Le pape Innocent X Fin des Ming en Chine II, 281651-1652Le penultime du surnom de prophete Prendra Diane pour son jour & repos : Loing vaguera par frenetique teste, Et delivrant un grand peuple d’impos. "Diane... jour... repos"
Dial (latin dialis) = de Jupiter, relatif à Jupiter : «Tous les degrez d'honneur ecclesiastique / Seront changés en dial quirinal...» (C 5.77.1-2);
vaguer (latin vagari) = aller en tous sens, errer; frenetique, frenatique (grec "phrennitikos, phrenètikos") = frénétique, fou (Hug.).
Il n'est nulle part question, chez Nostradamus, d'un prophète qui ait choisi le lundi, jour de la Lune ou de Diane, comme jour sacré;
en revanche, le thème du grand Jovialiste revient souvent
(Pierre Brind'Amour, Les premières centuries, ou, Propheties de Nostradamus (édition Macé Bonhomme de 1555), 1996 - books.google.fr). Lorsqu'on consulte les commentaires coraniques ad Q 33 (Ahzab), 40 : «Muhammad n'est le père d'aucun homme parmi vous, mais il est le prophète de Dieu,
le sceau des prophètes», l'on constate avec quelque surprise que la seule interprétation qui y est donnée de hatam al-nabiyyin, est qu'il n'y aura plus de
prophète après Mahomet. Toutefois, plusieurs traditions sont conservées ailleurs qui suggèrent qu'un autre sens était connu et parfois avancé. La première
est la suivante : Husayn b. Muhammad (b. Bahram al-Tamimi al-Marwazi, m. 213)/Garir b. Hazim (al-Azdi al-'Ataki al-Basri, m. 170/786)/'an'A'isa : «Dites hatam al-nabiyyin,
et ne dites pas : il n'y aura pas de prophète après lui». L'autre tradition est rapportée par 'Amir (b. Sarahil al-Sabi al-Kufi, m. 103/721) : «Un homme dit en
présence d'al-Mugira b. Suba (al-Taqafi, m. saban 50) : “Dieu bénisse Muhammad, hatim al-nabiyyin, il n'y aura pas de prophète après lui ! "Al-Mugira lui dit :
Il te suffit de dire hatim al-nabiyyin. En effet, il nous a été rapporté que Jésus reviendra (harigun), et comme il est déjà venu (jadis), il est avant lui (i. e. avant Mahomet) et après lui.»
(Le Coran. Nouvelles approches, 2013 - books.google.fr,
Mohamed Brahim, L’islam concordiste : Un islam réformé qui n’est ni oriental ni occidental, 2021 - books.google.fr). L'Epoque de la naissance de Mahomet n'est pas certaine. Quelques-uns la mettent l'an 560. d'autres la reculent jusqu'en 600. ou même 620. Quelques-uns
la placent l'an 593. d'autres l'an 577. ou 580. L'opinion la plus probable, est qu'il est né l'an 571. ou 572.
(Le grand dictionaire historique, ou le melange curieux de l'histoire sacree et profane, Tome 4, 1718 - books.google.fr). Nombreux, au point de vue général de l'islamisme, sont les événements dont le mois de Rabi 4er fait revenir l'anniversaire. Le prophète, personnellement,
y tient une place importante, car c'est dans ce mois qu'il est né, qu'il est mort, et qu'il à fondé l'ère de sa nouvelle religion. Ce dernier événement eut lieu
le 8 Rabi 1er de l'an 1, correspondant au lundi 20 septembre 622 de notre ère. Mahomet s'enfuit de la Mecque sa ville natale, où il était persécuté, pour s'établir à Jatreb,
qui prit dès lors le nom de Médine ou ville du prophète. On sait qu'en effet hégire veut dire fuite
(E. Tissot, L'année musulmane, L'Investigateur, Revue des études historiques, 1873 - books.google.fr). D'après les historiens arabes, Mahomet assistait à la bataille de Samla et avait alors 15 ans. Or la naissance de Mahomet est placée généralement
vers 570 ou 571. La date de 586 (571 +15), à laquelle Hisam b. al-Mughîra commandait l'armée quraisite, est donc exacte
(Emile Amar, Prolégomènes à l'étude des historiens arabes, Journal asiatique, 1911 - books.google.fr). Si Mahomet est né un «lundi» 12 Rabi, il sera effectivement mort un «lundi» 10 Rabi (632)
(Pierre Crapon de Caprona, Le Coran: aux sources de la parole oraculaire : structures rythmiques des sourates mecquoises, 1981 - books.google.fr). On remarque qu'il nacquit un lundi, qu'il commença l'exercice prophétique un lundi, qu'il s'enfuit de la Mecque pour se retirer à Medine un lundi; qu'il fit
son entrée à Medine un lundi, qu'il prit la Mecque un lundi. On en croira ce qu'on voudra: mais quoi qu'il en soit il le seul à qui l'on a attribué
une semblable fatalité de jours
(Bernard Picart, Ceremonies et coutumes religieuses de tous les peuples du monde, Volume 7, 1737 - books.google.fr). L'emploi du mot "Diane" dans le contexte musulman peut s'expliquer par l'habitude des chansons de geste de le considérer comme polythéiste :
Les poésies chevaleresques confondent ces infidèles avec les païens de l'antiquité, et leur attribuent un culte à Jupiter et à Apollon.
Les musulmans n'adorent pas Mahomet, mais le Dieu unique
(Adolphe d'Avril, La chanson de Roland, 1867 - books.google.fr). "frenetique... impos" : Justin II
En 571, après la révolte des Arméniens soumis à la Perse, le catholicos Jean, les évêques et une partie des "premiers"
arrivent à Constantinople, où Justin II leur accorde dons (dona et xenia regia), dignités, maisons et palais. À ceux qui sont restés dans leur pays,
il envoie de l'or et octroie des dignités et une remise d'impôts pour trois ans
(Avshalom Laniado, Recherches sur les notables municipaux dans l'Empire protobyzantin, 2002 - books.google.fr). Justin II (latin : Flavius Iustinus Iunior Augustus) règne sur l'Empire byzantin du 15 novembre 565 à sa mort le 5 octobre 578; il est le neveu
et successeur de Justinien. Après avoir réglé les dettes laissées par ce dernier, Justin mène une stricte politique financière qui tranche avec la prodigalité de son
prédécesseur, le faisant même accuser d'avarice.
Les échecs tant à l'intérieur qu'à l'extérieur ont raison de la santé mentale de l'empereur : son épouse Sophie et le comte des Excubites, Tibère II Constantin, assurent
la direction de l'empire pendant les toutes dernières années de sa vie.
Justin défendit mollement les possessions occidentales reprises par Justinien, c'est qu'un nouveau conflit monopolisait toutes ses forces en Orient.
Comme il l'avait fait pour les Avars, Justin II refusa en 572 de reconduire ce tribut. Il s'ensuivit une longue guerre dont l'enjeu était surtout les provinces
arméniennes où l'empire recrutait la majorité de ses mercenaires et où les chrétiens étaient obligés de se convertir de force au zoroastrisme imposé par Khosro. S'étant
proclamé protecteur des chrétiens, Justin nomma son cousin, Marcien, magister militum per Orientem, le chargeant de venir au secours des Arméniens qui avaient assassiné le gouverneur sassanide en 572.
La réaction perse fut immédiate : l'armée sassanide envahit la Syrie, Apamée fut mise à sac. Une imposante armée perse vint alors délivrer Nisibis, après quoi elle se dirigea vers la forteresse
de Dara, principale place forte byzantine sur la frontière perse, qu'elle conquit le 15 novembre 573
Ce dernier coup fut plus que ne pouvait supporter la santé mentale de l'empereur, laquelle se dégradait déjà depuis quelques années. Selon Jean d'Éphèse, son plus grand
plaisir dans ses périodes paisibles était d'être promené à travers ses appartements dans une voiturette conduite par ses gardiens. Mais il avait également des moments de rare
violence où il pouvait s'en prendre physiquement à quiconque l'approchait ou tenter de se jeter par les fenêtres du palais qui durent être munies de barres
(fr.wikipedia.org - Justin II). Jusques à ce qu'enfin Cosroës s'étant laisse flechir aux instantes prieres de l'Imperatrice Sophie, il eut pitié de Justin, que le mauvais état
de ses affaires avoit rendu frenetique, & lui accorda une cessation d'armes.
