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Conquête de l’Inde par l’Angleterre Le gouverneur Warren Hastings IV, 51 1815-1816 Un duc cupide son ennemi ensuivre : Dans entrera, empeschant sa phalange : Astés à pied si pres viendront poursuivre, Que la journée conflite pres de Gange. "Gange" Gange = Ganges (Hérault) (Pierre
Brind'Amour, Les premières centuries, ou, Propheties de Nostradamus (édition
Macé Bonhomme de 1555), 1996 - books.google.fr). Il y eu prise de contrôle de Ganges en 1561 par les protestants,
et le duc de Montmorency-Damville deviendra gouverneur du Languedoc en 1563
(jusqu'en 1614) (Serge
Brunet, Mars 1560 - mars 1562 : les guerres de religion commencent dans le Midi
de la France, Jean Calvin: les visages multiples d'une réforme et de sa
réception, 2009 - books.google.fr). Damville était le second fils du connétable de
Montmorency, qui lui, était d'une insatiable cupidité (Dictionnaire
de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales
les plus indispensables à tous, Tome 13, 1878 - books.google.fr). On connaît aussi l'affaire de la marquise de Ganges
assassinée par ses deux beaux-frères en 1667 (fr.wikipedia.org - Ganges). C'est probablement le 4 mars 1703, à Ganges, que les
rebelles huguenots prirent le nom de "camisards", en mĂŞme temps que
les chemises (camisos) que leur tendait généreusement une population
entièrement gagnée à leur cause. Las ! Dès le surlendemain, ce beau linge était
ensanglantĂ© par la dĂ©faite de Roland devant le marĂ©chal de Montrevel, Ă
Pompignan (www.lemonde.fr). Pompignan (Gard) est juste à quelques kilomètres à l'est
de Ganges (Hérault). Montrevel n'était pas duc, mais chef militaire (dux), et il sera remplacé en 1704 par Villars qui sera fait duc en 1705 après la fin de la guerre des Camisards. La libération du Gard ne s'effectue pas partout
facilement. Evitant la route nationale 113 que les villes de Nimes et d'Alès,
plusieurs “Marschgruppen”, encore disciplinés et combatifs traversent le
département, entre le 21 et le 28 août, suivant l'axe général
Sommières-Moussac-Barjac et au-delà vers la vallée du Rhône. De violents
affrontements ont lieu avec les F.F.I. notamment le 25 aoĂ»t Ă
Saint-Hippolyte-du-Fort et Ă la Madeleine-Tornac (Pierre
Mazier, Quand le Gard se libérait: un ancien du C.D.L. raconte..., 1992 -
books.google.fr). Le gros du «Marschgruppen» poursuit par Clermont-l'Hérault, Gignac ; sa «tête» arrive, devant Ganges, dans la matinée du 24, se heurte à des groupes de l'«Aigoual-Cévennes», puis reflue vers Ferrières-les-Verrières, à la limite du Gard et de l'Hérault, où le «Marschgruppen» cantonnera la nuit du 24 au 25 août. Le 25, au matin, il se présente devant Saint-Hippolyte-du-Fort solidement tenu par l'«Aigoual-Cévennes». Le combat commence au poste avancé embusqué sur la route de Pompignan et se poursuit, très dur, dans la ville (l'ennemi aura 38 tués inhumés dans le cimetière communal) (Aimé Vielzeuf, La résistance dans le Gard (1940-1944), 1979 - books.google.fr). Autrement : "duc
cupide" ou Bacchus/Dionysos Tum Musarum dux Bacchus in suis mysteriis
(C'est alors que Bacchus, le chef des Muses) écrit Pic de La Mirandole (De
dignitate hominis) (Recherches
