa - Parma, 22 maggio 1224) è stato un vescovo cattolico italiano, eletto vescovo di Parma in 1194. Nel 1219 il Comune ottenne tale riconoscimento, ma dietro ricorso del Fieschi esso venne annullato, ripristinando i diritti del vescovo. Il Comune reagì negando al vescovo la facoltà di investire gli ufficiali comunali e togliendo alla Chiesa la giurisdizione sulle terre del contado. Il Fieschi si rivolse all'aiuto del papa, che demandò la questione al vescovo di Bologna. In maggio 1220 il Fieschi andò a Bologna con una ricca documentazione attestante i suoi diritti, ma il vescovo di Bologna, dopo che il Comune di Parma accettò di allontanare il procuratore, non si pronunciò. In giugno il papa comunicò al Fieschi di avere comunque deciso la questione a suo favore, esortando anche il re di Francia Filippo II a sequestrare i beni dei parmensi nel suo regno fino a quando il Comune non avesse accettato i privilegi attribuiti al vescovo. Il Comune però non si piegò a tale sentenza, nemmeno quando Federico II affiancò il pontefice nella condanna dei parmensi ostili al Fieschi. In marzo 1221 il Fieschi fu costretto ad allontanarsi da Parma, ma vi ritornò in luglio, dopo che il papa ebbe raggiunto un compromesso con il Comune (it.wikipedia.org - Obizzo Fieschi).

 

C'est Volcher qui était patriarche d'Aquilée pendant le règne d’Otton IV de Brunswick, et Gottfried, fidèlement l'empereur, pendant celui de Barberousse en 1183 lors de la paix de Constance.

 

Matteo da Correggio est issu d'un lignage de grands propriétaires fonciers, parmi les plus influents dans la commune de Parme. En 1196-1197, Matteo est podestat de Bologne ; en 1208 il est le premier étranger à être podestat de Pise ; en 1210 il est podestat du parti des milites de Crémone, qui tiennent cette année-là la moitié de la ville ; il retourne à Bologne en 1213, puis gouverne jusqu'à 1220 quatre autres villes. Il a été également ambassadeur de Parme auprès de Frédéric II. Son fils est aussi podestat, ainsi que 13 autres da Correggio au cours du XIIIe siècle (François Menant, L'Italie des communes 1100-1350, 2005 - books.google.fr).

 

Acrostiche : LLCM

 

LLCM peut se compter 50 + 50 + 100 + 1000 = 1200. Comme date contemporaine des événements objet de l'interprétation du quatrain.

 

Typologie

 

Le report de 1829 sur la date pivot 1260 donne 491, et, sur 1209/1210, 589/591.

 

Que le rôle de l'évêque fut primordial, en Occident, dans les entreprises de construction, on le voit bien à Milan, qui eut plusieurs grands évêques bâtisseurs. Ce fut d'abord saint Ambroise : en 386, il consacra la grande basilique que, de son vivant déjà, on appelait «ambrosienne», et qu'il destinait à recevoir son tombeau. En même temps, il construisait une autre basilique, en forme de croix et y déposait des reliques des saints Jean, André et Thomas, avant d'y placer, en 396, les reliques de saint Nazaire, trouvées cette année-là. Au Ve siècle, ce fut l'évêque Eusèbe qui reconstruisit l'église Sainte-Thècle brûlée par Attila en 452, puis l'évêque Laurent eut encore à reconstruire les édifices ruinés lors de la guerre entre Odoacre et Théodoric, dans l'été de 489, et lors de l'irruption des Ruges en 491. Pour mener à bien se ses constructions, Rusticus fut assisté de clercs narbonnais spécialement chargés de cet office [...]. Cette participation des clercs aux travaux de construction se retrouve souvent dans l'Occident du Ve siècle (M. Chalon, A propos des inscriptions dédicatoires de l'évêque Rusticus, Narbonne: archéologie et histoire: Montlaurès et les origines de Narbonne, 1973 - books.google.fr).

 

Privée de son évêque, négligée par la cour lombarde au bénéfice de Pavie, Milan demeure dans une situation politique secondaire, sauf pendant les quelques années où la reine Théodelinde incarne la légitimité lombarde : princesse lombarde de la branche bavaroise convertie au catholicisme, Théodelinde fait solennellement proclamer roi son second mari Agilulf par l'assemblée des Lombards réunie à Milan en 591, et c'est à Milan qu'en 604 Agilulf fait acclamer son fils comme son «collègue», à l'imitation des Empereurs byzantins ; mais ce n'est pas à Milan reconstruite, mais à Monza, plus au nord, que s'installe la cour : Théodelinde fonde dans cette ville une basilique dédiée à saint Jean-Baptiste, où elle dépose les ampoules envoyées de Rome par le pape Grégoire, et une série d'objets précieux ; la tradition veut qu'elle ait fait faire avec un clou de la Sainte Croix la Couronne de Fer, déposée au trésor de Monza (Yves Renouard, Les villes d'Italie de la fin du Xe siècle au début du XIVe siècle, Volume 2, 1969 - books.google.fr).