(Le Grand théatre historique, ou Nouvelle historie universelle, tant sacrée que profane, Tome 2, 1703 - books.google.fr). En 562, Mokan régnait sur les nations turques, depuis les Marches chinoises, le Nanlou et le Pé-lou, et depuis les bords de l'Oxus, qu'il avait
conquis en soumettant les Turcs ripuaires ou Huns blancs, jusqu'aux extrêmes limites où atteignaient les Turcs Kiptchak, au nord du Caucase et le long du Volga. [...]
Faire la police entre le fleuve Jaune et le Danube, garantir les communications entre la Chine et Rome, se poser en arbitre au service de l'une et de l'autre, départager
le monde, tel fut le plan colossal de ce Turc, plan que n'ont jamais oublié ses héritiers mongols. Au vie siècle, les révolutions continuelles qui se succédaient en Chine
et l'inintelligente fatuité des Byzantins le firent avorter. En 569, un ambassadeur de Mokan (les Grecs nomment ce roi Dizaboul, d'après son titre chinois Ti-theoupou-li)
vint proposer à Justin II un traité commercial et militaire. La démarche n'eut pas de résultats
(Histoire générale du IVe siècle à nos jours, Tome 2, 1893 - books.google.fr). Acrostiche : LPLE, LuPuLE
Le quatrain VII, 17 - 2011-2012 présente un acrostiche comparable : LVPL. Il y est question de "repos" aussi :
"Par grand repos le regne travaillé". Son interprétation parle de l'étrille/sistre d'Isis. Le brochet (oxyrynchus) était attribué à la déesse.
F. Morel, dans ses notes sur S. Basile, parle d'un brochet, qu'il y avoit au vivier du Louvre du tems du Roi
Charles IX. qui, quand on crioit, Lupule, Lupule, se montroit & venoit prendre le pain, qu'on lui jettoit (Not. ad Basil. in Hexaëm. Homil. 7. p. 89.)
(Johann Albert Fabricius, Theologie de l'eau, ou essai sur la bonte, la sagesse et la puissance de Dieu, manifestées dans la création de l'eau, Tome 1, 1741 - books.google.fr). Fédéric Morel, ou Frédéric Morel, ou Federicus Morellus, également dit Fédéric Morel Le Jeune (né en 1552 à Châlons - mort le 27 juin 1630) était
un imprimeur parisien de la fin du XVIe siècle et du début du XVIIe
(fr.wikipedia.org - Frédéric Morel (1552-1630)). Calasiris est qualifié de "prophètès tès Isidos" (Théagène et Chariclée, III, 11), comme Zatchlas (Métamorphoses, II, 28) et Nectanebo (Roman d'Alexandre du Pseudo-Callisthène)
(Françoise Dunand, Le Culte D'Isis Dans Le Bassin Oriental De LA Mediterranee, Tome 1 : Le Culte D'Isis Et Les Ptolemees, 1973 - books.google.fr). Apulée décrit un prêtre, Égyptien, prophète de «premier ordre» (propheta primarius, expression latine qui doit traduire
«serviteur du dieu de première phylé», le plus haut échelon dans le clergé égyptien) rend pour un moment la vie à un défunt qu'on portait en terre, du nom de Zatchlas, comme «un homme jeune vêtu de tuniques de lin,
les pieds dans des sandales en fibre de palmier et la tête complètement rasée», ce qui correspond exactement à l'apparence d'un prêtre isiaque. Il «place une herbe sur
la bouche du mort, une autre sur sa poitrine. Puis, tourné vers l'orient (il invoque) en silence l'auguste majesté du soleil qui apparaît à l'horizon... Et voici que la poitrine se gonfle et
se soulève ; le pouls se met à battre, le corps s'emplit d'un souffle de vie, et le cadavre se dresse et le jeune homme parle» (II, 28-29). Ne croirait-on pas assister à la
lente résurrection d'Osiris ? On remarquera que la scène a lieu à l'aube et que le mort renaît à la vie en même temps que le soleil sort du monde des défunts, ce qui es
typiquement égyptien
(France Le Corsu, Isis, mythe et mystères, 1977 - books.google.fr). Zactalias, Zachalias à rapprocher de "Zacharias"
(Claudius Salmasius, Plinianae exercitationes in Caii Julii Solini Polyhistoria, Tome 1, 1689 - books.google.fr). Rapprochement au sujet de Zachlas, magicien de Babylone cité par Pline (Histoire Naturelle), auteur d'un livre dédié à Mithridate, où il établissait la sympathie des
destinées humaines avec les pierres précieuses. Au moyen de baguettes, de cailloux, Pamphile, épouse de Milon, l'hôte de Lucius dans la Métamorphose d'Apulée, livre 2, peut précipiter les astres
du haut de l'Empyrée dans les profondeurs du Tartare et le chaos primitif
(Joseph Felix, Comptes rendus des échevins de Rouen: avec des documents relatifs à leur élection (1409-1701), 1890 - books.google.fr). Claude de Saumaise, Claudius Salmasius en latin, né le 15 avril 1588 à Semur-en-Auxois et mort le 3 septembre 1653 à Spa, est un humaniste et philologue français et protestant
(fr.wikipedia.org - Claude Saumaise). Lucius, héros de l'Âne d'or, devient prêtre d'Isis et on peut penser que cette initiation vaut aussi pour Zachlas.
Battu pour s'être adressé à César, Lucius voit la fin de ses souffrances quand il s'adresse à Isis; battu de même pour s'être adressé aux Quirites, Lucius trouve le repos dans la milice
des prêtres isiaques; enfin, n'aboutissant à rien dans son accusation contre la fortuna, Lucius constate une amélioration de son sort dans sa soumission à la providentia d'Isis
(S. Bex, Conversion de la rhétorique ou rhétorique de la conversion (Apulée, Métamorphoses XI, 2) ? Lucius ou l'apprentissage de la parole comme trajet initiatique, Euphrosyne, Volume 25, 1997 - books.google.fr). Le syncrétisme romain s'exprime à Pompéi produisant les associations Isis-Démeter, d'Isis-Artémis ou Isis-Diana et d'Isis-Vénus
(V. Tam Tinh Tran, Essai sur le culte d'Isis à Pompéi, 1964 - books.google.fr). "avant dernier" : "para teleutos" en grec renvoie à Teleute qui serait un nom de Vénus
en Egypte, déesse de l'amour à opposer à la virgnale Diane
(Jean-François Vauvilliers, Oeuvres morales de Plutarque, Tome 5, 1802 - books.google.fr). Le mythe des origines de la culture est présent chez Apulée ; il est repris lorsqu'Isis est invoquée :
ses noms multiples ne s'adressent qu'à une seule et même divinité. Cérès est celle qui a donné aux hommes une nourriture meilleure que le gland du chêne en lui enseignant l'agriculture ; Vénus est celle qui donne
aux hommes l'amour naturel et la fertilité ; Diane/Lucine préside aux naissances, et Proserpine/Luna, de son éclat humide, nourrit les semences fécondes ; chacun des
noms de la Reine du Ciel sert de prétexte à évoquer la puissance divine se manifestant par une régénération de l'homme, que ce soit par sa fécondité ou par sa nourriture
(Raphaëlle Costa de Beauregard, Isis en Angleterre ?, Influences latines en Europe, 1983 - books.google.fr). Lucius, avec Esox : brochet (Ausone, Mosella 122; Anthime, De observatione ciborum, 40)
François-Joseph-Michel Noël, Dictionarium poeticum, 1878 - books.google.fr). Anthime inaugure, selon Liliane Plouvier, une nouvelle discipline, celle de la cuisine médicale qui connaîtra son apogée au bas Moyen Âge
Le brochet, lucius, ne se mange que dans les gargotes, mais qu'Anthime considère plus tard comme un bon poisson
(Paul Ariès, Une histoire politique de l’alimentation: Du paléolithique à nos jours - Essais - documents, 2016 - books.google.fr,
Jacques André, L’Alimentation et la cuisine à Rome, 2021 - books.google.fr). Selon Plutarque, le brochet était également l'un des trois poissons recherchés pour avoir dévoré la virilité d'Osiris (De Iside et Osiride, 358B et 353D).
