Persécution des protestants
Persécution des protestants

 

II, 64

 

1678

 

Seicher de faim, de soif, gent Genevoise :

Espoir prochain viendra au defaillir :

Sur point tremblant sera loy Gebenoise :

Classe au grand port ne se peult acueillir.

 

A la fin de la guerre de Hollande, Louis XIV atteint le fait de sa puissance. « Son orgueil ne connut plus de mesure et lui inspire les actes les plus audacieux [1].» Tandis que Madame de Maintenon ramène le roi à la dévotion, la persécution contre les jansénistes reprend. En 1680, les dragonnades pour convertir de force les protestants (« gent Genevoise » : Genève était le foyer du Calvinisme) commencent. La révocation de l’Edit de Nantes en 1685 couronne cette politique d’unification religieuse. Les persécutions pousseront les calvinistes cévenols (« Gebenoise » du latin « Gebenae » Cévennes) à la révolte. La guerre des Camisards durera de 1702 à 1705.

Le dernier vers reste inexpliqué.

 



[1] A. Malet et J. Isaac, « XVIIème & XVIIIème siècles », Hachette, 1923, p. 251

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