de théologie ancienne et médiévale, Volumes 54 à 55, 1987 - books.google.fr). "philakrètos", qualificatif de Bacchus chez
Nonnos, traduit en "meri cupidus" par Henri Etienne ; autre
qualificatif "phiuios basileus", "rex Bacchus evandi
cupidus" selon Brunck (1729 - 1803) (Analecta) (Lexikon
Hellenoromaikon: Nvnc Ex Variis Lingvae Graecae commentarijs thesauris &
accessionibus, non tam uocum simplicium, quam allegationum auctario
locupletatum, illustratum & emendatum, 1563 - books.google.fr, Jean
François Gail, Recherches sur la nature du culte de Bacchus en Grèce, et sur
l'origine de la diversité de ses rites, 1821 - books.google.fr). Dionysos est
fondamentalement un dieu du parcours, errant sans cesse en compagnie de ses
Bacchants. Mais on lui prête aussi des expéditions très lointaines, centrées
sur des objectifs précis, comme c'est le cas dans sa conquête de l'Inde. Un
corpus plus riche que cohérent. Il existe un corpus de textes bien constitué, en liaison
avec l'expédition orientale d'Alexandre le Grand, qui permet une documentation
entièrement renouvelée et met en place une structure chronologique tripartite
avec trois épopées successives, dont chacune prépare la suivante -selon le
motif bien connu pour la colonisation de la precedenza qui justifie la prise de
possession du sol par les colons grecs du fait qu'Héraclès les a précédés dans
cette voie -: - celle du dieu Dionysos; - celle du héros Héraclès (datée de 15 générations après
celle de Dionysos, d'après Arrien, Inde, 9, 10); - celle du héros/dieu Alexandre. Rappelons successivement des textes d'Arrien, de Diodore,
de Polyen, de Strabon, qui constituent l'essentiel du dossier. Arrien. L'anabase
d'Alexandre 5.1. Alexandre, passant près de Nysa, reçoit le chef de
la ville, Acusis, qui lui raconte qu'elle fut fondée par le dieu regagnant la
Méditerranée après sa conquête de l'Inde Arrien. L'Inde 5.8-9. Avant Alexandre, suivant une tradition très
répandue, Dionysos aurait mené une expédition contre les Indiens et les aurait
soumis; Héraclès aussi, selon une version moins assurée.
Pour la campagne de Dionysos, la ville de Nysa est un témoignage de très grande
valeur, ainsi que le mont Méros, le lierre qui y pousse, l'habitude des Indiens
d'aller au combat en frappant des tambours et des cymbales, leurs vĂŞtements
bigarrés comme ceux des Bacchants. 7. Politique civilisatrice de Dionysos sur les Indiens,
qui n'avaient ni villes, ni temples, se vĂŞtaient de peaux de bĂŞtes et se
nourrissaient d'écorces d'arbres et de bêtes capturées. Diodore Diodore (3, 63) distingue trois Bacchus, dont le premier
en date est Indien. Il invente l'usage du vin et la culture des fruitiers. Il
parcourt la terre à la tête d'une armée et enseigne l'art de la vigne et du
vin. Il meurt et est mis au rang des Immortels. Diodore (2.38) Dionysos conquiert l'Inde. Son armée
ravagée par une épidémie, il s'établit sur les montagnes où vents frais et eau
pure chassent la maladie. Cet épisode se passe sur le Méros. Il se révèle alors
un héros culturel, apprenant aux Indiens la viticulture, les fondations de
villes, les cultes, les lois. Il meurt de vieillesse après un règne de 52 ans. Polyen.
