Bataille de Worcester

Bataille de Worcester

 

II, 23

 

1648

 

Palais oyseaux, par oyseau dechassé,

Bien tost apres le prince paruenu,

Combien qu'hors fleuue ennemy repoussé,

Dehors saisi trait d'oyseau soustenu.

 

Oiseaux

 

Clement Walker, a Parliamentarian who opposed Cromwell, combines the joke about Cromwell's nose with a bird image: “Oliver is a Bird of prey, you may know by his Bloudy Beake[...]. Moreover, Marvell himself compares Cromwell with a bird—a falcon—in 'An Horatian Ode upon Cromwel's Return from Ireland' (Cahiers Élisabéthains, Université Paul Valéry. Centre d'études et de recherches élisabéthaines, 1996 - bokks.google.fr).

 

Andrew Marvell est un poète métaphysique et un homme politique anglais né le 31 mars 1621 à Winestead-in-Holderness près de Kingston-upon-Hull (Yorkshire de l'Est) et mort le 16 août 1678 à Londres. Associé fréquemment à John Donne ou George Herbert, il fut le premier assistant de John Milton, et rédigea un éloquent poème en préface à la seconde édition du Paradis perdu.

 

En 1650 il se rapproche d’Oliver Cromwell - écrivant une "Ode Horatienne sur le Retour d'Irlande de Cromwell". Marvell devient précepteur de Mary (12 ans) la fille du général Thomas Fairfax chef des armées parlementaires ( à qui il dédiera "Upon the Hill and Grove at Bill-Borow") . En 1653, s'il échoue au poste de Vice-Secrétaire au Latin au conseil d’État (malgré la recommandation de Milton), il devient précepteur du protégé (et gendre envisagé) de Cromwell: William Dutton. C'est vraisemblablement durant cette période qu'il écrit la majorité de son œuvre lyrique, qui - pour des raisons inconnues - ne sera jamais publiée de son vivant. Son habileté politique lui permit cependant d’éviter toute punition au retour de la monarchie et à l’avènement de la Restauration anglaise. Il parvint même à convaincre Charles II d'Angleterre de ne pas exécuter John Milton, malgré la virulence anti-monarchique des écrits de ce dernier et ses activités révolutionnaires. De 1659 à sa mort, Marvell resta un membre respecté de la Chambre des communes (fr.wikipedia.org - Andrew Marvell).

 

Charles suspected, probably correctly, that some members of the English Parliament had colluded with the invading Scots. On 3 January 1642, Charles directed Parliament to give up five members of the Commons - Pym, John Hampden, Denzil Holles, William Strode and Sir Arthur Haselrig - and one peer - Lord Mandeville - on the grounds of high treason. When Parliament refused, it was possibly Henrietta Maria who persuaded Charles to arrest the five members by force, which Charles intended to carry out personally. However, news of the warrant reached Parliament ahead of him, and the wanted men slipped away by boat shortly before Charles entered the House of Commons with an armed guard on 4 January. Having displaced the Speaker, William Lenthall, from his chair, the king asked him where the MPs had fled. Lenthall, on his knees, famously replied, "May it please your Majesty, I have neither eyes to see nor tongue to speak in this place but as the House is pleased to direct me, whose servant I am here." Charles declared "all my birds have flown", and was forced to retire, empty-handed (en.wikipedia.org - Charles I of England, Ned Halley, Complete Prophecies of Nostradamus, 1999 - books.google.fr).

 

The king's enemies were likened to a variety of pests and noxious animals such as snakes, hornets, scorpions, horse-leaches, locusts, toads, frogs, lice and fleas. They were sometimes compared to brambles encroaching upon fertile ground but they were most commonly described as caterpillars that had 'destroyed all the good things of the land' through their greed and corruption. They were an Egyptian plague that, if it prevailed for another year, would 'not leave us so much as a Dock-leaf to grase on'. It went without saying that these pests would have to be exterminated before the vineyard of England could again bear fruit. When the rebels took the form of birds, they were invariably presented as peacocks, crows, jackdaws and magpies - birds that were commonly associated with pride, evil or theft. These birds were thought to be easy prey for the talons of the royal eagle himself, or for one of the loyal newsbooks such as the Kite or Scrich-Owle, 'scrich' alluding to the discordant hunting cry of the owl. Fourteen issues of The Parliament Kite appeared between May and August 1648, and three issues of The Parliaments Scrich-Owle were printed in June and July of the same year. These were precisely the months when the royalists saw themselves as hunting a cornered prey (Jason McElligott, Royalism, Print and Censorship in Revolutionary England, 2007 - books.google.fr).

