

|
La comète de 1895 V, 59 1895 Au chef Anglois à Nymes trop freiour, Devers l'Espagne au secours Aenobarbe , Plusieurs mourront par Mars ouvert ce jour, Quand en Artois faillir estoille
en barbe. Nymes ou Trêves "freiour" : froid Certaines éditions ont "séjour". Nymes, nom d'une rivière de l'électorat de Trèves, qui coule à Schönecken, appelée aussi Nims
dans les documents plus récents. C'est la Nemesa mentionnée dans La Moselle d'Ausone Deux empereurs pour un trône Aucun Prince allemand n'étant disposé à remplacer Guillaume de Hollande,
deux étrangers, Alphonse, Roi de Castille, et Richard, Comte de Cornouaille, se
mirent sur les rangs pour remplir le trône vacant. Les électeurs, bien plus
nombreux qu'ils ne le sont aujourd'hui, se trouvèrent partagés entre les deux
compétiteurs. Richard en avoit gagné plusieurs par
argent; mais l'ArchevĂŞque de Treves ne fut pas de ce
nombre. Quinze mille marcs sterlings, que le Prince anglois
lui fit offrir, ne purent le séduire ni l'empêcher de donner sa voix au Roi de
Castille, qu'il jugeoit le plus digne. (De Hontheim ,
Prodrom. Hist. Trevir. pp.
474-475.) Ce choix, adopté par un grand nombre des électeurs, fut applaudi
d’une partie de l'Allemagne et des Etats d’Italie; mais Alphonse ne soutint pas
les belles espérances qu'on avoit conçues de lui.
Content du titre d'Empereur qu'on lui avoit décerné,
il ne daigna pas mettre les pieds en Allemagne ; peut-être aussi ne le put-il pas, occupé comme il étoit
à faire la guerre aux Maures. Quoi qu'il en soit, l’Archevêque de Trêves,
voyant qu'il se refusoit aux invitations qu'on lui faisoit de venir en Allemagne, l'abandonne, et fit sa paix
avec le Roi Richard par la médiation de la France. Conrad, Archevêque de
Cologne, ayant été, l'an 1257 ou environ, revêtu de la
qualité de Légat, voulut en exercer les fonctions dans le diocèse de Treves. Mais il fut arrêté par l'opposition d'Arnoul, qui,
ayant fait une députation à Rome, obtint qu'il ne reconnoitroit
la jurisdiction d'autre LĂ©gat que d'un LĂ©gat Ă
latere. Arnoul mourut, le 5 Novembre de de la même année, dans la citadelle de
Thabor, qu'il avoit fait construire, et fut rapporté
à Treves pour y être inhumé dans la Cathédrale,
vis-Ă -vis de Thierri son oncle Richard d'Angleterre dit Richard de Cornouailles (5
janvier 1209 Ă Winchester - 2 avril 1272 Ă Berkhamsted),
fils du roi Jean "sans Terre", roi d'Angleterre et d'Isabelle
d'Angoulême, fut nommé 1er comte de Cornouailles Richard fut couronné à Aix-la-Chapelle, le jour de
l'Ascension 1257, par l'archevĂŞque de Mayence (Konrad I von
Hochstaden, 1238-1261), qui venait de forcer celui de
Trêves à lever le siége de Boppart.
Arnoul d'Isembourg, évêque de Trêves depuis 1242,
avait fait massacrer les gens du roi des Romains Guillaume de Hollande Ă TrĂŞves
en 1252 Cette même année [1258] aussi, l’automne prolongea la
sérénité de l’air et la douceur de la température jusqu’à la fin de janvier, en
sorte qu'en aucun lien et en aucun instant la gelée n’endurcit la surface de
l’eau. Mais à partir de cette époque, c’est-à -dire depuis la Purification de la
bienheureuse Vierge jusqu’à la fin de mars, l’aquilon ne cessa de souffler; une
gelée continuelle, accompagnée de neige et d’un froid intolérable, resserra la
face de la terre, affligea le pauvre peuple, changea la température, et fit
périr les jeunes troupeaux, au point qu’une mortalité générale s’étendit sur
les brebis et sur les agneaux. Le roi d’Allemague
Richard, par sa prudence, dompte, attira Ă lui et ramena dans son parti ses
adversaires, de telle sorte que les citoyens des nobles villes d’Italie
s’engagèrent à le servir : et ses rivaux, d’abord menaçants, furent obligés de
se taire, à savoir les Français, les Espagnols, les habitants de Trêves et ceux
des pays voisins, qui tous lui avaient tendu des pièges pour le perdre On retrouve le chroniqueur bénédictin mort en 1259
Matthew Paris au sujet d'une autre comète, celle de Halley, au quatrain, II, 70
daté de 1682. Richard de Cornouailles en Allemagne Alphonse ne se rendit jamais en Allemagne, Richard n'y fit que de brefs séjours (en 1260, 1262-1263 et 1268-1269) (Les «rois étrangers» (1250-1273), L'Allemagne au XIIIe siècle: De la Meuse à l'Oder, 1994 - books.google.fr). Dès la fin du XIIe siècle cependant, le chemin le plus couramment utilisé entre la Rhénanie et l'Angleterre est la «route» bien connue de Bruges à Cologne (par Gand, Alost, Louvain, Tirlemont et Saint-Trond) et l'on peut s'étonner à juste titre que Richard ne l'ait pas suivie et se demander quelles raisons impérieuses l'obligeaient à s'en détourner à Maestricht pour s'imposer pareil détour. A la vérité, en dehors du fait qu'une réunion entre les rois de France, d'Angleterre et de Germanie aurait été prévue à Cambrai pour cette époque, ce sont des considérations de politique générale qui lui ont dicté cette décision. En effet, le duc de Brabant, Henri III, soutenait le rival de Richard, le roi Alphonse de Castille. Il en avait reçu le titre de gardien des vassaux et des villes de l'Empire entre le Brabant et le Rhin et des frontières du diocèse de Trèves à la mer. Il est évident que le roi des Romains ne pouvait se risquer à traverser les terres d'un partisan avéré de son compétiteur. Par contre, la principauté de Liège et le Hainaut étaient sûrs : l'évëque Henri de Gueldre et le comte Jean d'Avesnes lui étaient tout acquis. Quant à la Flandre, la comtesse Marguerite, d'abord ralliée à la politique française et par là à Alphonse de Castille, semble bien s'être rangée aux côtés de Richard après le traité de paix franco-anglais de Paris (mai 1258) : là encore, ce dernier est donc en sûreté. On peut donc admettre que le but essentiel du détour de Richard de Cornouailles, et par là parcourt une route jalonnée par Gand, Bruxelles, Louvain, Aix (A. Joris, La visite à Huy du roi des Romains, Le Moyen âge, Volume 64, 1958 - books.google.fr). Politique matrimoniale de Richard de Cornouailles Surtout, les difficultés intérieures anglaises des années 1250 et 1260 furent un obstacle permanent à la construction, par Richard de Cornouailles, d'une véritable base de pouvoir dans l'Empire. En 1268, le mariage entre Richard et Béatrice de Falkenburg était le signe manifeste de sa volonté de demeurer en Allemagne, mais Richard dut rentrer précipitamment en Angleterre pour tenter de régler les querelles internes au parti royaliste et conclure une paix avec les princes gallois. En réalité, comme le démontre bien Björn K. U. Weiler, les succès de Richard dans l'Empire reposaient presque exclusivement sur les revenus qu'il pouvait espérer tirer de ses revenus anglais, et sa position de vassal par rapport à Henri III ne pouvait qu'inquiéter la papauté, qui lui retira son appui, préférant la situation incertaine créée par la rivalité entre Richard et Alphonse X à la perspective d'un empereur incapable d'imposer son autorité (Bibliographie : Henry III and the Staufen Empire, 1216-1272 de Björn K. U. Weiler, Revue historique, Volumes 649-650, 2009 - books.google.fr). Am 20. Juni 1262 brach Richard zum dritten Mal nach Deutschland auf und erreichte über die Niederlande Aachen. Dort gab er am 13. Juli Kopien der Reichskleinodien zur Verwahrung, möglicherweise weil er fürchtete, nicht mehr auf die in der Reichsburg Trifels verwahrten Originale zugreifen zu können. Am 6. August 1262 bestätigte er Ottokar von Böhmen, der bei der Wahl von 1257 unentschieden war, als Herzog von Österreich und der Steiermark. Damit gewann er ihn als Bundesgenossen gegen Konradin, akzeptierte aber auch seine weitgehende Machtlosigkeit als König in den rechtsrheinischen Gebieten des