Mazarinade II, 30 1653 Un qui les dieux d'Annibal infernaulx Fera renaistre, effrayeur des humains : Oncq' plus d'horreurs ne plus dire journaux Qu'avint viendra
par Babel aux Romains. Pierre Brind'amour conjecture "fournaux" pour "journaux" (toutes éditions) en rapport avec la fournaise du Livre de Daniel - symbole de tyrannie, comme celle de Mazarin stigmatisée par les mazarinades - dans laquelle Nabudochonosor fait jeter les trois amis de l'auteur du livre (Pierre Brind'Amour, Les premières centuries, ou, Propheties de Pierre Brind'Amour (édition Macé Bonhomme de 1555), 1996 - books.google.fr). Un qui des vieux d'Annabel infernaux, Fera renaître, effrayeur des humains; Oncq plus d'honneur ne plus pire journaux Qu'avint viendra par Bebel à Romain. Alain fonde avec Georges Beaume Delbeau Productions en 1964, puis Adel Productions en 1968 qui deviendra Leda productions. Dans le sillage Jean Paul Belmondo crée Cerito Productions qui deviendra Annabel Productions en 1990 du nom de sa petite-fille (Philippe Durant, Alain Delon, Jean-Paul Belmondo: destins croisés, 2004 - books.google.fr). Belmondo par Belmondo est un documentaire français produit par Annabel Productions (Paul Belmondo) et Cyril Viguier Productions, sorti le 3 janvier 2016, qui conduit Jean-Paul Belmondo, une des légendes du cinéma français, sur les lieux de ses tournages et de ses films diffusé sur TF1 le 3 janvier 2016 et le 6 septembre 2021 (fr.wikipedia.org - Belmondo par Belmondo). Souvent snobé par les institutions, les César comme le Festival de Cannes, Belmondo, sur le tard et retiré du cinéma depuis le début des années 2000 suite à des problèmes de santé et un AVC, y sera l’objet de célébrations (www.marianne.net). La mort de Jean-Paul Belmondo est récupérée par des journaux qui au fond le méprisaient de son vivant (www.bernardmorlino.com). À la sortie du film Peut-être, Romain Duris avait trouvé Belmondo «super humain [et] super ouvert». [...] Dans les colonnes de Studio magazine, il avouait : «Avant le tournage, j'essayais d'oublier que j'allais jouer face à Jean-Paul Belmondo. Je ne voulais pas être impressionné par lui, perdre tous mes moyens et ne pas être à la hauteur de cette rencontre.» (Laurent Bourdon, Définitivement Belmondo, 2017 - books.google.fr). "journaux" 1652 Le
Journal contenant les nouvelles de ce qui se passe de plus remarquable dans le
royaume; 1665, 5 janv. Journal des Savants [littér.
et sc., hebdomadaire puis mens.]; 1672 Journal du Palais [recueil des décisions
des Cours souveraines]; 1683 Journal de médecine; 1777, 1er janv. Journal de
Paris [1er quotidien fr., portant sur l'actualité] d'apr. E. Hatin,
Bbg. de la presse périod. fr.,
1866, passim, et M. Couperus, L'Étude des périodiques anciens, Colloque
d'Utrecht, Paris 1973, id. DĂ©r. de jour*; suff. -al*
(avec, en a. fr. et m. fr.,
hésitation entre -al, forme sav. et -el, forme pop.,
Nyrop t. 3, § 303, -al l'ayant par la suite emporté); cf. lat. des gl. diurnalis
« de jour, qui a lieu pendant le jour »; II est la substantivation de I; cf. le
lat. médiév. diurnale
attesté au sens « mesure de terre, proprement : surface de terre labourée dans
une journée » en 704 ds Nierm.,
sens Ă©galement rendu au XIes. par dies et diurnus, ibid., ainsi que par jornata,
v. journée; à rapprocher du sens C, le lat. de l'époque impériale [acta] diurna, v. jour et diurnal; journal s'est d'abord appliqué
à des publ. sav., le sens de «périodique relatant l'actualité» étant
alors rendu par l'empr. Ă