 

Venusberg

 

La féerie est encore inséparable de la luxure dans deux légendes parallèles : celle du mont de la Sibylle, en Italie, et celle de Tannhäuser, en Allemagne. Curieusement, les deux légendes surgissent simultanément dam les deux pays au XVe siècle. La légende italienne apparaît pour la première fois au début du XVe siècle dans un roman italien, Guerino il Meschino, qui conte les aventures d'un jeune héros à la recherche de son père : l'une de ces aventures le mène dans la grotte de la Sibylle. En 1442, elle fait l'objet d'une version en français, Le Paradis de la reine Sibylle, dans La Salade, une sorte de manuel pédagogique composé par Antoine de la Sale pour son élève Jean de Calabre, fils de René d'Anjou. Antoine raconte son excursion au mont de la Sibylle, à Montemonaco, près d'Ancône, dam la région des Apennins, et évoque la tradition légendaire attachée à ce lieu. Un chevalier allemand et son écuyer pénètrent un jour dans la grotte de la Sibylle et découvrent un royaume enchanté. Ils choisissent chacun une compagne parmi les dames de la cour et mènent une vie de plaisirs. Certaines particularités devraient pourtant les inquiéter : comme Mélusine, toutes les habitantes de ce lieu de délices se métamorphosent en serpentes le samedi. En effet quand venait le vendredi, après minuit, sa compagne quittait sa couche pour aller retrouver la reine et les autres dames. Et là, dans des chambres prévues à cet effet, elles se transformaient toutes ensemble en couleuvres et en serpents ; elles restaient ainsi jusqu'au samedi après minuit ; puis chacune allait retrouver son compagnon ; et le lendemain elles paraissaient plus belles qu'avant. Les deux hommes sont autorisés à quitter le royaume souterrain au bout de huit jours, puis trente, enfin trois cent trente. Ensuite ils appartiendront définitivement à l'autre monde. Le chevalier laisse passer les deux premiers termes mais au troisième, pris de repentir, il prend congé de la reine Sibylle. Il implore l'absolution du pape, qui se fait attendre. Poussé par son écuyer pressé de retrouver sa vie de plaisirs, il regagne le royaume souterrain, et le messager porteur du pardon papal arrive trop tard pour l'arracher à la fée.

 

La légende allemande de Tannhäuser et du Venusberg apparaît à partir de 1453 dans plusieurs poèmes lyriques dominés par le thème de l'érotisme maudit et du repentir. Tannhäuser, devenu l'époux de Vénus, quitte le Venusberg, lieu de tous les plaisirs, pour implorer l'absolution du pape, qui la lui refuse. Au XVIe siècle surgit le motif du bâton qui reverdit (il sera popularisé au XIXe siècle par l'opéra de Wagner) le pape montre le bâton sec qu'il tient à la main et proclame que le pécheur obtiendra la grâce de Dieu quand le bâton reverdira. Tannhäuser, désespéré, regagne le Venusberg. Trois jours plus tard, le bâton a reverdi, mais le chevalier a disparu à jamais. La reine Sibylle et dame Vénus, comme la fée Morgue, incarnent la face noire de la féerie, luxurieuse et diabolique. Dans cette «légende populaire, féminine, voire pornographique, derrière la Sibylle de Norcia, c'est en effet Vénus et la tentation du lupanar que le diable fait surgir» (Laurence Harf-Lancner, Le monde des fées dans l'Occident médiéval, 2003 - books.google.fr, P.S. Barto, Studies in Tannhauserlegend, The Journal of English and Germanic philology, Volume IX, 1910 - archive.org).

 

Norcia est Nursie, patrie du fondateur de l'ordre bénédictin.

 

L’abbaye territoriale du Mont-Cassin a été également fondée par Benoît de Nursie en 529 sur le site d'une ancienne tour et d'un temple dédié à Apollon, situé à 519 mètres d'altitude. Elle est le berceau de l’ordre des Bénédictins. Elle sert de retraite à des souverains et à des pontifes tels que le prince franc Carloman, frère de Pépin le Bref, le roi lombard Ratchis (avec sa famille), et saint Grégoire. L'abbaye, plusieurs fois menacée lors des invasions et des guerres, est pillée, saccagée et brûlée pour la première fois en 589 par les Lombards du duc Zotton de Bénévent. La plupart des moines qui peuvent échapper au massacre se réfugient, avec les restes du saint fondateur, à Rome (fr.wikipedia.org - Abbaye territoriale du Mont-Cassin).

 

Parme

 

Marie Louise d'Autriche, ancienne épouse de Napoléon Ier, est duchesse de Parme de 1814 à sa mort en 1847. Son second mari le feld-maréchal de Neipperg est mort à Parme le 22 mars 1829 (Les souverains de l'Europe en 1830 et leurs héritiers présomptifs, 1830 - books.google.fr).