Le nom grec du brochet «Oxyrhynchus» nous rappelle celui de l'énigmatique poisson «Ottonax», qui, provenant de l'Euphrate, sera joint à un serpent calédonien pour constituer
la poignée de l'épée mystérieuse destinée au chevalier rédempteur (Queste del saint Graal, p. 145)
(Silvestro Fiore, Les origines orientales de la Légende du Graal : évolution des thèmes dans le cadre des cultures et des cultes. In: Cahiers de civilisation médiévale, 10e année (n°38), Avril-juin 1967 - www.persee.fr). Jusqu'à la fin du régime byzantin, les cités restent, au moins idéologiquement, le fondement du système administratif local. Justinien n'est-il pas,
selon des décrets gouvernoraux égyptiens, le souverain des «cités qui sont sous le soleil» ? Fières de leur antiquité, flattées par les patriographes de
l'époque qui leur fabriquent des généalogies mythiques (ainsi la Cosmogonie de Strasbourg, pour Hermopolis), elles ont encore leurs prétentions protocolaires
avec leurs épithètes d'honneur d'origine sophistique (clarissimes, «très belles») ou chrétienne (philochristoi). On en fonde de nouvelles par
promotion de villages (les deux Théodosiopolis; Koussai). Sous Justin II, on rebaptise Oxyrhynchus en Néa Ioustinou Polis. La réalité était-elle à la hauteur de ces prétentions ?
Les observations d'archéologie urbaine disponibles sont insuffisantes. Mais ce qu'on sait d'Alexandrie ou d'Edfou (Apollonopolis Magna) suggère qu'à la fin de notre
période les cités n'ont pas su respecter leur cadre monumental ancestral ni les voiries triomphales qu'elles tenaient du Principat. Comme on l'a noté pour les villages,
l'habitat urbain devient anarchique et médiocre
(Cécile Morrisson, Le monde byzantin. Tome 1: L'Empire romain d'Orient (330-641), 2014 - books.google.fr). Bien des gens s'imaginent qu'on peut trouver dans les différens os de la tête du Brochet, tous les instrumens de la Passion de Notre-Seigneur JESUS-CHRIST;
savoir, la croix, la lance, les clous, &c.
Les petites pierres, ou les osselets, qui se trouvent dans la tête du Brochet, font estimés propres pour hâter l'accouchement, pour purifier le sang, pour faire venir
les regles aux femmes, pour exciter l'urine, pour chasser les pierres des reins & de la vessie, & pour l'épilepsie
(François A. Aubert de la Chenaye des Bois, Dictionnaire raisonné et universel des animaux ou règne animal, Tome 1, 1759 - books.google.fr). On peut remonter au XVIIe siècle pour cette paréidolie :
Lucius caput habet macrum ac osseum. Ossium seu spinarum figuras in eo diversas reperiri ajunt, ut crucis, lanceae, clavorum, aliorumque Dominicæ passionis instrumentorum.
In cerebro lapidem gerere, crystallo similem, dicunt. Gesnerus in capite Lucii etiam parvi duos lapillos reperit
(Caspar Schott, Physica curiosa, Tome 2, 1662 - books.google.fr). Gaspar ou Caspar Schott, né le 5 février 1608 à Königshofen, en principauté épiscopale de Wurtzbourg et mort le 22 mai 1666 à Wurtzbourg (principauté épiscopale
de Wurtzbourg) était un prêtre jésuite et un scientifique allemand
(fr.wikipedia.org - Gaspar Schott). Triplicités depuis 571
Le passage de la conjonction d'une triplicité à une autre tous les 240 (plutôt 238) ans était censé déterminer un changement de dynastie
et un renversement de situation dans l'imâmat En ces 240 (238) ans se succédaient deux heptades d'imâms correspondant à une double période : renaissance et apogée, la conjonction se produisant alors douze fois
dans des signes de terre (Taureau, Vierge, Capricorne), ou dans des signes d'eau (Cancer, Scorpion, Poisson) ; ou au contraire décadence et clandestinité, la conjonction se
produisant alors douze fois dans des signes de feu (Bélier, Lion, Sagittaire) ou dans des signes d'air (Gémeaux, Balance ou Verseau) (Yves Marquet, La philosophie des alchimistes
et l'alchimie des philosophes: Jâbir ibn Hayyân et les "Frères de la Pureté", 1988 ; La détermination astrale de l'évolution selon les Frères de la Pureté, Bulletin d'études orientales,
Volumes 44 Ã 45, 1993 - books.google.fr).
Le 28 août 571, qui répond à la naissance de Mohammed, la conjonction est entrée dans la triplicité aquatique qui comprend
Scorpion, Écrevisse et Poissons, et y a évolué dans cet ordre à quatre reprises jusqu'en 789. Le 3 octobre 809, elle est entrée dans la triplicité ignée (Sagittaire, Lion, Bélier).
Enfin, le 19 novembre 1047, elle est passée dans la triplicité terrestre (Capricorne, Vierge, Taureau) (Paul Casanova, Une date astronomique dans les Épîtres
des Ikhwân as Safâ, Journal asiatique, 1915 - books.google.fr).
Le quatrain X, 73 daté de 2230-2031 se place une triplicité de terre 1047 + 952 = 1999 terminée en 2237. 1999 est la fin du période de triplicité de feu
c'est-à -dire de décadence, et le début d'une période de triplicité de terre, renaissance. 1999 est la date mentionnée dans le quatrain X, 72, mis en rapport, par la
méthode présentée sur ce site, avec les attentats de New York du 11 septembre 2001, attentats dits "islamistes" (cf. quatrain VI, 97).
(nostradamus-centuries.com - Lettre à Henry, Jovialistes et Achem). Typologie
Le report de 1651 sur la date pivot 571 donne -509.
Zacharie (520-510 avant Christ). Fils de Barachie, et petit-fils de Hiddo, Zacharie appartenait probablement à la famille sacerdotale (Néh., XII, 4); il
était fort jeune encore lorsqu'il quitta la terre de l'exil avec Zorobabel et Jéhosçuah. Il ne ressort pas clairement du texte hébreu (voyez les Septante) que Hiddo
ait été lui-même un prophète. Zacharie commença à prophétiser environ deux mois après Aggée (I, 1. Esdras, V, 4; VI, 14. Aggée, I, 1), dans la seconde année de Darius Hystaspe,
et il continua pendant deux ans environ (VII, 1). Son but est le même que celui d'Aggée, il presse les Juifs de reconstruire le temple. Les Juifs, est-il dit, prospérèrent
suivant la prophétie (Esdras, VI, 44),» et au bout de six années le temple fut achevé. Zacharie a lui-même recueilli ses discours et ses visions (1, 9; II, 2). Il est très-souvent
cité dans le Nouveau-Testament, et c'est, après Esaïe, celui des prophètes qui renferme le plus grand nombre d'allusions directes au caractère et à la venue du Sauveur.
Tandis que l'objet immédiat de Zacharie était de pousser à la reconstruction du temple, il poursuivait d'autres objets
plus éloignés et plus importants. Ses prophéties, comme celles de Daniel, embrassent «les temps des Gentils,» mais dans Zacharie, l'histoire du peuple élu de Dieu est le centre, le point de départ de ses prédictions, et
cette histoire, il la développe, soit sous la forme directe de la prophétie, soit par des actes et des visions symboliques
(Joseph Angus, Le manuel de la Bible, 1857 - books.google.fr). Bien qu’il précède le Christ de plusieurs siècles, voire d’un ou deux millénaires, le prophète est un «chrétien» de l’Ancien Testament. Il voit, contemple
et annonce la totalité du mystère chrétien. Tel est le cas, avec une netteté exceptionnelle, de Zacharie, qui dessine un Messie aux traits si disparates que la réalisation
historique de ses oracles semblait impossible : roi et pauvre, victorieux et mis à mort, «transpercé» (XII, 10), et de qui jaillira une source de vie (XIII, 1). Ce qui fera
écrire à Lemaître de Sacy dans sa préface de 1679 : «Il décrit la vie du Christ et la Passion, plutôt comme un évangéliste que comme un prophète». Comme un évangéliste,
c’est-à -dire ici comme un témoin oculaire. Pascal a tout naturellement cité Zacharie : «Transfixerunt» (fr. 504)
(Philippe Sellier, Le «fondement» prophétique dans les Pensées, Courrier du Centre International Blaise-Pascal, 16, 1994 - journals.openedition.org). "penultième... prophète" On
peut considérer Saint Jean-Baptiste et Jésus comme les deux derniers prophètes
bibliques. On lit dans la bible, Jésus parlant de Jean : « Mais
qui êtes-vous allé voir […] un prophète ? Oui, vous dis-je, et plus qu’un
prophète [1]» (Luc, 7, 24) et de gens
de la foule ayant entendu les paroles de Jésus : « Celui-ci est
vraiment le prophète [2] »
(Jean, 7, 40).