Reiches. Am 7. August 1262 verkündete Papst Urban IV., Richard und Alfons von Kastilien seien als gewählte Könige gleichberechtigt. Er berief beide nach Rom. Richard zog daraufhin nach Süddeutschland, stellte Zürich (damals Reichsstadt) unter seinen Schutz und erreichte vielleicht noch Basel. Im November 1262 zog er jedoch wieder rheinabwärts und setzte schließlich am 10. Februar 1263 nach England über. (de.wikipedia.org - Richard von Cornwall). Werner I. Frei von Treis hatte – wohl Anfang 1263 – Uda/Oda, tochter des ritters Conrad von Schöneck, geheiratet. Sie wurde am 23. Januar dieses Jahres zusammen mit ihren Nachkommen von König Richard aus der Reichsministerialität entlassen und dem Erzbischof von Trier überstellt. Dabei wurde die Erblichkeit des Treiser Burggrafiats ausdrücklich an die Bedingung geknüpft, dass die Kinder des Ehepaares beiderlei Geschlechts nur Trierer Ministerialen heiraten dürfen (de.wikipedia.org - Frei von Treis). Im Jahr 1264 nahm Graf Heinrich von Vianden Burg Schönecken zum Wohnsitz und nannte sich Herr von Schönecken (de.wikipedia.org - Schönecken). Am 16. Juni 1269 heiratete er in Kaiserslautern seine dritte Ehefrau, die junge Beatrix von Falkenburg, eine Nichte des zuvor ihm feindlich gesinnten Erzbischofs Engelbert von Köln. Ohne weitere Erfolge erzielen zu können, kehrte Richard im Juli 1269 mit seiner neuen Frau nach Mainz zurück. Wenig später reisten sie weiter nach England, wo sie am 3. August 1269 in Dover eintrafen (de.wikipedia.org - Richard von Cornwall). "Nymes" et "seiour" : Sylva Nemea et concubine "sejorner" : (entre autres) rester au lit (comme les malades) (Jean-Baptiste de La Curne de Sainte-Palaye, Dictionnaire historique de l'ancien langage françois : R-S, 1881 - books.google.fr). Cf. le quatrin I, 39 : "Pour trop avoir sejourné blond elu" où il serait question de l'assassinat d'Henri d'Angoulême en 1586, pris dans une affaire d'adultère. The first of the name whom I have been able to trace, is one Ralph Killigrew, said to have been a natural son of Richard, Earl of Cornwall, and King of the Romans, by his concubine Joan de Valletort. Hence, so it is said, the double-headed spread eagle and the 'border bezanty' of the family arms. Henry, Otho, Simon, Thomas, John, and Maugan are other Christian names of very early Killigrews. The town arms of Falmouth, modified of course, are derived from those of Killigrew. The arms of the Devonshire Killigrews are gules, three mascles or. This latter coat appears on some woodwork in St. Budock Church, and on the brass of Thomas Killigrew, to which reference will presently be made (Walter Hawken Tregellas, The Killigrews, 1884 - books.google.fr). De la Conquête jusqu'en 1270, les droits du ferry depuis le Passage de Saltash du côté Plymouth de la rivière Tamar jusqu'à Saltash appartiennent également aux Vautorts. Lorsque Roger de Vautort vend le château et le manoir de Trematon à Richard de Cornouailles, le loyer est payé à l'huissier du comte. Au XIIIe siècle, cela représente près de sept livres sterling. Le château reste la propriété des comtes et ducs de Cornouailles sans interruption depuis 1270, date à laquelle le comte Richard l'achète pour 300 £. Avant que le duché de Cornouailles ne soit créé comme annexe à la couronne anglaise en 1337, Trematon est l'une des quatre résidences principales des comtes de Cornouailles, avec les châteaux de Launceston, Restormel et Liskeard (fr.wikipedia.org - Château de Trematon). By Joan de Vautort or other mistresses, the Earl of Cornwall had at least three sons and a daughter. Joan of Cornwall, daughter of Joan de Vautort, in 1283 received a grant from her half-brother Edmund, 2nd Earl of Cornwall, in which she was called "sister". The younger Joan married (1st) Richard de Champernoun and (2nd) Sir Peter de Fishacre of Combe Fishacre and Coleton Fishacre, Devon, having no issue by the second. Her childless half-brother Sir James Okeston made her son (or grandson) Richard de Champernoun his heir (en.wikipedia.org - Richard of Cornwall). Joan of Cornwall serait née vers 1264 (Lucile Rhoda Watts Olson, Ancestry and Descendants of Nathaniel Sackett Arkills and Jane Ann Eckert, 1996 - books.google.fr). A l'Occident de Falmouth, la terre forme une petite Presqu'Ile, nommée anciennement Menna, & puis Meneg, dont la pointe la plus avancée est ce qu'on apèle le Cap ou la Pointe du Lezard (James Beeverell, Les délices de la Grand'Bretagne et de l'Irlande, Tome 3, 1707 - books.google.fr). Ex vita Rumoni. Rumonus genere fuit Scotus Hibernienfis. Nemea sylva in Cornubia plenissima olim ferarum. S. Rumonus faciebat sibi oratorium in sylva Nemea. Falemutha. Ordulphus, dux Cornubiæ, tranftulit ossa Rumoni Tavestochiam (John Leland, De Rebus Britannicis Collectanea, Tome 3, Thomas Hearne, 1715 - books.google.fr). Leland a inscrit sur ses tablettes entre la mention de l'oratoire du saint in silva Nemea et le résumé de la translation par Ordulf : Falemutha. Le nom de Falmouth ne se lit pas dans le Gothanus. C'est le district où se trouve Ruan Lanihorn, le seul endroit cité par la Vita Rumoni en Cornwall, puisque Tavistock est dans le Devon. A notre avis, Leland a noté le canton (Falemutha) plutôt que la petite église où avait reposé le corps de S. Rumon (Lanrihorn, dans le Gothanus, deux fois répété). La topographie de la région était familière à Leland. Il suffit, pour s'en rendre compte, d'un coup d'œil à son Itinéraire. D'autre part, comme plus d'une autre Vie du Gothanus, l'exemplaire de la Vita Rumoni qui se conservait à Tavistock en 1538 portait sans doute des indications topographiques, telles qu'on les aimait à cette époque (Analecta bollandiana: revue critique d'hagiographie, Volume 71, 1953 - books.google.fr). "Nymes" : Pourquoi pas Nîmes ? Les croisés français furent remplacés en Palestine par des croisés anglais amenés par Richard de Cornouailles, frère du roi d'Angleterre Henri III, et un des princes les plus riches de l'Europe. Matthieu Paris rapporte que le comte Richard de Cornouailles partit, en 1240, pour la Palestine; il traversa la France, et se rendit au couvent de Saint-Gilles. Là un légat du pape vint pour le dissuader de passer la mer : le comte persista dans son projet; et, après en avoir instruit l'empereur, il se dirigea vers l'Orient. Le comte Richard débarqua heureusement à Acre, douze jours après la Saint-Michel. L'historien anglais dit que ce prince, qui portait un nom rendu célèbre en Orient par son oncle, Richard Cœur-de-Lion, fut reçu en grande pompe par le clergé, les chevaliers et le peuple. Il entra dans la ville au son des cloches, des tambours et de la musique. Tout le monde, levant les mains au ciel, s'écriait : Benedictus qui venit in nomine Domini. Trois jours après son arrivée, le comte fit proclamer par un héraut un édit qui invitait les pèlerins, que le manque d'argent avait forcés de retourner en Europe, à rester pour combattre les infidèles, aux frais du comte Richard (Dictionnaire historique, géographique et biographique des Croisades, Encyclopedie theologique, Tome 18, 1852 - books.google.fr). Les visites de personnages importants au chapitre général cistercien (Cîteaux) sont fréquentes au moment des départs pour la croisade. Les seigneurs viennent demander au chapitre ses prières pour l'entreprise et aussi la permission de se faire accompagner par un ou deux abbés cisterciens qui leur serviront de chapelains ou leur permettront de fonder une abbaye dans les pays recouvrés sur les infidèles : par exemple, en 1204, Boniface de Montferrat obtient d'être accompagné par l'abbé Gui des Vaux-de-Cernay; en 1240, avant d'aller