Stratagèmes, 1, 1-2 1. Dans son expédition dans l'Inde, Dionysos ne vêt ses
soldats que de vêtements longs et de nébrides, il ceint le thyrse de lierre, il
donne le signal avec des cymbales et des tambours. Il enivre ses ennemis et les
livre à l'orgie et c'est ainsi qu'il met l'Inde en sa possession. 2. Son armée étant anéantie par une chaleur intolérable,
il occupe une montagne à trois cimes (dont l'une est le Méros). Tableau
idyllique : sources, animaux, richesse et prospérité, neige... L'armée
réconfortée, il attaque l'ennemi dans la plaine et le met en fuite. Strabon. 15, 58 «En revanche, quand Mégasthène prétend, à propos des philosophes
indiens, que ceux de la montagne sont des adeptes inspirés du culte de
Dionysos, qui mĂŞme invoquent, comme autant de preuves de l'origine indienne de
ce culte, la présence en leur pays de la vigne sauvage inconnue soi-disant
partout ailleurs, la présence aussi du lierre, du laurier, du myrte, du buis et
d'autres arbustes au feuillage persistant, dont pas un ne croît au delà de
l'Euphrate si ce n'est à l'état de rareté dans des parcs ou jardins d'agrément
et à grand renfort de précautions et de soins ; quand il cite, toujours comme
pratiques dionysiaques, l'usage de porter la sindoné et la mitre, de se
parfumer tout le corps et s'en teindre certaines parties avec des essences de
fleurs, l'usage aussi de faire marcher des tambours et des trompettes en tĂŞte
du cortège dans les sorties solennelles des rois ; quand il nous montre, en
regard des philosophes de la montagne adorateurs de Bacchos, ceux de la plaine
voués au culte exclusif d'Héraclès, il retombe là dans la pure fiction et
s'expose à de trop faciles démentis, notamment en ce qui concerne la vigne et
le vin» (Pierre
Lévêque, Dionysos dans l'Inde. In: Inde, Grèce ancienne. Regards croisés en
anthropologie de l'espace. Actes du Colloque "Anthropologie indienne et
représentations grecques et romaines de l'Inde", Besançon 4-5 décembre
1992. Besançon : Université de Franche-Comté, 1995 - www.persee.fr). Nonnus de
Panopolis, s'emparant de ces créations nouvelles de l'imagination, les
rattacha aux anciennes légendes pour en composer son poëme en 48 chants, Les Dyonisiaques. La nouveauté de ces
données trahit l'origine récente de ce mythe d'un Bacchus indien. M. Ouwaroff a
très-bien fait voir, dans sa dissertation sur Nonnus, que les notions nouvelles
et infiniment plus complètes qu'a données ce poëte dans son épopée, indiquent
que l'Inde n'était connue que depuis peu, et qu'à mesure qu'on y avait pénétré
davantage, on avait enrichi la légende dionysiaque de faits qui ajoutaient de
plus en plus Ă sa physionomie indienne (Friedrich
Creuzer, Religions de l'antiquite, traduit par J.D. Guigniaut, Tome 3, 1851 -
books.google.fr). Lucien (Dialogues XVII) évoque Dionysos en Inde, Euripide
(Les Bacchantes) le place en Bactriane, Ovide lui fait donner les lynx par
l'Inde (Métamorphoses, XV). Nonnos lui fait abandonner le champ de bataille
indien (Juliette
Vion-Dury, Le lieu dans le mythe, 2002 - books.google.fr). "Astés" Asté, hasté = pressé, serré de près, en hâte (Pierre Brind'Amour, Les premières centuries, ou, Propheties de Nostradamus (édition Macé Bonhomme de 1555), 1996 - books.google.fr). Les satyres courent en avant, ou forment leurs rondes autour de cet
équipage accoutumé aux montagnes. De
nombreuses bacchantes, amies des vignes, abordent çà et là d'un pied rapide les
routes escarpées, et franchissent d'un bond les replis des roches en
échelles, où le sentier est le plus étroit. Pour charmer et déguiser les
fatigués de ce voyage autour des abimes, elles dansent en cadence au bruit de
leurs grelots. Les fougueux Égipans, au haut des rochers, leur séjour habituel,
gambadent d'un pied velu sur les collines, et sautent par-dessus les pics qu'on
ne foula jamais (Nonnus
Panopolitanus, Bacchus, 1856 - books.google.fr). "phalange" Avant d'avoir le sens de subdivision d'une armée,
phalange signifie poutre, en rapport avec phallus (libido et Cupidon/Eros :
"cupide") (Carl
Gustav Jung, Métamorphoses et symboles de la libido, 1927 - books.google.fr). Pauvre, poulain et poltron sont trois mots de la même
racine indo-européenne. La trace la plus ancienne se