l'ital. gazette, ultérieurement évincé par journal Périodicité Se demandant comment s'est élaboré le sens actuel du mot journal, cela revient à se demander comment la valeur de régularité journalière s'est déplacée du contenu vers le contenant. Dans le registre ancien, c'est la matière qui est classée au jour le jour ; dans le journal, c'est la publication qui devient progressivement périodique et qui s'efforce de rejoindre peu à peu l'actualité journalière. L'exigence de périodicité s'est manifestée dès les premières années du XVIIe siècle, en rapport avec l'information économique. Rappelons que dès 1568, on avait pu voir la banque des Fugger imprimer de petits courriers à publicité plus ou moins régulière, pour avertir la clientèle de la conjoncture économique ; que les foires, et notamment la foire de Leipzig, tenaient tenaient au début du XVIIe siècle des Mess Relationen, et que la création de la Bourse d'Amsterdam a entraîné, dès 1594, un besoin d'information aussi régulier que celui de la cotation des actions et des monnaies, donc hebdomadaire, puis bi-hebdomadaire ; mais cette exigence de courriers réguliers s'est traduite par les termes corente ou courier, puis en 1631 par nouvelles ordinaires et gazette, emprunté à l'italien et dont le Dictionnaire de l'Académie donnera en 1684 la définition suivante : Petit imprimé, cahier, feuille volante, qu'on débite toutes les semaines, qui contiennent des nouvelles de toutes sortes de pays. L'exigence de périodicité courte apparaît avec la Fronde, de 1648 à 1653. C'est alors qu'on verra un Journal poétique de la guerre parisienne dédié aux conservateurs du Roi, des Lois et de la Patrie (1649), le Journal du Parlement (1649-1653), une Histoire journalière (1652), le Journal contenant les nouvelles de ce qui se passe de plus remarquable dans le Royaume pendant cette guerre civile (août - octobre 1652), le Journal de tout ce qui s'est passé par tout le Royaume de France ensemble ce qui s'est passé dans le Conseil du Roi et de Messieurs les Princes et du Parlement (23 août - 31 octobre 1652). On pourrait naturellement citer d'autres mazarinades portant le même genre de titre, mais sans réelle périodicité. Ces titres, même pour des courriers hebdomadaires ou visant à l'être, ou simplement continués par des suites plus ou moins régulières, s'efforcent de coller à l'événement et en traduisent le détail quasiment journalier. Le mot journal a donc gardé sa valeur ancienne de «registre journalier», tout en recherchant la périodicité. On trouverait la même ambivalence dans les mercures historiques comme le Mercure françois de Richer (1613-1648) ou le Mercure d'Allemagne de Pacard (1622), qui fournissent, dans des recueils pourvus de suites, des «narrations» jour après jour. Ce que traduit le terme de journal au milieu du XVIIe siècle, c'est donc à la fois la relation au jour le jour et la diffusion périodique courte, qui permet de répondre à l'urgence de l'actualité. On retrouvera un peu plus tard la même ambivalence dans les Journaux historiques de Colletet (décembre 1659 - janvier 1660), qui dans une conjoncture aussi dense mais désormais glorieuse, contiennent «tout ce qui s'est passé de remarquable dans le voyage du Roi, et de Son Eminence, depuis leur départ de Paris, le 25 juin de l'an 1659, pour le traité du mariage de Sa Majesté, et de la Paix générale, jusqu'à leur retour», etc. Colletet a parfaitement conscience d'être un historien, on pourrait presque dire un historiographe du Roi, mais qui répond à l'attente d'un public avide d'adoration en lui donnant à quelques jours de distance des continuations, un Nouveau Journal historique, une Seconde Relation véritable, une Nouvelle Relation, etc. (Jean Sgard, Qu'est-ce qu'un journal à l'époque