 

Libéralisme politique

 

Annibale Sermattei della Genga (la Genga, près d’Ancône, 22 août 1760 - Rome, 10 février 1829) est le 252e évêque de Rome. Comme pape, il choisit de régner sous le nom de Léon XII (en latin Leo XII, en italien Leone XII), de 1823 à 1829. Politiquement, Léon XII est considéré comme le «pape de la Sainte-Alliance» : son hostilité au libéralisme fait de lui l’héritier politique du congrès de Vienne. Son conservatisme politique le conduit également à s’ingérer dans la politique interne des États catholiques : il demandera ainsi à Louis XVIII d’écarter Villèle devenu président du conseil, dont ses conseillers jugent la politique trop libérale (fr.wikipedia.org - Léon XII).

 

Aujourd'hui, comme si nos derniers malheurs nous eussent replongés dans la stupidité du moyen âge, la cour de Rome, qui ne nous apprécie que d'après les correspondances de nos fanatiques avec elle, revient nous présenter le pape comme un régent universel, qui a le droit d'enseigner, conduire, gouverner et contenir tous les autres évêques, parce qu'il lui plait de ne voir en eux que ces petits agneaux auxquels Pierre doit donner la pâture, suivant la commission que Jésus-Christ lui en confia. Ainsi l'a dit Pie VIII dans l'encyclique du 24 mai 1829, qu'il vient d'adresser aux évêques ; et aucun d'eux n'a eu le courage d'opposer seulement à cette prétention, renouvelée des pontificats de Grégoire VII, d'Innocent III de Boniface VIII, ce qu’un bien plus grand pape, saint Grégoire, écrivit au patriarche d'Alexandrie, qui l'avait qualifié évêque universel : «Si j'étais ce que vous diles, lui répliqua-t-il, vous ne seriez plus évêque, il n'y en aurait pas d'autre que moi; abjurez ce langage capable d'enfler la vanité et de blesser la tendresse due à tous nos frères en épiscopat». Mais ce n'est pas d'aujourd'hui que les plus justes récriminations en ce genre ont été étouffées par le désir ou le poids du pallium ou du cardinalat et l'éclat de la tiare (Encyclopédie moderne, Volume 17, 1829 - books.google.fr).

 

Ce combat contre le libéralisme politique était déjà présent dans l'opposition de l'Eglise aux libertés communales au Moyen Âge, comme on l'a vu à Parme entre l'évêque Obizza Fieschi

et la municipalité.

 

Les communes eurent dans l'Église un ennemi plus obstiné et plus systématique que dans la royauté. On représente de nos jours l'Église comme la mère de la liberté moderne, on voudrait lui donner des titres aux sympathies du dix-neuvième siècle; mais pour cela on est obligé de fausser l'histoire : l'histoire nous montre à chaque page que la liberté et l'Église sont incompatibles. Dira-t-on que les papes furent les alliés des cités lombardes dans la lutte qu'elles soutinrent pour leur indépendance ? L'histoire répond que les cités italiennes furent l'appui du Saint-Siège dans la guerre du sacerdoce et de l'empire, mais que le but de la papauté était la domination et non la liberté. L'Église était si peu favorable à la liberté, qu'elle la repoussa partout où elle n'avait aucun intérêt à la soutenir; elle l'aurait détruite dans son berceau, si elle en avait eu la puissance. Innocent III excommunia les barons d'Angleterre qui arrachèrent à leur méprisable roi la première charte des franchises anglaises. Le grand pape ne fut pas plus favorable à la liberté des villes ; il défendit aux habitants de Spolète d'élire des juges et des tabellions; il permit aux habitants de Radicofani d'élire des consuls, mais avec son approbation, et aussi longtemps que cela lui plairait. Martin IV abolit les consuls à Bénévent, par le motif qu'il voulait être seul maître dans la ville. Les évêques eurent-ils plus de sollicitude pour la liberté des bourgeois que les souverains pontifes ? Loin de favoriser le mouvement communal, ils le combattirent partout où ils en eurent le pouvoir; les communes dans les cités épiscopales n'ont pas été établies par les évêques, mais malgré eux et contre eux (François Laurent, Histoire du droit des gens et des relations internationales, Tome 7 : La féodalité et l'église, 1865 - books.google.fr).

 

Le droit était incontestablement du côté de l'empereur, mais en se portant champion de la féodalité et de la monarchie contre les communes qui voulaient s'administrer elles-mêmes, Frédéric II commit une erreur tragique qui assura la victoire de son antagoniste papal. Celui-ci, se posant en protecteur des libertés urbaines et de la bourgeoisie, mit de son côté les forces nationales (La Grande encyclopédie, inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts: par une société de savants et de gens de lettres, Tome 18, 1886 - books.google.fr).

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