Destin de Jacques Chirac

Le rêve arabe de Napoléon III

 

V, 13

 

1861

 

Par grand fureur le Roy Romain Belgique,

Vexer voudra par phalange barbare :

Fureur grinssent chassera gent Lybique,

Depuis Pannons iusques Hercule la hare.

 

L'Empereur déclare à Bismarck qu'il veut faire de la Méditerranée "un lac presque français". Ce dessein se concrétise lorsqu'il soutient la Compagnie universelle de Suez en 1859, contre l'Angleterre et la Turquie. En 1860, l'Empereur envoie une expédition contre les Druzes au secours des chrétiens du Mont-Liban et de Damas. Il découvre que, d'Alger à Bagdad, quinze millions d'Arabes vivent sous le joug ottoman : il y a là une nationalité potentielle dont il pourrait hâter la formation, comme il l'a fait pour l'Italie.

 

Le 17 septembre 1860, Napoléon III met le pied sur le sol algérien. Il a un grand projet en tête : un royaume arabe, qui s'étendrait d'Alger à Bagdad, sous la protection de la France. Un royaume où règnerait l'égalité entre indigènes et Européens. Napoléon III n'était ni un illusionniste ni un rêveur chimérique égaré en terre d'Afrique, mais plutôt un homme en avance sur son temps.

 

Le 17 septembre 1860 au matin, Napoléon III est le premier chef d'État français à débarquer à Alger, sur cette terre d'Afrique où la France, depuis 1830, progresse à coups d'expériences contrastées. Si bref soit-il, ce premier contact avec l'Algérie produit sur lui une impression profonde. Non pas tellement le défilé de l'armée d'Afrique ou le bain de foule coloniale, mais la superbe fantasia orchestrée par Yûsuf, un aventurier drapé en mamelouk, et la réception arabe qui suit - occasion pour le souverain d'entrevoir les tréfonds de la société indigène. C'est pourquoi, après l'hommage rituel "aux hardis colons venus implanter en Algérie le drapeau de la France", il s'attarde sur la mission civilisatrice de celle-ci : "Notre premier devoir, dit-il, est de nous occuper du bonheur des trois millions d'Arabes, que le sort des armes a fait passer sous notre domination." Le renversement de perspective est saisissant : les colonisés passent au premier plan ; les indigènes se métamorphosent en Arabes. (www.napoleontrois.fr - Le rêve arabe de Napoléon III).

 

Le mot belge serait issu du celtique *bhelgh « se gonfler, être furieux » (voir le gaulois *bolga « sac de cuir » et le vieil irlandais bolg « soufflet, ventre »). Il faudrait le comprendre soit comme « les furieux », soit comme « les fiers, les vantards, ceux qui se gonflent comme une outre »1,2. Le celtique *bhelgh dérive de la racine indo-européenne *bhel- « gonfler ».

 

La Gaule belgique ou Gallia Belgica (en latin) est une grande province romaine formée après la conquête par les légions de César de la Gaule du Nord, de la Rhénanie et de la partie méridionale de l'île britannique entre -57 et 51 av JC. Elle s'étale d'abord entre Seine et Rhin, englobant une prérogative sur la Britannia et d'ambitieuses extensions outre Rhin au nord, outre Seine à l'ouest. L'entité administrative mieux délimitée à la fin du règne d'Auguste correspond aux territoires actuels du sud des Pays-Bas, de la Belgique, du Luxembourg, du nord et du nord-est de la France et de l'ouest de l'Allemagne (fr.wikipedia.org - Belges, fr.wikipedia.org - Gaule belgique).

 

Napoléon Louis Bonaparte, Prince français et altesse impériale (1804), Prince royal de Hollande (1806), né à Paris le 11 octobre 18041 et mort à Forlì, en Italie, le 17 mars 1831, est le deuxième fils du roi de Hollande Louis Bonaparte et d'Hortense de Beauharnais, fille de Joséphine de Beauharnais. Il est Roi de Hollande du 1er au 13 juillet 1810, date à laquelle son oncle Napoléon Ier annexa les Pays-Bas (fr.wikipedia.org - Napoléon-Louis Bonaparte).

 

Issu de la famille Bonaparte, prince français à sa naissance et prince de Hollande, il est le neveu de Napoléon Ier et le troisième fils de Louis Bonaparte, roi de Hollande, et d'Hortense de Beauharnais, fille de l'impératrice Joséphine (à la fois sa grand-mère et, par son mariage avec Napoléon, sa tante). Il devient héritier présomptif du trône impérial après les morts successives de son frère aîné Napoléon Louis en 1831 et du duc de Reichstadt (Napoléon II, roi de Rome) en 1832 (fr.wikipedia.org - Napoléon III).

 

 

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