prier à Saint-Gilles, Richard de Cornouailles se recommande aux prières du chapitre général et lui laisse un don de vingt marcs d'argent (Jean-Berthold Mahn, L'ordre cistercien et son gouvernement, des origines au milieu du XIIIe siècle (1098-1265), 1945 - books.google.fr, fr.wikipedia.org - Chapitre général cistercien). Saint Gilles l’Ermite (en occitan sant Geli, ou plus rarement sant Geris) est un légendaire moine gyrovague de la Gaule wisigothique. Sanctifié par les bénédictins de Saint-Gilles dès le VIIIe siècle carolingien, il connaît un culte médiéval extrêmement populaire, comme l’attestent l’usage du prénom Gilles et les deux saints Gilles du XIIIe siècle : Gilles le Confesseur ou Gilles d'Assise (mort en 1262), bienheureux, un des six premiers compagnons de François d'Assise, fêté le 23 avril; Gilles de Santarem (mort en 1265), jeune abbé d'une abbaye de Coïmbre au Portugal, fêté le 14 mai. Selon les traditions, c’est vers le milieu du VIIe siècle, à Athènes, que naquit saint Gilles, de son nom latin Ægidius. Il passa en France, se retira dans un désert près de l'embouchure du Rhône, de là , dans à Collias, près du cours du Gard, et enfin dans une forêt au diocèse de Nimes, dans la vallée Flavienne (fr.wikipedia.org - Saint-Gilles (Gard), François Xavier de Feller, Biographie universelle, Tome 3, 1839 - books.google.fr). Le chemin de Régordane, dit encore chemin de Saint-Gilles, aujourd'hui GR 700, est le tronçon cévenol de la route qui reliait l’Île-de-France au Bas Languedoc et à la mer Méditerranée avant que la vallée du Rhône ne s'ouvre, politiquement parlant, vers le XIVe siècle. Il coupe par le col de Villefort entre le mont Lozère à l'ouest et le Mas de l'Aire à l'est. Son essor se situe vers 843, date où le traité de Verdun divise en trois l'Empire carolingien. Le chemin de Régordane devient alors l’itinéraire le plus oriental du royaume conduisant au port de Saint-Gilles. C’est d’ailleurs au cours du IXe siècle que Portes choisit saint Gilles comme patron, en souvenir d’un miracle que celui-ci aurait fait en y passant. La plus ancienne mention de la voie date de 1052, dans le Testament d'Alderade, seigneur d'Anduze : «ecclesia que est constracta in honorem sancti Egidii, in sylvaque vocatur Regudana, ad Portas» («L'église qui a été construite en l'honneur de Saint Gilles, se trouve dans une forêt appelée Regudana, à Portes»). Du XIIe siècle au XIIIe siècle, des conditions climatiques clémentes favorisent les productions agricoles et l'économie. Les villes s'agrandissent. L'amélioration des routes facilite les échanges : le chemin de Régordane est aménagé, on bâtit des ponts, on pave dans les passages difficiles et les côtes. Comme le trafic augmente, les péages deviennent d’un excellent rapport. Plus tard il devint un chemin de pèlerinage menant à Saint-Gilles (à 20 km de Nîmes et d'Arles), principal port (sur le Rhône) vers Rome et la Terre sainte (fr.wikipedia.org - Chemin de Régordane). "Devers
l'Espagne" Alphonse X le Sage ou le Savant (en espagnol, Alfonso X
el Sabio) (Tolède, 1221 — Séville, 1284), roi de
Castille et LeĂłn (1252-1284) et anti-roi de Germanie
(1257-1273). Alphonse X fut une personnalité hautement érudite qui fit
travailler à Tolède des savants et traducteurs juifs, chrétiens et musulmans en
particulier sur l'astronomie, avec la composition des Tables alphonsines et
l'astrologie, avec le Libros del
saber de astronomia et le
Libro de las cruzes "devers"
"signifie "du côté de" : la Castille est du côté de l'Espagne. Alphonse X est parent par sa mère de la maison des
Hohenstaufen, arrière-petit-fils de Frédéric Barberousse (cf. "Aenobarbe" : barbe d'airain). "secours" Las Siete Partidas del Sabio Rey D. Alfonso sont un code qui a été rédigé dans les années 1256 à 1264, sous le règne d'Alphonse X, roi de Léon et de Castille, un des savants les plus distingués de son époque. Il exprime l'état plus ou moins avancé de la culture du droit au XIIIe siècle; les noms de ses rédacteurs ne sont pas connus avec certitude, cependant on s'accorde assez généralement à désigner JACOMO RUIZ, ROLDAN et l'évêque MARTINEZ. Dans les manuscrits ce code porte les titres de Libro de Leyes; Fuero de las Leyes; Setenario. C'est depuis le règne de Ferdinand IV qu'il a été désigné généralement, sous le nom de Siete Partidas, à raison de sa division en sept parties on livres. Il contient un ensemble complet de règles de droit qu'accompagnent souvent des préceptes de morale sociale. Il peut être mis en tête des monuments les plus importants et les plus intéressants de la législation du moyen âge. Son autorité est encore grande en Espagne (Faustin Hélie, Léopold Hanssens, Jean Servais Guillaume Nypels, Traité de l'instruction criminelle ou Théorie du code d'instruction criminelle, Tome 1, 1863 - books.google.fr). Postérieures aux Constitutions de Melfi de l’empereur Frédéric II, mais incomparablement plus ambitieuses par leur contenu, les Sept parties d’Alphonse X le Sage, dont la première rédaction fut achevée en 1265, constituent le plus grand et l’un des tout premiers codes de droit royal territorial de l’Occident médiéval. Leur influence fut considérable : les Rois Catholiques et Charles Quint en firent un texte de référence pour la construction de l’État moderne en Espagne et au XIXe siècle encore leur impact sera capital sur les constitutions des nations indépendantes d’Amérique latine. La deuxième de ces Sept parties forme un important traité de droit et de philosophie politiques qui compta parmi les sources de Raymond Lulle, Thomas d’Aquin, Brunetto Latini, Dante et d’autres nombreux penseurs et légistes. Le titre XIX de la deuxième partita de la loi d'Alphonse X recommande au peuple de secourir son roi (Georges Martin, Alphonse X le Sage Deuxième partie, Traduction critique de la Segunda partida, 2010 - books.google.fr). "Etoile en barbe" : une comète Paraphrase du quatrain : Plusieurs mourront à cause de Mars, qui sera vu ce jour-là , alors qu’en Artois, une comète chevelue tombera (Anna Carlstedt, La poésie oraculaire de Nostradamus : langue, style et genre des Centuries, Forskningsrapporter, Cahiers de la Recherche N° 28, 2005, p. 85). Les comètes sont distinguées principalement des autres
astres, en ce qu'elles sont ordinairement accompagnées d'une queue ou traînée
de lumière toujours opposée au soleil, & qui diminue de vivacité à mesure
qu'elle s'éloigne du corps de la comète. C'est cette traînée de lumière qui a
occasionnĂ© la division vulgaire des comètes en comètes Ă queue, Ă barbe & Ă
chevelure : mais cette division convient plutôt aux différens
états d'une même comète qu'aux phénomènes distinctifs de différentes comètes. Ainsi
lorsque la comète se meut à l'orient du soleil & s'en écarte, on dit que la
comète est barbue, parce que sa lumière va devant elle. Quand la comète va Ă
l'occident du soleil & qu'elle le suit, on dit que la comète a une queue,
parce que sa lumière la suit. Enfin quand la comète & le soleil sont
diamétralement opposés (la terre étant entre eux), la traînée de lumière qui
accompagne la comète étant cachée par le corps de la comète, excepté les
parties les plus extérieures qui débordent un peu la comète &
l'environnent, on dit que la comète a une chevelure On observe une comète en 1273, avènement de Rodolphe
d'Habsbourg, empereur d'Allemagne et une autre en 1274. Le 5 décembre (veille de St-Nicolas) 1274, l'Angleterre
fui épouvantée par des commotions souterraines, des éclairs, des tonnerres, un
dragon enflammé et une comète. Après ce tremblement, pluie de sang dans le pays