Le père de Jean-Baptiste porte le nom de Zacharie, fils de Barachie, qui est celui, fils de Joad, de l'avant-dernier des prophètes,
dans l'ordre d'édition, qui ont leur livre dans l'Ancien Testament. Jésus parle d'un Zacharie, fils de Barachie, tué entre l'Autel et le Temple (à Jérusalem). On se demande s'il s'agit du prophète de l'A.T.
(Louis Ellies Dupin, Nouvelle bibliothèque des auteurs ecclésiastiques, Tome 6, 1692
- www.google.fr/books/edition). Ainsi l’avant dernier (« penultime ») portant
le surnom de prophète est Jean-Baptiste en italien Giambattisti qui est le
prénom du pape Innocent X [3], élu
en 1644, et mort en 1655. Innocent
X condamna les 5 propositions supposées résumer l’Augustinus de Jansénius, sous
l’influence de Nicolas Cornet, syndic de la Sorbonne et président du conseil de
conscience de Mazarin. « Les jansénistes enragent de voir le souverain
pontife passer sous la coupe de leurs adversaires [4]». Ils
s’opposaient aux jésuites qui fournissaient le plus gros contingent de
casuistes. Parmi ceux-ci, on compte Antonio Diana (« Diane »)
(1585-1663) qui sera particulièrement attaqué par Blaise Pascal dans ses
Provinciales (voir quatrain II, 36), qui fut longtemps examinateur des évêques
et qui était « en un si haut crédit [5] »
à Rome. Les casuistes offraient par leurs recueil de jurisprudence « aux
confesseurs du monde entier les moyens de pardonner au peuple, aux bourgeois et
surtout aux princes [6]». Avis tranché d'un cacatholique sur le jansénisme Le jansénisme n'est qu'un calvinisme déguisé. Comme Calvin Jansénius enseigne que l'homme déchu n'a plus de libre arbitre, qu'il fait le mal nécessairement et que cependant
Dieu le punit justement; en sorte que, pour le fond, Jansénius, Calvin, Luther, Mahomet ne font qu'un ; inspirés du même esprit, ils se donnent tous la main pour nier le libre arbitre
de l'homme et faire Dieu auteur du péché, ou plutôt pour nier le Dieu véritable, le Dieu essentiellement libre, qui a créé l'homme à son image, et pour nous faire adorer à sa place, comme
notre modèle, le premier des faux dieux, Satan, l'ange déchu, qui n'a plus de libre arbitre que pour le mal
(Abbé René François Rohrbacher, Histoire universelle de l'Église Catholique, Tome 1, 1872 - www.google.fr/books/edition). Egyptomanie Trois très belles fontaines sont situées sur la Place Navone, dont le chef d’œuvre baroque de la Fontaine des Quatre Fleuves au centre réalisée par le Bernin au XVIIe siècle sur
laquelle se dresse le grand obélisque. Au centre, la Fontaine des Quatre Fleuves fut inaugurée en 1651. Elle supporte un obélisque égyptien, entouré par les statues des
personnifications du Gange (Claude Poussin), du Rio de la Plata (Francesco Baratta), du Nil (Giacomo Antonio Fancelli) et du Danube (Antonio Raggi).
Sa construction fut engagée sous Innocent X en 1647 pour remplacer un simple bassin rectangulaire servant d’abreuvoir à chevaux. A cette fin, un conduit dédié fut construit
depuis l’aqueduc de l’Acqua Vergine pour l’alimenter en eau. Le Bernin fut finalement choisi, ayant démarché Donna Olimpia, la puissante «maîtresse de Rome», belle-sœur du Pape
et «proche» conseillère, en lui apportant en cadeau une maquette en argent du projet de sa fontaine. Le coût de la construction de la fontaine fut si élevé que le Pape augmenta les taxes sur le pain et le vin,
accroissant leur haine contre Donna Olimpia. L’ajout de l’obélisque fut une exigence du pape, après que celui-ci l’aperçut au sol parmi les vestiges du stade de Domitien sur l’ancienne voie Appienne,
lors d’une visite à Saint-Sébastien en avril 1647. Il se trouvait auparavant dans le «Temple d’Isis» situé sur le Champ de Mars. Cet obélisque Agonale, haut de 16,54 mètres,
a été installé sur une base le 12 août 1649. Sur la roche le blason de la famille du Pape Pamphili a une colombe portant le rameau d’olivier
(www.rome-roma.net). L'évêque de Castro, qu'il avait nommé malgré les instances du duc de Parme, fut assassiné avant de prendre possession. Ce crime fut imputé au duc;
une vengeance exemplaire le suivit de près. La ville fut démolie, et, sur ses ruines, on vit s'élever une pyramide avec cette inscription: Qui fù Castro
(Louis Mayeul Chaudon, Dictionnaire historique, critique et bibliographique, Tome 14, 1822 - www.google.fr/books/edition). Sur la ligne du brochet et du phallus d'Osiris :
Le bon accueil en France de Leonora Baroni, qui retourne en Italie en avril 1644 après l'élection d'Innocent X, et qui sera utilisée par Mazarin pour défendre
les intérêts français contre la faction espagnole proche de laquelle le nouveau pape se place, pousse d'autres chanteurs à s'y produire.
L'arrivée en décembre 1644 à Paris d'Atto Melani, avec son confrère Pasqualini, est la première rencontre d'un castrat avec la cour de France. Mazarin
en fera un de ses agents diplomatiques, et plus tard Louis XIV
(Patrick Barbier, La maison des italiens, 2014 - www.google.fr/books/edition). "Diane" : Antonio Diana Un mot de Diana, bien qu'il ne fût pas Jésuite. Pascal lui a conféré des droits qui lui méritent une place parmi les théologiens de la Société. Il naquit à Palerme en 1595, d'une famille distinguée,
entra chez les Clercs réguliers en 1630, et se livra avec tant d'ardeur à l'étude de la théologie, qu'il y acquit bientôt une grande réputation. Il était consulté de toutes parts comme un oracle, et ses
ouvrages étaient aussitôt réimprimés en divers lieux de l'Europe. Les magistrats de Sicile prenaient son avis dans toutes les affaires importantes; les papes ne le traitaient pas avec moins d'estime et de
distinction, et Urbain VIII, Innocent X et Alexandre VIII le maintinrent au poste éminent d'examinateur des évêques. Il mourut à Rome le 22 juillet 1663. Il a laissé un ouvrage sur la primauté du pontife romain,
et une Somme de théologie en douze parties, sous le titre de Résolutions morales, réimprimée en 8 vol. in-fol. (Michel Ulysse Maynard,
Les Provinciales ou Les lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis et aux révérends pères jésuites, Tome 2, 1851 - www.google.fr/books/edition). Repos Les lettres à Mademoiselle de Roannez développent
cette idée de l'indispensable inquiétude. Cette pédagogie de l'inquiétude vise
d'abord les faux repos du monde, l'utopie des univers réconciliés par un
imaginaire trompeur; mais elle s'écarte aussi des spirituels qui adoptent ou
adaptent à la dévotion le discours du repos. Il existe bien un authentique
repos, le repos chrétien que Dieu procure à son peuple (L'Intégrale de Lafuma,
La. 275) et à l'âme (La. 460), état de fusion qui définissait pour un Plotin la
vision extatique, état auquel aspire l'âme chrétienne parce qu'il la place
comme hors du monde : "Faites, mon Dieu, que dans une uniformité
d'esprit toujours égale je recoive toute sorte d'événement" (Prière pour
le bon usage des maladies, XIV). Le repos des philosophies mondaines n'est
humilié que pour ouvrir la voie à ce repos chrétien, comme l'Église et le monde
s'opposent dans un combat qui n'aura de cesse qu'au jour du Jugement
(Comparaison des chrétiens des premiers temps avec ceux d'aujourd'hui.). Abolir les confusions, affirmer
l'infranchissable frontière d'un ordre à l'autre, l'auteur des Pensées poursuit sur le plan spirituel
ce qu'avait entrepris fauteur des Provinciales
en dénoncent le chimérique repos de la casuistique. Invitation est ainsi
faite au libertin qu'il veut conduire au seuil de la religion à instaurer un
nouveau rapport au temps : temps historique de l'humanité marqué par le
péché et la rédemption qui laisse le souvenir du repos perdu ; temps de
l'individu que la conversion tendra vers l'attente du repos retrouvé dont les
Écritures, dans l'image qu'elles en donnent, inspirent le désir. Derrière la
réflexion pascalienne se profilent les grandes orientations du thème dans la
Bible : "L'homme ne voit pas le repos ni jour, ni nuit"
(Écclésiaste, 8, 16) ; qu'on le cherche en effet dans le respect de la Loi
(Jérémie, 6, 16), dans l'amour (Cantique, 1,7) ou dans la Sagesse
(Écclésiastique, 6, 28), le repos humain est fragile, reflet pâli du repos
céleste dont la terre promise est la figure et que Jésus-Christ a célébré en
restaurant le vrai sens du sabbat. Le vrai repos est donc moins la cessation du
travail que l'accomplissement d'une activité tournée vers Dieu. Rien de
surprenant dès lors à ce que le régime rhétorique privilégié de la méditation
pascalienne sur le repos soit l'antithèse ou l’oxymore. L'antithèse ne sert pas
seulement à opposer au repos tout ce qui lui est antinomique ; elle sert aussi
à placer en contraste le mythe moral dont sont mises au jour les illusions et
les apories, et le repos chrétien. De rue à l'autre plan, nul passage, nulle
progression possible puisque la conversion est rupture. Mais en cette vie
terrestre, nulle possession tranquille non plus de ce repos dont la quête est
en même temps une anamnèse : L'homme ne
sait à quel rang se mettre, il est visiblement égaré et tombé de son vrai lieu.