trouve dans le sanskrit putrah, fils, qui, comme l'avestique et l'osque,
exprime la notion de petit. Le grec a pais (gén. paidos) pour «enfant», puis
«fils» et «fille» pour exprimer la filiation par rapport au père, enfin
«serviteur, esclave» dans le dialecte attique. [...] Etymologiquement, petit et
peu ont la même racine. [...] En français : puéril, puériculture, poulailler,
poussin, polichinelle, pucelle, pouliche, polochon, prépuce, et même pourpier
("pied de poulet" métaphoriquement), ainsi que poutre, tout comme
chevalet de cheval, chevron de chèvre, et même poulain (assemblage de madriers)
de poulitra (jeune jument) (Bernie
de Tours, Le mauvais tour de Babel: pérégrinations ludiques au royaume des
mots, 2007 - books.google.fr). Le terme d'origine grec peut renvoyer au Dionysos grec
conquérant l'Inde. On pense alors, et ce n'est pas si farfelu, au
Brahmapoutre (fils de Brahma), autre fleuve rival du Gange en étendue, qui mêle
ses embouchures aux siennes et les boues de l'Asie centrale aux boues du
Bengale (Revue
maritime et coloniale, Volume 17, 1866 - books.google.fr). Bataille journée = bataille (Pierre
Brind'Amour, Les premières centuries, ou, Propheties de Nostradamus (édition
Macé Bonhomme de 1555), 1996 - books.google.fr). Le poëte Nonnos commence son vingt-cinquième chant, ou la
seconde moitiĂ© de son poĂ«me, par une invocation Ă la Muse, qu'il invite Ă
chanter le sujet de la guerre de l'Inde, qui doit durer sept ans. Après une
invocation assez longue, Nonnus entrant
en matière nous dépeint les alarmes des habitants du Gange, et le désespoir de
Dériade, qui apprend que les eaux de l'Hydaspe ont été changées en vin,
comme celles de l'Astacus; que l'odeur de cette délicieuse liqueur s'est fait
sentir aux Indiens, et présage déjà la victoire de Bacchus. Celui-ci rougissait
du repos oĂą il languissait, et s'indignait des obstacles que Junon mettait Ă
ses triomphes. Atys, amant de Cybèle, vient de la part de cette déesse consoler
Bacchus, et lui apporte une armure fabriquée par Vulcain. Ici le poëte nous
fait la description du superbe bouclier qu'il reçoit. Tout le système céleste
et les sujets les plus intéressants de la mythologie y étaient gravés.
Cependant la nuit arrive, et étendant ses voiles sombres sur la terre, elle
ramène le sommeil aux mortels. [...] Au chabnt XL, Minerve, sous la forme de Morrheus, gendre
de Dériade, paraît au commencement du livre suivant, et fait à Dériade, roi des
Indiens, les plus vifs reproches sur sa lâche fuite. Il retourne au combat et provoque
de nouveau Bacchus, qui enfin le tue. Son cadavre est roulé dans les flots de
l'Hydaspe. Les bacchantes applaudissent Ă la victoire de leur chef, et les
dieux, témoins d'une défaite qui termine la guerre de Bacchus contre les
Indiens, retournent aux cieux avec Jupiter. Le reste du chant est employĂ© Ă
décrire les suites de ce grand événement, la douleur de toute la famille de
Dériade et les funérailles des morts. Le poëte y joint aussi un tableau de la
joie des bacchantes : elles célèbrent par leurs chants et leurs danses la
victoire de Bacchus sur le chef du peuple noir, qui avait apporté tant de
résistance aux conquêtes du dieu bienfaisant qui parcourait le monde pour
l'enrichir de ses dons. Ici Dériade joue dans le poëme de Bacchus un rôle
d'opposition, que Typhon joue dans les fables sacrées sur Osiris. Ce principe
de résistance du chef des noirs étant vaincu par le dieu chef de lumière et
source de tous les biens, il ne reste plus Ă Bacchus qu'Ă continuer sa route et
à regagner le point d'où il était parti. Ce point est l'équinoxe du printemps,
ou le signe du taureau où il va revenir, quand il aura dissipé la tristesse que
l'hiver a répandue sur le monde, et qui, sous le nom de Penthée ou du Deuil, ne
peut plus tenir devant le dieu qui nous rapporte la lumière et la joie par son
retour vers nos climats. La guerre a fini à la septième année ou au septième
signe (Dupuis,
Origins de tous les cultes, ou Religion universelle, 1869 - books.google.fr). Acrostiche : UDAQ "udakam" : eau en
sanscrit, cf. le latin "udus", humide (Gaffiot). Pourquoi, dans les sutra du Mahayana, ne se contente-t-on pas de parler de
l'assemblée des Bodhisattva ? Réponse.