de Galles (F. H., I. c., p. 363 ; C. M.; Polyd. Virg., 1. c., p. 414; L.). «A l'heure même où Thomas d'Aquin rendait le dernier
soupir, un religieux de cette maison s'étant endormi en priant dans l'église ,
aperçut une étoile d'une admirable clarté, tomber du ciel sur le monastère :
il vit aussi deux autres étoiles descendre conjointement de la voûte éthérée ;
et après un peu de temps il revit l'étoile qu'il avait d'abord aperçue, et dont
l'éclat égalait celui des deux autres réunies, remonter glorieusement vers le
ciel. S'étant éveillé aussitôt après cette vision, le moine entendit la cloche
qui annonçait le trépas du saint Docteur; et il comprit que la première étoile
n'était autre que son âme qui sortait de son corps, et s'en allait, en
compagnie de deux âmes bienheureuses, prendre possession de la patrie céleste»
(Bollandistes) Au commencement de Mars 1274, on vit une Comète trois
jours avant la mort de S. Thomas d'Aquin : « Aliud signum in ipso Monasterio
(Fosse nove) visum fuit, nam
quaedam stella per modum Cometœ, tribus diebus ante praedicti Doctoris obitum, super Monasterium visa suit, quœ cùm ignoraretur quid significaret dum apparuit, ostendit Doctoris obitum dum cessavìt » (Vita
Sancti Thomae Aquinatis in Actis Sanctorum) Le site des abbayes était toujours une vallée, où les
terres plus fertiles, les eaux poissonneuses et propres Ă faire mouvoir des
moulins, fournissaient aux moines les occupations agricoles et industrielles et
la nourriture maigre que prescrivait leur règle. A côté de ces avantages,
l'insalubrité de l'air des vallées décimait en Italie plus qu'ailleurs les
moines de Cîteaux; le fléau entrava le développement de leur ordre, et l'air pestilentiel de Fossanova [dans les Marais pontins], Valvisciolo, Saint-Nicolas de Girgenti,
San Galgano, a puissamment contribué au dépeuplement
et à l'abandon de ces abbayes. Les abbayes cisterciennes les plus intéressantes
pour l'histoire de l'architecture gothique en Italie sont d'abord Fossanova, première est située sur la voie Appienne, où mourut Thomas d'Aquin le 7 mars 1274 et Casamari Le monastère cistercien de Fossanova
fut construit en 1135 à la place d'une abbaye bénédictine; l'église commencée
vers 1172, fut après modification du plan en 1187, consacrée en 1208. Elle eut
une importance essentielle pour l'architecture gothique en Italie parce qu'elle
reprit les plans de l'église cistercienne de Pontigny en Bourgogne (vers
1160-1180), en les combinant avec ceux de sa propre église-mère de Hautecombe
en Savoie ; elle réalisa ainsi un type d'église qui devint un exemple, voire
une règle, même pour les ordres mendiants. La façade occidentale est ornée d'un
porche à trois travées. Le grand portail et la rose respirent la distinction
mesurée qui est propre à tout l'édifice. Le vaisseau longitudinal à trois nefs -
différent de celui de Pontigny - est couvert de voûtes d'arête dont les
supports ne partent pas du sol mais de consoles murales élevées. Les éléments
décoratifs à l'intérieur de l'église, se concentrent sur les piliers qui sont
flanqués de demi-colonnes surmontées de chapiteaux à décor floral. Les fenêtres
de la nef centrale et les ouvertures du triforium qui les prolonge vers le bas
conservent les arcs romans en plein cintre. Sur une voûte de croisée octogonale
semblable à une coupole s'élève, à l'exemple de Saint-Sernin de Toulouse, la
tour de croisée qui est l'élément dominant de l'édifice. Dans l'aile sud du
cloître, l'amour roman du décor se perpétue en formes gothiques ; le milieu du
cloître est coupé par un passage menant à une maisonnette isolée abritant le
puits, disposition très rare en Italie, importée ici de Bourgogne. C'est à Fossanova que Joachim de Fiore
eut ses visions prophétiques Fossanova occuperait le site de
l'antique Forum Appii, sur la voie Appienne, dans la région de l'oppidum des Volsques Artena (cf. Artois ?). S'y trouve aussi Tres
Tabernae (les trois tavernes) appelé après Cisterna, dont parlent les Actes des Apôtres au sujet du
séjour de l’apôtre Paul en Italie Act. XXVIII, 11 - 15 : Paul,
transporté en Italie par un vaisseau d'Alexandrie, débarque à Pouzzoles.
Strabon nous apprend que c'était en effet cette ville qui recevait
habituellement dans son port les vaisseaux d'Alexandrie, et leurs marchandises
dans ses magasins. Les amis de Paul attendent son arrivée au Forum Appii, et d'autres aux Tres tabernœ. Paul s'embarque apparemment sur un canal que
César avait creusé au travers des marais Pontins. Il dut par cela même passer
au Forum Appii, qui, à l'extrémité de ce canal, en
était le port. Dix milles romains plus près de la capitale étaient, suivant
l'Itinéraire d'Antonin, les Tres Tabernœ
Guicciardin dit dans
Description des Pays-Bas. Ed. de 1567, p. 335 : «Près
de Thérouanne, Aire et Saint-Omer, il y a un très
grand canal aujourd'hui appelé la Fosse-Neuve,
laquelle suivant quelques écrivains fut faite à la main dans le temps du comte
Baudouin Pie pour se garantir de l'ennemi ; d'autres disent que c'étoit pour servir de limite entre la Flandre et l'Artois.
Quoique ce très grand canal en forme de golfe de mer, aujourd'hui fort
restreint et en partie rempli, soit Ă huit lieues de la mer, on affirme que par
le passé il faisoit partie de la mer et que l'Océan parvenoit jusque-là . On y trouve encore des ancres et semblables reliques» Ce sont les moines bénédictins de Lillers en Artois qui y
forèrent le premier puits artésien exécuté en France, d'où son nom. Autrement : la
comète de 1264, Mars et Arta en Epire, ou le Saint Cierge d'Arras (en Artois) Le pape Urbain IV (de 1261 à 1264), toujours placé entre
les partis comme le flĂ©au entre les plateaux de la balance, ne jugea pas Ă
propos de se prononcer sans une enquête préalable. D'une part, Richard, comte
de Cornouailles, était désigné dans les bulles d'Alexandre IV sous le titre de
roi élu des Romains; il avait même été ceint du diadème
dans la cathédrale d'Aix-la Chapelle; il se trouvait donc en possession du
titre impérial; on ne pouvait le lui enlever sans injure. D'autre part, la
majorité des princes électeurs avait déféré l'Empire au roi Alphonse, en lui
décernant leurs suffrages. Du reste, les lettres du vénérable prédécesseur
d'Urbain IV comme celles des cardinaux où le comte Richard était mentionné sous
le litre d'empereur élu, ne contenaient aucune décision définitive; elles
n'engageaient, en aucune manière, les successeurs d'Alexandre IV. On pouvait,
par conséquent, sans porter atteinte à la réputation ou au bien du comte de
Cornouailles, décorer les deux prétendants du titre de roi élu des Romains.
Dans un esprit de conciliation. Urbain IV adopta ce moyen terme; il décida que
le roi de Castille et le comte de Cornouailles seraient également appelés dans
les missives pontificales rois élus de Rome. Cette mesure, qui pourtant ne
préjudiciait aux droits d'aucun des candidats à la couronne d'Allemagne,
éveilla la susceptibilité de Richard; il se crut blessé de ce que son rival
était revêtu d'un privilège que le Siège apostolique n'avait jamais conféré au
monarque castillan. Il ne manqua pas de flatteurs qui cherchèrent à aigrir
encore davantage le comte irrité. Ils répétaient tout bas que si le pape Alexandre
eût vécu plus longtemps, Richard de Cornouailles aurait certainement obtenu les
insignes impériaux; ils ajoutaient qu'Urbain IV favorisait Alphonse de Castille
au détriment de son compétiteur. Les souverains de l'ancien empire d'Allemagne étaient
consacrés trois fois : à Aix-la-Chapelle, comme roi des Romains; à Milan, au
titre de roi des Lombards; à Rome, en qualité d'empereur romain. Richard, comte
de Cornouailles, n'avait reçu que la première de ces consécrations religieuses.