classique ? Sciences, musiques, lumières, 2002 - books.google.fr). Les publications non livresques sous la Fronde Le médecin Théophraste Renaudot (1586-1653), créature du cardinal de Richelieu, n’appartient pas à la corporation des libraires et imprimeurs de la capitale – laquelle y détient pourtant de jure l’exclusivité de l’impression et de la diffusion de l’imprimé. Sa Gazette bénéficie d’un monopole d’une étendue proprement exorbitante au regard de la législation des privilèges de l’époque. Imprimeurs et libraires ont eu beau protester et faire intervenir le parlement de Paris, Renaudot s’est vu confirmer en 1635, pour lui seul et ses héritiers, le droit de rédiger, imprimer et commercialiser dans tout le royaume les gazettes, relations et nouvelles […] lettres, copies ou extraicts […] et autres papiers […] contenans le recit des choses passées et a[d]venuës ou qui se passeront tant dedans que dehors le royaume […] nonobstant toutes declarations, ordonnances, arrests, reglements et defenses faites ou à faire pour raison de [… l’] imprimerie et librairie (Lettres du Roy en forme de charte. Contenant le privilege octroyé par Sa Majesté à Thephraste Renaudot… et à ses enfans, successeurs et ayans droit..., février 1635). Ce monopole, ce «système d’information», comme l’a qualifié Gilles Feyel, a donc contribué à détacher dès ses débuts la presse périodique française du monde du livre et de ses métiers et à en faire «la chose du roi» (ou plutôt de son principal ministre). En tant que tel, ce système était censé non seulement empêcher toute concurrence en matière de périodiques proprement dits, mais également tarir la production d’occasionnels et de relations éphémères qui jusque-là alimentait massivement les imprimeries de Paris comme de province. Rien d’étonnant, dans ces conditions, à ce que l’un des premiers effets de la Fronde ait été la remise en question, au moins de facto, d’un monopole de l’information tributaire d’une gouvernance politique elle aussi contestée. Après avoir gardé le silence en 1648 sur nombre de troubles, à partir de janvier 1649 la Gazette de Renaudot, symbole de l’information officielle et monopolistique, entre dans une période de concurrence. [...] Des périodiques publiés pendant la Fronde (parlementaire et des princes), portant le nom de Journal, Gazette, Courrier, Babillard (anti mazarin) ou Histoire journalière (pro gouvernemental) aucun ne semble quotidien. Ils paraissaient d'une manière irrégulière ou hebdomadaire. Des périodiques portant le nom de Journal : le Journal des principales audiences du parlement [de Paris] depuis l’année mil six cent vingt-trois…, par Jean Du Fresne, puis François Jamet de La Guessière, puis Michel Du Chemin paraît en 1646 ; le Journal poetique de la guerre parisienne, Dedié aux conservateurs du Roy, des loix et de la patrie, par M. Questier, dit Fort-Lys par Mathurin Questier [hebdomadaire] en 1649 ; le Journal veritab[l]e et des-interessé de tout ce qui s’est fait & passé tant à Saint Germain en Laye, qu’à Paris, depuis l’arrivée du roy audit lieu de Saint Germain, jusqu’à présent. Avec la deputation de la nobleße de Normandie & du parlement de Roüen [un seul no connu ; l’auteur promet un récit toutes les semaines] en 1652 ; le Le Journal contenant les no[u]velles de ce qui se passe de plus remarquable dans le Royaume… puis Journal contenant ce qui se passe de plus remarquable dans le Royaume… [hebdomadaire, paraissant tous les vendredis ; vendu aussi en recueil compilant les numéros précédents, d’après un avis paru dans le n° 9 du 25 octobre 1652] ; le Journal de tout ce qui s’ets [sic] passé par tout le royaume de France… [un seul n° connu] [considéré à tort par Moreau 1740 comme la 6e pièce du Journal contenant les nouvelles de ce qui se passe…] en 1652. L'Histoire journaliere, paraissant en 1652, est attribuée par Moreau à Charles Robinet de Saint-Jean (1608 ?