- C'est que le Mahayana est large (vipula) et que tous les Véhicules, tous les
Chemins y rentrent, tandis que le Véhicule des Sravaka est étroit et ne
contient pas le Mahayana. Ainsi le Gange
ne contient pas le grand océan parce qu'il est étroit, mais le grand océan peut
recevoir tous les fleuves parce qu'il est vaste. Il en va de mĂŞme pour le
Mahayana. Une stance dit : Le Mahayana est comme la mer, Le Hinayana est comme
l'eau contenue dans la foulée du boeuf (gopada udakam). Le petit ne peut contenir le grand (Nagarjuna,
Le traité de la grande vertu de sagesse: (Mahaprajnaparamitasastra), traduit
par Etienne Lamotte, 1944 - books.google.fr, fr.wikipedia.org -
Nagarjuna). L’Occident, vers
la fin du XVIIIe siècle, s’est découvert une passion pour l’Inde, et ceux
qui ont étudié cet engouement soudain ont parlé de «Renaissance orientale» pour
suggérer qu’à l’instar de la Renaissance, lorsque l’Occident s’était ressourcé
à ses origines antiques, la fin du XVIIIe siècle a vu se développer une
nouvelle recherche de sens par la médiation de l’Orient, et de l’Inde plus
particulièrement. [...] Cette
«Renaissance Orientale» n’est pas le fruit du hasard. Elle apparaît au moment
où les intérêts économiques occidentaux s’intéressent particulièrement à l’Inde :
après la révolution américaine, il était bien naturel que les pays européens se
focalisent vers l’Orient pour calmer leurs appétits expansionnistes. Mais
parallèlement, le développement des infrastructures et des moyens d’exploitation
des compagnies privĂ©es puis des Ă©tats nationaux a largement contribuĂ© Ă
approfondir la connaissance de ces régions et de leur culture (Jean-Paul
Rosaye, Francis Herbert Bradley et Nagarjuna: enquĂŞte sur des lieux
épistémologiques communs - www.researchgate.net). Acrostiche : UDHQ, UDHyia Qaf Des éditions ont "Hastés" au lieu de "Astés". L’Udhiya (le sacrifice rituel lors de la fête al-Adha, du verbe "dahha" sacrifier) est une Sunna Mu’akkada (hautement recommandée), et il est détestable
de la délaisser pour celui qui en a la capacité. Seul le bétail peut être sacrifié : Un camélidé (chameau – chamelle), un bovin (vache – buffle…), un ovin (mouton – brebis), un caprin (chèvre – bouc)
(droitetcharia.wordpress.com). 3, 723-733 : Cela me plairait de dire le prodige des marins tyrrhéniens qui furent subitement métamorphosés en poissons;
mais ce n'est pas l'objet de ce poème. Son objet est d'expliquer pourquoi une pauvre vieille femme invite les gens à s'intéresser à ses galettes.
Avant ta naissance, Liber, les autels restaient dépourvus d'honneurs, et des herbes poussaient sur leurs foyers glacés.
La tradition retient que tu réservas des prémices au grand Jupiter, lorsque tu eus soumis le Gange et tout l'Orient :
toi le premier, tu lui offris de la cannelle et de l'encens pris Ă l'ennemi, ainsi que les chairs rĂ´ties du boeuf de ton triomphe
(Ovide, Fastes III - Mars - bcs.fltr.ucl.ac.be). Dans les Murug-ad-dahab, Al-Masudi déclare que le calife 'Umar b. Hattab attribuait à l'Ange de la Montagne Qaf d'avoir décerné à Alexandre l'épithète
de «Du-l-Qarnayn». Dans la Nihaya et dans le «roman éthiopien» le roi macédonien apprend avec étonnement précisément de la bouche de l'Ange de la
Montagne qu'il sera désormais connu sous ce surnom. Dès lors, rien n'empêche de songer que le calife avait appris cette explication du titre de «Du-l-Qarnayn»
de son contemporain 'Abd-allah b. Sallam
(M. Grignaschi, Les Rasa'il'Aristatalisa'ila-l-Iskandar" de Salim Abu-l'Ala' et l'activité culturelle à l'époque omayadde, Bulletin d'études orientales, Volume 19, 1965 - books.google.fr). Alexandre en Inde, connaît un nouvel échec militaire et doit être secouru par Roxane qui lui fait parvenir de Rome, sous les
ordres d'Aristote et de Ptolémée, «trente armées de croisés (si salib sepâh). Chaque armée de la croix était formée de mille guerriers». Aussi Alexandre
finit-il par épouser la dame de Perse. Roxane avait initié ou encouragé Alexandre à suivre «la voie des monothéistes, le chemin des adorateurs de Dieu».