Le roi de Castille et le comte de Cornouailles, dociles Ă
l'appel pontifical, comparurent devant Urbain IV par procureurs. Urbain IV, en raison de la double
élection, avait attendu jusqu'à ce jour, pour qu'on ne l'accusât point de
violer les droits des princes. Il avait voulu voir si les deux partis qui
divisaient l'Europe centrale se seraient arrangés d'eux-mêmes, ou si les
contestations ne seraient point portées à son tribunal. Comme de plus longs
délais pouvaient entraîner de lamentables conséquences, il avait essayé
d'amener les princes Ă un accommodement par l'entremise de Guillaume,
archidiacre de Paris, homme recommandable par sa fermeté, son désintéressement
et sa modération; il les avait fortement exhortés à la concorde, mais sans
succès. Il avait pris alors la résolution de juger
la question en dernier ressort à la Saint-André de 1265 Une comète barbue est reconnue dans celle de 1264 annonçant
la mort du pape Urbain IV, qui n'eut donc pas à décider entre les deux rois des
romains Vers la fin de juillet, le pape tomba malade; et le même jour apparut dans le ciel une comète chevelue, dont la tête, comparée par Thierry de Vaucouleurs à la voile d'un navire, semblait jeter des flammes. Sa traînée lumineuse paraissait large d'une coudée, et s'étendait, vers l'occident, dans une grande partie de la voûte céleste. On prétendit que la comète était produite par la vertu de Mars. En juillet 1264, Mars étant dans la ligne du Taureau et la comète se montrant au signe du Cancer, elle ne cessa de tendre vers sa cause génératrice comme l'aiguille tend au pôle. L'effroi fut général. En Italie, les uns prétendirent que ce phénomène annonçait l'arrivée des Français et la chute de Manfred; le plus grand nombre y vit un pronostic assuré de la mort du pape. La comète resta visible pendant deux mois, et, par une singulière coïncidence, le jour même de sa disparition, Urbain IV mourut à Pérouse, après un pontificat de trois ans un mois et quelques jours. C'était le 2 octobre 1264 (Claude Joseph de Cherrier, Histoire de la lutte des papes et des empereurs de la maison de Souabe, de ses causes et de ses effets, Tome 4, 1841 - books.google.fr, Roger Bacon, Opus Major, Mathematics (1266–68), traduit par Robert Belle Burke, 1928 - books.google.fr). Cette comète de 1264 ne serait pas la même que celle dite
de Charles Quint passé en 1556, un an après son retrait du pouvoir. Thierry de Vaucouleurs témoigne de ce passage de la comète à la mort du pape, en écrivant pour le neveu du pontife, le cardinal Anchier, un poème en son honneur (Camille Rivain, Suite du treizième siècle, années 1256-1285: Tome XIX, 1838 - books.google.fr). Suivant Pachymère, "une étoile chevelue brilla de l'ouest à l'est, depuis le printemps jusqu'en automne. Et elle effrayait ceux qui la regardaient, lançant une fumée mêlée avec du feu, comme si elle annonçait d'avance quelque malheur". Et "quand les comètes sont le plus terribles, comme celle-ci l'était alors, le mal qui arrive est manifeste" (Michel Paléologue, L. 3) (E. M. Antoniadi, Les Cometes, Considerees en General Comme des Presages Sinistres dans l'Histoire, L'Astronomie, volume 52, 1938 - articles.adsabs.harvard.edu). Le fleuve Aratthos (ou Arachthos) arrose la ville d'Ambracie aujourd'hui Arta (appelée ainsi déjà au XIVe siècle) (J. Geffcke, Historische Griechische Epigramme, Kleine Texte für Vorlesungen und Übungen, Volume 156, 1926 - books.google.fr, Arthur Engel, Raymond Serrure, Traité de numismatique du moyen âge, par A. Engel et R. Serrure, Tome 2, 1894 - books.google.fr). Histoire de trouver "Arta" dans "Artois". Résolu à prendre Thessalonique pour agrandir son despotat, Michel demande à Manfred d'accepter sa fille en mariage en cédant comme dot les villes perdues et Corfou. Il conclut également une alliance avec le prince Guillaume II de Villehardouin d'Achaïe, qui épouse sa fille. Michel II Doukas ou Michel II Ange, est despote d'Épire de 1230 jusqu'à sa mort en 1266 ou 1268; à partir de 1240, il conquiert également le royaume de Thessalonique. Les troupes des trois alliés envahissent alors les possessions de l'empire de Nicée en Macédoine en 1259, mais sont défaites par l'armée nicéenne menée par Jean Paléologue, un frère de l'empereur Michel VIII Paléologue, lors de la bataille de Pélagonia. Guillaume est capturé tandis que Michel se sauve dans les îles ioniennes. Les forces nicéennes envahissent alors l'Épire mais ne peuvent l'occuper durablement et doivent se replier; ainsi Michel II peut-il récupérer ses terres avec l'aide de Manfred (fr.wikipedia.org - Michel II Doukas). En 1264, Paléologue se mit à la tête d'une puissante armée et marcha sur Thessalonique. La chronique raconte qu'ayant vu une comète traverser le ciel, Paléologue en conclut un mauvais présage, et remit l'expédition au printemps de l'année suivante. C'est alors que les armées de Michel furent repoussées par celles de l'empereur, vers les montagnes escarpées d'Epire. Michel n'avait plus l'aide de Manfred occupé à combattre Charles d'Anjou à Bénévento, Février 1266. Acculé, il fut forcé de signer la paix avec l'empereur. Il cédait la ville de Jannina et acceptait le mariage de son fils aîné Nicéphore, qui venait de perdre sa première femme avec la fille d'Eulogie, sœur de l'Empereur (Michaela Averoph, Jadis en Romanie, 1965 - books.google.fr). Lorsque la Fête-Dieu fut instituée par le Pape Urbain IV,
en 1264, et fixée précisément au jeudi (quintâ feriâ) après l'octave de la Pentecôte, elle coïncida avec
la grande procession du Saint-Cierge à Arras. Malgré les inconvénients qu'il
présentait, cet état de choses dura très-longtemps, puisque ce n'est qu'en
1477, que la fête du Saint-Cierge fut définitivement transférée au dimanche
suivant Pour la fête-dieu appelée aussi
Sacre en certaines régions de France, voir le quatrain VI, 85. S'il faut, selon S. Thomas, qu'un véritable miracle soit
d'une chose qui soit difficile, qui surpasse toutes les forces de la nature, et
qui soit rare et extraordinaire, vous allés voir une infinité de secours
prodigieux arrivez, les premiers, lors que la sainte Vierge apporta a Arras son céleste Flambeau; les autres, depuis ce temps;
et les derniers, de nos jours. La confrérie des Ardans est
véritablement fondée sur quantité de Miracles visibles, et incontestables qui
se firent, tout à la fois, dès que ce Cierge fort médicinal fut apporté à Itier et à Norman en présence de l'Evêque Lambert. Pour
pénétrer cette vérité, il faut supposer des histoires de la France, de
l'Angleterre et des Païs-Bas, qu'en l'année 1105, et
les précédentes, la Chrétienté estoit arrivée à une
si haute mesure de crimes, que, comme le chef de l'Eglise estoit
contraint de jeter le foudre de l'excommunication contre plusieurs princes, Dieu
jettoit sur eux et sur tous les pécheurs, qui estoient sans nombre aussi bien que les fous, toutes les
marques de sa colère, comètes aidantes, barreaux flamboyans,
sur tout un feu, particulièrement dans l'Artois, et dans les provinces
circonvoisines ; mesme dans Paris, où on le nommoit le Feu sacré; qui estoit
un mal si violent, que tous ceux qui en estoient
frappez en devenoient furieux; si incurable, que tous
les secrets de la médecine estoient inutils, et incapables de les soulager. [...] Mais quelle miséricorde de la sainte Vierge envers eux !