-1698), historiographe du Roi, un des rédacteurs de la Gazette de Théophraste Renaudot ; l’auteur est en fait l’abbé Jacques Gaudin, à qui Mazarin, « indisposé envers Renaudot qu’il jugeait trop tiède », a confié la rédaction de ce nouveau périodique gouvernemental (Carrier, II, 281-284) [prévu hebdomadaire, paraît en fait irrégulièrement] (Jean-Dominique Mellot, Les mazarinades périodiques : Floraison sans lendemain ou tournant dans l’histoire de la presse française ?, 2016 - revues.droz.org). Mazarinades Le phénomène des Mazarinades n'intéresse pas seulement
l'historien des mentalités ou le lecteur curieux de sociologie politique :
cette extraordinaire vague de libelles qui submerge le royaume tout entier
constitue aussi un moment très particulier de l'histoire de la presse et du
livre. Certes, la presse ne date pas de cette Ă©poque : des publications
ponctuelles liées aux événements politiques, il y en a eu dès l'apparition de
l'imprimerie, et ces « occasionnels » n'ont cessé de se multiplier au XVIe
siècle jusqu'à atteindre sous la Ligue près d'un millier de pièces à Paris dans
la décennie 1585-1594 ; pendant les troubles du début du règne de Louis XIII,
les chiffres sont encore beaucoup plus importants : plus de huit cent cinquante
publications, par exemple, conservées dans les bibliothèques européennes et
américaines pour les deux années 1614-1615 ; et si l'on considère la presse
régulière, nul n'ignore que son apparition est largement antérieure à la Fronde
avec le lancement simultané en 1631 de plusieurs périodiques, dont la fameuse
Gazette de Renaudot promise Ă l'avenir que l'on sait. Mais si la Fronde n'a pas
à proprement parler innové, elle n'en a pas moins provoqué un mouvement d'une
ampleur inconnue jusque-lĂ : quoi de commun entre les quelques centaines de
libelles des années les plus agitées de la minorité de Louis XIII et les deux
mille mazarinades imprimées en 1649 ? Il est clair qu'on ne se trouve pas ici
devant une évolution simplement quantitative : en conquérant, à la faveur des
progrès de l'alphabétisation, de nouvelles couches du public, en se multipliant
Ă l'infini, en devenant en quelque sorte un produit de consommation courante,
le pamphlet a nécessairement changé de nature : de texte confidentiel et
clandestin, il tend de plus en plus Ă devenir bulletin d'information ou libre
tribune ; et, l'agitation politique - a fortiori la guerre civile - excitant
les curiositĂ©s mĂŞme dans les provinces les plus calmes, il se banalise jusqu'Ă
fournir alors l'aliment essentiel du commerce de librairie, comme on le voit
bien par les registres de Nicolas. C'est donc tout le petit monde de la plume
et du livre, depuis l'Ă©crivain de profession ou d'occasion jusqu'au colporteur
en passant par l'imprimeur et le marchand-libraire, qui s'est trouvé secoué par
cette gigantesque explosion de libelles. [...] Plus régulier,
plus authentiquement périodique - il paraissait chaque vendredi - est le Journal contenant les nouvelles de ce qui se
passe de plus remarquable dans le royaume pendant cette guerre civile: onze
numéros s'échelonnant du du 23 août au 31 octobre
1652. Il est rare, et n'a certainement pas connu une très grande diffusion : rien à voir par conséquent avec l'immense succès du Courrier français,
pendant le blocus ; et Ă ce signe encore on constate la lassitude de l'opinion.