Comme son grand-père Darius l'ancien, qui l'avait reçu de ses ancêtres, Roxane connaissait le nom secret de Dieu, qui était connu aussi du savant indien Himâriphâla.
Elle en faisait usage au moment des périls et s'en vante face à Alexandre : «Je détiens le grand nom, toi non». C'est donc en renonçant au pouvoir et en se convertissant
qu'Alexandre recouvre un rôle de héros : «Régner ne me sert à rien. Je veux faire le périple de la terre pour en voir les mirabilia» et pour en extirper toutes les sortes
d'idolâtrie et de perversion sexuelle. Alexandre se transforme ainsi d'emblée en précurseur de Mahomet. Mais en tout lieu, à commencer par l'Inde,
continent du démonisme identifié à l'adoration d'Ahrimân, le conquérant «musulman» rencontre de fortes résistances à sa coercition. Car il ne prêche pas,
mais se conduit en inquisiteur : «Qui n'accepte pas, entre moi et lui il y a l'Ă©pĂ©e». Parmi la foule des martyrs de leur foi, PĂ´ros roi de l'Inde rĂ©pond Ă
Alexandre : «Je connais Ahrimân, je ne vois pas le Dieu unique (yazdân)». La conversion à l'islam gratifie Alexandre d'un deuxième périple, aérien cette fois, et
direction du nord et du sud. D'après une tradition arabe que relate Biruni, Zu'l-qarneyn «avait atteint l'orient et l'occident de la terre, et traversé le nord et le sud». Dans
l'île du Diable, Alexandre est enlevé en compagnie d'Aristote et d'Hippocrate par deux démons volants qui le transportent dans «la vallée des graciés» sur le mont Q (Qâf) ou
«Mont Vert», décrit comme une montagne qui s'étend tout autour de la Terre à partir de la région arctique. Là , Alexandre a une vision de Mahomet, «le prophète du temps ultime», sous la
forme d'un ange. Il effectue ensuite un voyage aérien qui fait de lui le précurseur de l'ascension
(A.M. Piemontese, Alexandre le «circumnavigateur» dans le roman persan de Tarsusi, Mélanges de l'Ecole française de Rome, Moyen âge, Volume 112, Numéro 1, 2000 - books.google.fr). Qaf est le nom traditionnellement donné à la 50e sourate du Coran, le livre sacré de l'islam. Elle comporte 45 versets. Rédigée en arabe comme
l'ensemble de l'œuvre religieuse, elle fut proclamée, selon la tradition musulmane, durant la période mecquoise. Les versets 12-14 sont des Straflegenden, selon le terme d’Horovitz, des
«légendes de punition». Elles concernent ici huit peuples et forment la plus longue série du Coran. Deux remarques préalables est qu’il n’est pas fait mention du peuple
d’Abraham et qu’elle mêle des personnages bibliques et des peuples arabes
(fr.wikipedia.org - Qaf (sourate)). Typologie "Astés" (certaines versions ont
"hastés") : Hastings La conquête de l’Inde par les Anglais dura près d’un
siècle. Elle est illustrée par l’action du gouverneur Warren Hastings
(1732-1818), rappelé en 1785 et surnommé le « Verrès moderne »
(« un duc cupide » :
« duc » du latin
« dux », chef). « Les princes furent cyniquement pressurés. Ce
fut le cas pour le rajah de Bénarès, auquel, ses trésors vidés, on enleva sa
ville ; ce fut le cas encore pour les princesses d’Aoude. […] On
emprisonna leur serviteurs de confiance et on ne les relâcha que contre une rançon
de Shivala ghât présente l'aspect d'une haute forteresse
dominant le fleuve ; on l'appelle parfois Kâlî Mahal ghât ; il
appartient au râja de Bénarès. Anglais puisque le râja Chait Singh, leur
prisonnier, s'échappa la nuit d'une des fenêtres de cette forteresse en 1781,
traversa le Gange et put atteindre Râmnâgar après sa fameuse bataille contre
Warren Hastings (Jean
M. Rivière, Lettres de Bénarès, 1982 - books.google.fr). Ce fut en septembre 1805, après neuf ans d'absence, que
