Colonisation de l’Amérique
Colonisation de l’Amérique

 

II, 19

 

1645

 

Nouveaux veneus, lieu basti sans défense,

Occuper place par lors inhabitable :

Prez, maisons, champs, villes prendre à plaisance :

Faim, peste, guerre : arpen long labourable.

 

L’immigration européenne aux Amériques est attirée tant par l’idée que l’on se faisait de ce nouveau continent que parce qu’elle y trouve refuge contre la famine et les persécutions.

« Sous le règne d’Elizabeth Ière (reine d’Angleterre de 1558 à 1603), l’Amérique se confond avec l’Utopie de Thomas More [1] ». Celui-ci justifiait ainsi la colonisation : « la guerre la plus juste et la plus raisonnable est celle que l’on fait à un peuple qui possède d’immenses terrains en friche [surtout quand il] en interdit la possession et l’usage à ceux qui viennent y travailler et s’y nourrir, suivant le droit imprescriptible de la nature. [2] »

C’est en 1642 que la ville de Montréal est fondée par les Français. A New York dès 1644, craignant les attaques des Indiens (« guerre »), « les colons ressentent le besoin de s’abriter derrière une muraille défensive, celle qui donnera son nom à l’une des plus fameuses rues de Manhattan : Wall Street »[3].

 



[1] André Kaspi, l’Histoire, n° 91, p. 10

[2] Thomas More, « L’Utopie », Editions sociales, 1982, p. 67

[3] H. Trocmé, l’Histoire, n° 91, p. 38

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