11 le cherche partout avec inquiétude et sans succès dans des ténèbres impénétrables (La. 400). Être à jamais décentré, l'homme est voué aux
oscillations, à la tension entre les contraires, négation même du repos qui
appelle au contraire l'oxymore, fusion des valeurs opposées, invention d'une unité
nouvelle, instrument de réconciliation. De cette figure, Jésus-Christ est
l'image et le modèle puisque lui est centre (La. 449, 811), qu'il est misère et
grandeur, homme et dieu, mystère de la rédemption comme retour au repos
originel. On voit assez que quels que soient ses antécédents
ou ses garants, bibliques et patristiques, stoïciens ou épicuriens, la notion
de repos tient son importance dans ta pensée de Pascal moins de son contenu que
de ses fonctions. L'argumentation pivote autour d'elle selon une double
polarité : secouer le faux repos et éveiller l'inquiétude ; substituer la
représentation d'un autre repos et en inspirer le désir. Ainsi se noue le
dialogue de l'apologiste et de son temps. Cest la leçon chrétienne qui offre le
point fixe d'où peut être regardée et jugée la mouvance du monde, insurmontable
à tous les rêves de repos : Ceux qui sont
dans le dérèglement disent à ceux qui sont dans l'ordre que ce sont eux qui
s'éloignent de la nature et la croient suivre, comme ceux qui sont dans un
vaisseau croient que ceux qui sont au bord fuient. Le langage est pareil de
tous côtés. Il faut avoir un point fixe pour en juger. Le port juge ceux qui
sont dans un vaisseau, mais où prendrons-nous un port dans la morale (La. 697) (B.
Beugnot, Méditations sur le repos, Pascal, thématique des Pensées, 1988 -
www.google.fr/books/edition). "Loing" En
1644, en Chine (« Loin »), les Mandchous s’installent au
pouvoir en succédant aux Ming profitant de la décomposition de l’empire. Ils
battent l’aventurier Li Zicheng qui disparaîtra avec le butin qu’il aura réuni.
Li Zicheng s’était engagé « dans une politique pro-paysanne en promettant
aux masses rurales de les délivrer du joug fiscal [7]». La principale raison de l'échec des deux grands rebelles paysans est leur incapacité à transformer leur pouvoir militaire en un pouvoir politique,
à passer d' une structure de bande à une structure étatique. Le facteur mandchou, qui semble important à première vue, ne l'est pas autant que cela si l'on compare avec d'autres périodes où Türks, Ouïghours, Tibétains
constituaient des menaces tout aussi graves pour le pouvoir chinois et ses compétiteurs internes. Le changement de dynastie n'est pas un changement social, mais un simple changement de la superstructure;
dans la plupart des cas, la haute fonction publique et les propriétaires terriens se rallient au nouveau pouvoir si celui-ci sait faire en leur direction les gestes adéquats. En s'appuyant, à l'origine, sur un mouvement
paysan dont les intérêts sont fondamentalement divergents de ceux de la gentry, Li et Zhang n'avaient que deux solutions : soit instaurer un nouveau régime social fondé sur un partage des terres,
soit se concilier les propriétaires terriens et les aristocrates en évacuant la problématique agraire originelle de leur mouvement. C'est la seconde option qui fut choisie par Zhu Yuanzhang à la fin du XIVe siècle et c'est
ce qui lui a permis de fonder la dynastie Ming; mais ni Li Zicheng ni Zhang Xianzhong ne semblent avoir eu les capacités intellectuelles d'opérer un tel choix. Ils sont restés prisonniers d'une conception
purement militaire du pouvoir et d'une vision extérieure et formelle de la fonction impériale. Ils n'ont pas compris que pour durer, un pouvoir doit reposer sur une assise sociale stable et pas seulement sur une
force militaire si vaillante soit-elle. Li balança entre une alliance avec la gentry et certains secteurs de la bureaucratie et les promesses faites aux paysans, et Zhang renforça jusqu'au
délire son appareil de répression
(François Thierry, Monnaies chinoises. Tome IV: Des Liao aux Ming du Sud, 2014 - books.google.fr). "frenetique" Les rebelles, prétendants à l'Empire, surgissent simultanément partout, dans la Chine disloquée, avide de réformes et déchirée par les factieux. L'un d'eux, Tchang Hien-tsong (de Mailla, XI. p. 17), menaçant les
villes de Ngan-k'ing et de Yang-tcheou, fait trembler Nankin, dont il ravage les abords. Bientôt, refoulé partiellement, il se déclare empereur au Se-tch'oan. Ce monstre
de cruauté, qui favorisa, puis persécuta les missionnaires, appelés à sa Cour, périt de la main des Tartares. A l'arrivée du terrible Tchang Hien-tchong en 1643 à Nankin, les Pères s'enfuient et sont rejoints et ramenés: On les introduit au palais en 1644.
L'usurpateur, extrême en qualités comme en vices, les fait mandarins, leur commande des sphères célestes et terrestres. Lors des massacres, les PP. sauvèrent beaucoup de monde [...].
Le tyran se fit couronner à Tch'eng-lou en 1646, “Roi et Empereur de toute la Chine." Le tyran, malgré sa frénésie de cruauté, reconnaissait la valeur de notre Religion. Souvent les PP. lui tinrent tête héroïquement.