Il est pourtant bien fait et donne beaucoup de nouvelles précises intéressant
la vie parisienne ; mais il est politiquement très engagé, extrêmement
favorable au parti des Princes, et par conséquent hostile non seulement aux Mazarins, mais encore à la vieille Fronde, comme on le voit
notamment par son compte rendu très tendancieux de l'accueil fait par les
Parisiens au cardinal de Retz à son retour de Compiègne à la tête de la
députation du Clergé. Il était donc inévitable que le retour du Roi amène sa
disparition Carthaginois et
"Babel" En toy tenaist l'humeur cruelle des
Assyriens, & la perfidie des Medes, la molesse des Perses, la superbe des Macedoniens,
la supercherie des Grecs, & la
cruauté des Carthaginois, en toy toutes choses se trouuent, & ce que la nature a semé parmy
les autres elle l'a recueilly & rassemblé en toy : les vns diront que tout
cela a esté infus à toy auorton dés ta naissance Pauure Nemrod, tu te confonds toy-mesme dans ta Babel. Icare temeraire, tu presume d’aborder le char
triomphant du Soleil de iustice ; mais en te precipitant,
il t’abismera. Petit Caligula, tu
veux imiter le grand Dieu tonnant, par ton bruit artificiel ; mais Ă peine
les mouches s’en remuënt-elles. Acrostiche : UF OQ UF : vir fortis (Adriano Cappelli, Dizionario di abbreviature latine ed italiane usate nelle carte e codici specialmente nel medio-evo, 1899 - books.google.fr). OQ : au cul. Tempore Phaleg, ac tempore confusionis linguarum vixit Nemrod vir fortis (quem quidam putant esse Saturnum Babylonicum) acerat primus Rex Asyriorum, qui ædificauit turrim Babel (Willem Snouckaert van Schauwenburg, De Vita Caroli Qvinti Imperatoris, Cæsaris, Vere Avgvsti: Libri Quinque, 1504 - books.google.fr). Si ces pamphlets ont une telle portée, c'est en raison de la gravité des événements politiques nationaux qui leur donnent naissance et parce qu'ils reposent sur une opposition franco-italienne très nette à cette époque. Certes, la France s'était mise à l'école de l'Italie au XVIe siècle, mais cela ne s'était pas fait sans résistances. Celles-ci restaient vives dans le domaine culturel et, de l'échec de l'Orfeo à la Querelle des bouffons, il y a, en musique du moins, un débat de fond qu'il serait peu judicieux de négliger. Il recouvre une grande partie du champ idéologique et culturel. Non seulement les protestants mais aussi une large partie des catholiques refusaient les pratiques religieuses en honneur dans la Péninsule : si, pour les protestants, Rome restait la Babylone moderne, l'exubérance de la Contre-Réforme italienne ne convenait pas non plus à tous les catholiques français. Pour beaucoup de Français, également, nos voisins, dans leur majorité, passaient pour adeptes de mœurs contre nature : le cardinal fut accusé d'avoir été le mignon d'Antoine Barberini et maintes fois traité de «bougre», notamment dans la mazarinade publiée par Scarron en 1651. L'opposition aux idées machiavéliennes que Mazarin était censé défendre n'en était pas moins forte à ce moment où le débat autour de la raison d'État était particulièrement vif ; par la suite, on lui reprochera souvent d'en avoir inspiré le jeune Louis XIV. À cette opposition franco-italienne s'ajoutent les incompréhensions habituelles (Yves-Claude Lequin, La mosaïque France : histoire des étrangers et de l'immigration: Histoire des étrangers et de l'immigration, 1988 - books.google.fr). A mesure que le Senat despouilloit les idolatries & les violences de Babel, le Clergé, comme prenant sa place, se reuestoit de vices, à raison desquels S. Hierosme qualifioit Rome Babylone sur la fin du IV. siecle. Durant le V. & VI. siecle Rome perdit ses forces Babyloniennes. Durant le VII. & VIII. siecle Rome s'employa pour l'establissement d'vne nouuelle sorte d'idolatrie, qui est l'vne des principales liurees de Babel. Les vices du Clergé, que S. Hierofme trouuoit si puants, n'estoient de son temps encore rien au prix des desbordemens qui suiuirent l'establissement de l'idolatrie durant les IX. & X. siecles (Jacques Cappel, Les Liurees de Babel, ou l'Histoire du Siege Romain, distribuee par controuerses & considerations sur ce que le Sr Ferrier & ses compagnons ont dict de plus specieux en faueur de l'Antechrist, 1616 - books.google.fr). Al Bakri (XIe siècle) raconte une légende de la fondation de Carthage par un petit-fils de Nemrod, qui y commanda la construction d'un aqueduc, au cours de laquelle on découvrit une inscription qui prédisait la destruction de la ville lorsqu'on y apercevrait du sel, reliant l'eau douce des sources à la mer dont le sel remonta jusqu'à la ville et causa sa ruine (Alain Schnapp, Une histoire universelle des ruines: Des origines aux Lumières, 2020 - books.google.fr). |