Puisque son Cierge ne fut pas plutost presenté, reçû, et connu , que,
non pas un seul malade, non pas dix, ny cent, mais
tous ceux qui gémissoient autour de l'Eglise
cathédrale de celte dernière ville, furent tous guéris après avoir esté mis en trois rangs; après avoir reçû
sur leurs ulcères et blessures et après avoir bû,
avec une ferme confiance, de l'eau bénite par quelques gouttes de ce sacré
Cierge; bénédiction que fit l’Evêque Lambert avec le signe de la Croix, ensuite
de l'exhortation qu'il leur avait faite à tous de boire de cette eau qu'Itier et Norman leur presentèrent
La comète est mis en rapport
avec un flambeau céleste chez Du Bartas (La Sepmaine) "ouvert ce jour" OUVERTURE DES PORTES, Divin., se dit dans l'astrologie de ce qui arrive quand une planete se sépare d'une autre, & se joint à une troisieme qui domine dans une ligne opposée à celle qui est dominée par la planete, avec laquelle l'autre planete étoit jointe auparavant (Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, Tome 24, 1780 - books.google.fr). Les planètes Mars, Jupiter et Saturne sont dans le même signe du Taureau du 11 Juillet au 12 Septembre 1264 (calendrier julien) (www.astro.com). La comète de 1264 aurait été observé en Chine le 30 juillet, selon M. Valz qui était arrivé au résultat que l'identité avec celle de 1556, quoiqu'elle ne fût pas certaine, était du moins bien possible (L'institut, Section 1, Sciences mathématiques, physiques et naturelles, Volume 26, 1858 - books.google.fr). Dans la nuit du 24 au 25 janvier 1858, un amateur d'astronomie de notre ville, M. Joseph Jean Pierre Laurent, contrôleur au bureau de garantie, découvrait une petite planète. C'était la cinquante-unieme. M. Jean-Elie Benjamin Valz, notre compatriote, directeur de l'observatoire de Marseille, fut choisi pour parrain et proposa d'appeler le petit astre Nemausa. Le nom lui est resté. M. Valz, qui avait fait construire un observatoire rue de l'Agau, l'avait mis gracieusement à la disposition de M. Laurent pour ses observations astronomiques. La découverte de Nemausa donna à M. Babingt, de l'Institut, l'occasion d'écrire, sous une forme ironique et même blessante, un article qui visait nos deux compatriotes, MM. Valz et Laurent. Les lignes que M. Babinet consacrait à Nemausa et à sa découverte excitèrent la plus vive curiosité dans le monde savant de Nîmes. «La planète Nemausa, écrivait l'illustre astronome, n'a pas tenu ce qu'elle promettait ou du moins tout ce que promettait en son nom, M. Valz, son parrain. L'orbite de M. Valz s'est trouvée ne plus ressembler à l'orbite réelle, qu'une flèche ne ressemble à un melon. On m'a prévenu après l'événement de ne pas être trop confiant; mais le vin était tiré, il fallait le boire, où plutôt, il était bu, il fallait le digérer malgré sa mauvaise qualité... Donc désormais : A M. Valz ainsi qu'à l'astre de Laurent Je ne me firai plus qu'avec un bon garant.» Il parait, au reste, que ce garant, M. Babinet le découvrit car, dans une lettre postérieure, il faisait, avec la meilleure grâce du monde, amende honorable. La boutade du savant écrivain n'empêchait pas Nemausa d'exister et de poursuivre sa route dans l'immensité (Adolphe Pieyre, Histoire de la ville de Nîmes depuis 1830 jusqu'à nos jours, Tome 2, 1887 - books.google.fr, fr.wikipedia.org - (51) Nemausa). Acrostiche : ADP Q ADP : adoptivus (adoptif); Q : quondam (autrefois) (Adriano Cappelli, Dizionario di abbreviature latine ed italiane usate nelle carte e codici specialmente nel medio-evo, 1899 - books.google.fr). "tuus quondam adoptivus" (Archipoeta, Lied II, Fama tuba dante sonum) (Fleur Adcock, Hugh Primas and the Archpoet, 1994 - books.google.fr). Wenn die Bedeutung vom Adoptivus, zur Taufe gehalten, wie sie Grimm, Du Cange folgend, annimmt, im mittelalterlichen Latein so durchgängig und fest ist, dass man sie notwendig acceptiren muss, so wäre die deutsche Abkunft des Dichters ausser Zweifel; denn der Sitz der Grafen von Dassel war in Niedersachsen, und Reinald brachte in diesen Gegenden seine Jugend zu; da dieser nun 1158 von Radevicus als noch jung bezeichnet wird, so muss des Archipoeta Geburtsjahr in die Jugendzeit Reinalds fallen; man müsste daher, wenn Reinald Pathenstelle bei seinem späteren Hofpoeten vertreten hat, Niedersachsen für die Heimat des letzteren halten (Oscar Hubatsch, Die lateinischen Vagantenlieder des Mittelalters, 1870 - books.google.fr). On ignore encore la personnalité réelle qui se cache sous le pseudonyme d'Archipoeta : tout ce qu'on sait, c'est qu'il était protégé de Rainald von Dassel, archichancelier de l'empereur Frédéric Barberousse et archevêque de Cologne : ceci situe son activité poétique aux environs de 1160. La Confession de Golias (Estuans intrinsecus ira vehementi) suffirait à sa célébrité. Les confessions de Gautier de Châtillon et de Primat étaient celles de pécheurs tremblant à la pensée de comparaître devant Dieu; celle de l'Archipoeta est le plaidoyer d'un client tombé en disgrâce. Jamais l'idéal de vie de ces poètes - Wine, Women and Songs, dit le titre du livre que J.-A. Symonds leur a consacré - ne s'est exprimé avec plus de cynique franchise ni en des strophes mieux frappées : Meum est propositum in taberna mori, ut sint vina proxima morientis ori... Relevons au passage l'emploi irrévérencieux du meum est propositum, formule dont usaient les moniales au moment où elles prononçaient leur triple vœu d'obéissance, de pauvreté et de chasteté (Maurice Hélin, Littérature d'Occident, histoire des lettres latines du moyen âge, 1943 - books.google.fr). Trois traits caractérisent le droit de l'adoption en Espagne : il a été l'objet de nombreuses modifications au cours des siècles; il n'est pas unifié : il existe à côté du droit commun quelques dispositions des droits foraux consacrées à cette institution; les sources du droit commun de l'adoption sont diversifiées. Cinq étapes jalonnent le droit commun de l'adoption en Espagne : l'époque de l'ancien droit, avant la codification; le code civil de 1889; la loi du 24 avril 1958; la loi du 4 juillet 1970; les lois des 13 mai et 7 juillet 1981. Jusqu'au 13e siècle, le droit castillan ne connaissait pas l'adoption. Il fallut attendre le «Fuero Real» d'Alphonse X pour que cette institution fit son apparition. L'adoption était alors souvent utilisée pour légitimer les enfants nés hors mariage. Les hommes et les femmes sans enfant légitime pouvaient seuls adopter. L'adoption produisait surtout des effets d'ordre patrimonial : l'adopté entrait pour un quart dans la succession de l'adoptant. Les effets de l'adoption au plan personnel étaient réduits : elle n'aboutissait pas à l'attribution de la puissance paternelle à l'adoptant et ne faisait pas naître un lien de parenté entre celui-ci et l'adopté. Le «Fuero Real» (Charte Royale), rédigé à l'initiative d'Alphonse X le Sage, constitue une des premières tentatives d'unification du droit privé en Espagne. Il s'inspire surtout des différentes réglementations régionales. L'adoption était prévue au Livre IV, Titre XXII du «Fuero Real». Les «Partidas», corps de lois rédigé à à l'initiative d'Alphonse X le Sage et terminé en 1265, inspirées du droit romain et du droit canonique, promulguées par le Roi Alphonse XI un siècle après leur rédaction, consacrent l'adoption et la définissent comme étant une «modalité, prévue par la loi, de faire naître un lien de filiation entre des personnes qui ne sont pas parentes par nature». Les «Partidas» reprennent les solutions du droit romain et distinguent, comme celui-ci, deux types d'adoption : adoptio plena - adoptio minus plena (Partida 4a, Titre XVI, Loi 1a.). Le droit de l'adoption contenu dans les «Partidas» demeura en vigueur du XIVe siècle jusqu'à la fin du XIXe siècle où il fut remplacé par les règles du Code civil (Elisabeth Brand, Adoption : Espagne, Revue internationale de droit comparé, Volume 37, 1985 - www.persee.fr). En ANGLETERRE cependant, le principe germain, tout aristocratique, qui excluait les enfants naturels de la famille, se montra rebelle aux influences romaines et canoniques. En pénétrant dans la Grande-Bretagne avec les Anglo-Saxons, vers la fin du Ve siècle, il se rencontra avec l'élément celtique, qui ne distinguait pas les enfants légitimes des enfants illégitimes. Les Celtes, en effet, admettaient la polygamie; la licence des mœurs, amenant l'instabilité des mariages, était chez eux fort en faveur. L'utilité de la légitimation ne répondait donc plus à un besoin. Elle ne se fit pas