 

La bataille de Worcester sur la Severn

 

La bataille de Worcester (3 septembre 1651, à Worcester en Angleterre) est la dernière bataille de la première révolution anglaise. Les troupes parlementaires de la New Model Army commandées par Oliver Cromwell remportent la victoire sur l'armée royaliste, majoritairement écossaise, de Charles II d'Angleterre (fr.wikipedia.org - Bataille de Worcester).

 

Cromwell, marchant avec une extrême rapidité, avait rejoint les différents corps de Lambert et d'Harrisson, et approchait de Worcester. Partout les milices accouraient sous ses drapeaux ; il arriva sur Worcester avec quarante mille hommes de troupes. Au pont d'Olbridge, à peu de distance de cette ville, il rencontra un corps de troupes royales, sous les ordres du major Massey. Lambert et Fleetwood forcèrent le passage, après un combat assez rude, où le major Massey, le meilleur officier de l'armée de Charles, fut dangereusement blessé. Cromwell laissa sur ce point dix à onze mille hommes, et couvrit la Severn d'un pont de bateaux, pour attaquer luimême sur un autre point plus rapproché. L'armée royale occupait l'autre rive, et s'appuyait sur Worcester. Les officiers manquaient d'espérance et d'union. Le duc de Buckingham, célèbre par les agréments et la frivolité héréditaires dans sa famille, avait eu la vanité de prétendre au commandement général, et le refus raisonnable de Charles lui paraissait un outrage. Le général Lesley servait avec peu de zèle, et la disgrâce constante qu'il éprouva sous le parlement et sous Cromwell a pu seule l'absoudre du reproche de trahison. Charles montrait beaucoup de bravoure et de gaieté. Le 3 septembre, anniversaire de la victoire de Dunbar, Cromwell fit passer la rivière à une partie de ses troupes, et renversa les premiers corps de l'armée royale. Le roi, qui était resté toute la nuit à cheval, accourut, et trouva ses soldats qui se repliaient sur Worcester. La bataille recommença avec plus d'ordre et de fureur. Le jeune prince s'élança sur l'ennemi à la tête des dragons du régiment d'Hamilton. Le régiment de Cromwell plia quelques moments; mais la supériorité du nombre l'emporta. Charles alors combattit à pied; son infanterie étant repoussée après un rude combat, il reprit un cheval, et voulut encore rallier quelque cavalerie; mais la bataille était perdue. Les plus braves officiers étaient blessés ou dispersés, et Charles fut réduit à fuir, ii On ne sait pas ce que le roi est devenu, écrivait un officier « prisonnier : puisse Dieu le conserver, car on ne vit jamais « plus brave et plus généreux prince! » Une partie de l'infanterie écossaise setant repliée sur la ville, les vainqueurs entrèrent avec les fuyards, et le carnage continua dans les rues. La forteresse fut emportée d'assaut, et Cromwell fit massacrer sur l'heure toute la garnison, qui avait refusé de se rendre. Il avait envoyé plusieurs détachements à la poursuite des restes de la cavalerie ennemie, et on arrêtait partout les malheureux Écossais, contre lesquels une vieille inimitié animait les habitants des campagnes. A peine un petit nombre se sauvèrent-ils jusque dans leur pays, où ils trouvaient d'autres ennemis non moins implacables. Le brave Hamilton, laissé sur le champ de bataille, la jambe brisée d'un boulet de canon, mourut le lendemain, heureux d'échapper ainsi au supplice dont le vainqueur voulait en vain flétrir les nobles chefs du parti vaincu. Dans le transport d'une si grande victoire, qu'il appelait une miséricorde couronnante (crowning mercy), Cromwell écrivait au parlement: « Je vous prie de diriger toutes vos pensées à la gloire « du Seigneur, qui a opéré cette grande libération, et de ne « pas souffrir que la satiété de tant de miséricordes continues « produise parmi vous l'orgueil et la licence, comme il est « arrivé autrefois à un peuple élu de Dieu. Mais puisse la » crainte du Seigneur, inspirée par ses miséricordes mêmes, « conserver toujours l'autorité, et maintenir dans l'humilité « et l'obéissance un peuple si protégé et béni par tant de « témoignages! Que la miséricorde et la vérité émanent de « vous comme un remercîment offert au Seigneur! c'est la « prière de votre humble et fidèle serviteur. » Malgré la pieuse modestie de ce langage, Ludlow fait remonter à cette époque la première révélation des projeta ambitieux de Cromwell. Il rapporte que Hugh Peters, fanatique célèbre, dit à son retour de Worcester, que Cromwell se ferait roi. On pouvait le croire en voyant que, sur le champ de bataille, il avait conféré de sa main le grade de chevalier à deux de ses officiers, empruntant ainsi et les usages de la monarchie et la prérogative personnelle du souverain (Abel-François Villemain, Histoire de Cromwell: d'après les mémoires du temps et les recueils parlementaires, 1851 - books.google.fr