Il fut tué le 3 janvier 1647 d'une flèche reçue au côté dans une escarmouche contre les Tartares
(Louis Gaillard, Nankin d'alors et d'aujourd'hui, 1903 - books.google.fr). Joseph-Anne-Marie de Moyriac de Mailla (Moirans, 1669 - Pékin, 1748) était un missionnaire jésuite en Chine, également mathématicien, cartographe et historien sinologue
(fr.wikipedia.org - Joseph-Anne-Marie de Moyriac de Mailla). Prophètes chinois Many rebels looked to the future as well as to the past, using prophecy, divination and portent to convince themselves and others of a favourable
outcome to their resistance. In China, members of a popular religious sect known as the White Lotus Society had long predicted that a man named Li would one day be emperor, and as he strove to make this prediction come true,
Li Zicheng consulted a medium (and when the prophet unwisely stated that 'Zicheng is not a true Son of Heaven' and predicted the imminent demise of his power, Li executed him). Like most Chinese, Li also placed great
importance on portents. When a dust storm and yellow fog engulfed his temporary capital just after he proclaimed himself prince of Shun, Lipanicked until his seers assured him that it was an auspicious
sign because, when a new Chinese dynasty arose, the sun and moon temporarily lacked light
(Geoffrey Parker, Global Crisis: War, Climate Change and Catastrophe in the Seventeenth Century, 2017 - books.google.fr). Li Zicheng s'est acquis une position stable à partir de 1640. Il gagne à lui deux anciens «licenciés» (candidats reçus au concours des provinces), Li Yan
et Niu Jinxing, qui lui fournissent des présages fastes et resteront ses conseillers jusqu'à la fin. A la première lune de 1644, Li Zicheng se proclame
roi du royaume de Dashun (Grande Prospérité) et met en place une administration régulière. Il dispose alors de 400 000 fantassins et de 600 000 cavaliers. Trois mois plus tard, il entre à Pékin
(Jacques Gernet, Le monde chinois, 1972 - books.google.fr). Les rites chinois La question des cérémonies chinoises est une de celles sur lesquelles on a le plus écrit; elle a duré environ un siècle, depuis Innocent X
jusqu’à Benoit XIV. Quand les pères dominicains parvinrent à se fixer dans la province du Fou-kien, ils crurent devoir étudier plus a fond les cérémonies que permettaient la plupart des jésuites. Le P. Moralés,
dominicain de la province de Manille, voulut se rendre compte des faits, par lui-même, et interrogea les lettrés qui tous répondirent qu’on offrait les sacrifices pour en recevoir des biens temporels. Il rédigea
alors un mémoire ou sommaire des difficultés, sous le nom de quinze doutes. Chassé par la persécution, il vint à Rome et obtint un décret d’Innocent X (12 Septembre 1645). Le Pape se prononçait dans le sens des
dominicains, mais avec la clause: «jusqu’à ce qu’il en soit décidé autrement,» ce qui supposait la sentence réformable. De retour en Chine, le P. Moralés notifia cette réponse a tous les missionnaires, selon
l'ordre qu’il avait reçu de la Sacrée Congrégation de la Propagande. De leur côté, les pères jésuites firent un exposé de la question et envoyèrent à Rome le P. Martini. Alexandre VII publia un décret (23 Mars 1656)
d’après lequel, supposant vrai l’exposé des faits, les cérémonies pouvaient être tolérées, pourvu qu’on protestât d’avance contre toute superstition qui s’y rencontrerait. Ces deux réponses étaient différentes,
mais non contradictoires, parce que les mémoires des dominicains et des jésuites ne se ressemblant pas, Rome avait répondu aux uns et aux autres "juxta exposita." Le décret de Clément IX, qui confirme les deux précédents.
La Congrégation du Saint Office fut chargée de prendre des informations en 1699. et fit l’examen avec lenteur, maturité, et très grand soin (selon l’expression de Benoit XIV). On entendit les raisons des deux
partis, on leur donna la plus ample faculté de se défendre librement et Clément XI poursuivant l’examen commencé par ses prédécesseurs, rendit un décret solennel (20 Novembre 1704), par lequel il prohibait les
cérémonies en l‘honneur des ancêtres et de Confucius, ainsi que tous les termes autres que celui de Tien-tchou. pour exprimer la divinité. Rome avait parlé, la cause devait être terminée; malheureusement,
il n’en fut pas ainsi, il y eut encore quarante années de discussions. Benoit XIV reprenant toute la suite de la controverse, confirma le décret et la bulle de Clément XI et publia la bulle Ex quo singulari
(11 Juillet 1742), dans laquelle il fait l’historique de la discussion, cite les différents décrets et ordonne une nouvelle formule de serment. Cette bulle fut aussitôt envoyée dans les missions, mais comme elle
éprouvait encore des obstacles de. la part de quelques partisans des rites, Benoit XIV acheva, par un bref du 19 Decembre 1744, d’écarter tous les prétextes, en montrant que les raisons de convenance ne suffisent pas,
quand il s’agit de pratiques vraiment idolatriques
(Félix Gennevoise, Aperçu historique sur la Chine, 1873 - books.google.fr). Pascal avait dénoncé les pratiques des jésuites en Chine, dans la cinquième Provinciale (20 mars 1656) : "Quand ils se
trouvent en des pays où un Dieu crucifié passe pour folie, ils suppriment le scandale de la Croix, et ne prêchent que Jésus-Christ glorieux, et non pas Jésus-Christ souffrant : comme
ils ont fait dans les Indes et dans la Chine, où ils ont permis aux chrétiens l'idolâtrie même, par cette subtile invention de leur faire cacher sous leurs habits une image de JésusChrist,
à laquelle ils leur enseignent de rapporter mentalement les adorations publiques qu'ils rendent à l'idole Cachin-choam et à leur Keumfucum, comme Gravina, dominicain, le leur reproche". Antonio Diana, qui était théatin, est un modèle de ce laxisme que Pascal qui pourrait être le grand prophète
du quatrain II, 36 (il a eu comme pseudonyme Amos) reprochait aux Jésuites. Cependant, Diana n'intervient pas dans cette querelle des rites. Probabilisme Le Probabilisme, qui n'était pas le fait des seuls jésuites, prend son nom de la théorie des opinions probables : en cas
de doute moral, il était conseillé de s'en tenir aux opinions des «personnes autorisées», de quelque autorité morale ou, à défaut, de suivre l'opinion la plus vraisemblable, la plus probable
(Benito PelegrÃn, Éthique et esthétique du baroque, 1985 - books.google.fr). Le probabilisme est irrecevable a priori, parce qu'il est rationalisme et naturalisme tout crus. Il faut, selon Pascal, «un aveuglement surnaturel» pour ne pas s'apercevoir
qu'il n'y a aucune place pour le rationalisme dans la morale chrétienne, que l'essence de cette morale est d'être fondée sur la parole de Dieu interprétée par les Pères et l'Eglise,
avec exclusion de la raison, et qu'au contraire l'essence de la morale païenne est d'être fondée sur la raison interprétée par les philosophes, avec exclusion de l'autorité divine. Or, cet aveuglement est celui des casuistes
(Émile Baudin, Études historiques et critiques sur la philosophie de Pascal, Tome 3, 1947 - books.google.fr). Cet aveuglement peut s'exprimer par le deuxième vers "prendra Diane pour son jour" où Diane représente la lune, et "prendre la lumière de la lune pour le jour"
ou "prendre la nuit pour le jour"
(Nicolas Talon, L'histoire Sainte du nouveau Testament, 1669 - books.google.fr,
Charles Boileau (1648 - 1704), Homélies et sermons, Tome 2, 1720 - books.google.fr). On peut reconnaître dans "repos" un synonyme de relâchement : Mais il ne faut pas croire que tous les probabilistes ont donné dans le même excès de relâchement; plusieurs ont entendu par opinion probable,
non celle en faveur de laquelle on peut citer tout au plus une ou deux autorités , mais celle qui est appuyée sur des raisons, et soutenue par un nombre de docteurs graves et non suspects. Le probabilisme
ainsi entendu a été le sentiment commun des casuistes de toutes les écoles, de tous les ordres religieux et de toutes les nations ; il y a de l'entêtement à soutenir que ce sentiment était une corruption de la morale,
un principe de fausses décisions, un moyen d'excuser et d'autoriser tous les pécheurs
(Nicolas Sylvestre Bergier, Dictionnaire de théologie, Volume 7, 1834 - books.google.fr). Cet antiprobabilisme est un paradoxe chez Pascal lui-même, dont il heurte de façon si surprenante les doctrines critiques les plus personnelles,
son probabilisme métaphysique, son probabilisme apologétique, son probabilisme scientifique, son probabilisme historique. Il est un paradoxe surtout envisagé à la lumière de l'histoire de la philosophie, soit de la philosophie en
général, soit de la philosophie morale en particulier. L'histoire de la philosophie en général montre le probabilisme s'insinuant et s'établissant peu à peu entre le dogmatisme et le scepticisme, déterminant
contre l'un et l'autre, et élargissant de plus en plus, le domaine des vérités évidentes, scientifiquement démontrables et démontrées. Ce probabilisme philosophique a eu, de l'antiquité Ã
nos jours, des représentants de plus en plus nombreux et conscients. Dans l'antiquité on peut citer d'abord le dogmatique Platon, puis, et surtout, les platoniciens Arcésilas et Carnéade
(Émile Baudin, Études historiques et critiques sur la philosophie de Pascal, Tome 3, 1947 - books.google.fr). Si Carnéade critique le polythéisme, ce n'est point pour saper la religion populaire, mais pour combattre les Stoïciens, qui professaient le
rationalisme et voulaient en même temps sauver la religion. Inventeurs de l'apologétique, ils raffinaient sur les croyances populaires, tout en prétendant les conserver. «Pour les Stoïciens, dit Em. Bréhier
(Chrysippe, 1910, p. 202-203; cf. p. 196-198), il s'agit, tout en se plaçant, autant que les sophistes ou les cyniques, à un point de vue rationnel, de garder une signification à toutes les valeurs de la civilisation
grecque et notamment aux poèmes d'Homère et d'Hésiode.» Cette position est-elle tenable ? En mettant le rationalisme au service de la religion populaire, les Stoïciens souscrivaient verbalement à des croyances
qu'ils n'entendaient pas de la même façon que le vulgaire. De là une contradiction inextricable, que Carnéade mettait en lumière par des sorites destinés à montrer l'impossibilité de définir le dieu. On ne peut donner
du dieu une definition qui convienne à tout le défini et au seul défini. Sitôt que l'on adore un dieu pour des raisons déterminées, on est conduit, pour les mêmes raisons, à tenir pour dieu ce qui n'est pas dieu,
voire à tomber dans de grossières superstitions. Vous répudiez les monstra imperitorum et les barbarorum deos, mais où est la ligne de démarcation entre les faux dieux et les vrais dieux ? comment discerner ce qui est
religion de ce qui est superstition ?