davantage sentir après l'invasion, mais pour un motif tout autre, ayant pour fondement le caractère aristocratique des Germains. Le mariage subséquent lui-même n'amena aucun changement dans la situation des bâtards; ils restèrent étrangers. Cependant l'adoption était un moyen indirect de donner à son fils naturel les droits des enfants légitimes; mais il en était fait un usage relativement rare (Alphonse Armant Bigeon, De la légitimation par acte du souverain: proposition de loi tendant à l'établissement d'une mode de légitimation par décret rendu en Conseil d'état, 1897 - books.google.fr). L'importance que revêt alors, économiquement et politiquement, la transmission héréditaire du patrimoine donne à la question de la légitimation toute sa dimension. On comprend dès lors que l'Angleterre déjà réticente quant au rôle joué par l'Église en matière de légitimité ait, en s'opposant à l'admission de la légitimation par mariage subséquent, refusé de conformer le droit anglais au droit canonique, comme le lui demandait Robert Grosseteste, un de ses évêques les plus en vue au moment du concile de Merton. Ce sera le fameux «statut» de Merton (1236) pris à la demande unanime des barons (Anne Lefebvre-Teillard, Causa natalium ad forum ecclesiasticum spectat : un pouvoir redoutable et redouté, Cahiers de recherches médiévales N° 7, 2000 - journals.openedition.org). En Angleterre, les barons résistent aux clercs qui veulent introduire la légitimation par mariage subséquent : nolumus leges Angliae mutari, disent-ils (Statut de Merton, 1253, 9. Bracton, Note Book, I. 104); la vraie raison de leur obstination est dans le préjudice qui résultait pour eux de la diminution du nombre des bâtards; en effet, the more bastards, the more escheats (plus il y a de bâtards, plus il y a d'échoites). Grosseteste affirma que l'ancien usage anglais était d'accord avec le droit canon (Jean Brissaud, Manuel d'histoire du droit privé, à l'usage des étudiants en licence et en doctorat, b1908 - books.google.fr). L'échute (ou échoite, eschoite, échûte, loyale échûte) est, au Moyen-Âge, le droit du seigneur sur les biens d'un vassal qui n'a pas d'héritier direct. C'est la réalisation de la mainmorte (fr.wikipedia.org - Echute). A la demande d'Urbain IV, saint Thomas écrit la Somme théologique; toujours sur l'ordre du Pontife, le docteur publie la Chaîne d'or. Et l'angélique Maitre dédie à Urbain son commentaire sur saint Matthieu (M. Colson, Urbain IV, Congrès eucharistique de 1894: tenu à Reims du 25 au 29 juillet, 1895 - books.google.fr). Deux évêques espagnols, Elipand de Tolède et Félix d'Urgel, enseignèrent à dater de 790 que Jésus-Christ, en tant que Dieu, est véritablement et proprement le fils de Dieu, engendré naturellement par le Père; mais que Jésus-Christ, en tant qu'homme ou fils de Marie, n'est que le fils adoptif de Dieu. Cette doctrine qui provient peut-être des efforts que l'on faisait pour rendre le mystère de l'incarnation moins choquant aux yeux des Mahométans, eut bientôt en Espagne un grand nombre d'adhérents, parmi lesquels il y eut même des évêques, et se répandit même en deçà des Pyrénées, dans l'Aquitaine. [...] Ils invoquèrent tous deux, en faveur de leur hérésie, des passages tirés de la liturgie Mozarabique; mais dans ces passages les mots d'adoptivus homo, d'adoptio carnis (et non de filius adoptivus) ne se prennent évidemment que dans le sens d'assumtio, pour désigner le rapport qui existe entre l'humanité et la divinité, et non celui qui se trouve entre l'Homme-Jésus et le Père. Ceux qui par leurs écrits réfutèrent l'erreur des Adoptiens, nommément Béatus et Ethérius, évêque d'Osma, Paulin, patriarche d'Aquilée, et surtout l'anglo-saxon Alcuin, l'ami de Charlemagne et le plus grand théologien de son temps, trouvèrent que les Adoptiens marchaient sur les traces des Nestoriens. Comme Nestorius, Félix disait aussi que le Verbe avait demeuré dans l'homme adoptif comme dans un temple, et que Jésus-Christ avait été un homme qui portait en lui la divinité. Jésus-Christ, qui ressemblait à l'homme en tout, hormis dans le péché, devait, de même que les fidèles deviennent enfants de Dieu, être adopté aussi par Dieu, mais dans un sens plus relevé. Il regardait aussi le baptême de Notre-Seigneur dans les eaux du Jourdain, comme l'action solennelle par laquelle cette adoption eut lieu au moyen de ces paroles : Ceci est mon Fils bien-aimé. En conséquence, Jésus-Christ n'avait sans doute pas besoin du baptême (c'est ce que Félix disait en termes formels), pour être purifié de ses péchés, mais seulement pour être engendré, pour renaître spirituellement. Il n'est donc pas exact de dire que le vrai Dieu a été conçu dans le sein de Marie et que celui qui a été conçu est véritablement Dieu; mais c'est l'Homme-Jésus, c'est l'esclave qui a été conçu, et le vrai Dieu, le véritable fils habite dans le fils adoptif, le maître de l'esclave dans l'esclave (Johann Joseph Ignaz von Döllinger, Histoire de l'Église, Tome 1, traduit par Philippe Bernard, 1841 - books.google.fr). Durand et quelques autres ont enseigné que Jésus-Christ comme homme est le Fils adoptif de Dieu; mais saint Thomas, Vasquez Suarez et d'autres ne permettent pas que l'on enseigne cette doctrine. La réception du Concile de Francfort semble trancher la question et la mettre hors de doute. De fait, les grands théologiens s'accordent tous à la rejeter, ceux mêmes qui disent que l'humanité de Notre-Seigneur Jésus Christ a été adoptée par Dieu (Frederick William Faber, Bethléem ou Le mystère de la sainte enfance, Tome 1, 1875 - books.google.fr). Typologie Le report de 1895 sur 1264 (mort d'Urbain IV) donne 633. Les rois du Wessex s'étaient épuisés à lutter contre les Bretons du Devon et de la Cornouailles, les rois de Mercie n'avaient pu réduire ceux du pays de Galles, les rois de Bernice avaient péniblement refoulé ceux d'Ecosse et du Strathclyde, enfin les rois de Deirie s'étaient fait battre par ceux de Gwyned. Aussi le Gallois Cadwallon avait-il failli, en 633, renverser le cours de l'histoire anglaise (Émile G. Léonard, Histoire universelle: Des origines à l'Islam, 1956 - books.google.fr). Cadwallon ap Cadfan fut le fils de Cadfan ap Iago et fut un roi de Gwynedd au Pays de Galles de 625 jusqu'à sa mort, en 633 ou 634. Il est resté dans l'Histoire pour avoir dévasté la Northumbrie et tué son roi, Edwin, avant de périr lors d'une bataille contre Oswald de Bernicie, à un endroit appelé «Denis's brook» (le ruisseau de Denis). Les annales l'ont principalement retenu comme un tyran sanguinaire (fr.wikipedia.org - Cadwallon ap Cadfan). Une comète Outre la comète de Halley, il en est deux autres qui sont
reconnues aujourd'hui comme faisant partie de notre système, c'est-à -dire, qui
reviennent par intervalles vers le soleil ; l'une, tous les 1204 jours, et
l'autre, tous les 6,75 ans environ. La première, généralement appelée la comète
d'Encke, ou la comète à courte période, fut vue pour
la première fois, en 1786, par MM. Messier et Méchain ; miss Herschel la revit
en 1795. Ses retours en 1805 et 1819 furent observés par d'autres astronomes,
persuadés, ainsi que les premiers, que c'étaient quatre corps différens. Le professeur Encke,
cependant, prouva leur identité, et alla jusqu'à déterminer les circonstances
du mouvement de la comète. Sa réapparition en 1825, 1828 et 1832, s'accorda
avec l'orbite assignée par M. Encke, qui, d'après
cette coĂŻncidence, Ă©tablit que la longueur de sa pĂ©riode est de 1204 jours Ă
peu près. Cette comète est très petite, d'une lumière faible, et invisible Ă
l'œil nu, excepté lorsqu'elle se trouve sous des circonstances très favorables,
et dans certaines positions particulières. Elle n'a pas de queue, et fait sa
révolution dans une ellipse extrêmement excentrique, inclinée d'un angle de 13°
22' par rapport au plan de l'écliptique; elle éprouve souvent des perturbations
considérables, par suite de l'attraction des planètes Olbers a remarqué que la comète
d'Encke avoit une queue
sensible dans son apparition de 1805, tandis qu'il ne lui en a vu aucune en
1795, 1825 et 1828 Tous les 55 ans, la comète d'Encke
passe à son périhélie à la même époque de l'année, et son passage de 1904 ne fait
que répéter les apparitions favorables de 1805, 1858 et 1871. Ces années-là , on a pu suivre la comète à l'œil nu, ce qui fait
espérer les mêmes conditions pour cette année La comète périodique d'Encke,
calculée par M. Backlund a été retrouvée le 31
octobre 1894 ou le 1er novembre par MM. Perrotin, M.