Wellesley, gouverneur général des Indes depuis 1798, rentra dans son pays
natal, avec la satisfaction d'avoir pacifié, agrandi et consolidé le vaste
empire de l'Inde. [...] Mais Wellesley l’emporta sur Clive par un fonds d'honnêteté
et de droiture qui l'empĂŞcha constamment de recourir Ă l'emploi de moyens que
la justice ou la loyauté réprouvent. La conduite souvent barbare et presque
toujours machiavélique du vainqueur de Plassey lui suscita de nombreux ennemis :
la justice et la bonne foi de Wellesley ont, au contraire, été citées par les
Indiens eux-mêmes comme un titre spécial à leur
admiration. Cette droiture et cette loyauté, on les chercherait en vain dans
les actes ou dans la correspondance de Clive et de Warren Hastings, qui se sont
malheureusement plu Ă justifier dans l'Inde le reproche qu'on a si souvent
adressé à la politique anglaise en Europe, de manquer de franchise et de bonne
foi. [...] Wellesley se distingue aussi de la plupart des hommes d'État qui ont
joué un rôle dans les affaires de la colonie, par sa délicatesse et par son
désintéressement extrême (A.
Brialmont, Histoire du duc de Wellington, Tome 1, 1856 - books.google.fr). Futur duc, Wellesley ne fut point cupide. Lord Minto fut remplacé, en 1813, par lord Moira, marquis
d'Hastings (1813-1823). Dès son arrivée dans l'Inde, le nouveau gouverneur
général eut à combattre les Gourkhas, tribu indoue établie dans le Népaul, au
pied de l'Himalaya, d'où elle s'étendit, depuis le milieu du XVIIIe siècle,
jusqu'aux rives du Sattledje. Une armée de 24000 hommes, divisée en cinq corps,
fut mise en mouvement sur une ligne de 200 lieues. Cette guerre de montagnes,
sur un espace aussi étendu, contre un peuple belliqueux qui avait depuis
longtemps adopté la tactique européenne, fut d'abord désastreuse pour les
Anglais; ils furent battus sur toute la ligne (1814-1815). Dans la campagne de
1816, le général Ochterlony s'empara de tout le pays compris entre le Sattledje
et la Gogra (affluent du Gange). Les Gourkhas, défaits dans deux batailles
successives, cĂ©dèrent le territoire conquis, admirent un agent anglais Ă
Katmandou, leur capitale, et s'engagèrent à ne prendre aucun Européen à leur
service (4 mai 1816) (Félix
Oger, Histoire de France et histoire générale depuis l'avénement de Louis XIV
jusqu'à la chute de l'Empire (1643-1815), 1862 - books.google.fr). Le comte de Moira était au nombre des favoris du prince
de Galles; il avait été le second du prince dans son duel avec le
lieutenant-colonel Lennox, et il avait pris une part très vive à la discussion
du premier bill sur la régence (1789). Devenu enfin régent, ce prince lui en
témoigna sa reconnaissance, en le nommant gouverneur général des possessions
britanniques dans les Indes orientales (janvier 1814). Ce poste était très
désiré de lord Moira, qui y déploya en même temps son goût pour le faste et ses
talents militaires. Il commença à faire célébrer à Calcutta, en juin,
l'anniversaire de la naissance du roi, avec des fĂŞtes plus magnifiques qu'on
n'en avait vu dans l'Inde depuis les temps du grand Mogol, prétendant que, pour
maintenir la considération du nom britannique parmi ces innombrables nations,
gouvernées par une poignée d'Européens, il convient de frapper leurs yeux de
toute la pompe d'une cour royale. Ayant demandé sa retraite, vu l'affaiblissement de sa santé en ce climat si chaud, il fut remplacé par lord Amberst, et revint à Londres en 1822, d'où, en 1824, il fut envoyé comme gouverneur général à Malte. Il n'y fit parler de lui que comme déployant toujours un faste de prince et souvent aux prises avec des embarras pécuniaires (fr.wikipedia.org - Francis Rawdon-Hastings). |