(Pierre Coussin, Les sorites de Carnéade contre le polythéisme. In: Revue des Études Grecques, tome 54, fascicule 254-255, Janvier-juin 1941 - www.persee.fr). Acrostiche : LPLE, Elpe, Elpel ou LuPuLe
Elpe et Elpel désignent en allemand le merisier à grappes (ou putier parce que ses feuilles et son bois sentent mauvais)
(Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle, 1817
- books.google.fr). Tite-Live mentionne en 169 la torrentialité dans le domaine méditerranéen de montagne, à propos de l'Elpée : «Ce fleuve prend
sa source au mont Olympe; en été, il se réduit à un mince filet à un mince filet d'eau mais, quand il est grossi par les pluies d'hiver, il se transforme en torrent, tourbillonne sur les rochers, emporte vers
la mer la terre qu'il arrache sur son passage; il coule au fond d'un lit profondément creusé, entre deux rives élevées (Gilles Bernard, Néron et Jésus, 2018, p. 46)
Olimpia Maidalchini, surnommée la Papesse Olimpia, née en 1594 à Viterbe et morte en 1657 à San Martino al Cimino, est une aristocrate italienne et la belle-sœur du
pape Innocent X, sur lequel elle exerce une grande influence
(fr.wikipedia.org - Olimpia Maidalchini). Cf. "Diane" autre nom mythologique.
L'Elpe est une rivière du duché de Clèves
(Jean-Joseph Expilly, La topographie de l'univers. Par M. l'abbé Expilly, Tome 2, 1758
- books.google.fr). Des intérêts plus importants avoient fait laisser l'affaire de la succession de Clèves, de Berg et de Juliers, dans l'état d'indécision
où elle étoit sous le règne de Mathias. Elle parut s'arranger en 1650,
époque où les troupes étrangères évacuèrent les places fortes du pays. Le prince de Neubourg se mit en possession de Berg et de Ravenstein; et Frédéric-Guillaume, électeur de Brandebourg, occupa les duchés de
Clèves, et les comtés de la Marck et de Ravensberg. Ce partage entre deux princes qui aspiroient à toute la succession, ne pouvoit contenter ni l'un ni l'autre. Quoiqu'il eût été convenu entr'eux que la religion
resteroit dans l'état où elle se trouvoit en 1612, ou avant les troubles, et que la paix de Westphalie eût confirmé les stipulations 1648–1657. de ce genre, le prince de Neubourg voulut, Ã
la faveur de l'article qui indiquoit l'an 1624, pour l'année définitive en général, rétablir le culte catholique partout où il avoit été exercé. L'électeur de Brandebourg, saisissant ce prétexte avec empressement,
réclama l'exécution des conventions particulières. Espérant être soutenu par les Provinces-Unies, par la France, par la Suède et par les Protestants d'Allemagne, il entra dans le duché de Berg. Le prince de
Neubourg fit des préparatifs pour repousser l'attaque; et le duc de Lorraine, qui étoit dépouillé de ses états, et qui, s'étant mis à la tête d'une armée de mercenaires, cherchoit toutes les occasions qui
pourroient lui procurer de l'emploi, vint à son secours. Une contestation de ce genre, dans une conjoncture si délicate, ne pouvoit manquer d'attirer toute l'attention de l'empereur. Désirant avec ardeur
d'y mettre fin avant que les puissances étrangères eussent eu le temps d'y intervenir, il fit sommer l'électeur de Brandebourg de retirer ses troupes, et de porter l'affaire devant les tribunaux de l'Empire.
Ferdinand ne s'en tint pas là . Il réclama l'intervention des autres électeurs; et ceux de Cologne et de Bavière s'empressèrent, pour soutenir les intérêts de leur religion, de lui prêter l'appui qu'il leur demanda.
L'électeur de Saxe même se déclara aussi contre Frédéric-Guillaume. Les dissensions civiles, qui agitoient la France ne permirent pas à cette puissance de faire revivre une querelle, qui ne la concernoit point.
La Suède étoit en contestation avec l'électeur de Brandebourg, pour la possession de la Basse-Pomeranie, et le parti qui dominoit en Hollande, refusa de prêter des secours à ce prince, qui renonça, quoiqu'à regret,
à cette entreprise précipitée. Il se fit par la médiation des Provinces-Unies et de l'électeur de Cologne, un accommodement (11 octobre 1651) qui confirma les traités de partage et garantit aux Protestants la
liberté de conscience que leur avoient promises des conventions particulières faites dans le temps qui s'étoit écoulé entre l'année 1612 et l'année 1647
(William Coxe, Histoire de la Maison d'Autriche, depuis Rodolphe de Hapsburg, jusqu'Ã la mort de Leopold II (1218-1792), 1809
- books.google.fr). Le pape Innocent avait déjà protesté contre le Traité de Westphalie au sujet de la clause laissant une liberté de conscience relative en Allemagne.
Malgré son âge avancé, le duc de Neubourg Wolfgang Guillaume se remaria pour la seconde fois avec une catholique, la comtesse Françoise Marie de Fürstenberg; le pape, auquel il avait demandé sa bénédiction,
se hâta de l'accorder, en approuvant ce troisième mariage comme utile aux intérêts de la religion (lettre d'Innocent X du 1er juillet 1651)
(Albert Waddington, Le grand électeur Frédéric Guillaume de Brandebourg, Tome 1 : (1640-1660), 1905
- books.google.fr). Contre la volonté de ses parents, luthériens convaincus, Wolfgang-Guillaume (1578 - 1653) se convertit secrètement au catholicisme en juin 1613 et épouse Madeleine de Bavière. La conversion est officialisée
et fêtée à Düsseldorf le 15 mai 1614. Dans ses duchés de Juliers et Berg, Wolfgang-Guillaume entreprend la reconquête catholique. Le duc s'appuie sur les ordres religieux et une politique de refoulement des protestants
(fr.wikipedia.org - Wolfgang-Guillaume de Neubourg). Jansénius et Neubourg
Comme maître d'études les élèves le trouvaient irascible et exigeant, ayant peu de relations avec les autres. Néanmoins, Cornelius Jansen, plus souvent
connu sous la forme latine de son nom, Jansénius, né le 28 octobre 1585 à Acquoy (Pays-Bas) et mort le 6 mai 1638, prit une part active dans la résistance de l'Université contre les Jésuites,
qui avaient établi leur propre école de théologie à Louvain, et qui se posait en rivale de la Faculté universitaire. Dans l'espoir d'empêcher leurs empiétements, Jansen fut envoyé deux fois à Madrid, en 1624 et
1626; la deuxième fois il échappa de peu à l'Inquisition. Il soutint chaleureusement l'évêque missionnaire catholique aux Pays-Bas, Rovenius, dans ses démêlés avec les Jésuites, qui essayaient de recatholiciser le
pays sans tenir compte des vœux de l'évêque
(fr.wikipedia.org - Cornelius Jansen). Passé à Paris le 10 mai et arrivé à Louvain le 16, Jansenius lui-même fit le 20 mai devant l'assemblée générale des docteurs de l'Université l'exposé de
ses négociations. Il fut chaudement félicité et
remercié. On le chargea en outre de correspondre avec les universités espagnoles. Enfin, le 12 juin, la commission lui accorda une gratification de 400 florins : c'était à la fois la récompense de son dévouement
et une indemnité pour la perte qu'il avait subie en quittant Lille au moment où il venait d'y louer une maison. Jansenius jouit pendant les mois suivants d'une liberté totale : il en profita pour se consacrer
entièrement à l'étude des problèmes de la grâce et pour résider, comme il le souhaitait depuis si longtemps, au logis parisien de Saint Cyran. Cette période enchantée fut interrompue par un incident particulièrement grave
de l'affaire des universités. Les Lovanistes n'avaient pas tardé à s'apercevoir que le nouveau péril que Jansénius leur avait annoncé au début de l'année n'avait rien d'imaginaire.
