Prospérité de Marseille après 1570
Prospérité de Marseille après 1570

 

I, 18

 

1570-1571

 

Par la discorde négligence Gauloyse

Sera passage à Mahomet ouvert :

De sang trempe la terre & mer Senoise,

Le port Phocen de voiles & nefs couverts.

 

L’alliance, réprouvée par les autres Etats européens, de la France avec l’empire ottoman sous François Ier depuis juillet 1526 semble ouvrir le champ des conquêtes à l’ennemi turc : après l’Egypte en 1517 et Rhodes en  1522,  c’est au tour de la Transylvanie en 1541 et de Chypres en 1571.

Le « port Phocen » peut désigner la ville de Marseille, cité phocéenne. Sa fortune « au-delà des années 1570, s‘explique par mille raisons, l’afflux jusqu’à elle des marchandises françaises, anglaises ou allemandes par la route du Rhône, la mise hors course de Venise, de 1570 à 1573, en guerre contre les Turcs, les privilèges que lui vaut, tant bien que mal, l’entente du très Chrétien avec les Turcs et les Barbaresques. [1] » « Vers 1580, la Méditerranée, dans toute son étendue, est sillonnée par les « barques » et les galions de la ville phocéenne [2] ».

 



[1] Fernand Braudel, « La Méditerranée », Armand Colin, tome I, 1966, p. 284

[2] ibid., p. 209

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