Wolf (photographiquement) et Curelli Une comète à courte période a été découverte par Hervé
Faye, l'année dernière (22 nov. 1843), à l'Observatoire de Paris. Son orbite
elliptique se rapproche plus de la forme circulaire que celle d'aucune autre
comète connue; elle est comprise entre l'orbite de Mars et l'orbite de Saturne.
Sa période est de sept ans et demi. Il convient de remarquer, en outre, que l'apparition
actuelle (1910) de la comète de Faye est la plus favorable et la plus brillante
qu'on ait observée depuis sa découverte. Théoriquement, la comète devait être
aujourd'hui plus brillante d'environ trois magnitudes que lors du retour de
1895-1896, ce qui explique son éclat relativement considérable Le duc de Cornouailles 1895 : le futur Edouard VII, prince de Galles et l'Allemagne Le titre de duc de Cornouailles appartient toujours au fils le plus âgé du souverain. Le titre fut créé pour Édouard, le prince noir, le fils aîné d'Édouard III en 1337. Lorsqu'Édouard décéda avant son père, le titre fut recréé pour son fils, le futur Richard II. Par une charte de 1421, le titre passe au fils et héritier le plus âgé du souverain. Si le fils le plus âgé du souverain meurt, son fils aîné n'hérite pas du titre. Cependant, si le fils le plus âgé du souverain meurt sans descendance légitime, son frère le plus âgé reçoit le titre. Ces principes font que le titre de duc de Cornouailles ne peut passer qu'à un fils du souverain étant également héritier apparent au trône d'Angleterre (i.e. dont la place dans l'ordre de succession ne peut être modifiée par aucune naissance). Le duc de Cornouailles se voit en général également accorder le titre de prince de Galles, mais contrairement à son titre ducal, celui-ci ne lui est pas donné de façon automatique mais par des lettres patentes décernées par le monarque, souvent accompagnées d'une cérémonie ad hoc tenue selon le bon vouloir du souverain (fr.wikipedia.org - Duc de Cornouailles). En 1889 encore, lorsque meurt le vieil empereur Guillaume, le voici à Berlin qui indispose tout le monde en insinuant que le nouvel empereur pourrait, au moment de monter sur le trône, faire le geste de rendre l'Alsace à la France. Démarche bien juvénile de la part d'un homme qui touche à la cinquantaine : mais elle n'en est que plus significative dans sa naïveté. N'oublions pas cependant qu'à cette date sa mère s'obstine encore à le traiter en enfant. C'est seulement en 1886 — il a quarante-cinq ans que de sa propre initiative, lord Rosebery, ministre des affaires étrangères, lui communique les dépêches diplomatiques reçues par son département ; et lord Salisbury, qui succède bientôt à lord Rosebery, n'est pas tout de suite aussi libéral. C'est seulement en 1892 - il a cinquante et un ans - que Gladstone lui communique ses rapports sur les délibérations des conseils de cabinet; encore la reine met-elle à cette faveur certaines conditions restrictives. Bref, c'est aux environs de 1890 qu'il lui est, pour la première fois, accordé - dans d'étroites limites - quelque chose des privilèges d'un prince. Il n'avait fait, jusque là , que des efforts malheureux pour jouer à l'homme d'État, sans en avoir le droit ni le pouvoir. Comment va-t-il user de ses droits, désormais légèrement accrus ? Guillaume II est sur le trône; et leurs relations d'abord sont mauvaises. Le jeune empereur ne pardonne pas à son oncle, qu'il affecte de mépriser, la manière dont après la mort de son grand-père il a soulevé la question d'Alsace. On les force à se réconcilier; mais en 1895, dans l'île de Wight, l'arrogance du jeune empereur allemand exaspère le prince dont il est l'hôte. Ils se brouillent; et, pendant quelques années Guillaume cesse de venir à Cowes sur son yacht, il cesse de visiter l'Angleterre. Combien il est tentant d'expliquer ainsi la recrudescence des sentiments anti-allemands du prince de Galles, et, sous son influence, de la Cour d'Angleterre, et du gouvernement anglais ! Mais c'est écrire l'histoire à la manière de Dumas père : la réalité est tout autre. N'oublions pas que, vers cette date, le confident politique, le grand ami du prince de Galles, c'est lord Rosebery, un germanophile avéré, qui, une fois déjà , en 1885, a engagé le prince à ébaucher, lors de ses visites à Berlin, un rapprochement diplomatique dès deux nations. Lord Salisbury est favorable à ce rapprochement, lui aussi : il vient à Cowes, en 1895, pour suggérer à l'empereur une action commune en Turquie, une sorte de partage de la Turquie entre l'Angleterre et les puissances de la Triple-Alliance. Guillaume refuse sans courtoisie. Il a d'autres projets en tête qui sont antibritanniques. Six mois il lance son télégramme au président Kriiger, qui semble presque annoncer une déclaration de guerre à l'Angleterre. Et voilà pourquoi il cesse de venir à Cowes. Il y a brouille entre l'oncle et le neveu parce qu'il y a brouille entre Downing Street et la Wilhelmstrasse. Sir Sidney Lee écrit judicieusement : «Les périodes où les relations furent tendues entre lui et son neveu suivirent celles où elles furent tendues entre les deux pays : elles ne les précédèrent pas». [...] A partir de 1898, le gouvernement anglais, cédant à l'impulsion que lui imprime Chamberlain, appuyé par l'opinion publique, adopte une attitude agressivement antiallemande. Nous sommes loin de considérer que la politique française, ou pour parler plus exactement la politique franco-russe, ait été de nature à rendre facile pour le Foreign Office l'adoption d'une autre politique. Il y eut cependant en Angleterre un certain nombre d'hommes d'État qui firent l'impossible pour apaiser une querelle susceptible de conduire à la guerre (E. Halévy, La politique du roi Edouard, Sciences politiques, Volume 51, 1928 - books.google.fr). |