Lorsqu'il connut la décision du 3 octobre 1624, le P. de Montmorency, provincial de Flandro-Belgique, avait en effet adressé à Philippe IV un mémoire justificatif. En outre, il chargea de sa cause le P. Rosmer,
confesseur du duc de Neubourg. Les démarches de celui-ci auraient pourtant échoué si le Roi n'avait alors appelé auprès de lui son oncle Charles d'Autriche, évêque de Breslau et grand protecteur de la Compagnie.
L'Archiduc mourut le 28 décembre 1624, mais il avait eu le temps de plaider auprès de son neveu la cause des Pères de Louvain. Aussi Philippe IV ordonna-t-il le 21 décembre 1624 à Brizuela de rédiger des
dépêches qui leur donneraient satisfaction. Le dominicain s'y refusa en faisant remarquer que c'était contraire aux lettres du 3 octobre. Il ne put néanmoins empêcher le duc de Neubourg d'obtenir que le Roi
ne recommandât le 19 mars à sa tante les intérêts des jésuites. Pour éviter un mal plus grand, Brizuela proposa donc d'accorder à ceux-ci une leçon extraordinaire
de théologie au sein même de l'Université. L'ordre en fut signé le 11 mai 1625 et notifié le 16 septembre aux Lovanistes par l'Infante
(Jean Orcibal, Jansénius d'Ypres: (1585-1638), Volume 22 de Collection des études augustiniennes, 1989
- books.google.fr). Pour se défendre des assauts que lui livraient des antithomistes rarement à court d’expédients polémiques, l’ordre de
Saint-Dominique pouvait être tenté de se prévaloir du texte du serment que les théologiens de
l’Université de Salamanque avaient adopté le 19 juin 1627 – l’affaire avait connu un grand retentissement dans les milieux universitaires européens, et notamment à Louvain, dans la mesure où elle
s’était produite au cours du séjour salmantin de Jansénius. Sans entrer dans le détail d’une affaire très complexe, on se borne ici à rappeler que les docteurs de Salamanque
entendaient faire promettre – par le serment dont ils venaient de voter l’adoption – aux candidats au doctorat d’enseigner, lors des cours de théologie scolastique, la
doctrine de saint Augustin, doctrina Augustini, et les conclusions de saint Thomas, conclusiones Diui Thomæ, obligation dont ils étaient toutefois déchargés s’ils devaient
occuper des chaires scotistes ou durandistes. L’objectif était d’écarter les jésuites de la Faculté de théologie de Salamanque. Vaine entreprise, puisque le 7 février 1628, le
Conseil de Castille refuse de donner force exécutoire à la décision prise par les docteurs salmantins le 19 juin précédent. L’escarmouche n’en a pas moins durablement
marqué les esprits, et ses échos se font encore entendre à Paris, au milieu de la campagne des Provinciales.
Dans une querelle de la grâce où les frontières partisanes se sont révélées singulièrement poreuses,
la question des rapports entre thomisme et calvinisme a douloureusement hanté les théologiens catholiques. Dans
son Dictionnaire historique et critique, dont la première édition paraît à Amsterdam en 1697, le protestant Pierre Bayle (1647-1706) rappelait, peut-être un peu trop
vigoureusement, en quels termes se posait le débat : «Tous ceux qui ont un peu de pénétration voient clairement que sur la matière de la liberté, il n’y a que deux partis
à prendre : l’un est de dire que toutes les causes distinctes de l’âme qui concourent avec elle lui laissent la force d’agir ou de n’agir pas; l’autre est de dire qu’elles la déterminent
de telle sorte à agir qu’elle ne saurait s’en défendre. Le premier parti est celui des molinistes, l’autre est celui des thomistes et des jansénistes, et des protestants de la confession de Genève.
Voilà trois sortes de gens qui combattent le molinisme, et qui dans le fond ne peuvent avoir là -dessus que le même dogme.»
(Sylvio Hermann De Franceschi, L'empire thomiste dans les querelles doctrinales de l'âge classique Le statut théologique de saint Thomas d'Aquin au XVIIe siècle, Dix-septième siècle n° 247, 2010
- www.cairn.info). "L'histoire du brochet et de la grenouille de Liancourt : ils le font toujours, et jamais autrement, ni autre chose d'esprit"
(Blaise Pascal, Pensées).
Allusion aux vives discussions autour de la théorie cartésienne des animaux-machines, à laquelle
Pascal est globalement favorable (voir toutefois l'idée d'une «volonté» animale), contrairement au duc de Liancourt qui reprend visiblement
une anecdote rapportée par Izaac Walton dans son traité The Compleat Anger (Londres, 1653) : une grenouille visiblement colérique aurait sauté sur la tête d'un brochet
pour lui crever les yeux. Voir Antony McKenna, «L'histoire du brochet et de la grenouille. Pascal et Izaac Walton», Courrier du Centre international Blaise-Pascal, no 12, 1990, p. 18-19
(Laurence Plazenet, Pierre Lyraud, L'Oeuvre de Blaise Pasal, 2023 - books.google.fr). Après l'affligeante conclusion de l'Assemblée du Louvre, tenue au mois de Mars 1654 M. Godeau Evêque de Vence, & quelques autres Prélats
qui lui étoient unis, n'hésiterent point à prédire, que les Jésuites ne tarderoient pas à se porter aux derniers excès, & à lever l'étendart du schisme,
soit par eux-mêmes, soit par leurs aveugles sectateurs. La prédiction fut vérifiée au commencement de 1655, après la mort d'Innocent X, arrivée le 7 de Janvier de cette année. Voici le fait
(Antoine Arnauld, Oeuvres, Volume 19, 1778 - books.google.fr). L'un des principaux incidents de cette longue lutte, qui ne s'apaisait un moment que pour recommencer avec plus de passion, est le suivant :
Le cas du duc de Liancourt auquel un prêtre de Saint-Sulpice voulait refuser l'absolution s'il ne retirait pas sa petite-fille du monastère de Port-Royal.
Le grand Arnaud entra en lice pour disculper M. de Liancourt et défendre Jansénius. Les jésuites, réussissant à gagner Mazarin à leur cause, obtiennent la condamnation
d'Arnaud en Sorbonne par 124 voix contre 71. Arnaud veut répondre à ce coup par un ouvrage sensé et savant, mais lourd et peu populaire. C'est alors que Blaise Pascal,
tout jeune encore, défend bien mieux la cause janséniste en écrivant les Provinciales
(Encyclopédie des sciences religieuses, Tome 10, 1880 - books.google.fr). [1] La Sainte Bible, traduite par Louis Segond, La Maison de la Bible, Genève, 1968 [2] ibid. [3] Giambattisti Pamfili [4] Jacques Attali, « Blaise Pascal », Fayard, 2000, p. 230 [5] Blaise Pascal, « Les Provinciales », Maxi-Poche, 1998, p. 90 [6] Jacques Attali, « Blaise Pascal », Fayard, 2000, p. 226 [7] P. Etienne-Will, L’Histoire n° 78, p. 39 |