 

Prince parvenu : Novus Princeps

 

Marchamont Nedham, writing of Cromwell's return from Ireland, called him 'Novus Princeps', pointing clearly to 'Machiavelli, who at the start of The Prince distinguishes two kinds of ruler: the hereditary prince, whose task is relatively easy and about whom he has little to say, and the new prince (“il nuovo principe”), who reaches power by a coup or by conquest, and whom Machiavelli's book is designed to educate' (Takashi Yoshinaka, Marvell's Ambivalence: Religion and the Politics of Imagination in Mid-seventeenth Century England, 2011 - books.google.fr).

 

In the Nedham's tribute to Pompey ode, Cromwell will 'climacteric be' - that is, will bring a climacteric be' - that is, will bring a critical change or epoch - to 'all states not free' (103-4). The obvious meaning is that he will liberate them. Yet it is contradicted by the statement that Cromwell - in Marvell's own 'Roman-cast similitude' - will be a 'Caesar... to Gaul' (101). All advocates of 'free states' agreed that republics alone export liberty to the lands they annexe. New princes who acquire fresh territories do what Cromwell does at the end of the ode : they maintain power by the arts that have gained it. 'New acquisitions', explains Nedham's The Case of the Commonwealth, 'are appropriated to the prince's peculiar, and in no wise conduce to the ease and benefit of the public.' The legislation of Cromwell's protectorate that granted Scotland and Ireland incorporation into England was attacked by republicans on the very ground that it promoted Cromwell's own tyranny at the expense of the freedom of those lands. The measures repeated the programme of the Rump, when, as republicans proudly recalled, it had been 'calculated for a commonwealth, not for a monarchy'. The contradiction in the ode is paralleled in the early issues of Nedham's Politicus, where Cromwell is at once the imminent freer of Scotland and a 'novus princeps'. In The Case of the Commonwealth Nedham reminds us that 'the sword of Caesar triumphed over the liberties of the poor Britons' - a point to which he returned in an editorial upon Cromwell's return from the Battle of Worcester, when, among other glances at the lord general, Nedham remembered that 'in our own country here, before that Caesar's tyranny took place, there was no such thing as monarchy'. In any case, how sure are Cromwell's military prospects in the ode ? If he will be a Caesar to Gaul, he is also to be 'to Italy an Hannibal'. As Nedham remarked in The Case, 'the hand of heaven will assuredly be against' nations led by princes such as Hannibal, who instigated 'an ambitious war against' the Roman republic and lost it (Blair Worden, Literature and Politics in Cromwellian England: John Milton, Andrew Marvell, Marchamont Nedham, 2007 - books.google.fr).

 

Marchamont Nedham, also Marchmont and Needham (1620 – November 1678) was a journalist, publisher and pamphleteer during the English Civil War, who wrote official news and propaganda for both sides of the conflict (en.wikipedia.org - Marchamont Nedham).

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