

|
Guerres de Bourgogne Guerres de Genève IX,
44 2136 Migres migre de Genesve trestous. Saturne d'or en fer se changera, Le contre RAYPOZ exterminera tous, Avant l'advent de ciel signes fera. D'autant que l'on peut voir un jeu de mot entre "advent" et Avenches ancien Aventicum. "adventus" (du latin "arrivée") est une étymologie avancée par Varron pour le mont Aventin à Rome (François Sabbathier, Dictionnaire pour l'intelligence des auteurs classiques, grecs et latins, Tome 5, 1768 - books.google.fr). Il y a un jésuite Bourguignon, qui prétendant que l'ancien Aventicum n'étoit pas pas nôtre Avenche en Suisse, mais un lieu nommé Antre en Bourgogne, s'inscrit en faux dans son Livre, contre cette Inscription, & toutes les autres où l'on prétend lire le nom d'Aventicum : soutenant que, dans celle-ci, il faut lire Advent. Caes. au lieu d'Aventicum. J'ai été exprès sur le lieu, pour voir s'il avoit raison, & après avoir examiné l'Inscription, j'ai trouvé, que ce que ce Jésuite affirme, avec tant d'assûrance & de hauteur, est une imposture manifeste, & qu'à moins que de renoncer à ses yeux, renoncer à ses yeux, on ne peut pas lire autrement, que Aventicum, comme tous nos auteurs ont lu (L'Etat et les délices de la Suisse, en forme de relation critique par plusieurs auteurs célèbres, Tome 2, 1730 - books.google.fr). Le jésuite en question est le père Dunod, né en 1657 et mort en 1725 qui publia La découverte de la ville d'Antre en 1698 (Bibliothèque des écrivains de la Compagnie de Jésus, Volume 1, 1853 - books.google.fr). Certains interprètes ont reconnu en RAYPOZ une anagramme de ZOPYRA. La préface des Nouveaux essais sur l'entendement humain déjà cités fait à Scaliger un emprunt explicite. Contre John Locke, l'interlocuteur qu'il se donne tout au long de cet ouvrage (sous le nom de Philalèthe), Leibniz veut croire, avec Platon, les Scolastiques et beaucoup d'exégètes de l'Epître aux Romains sur « la loi de Dieu écrite dans les cœurs » (chap. 2, v. 15), que l'âme contient originairement les principes de plusieurs notions et doctrines que les objets externes réveillent seulement dans les occasions... Les Stoïciens appelaient ces principes Prolepses, c'est– à –dire des assomptions fondamentales... Les mathématiciens les appellent Notions communes. Les philosophes modernes leurs donnent d'autres beaux noms, et Jules Scaliger particulièrement les nommait Semina aeternitatis, item zopyra, comme voulant dire des feux vivants, des traits lumineux, cachés au–dedans de nous, mais que la rencontre des sens fait paraître comme les étincelles que le choc fait sortir du fusil. Et ce n'est pas sans raison qu'on croit que ces éclats marquent quelque chose de divin et d' éternel qui paraît surtout dans les vérités nécessaires. Ces zopyra dont Scaliger fait un remploi sans doute inspiré de Platon, Leibniz peut les devoir aux Electa Scaligerea de 1634 déjà évoqués, à savoir ces « morceaux choisis » privilégiant « dans toutes ses œuvres » les « sentences, préceptes, définitions, axiomes » (Pierre Lardet, Les ambitions de Jules–César Scaliger latiniste et philosophe (1484–1558), 2002 - www.phil-hum-ren.uni-muenchen.de). Tout en parlant de Villarepos, le quatrain utiliserait son anagramme pour lier au signes célestes du vers 4, une comète qui apparaît en fait en 1472, mais que nombreux auteurs ont cru de 1475. Cardan écrit encore, selon Regiomontanus : "Le 13 janvier 1475, nous vîmes sous la Balance, avec les étoiles de la Vierge, une comète dont la tête se déplaçait lentement jusque vers Spica". De même Hájek a également fait réimprimer les traités précédemment publiés par Régiomontan et se rapportant à la comète de l'année 1475. Quant à la "Cometa anni 1475", Descartes en parle dans le Chap. CXXXIII de la Pars Tertia des "Principia Philosophiæ", J. Hevelius dans Sa "Conmetographia" de 1668 (p. 601) fait voir que la comète observée par Regiomontanus n'était pas de 1475 mais de 1472 (Christiane Chauviré, L'essayeur de Galilée, 1980 - books.google.fr). "advent" ne désignerait pas alors la période avant Noël et relèverait du jeu de mot. Autrement "ciel signes fera" Le 1er dimanche de l'Avent est, par définition, le plus proche de la Saint-André du 30 novembre. Suivant le jour de la semaine où advient le 25 décembre, la date de ce premier dimanche varie entre le 27 novembre (Noël est un dimanche) et le 3 décembre (Noël est un lundi). On remarquera que lorsqu'on se trouve en année antérieure, au sens de Gaignebet, c'est-à -dire lorsque le dimanche de Pâques advient à sa première date possible, le 22 mars, alors la Nativité tombe forcément un jeudi, et le premier dimanche de l'Avent est le 30 novembre, jour de la Saint-André. Cependant, la fête d'André n'a pas suscité dans nos régions de liturgie populaire comparable à celle que nous avons vu se déployer à l'occasion de la Saint-Martin. Par contre, le moment variable du début de l'Avent est encadré par les fêtes de deux saints importants dans nos régions, sainte Catherine, le 25 novembre, et saint Nicolas, le 6 décembre. Ce rapprochement calendaire, renforcé de correspondances symboliques entre ces saints, a suscité une association entre Catherine, André et Nicolas. En France du nord, ces trois saints sont considérés comme des protecteurs par la jeunesse qui les invoque pour se marier et avoir des enfants. Nous verrons qu'aux fêtes de Catherine et de Nicolas se faisaient des rituels qui, pour une part, relèvent de la problématique d'annonce de la Nativité, d'ouverture de période que nous avons déjà rencontrée en étudiant la Saint-Martin, et qui d'autre part, dépendent de la thématique d'union propre à ces saints. En accord avec la tonalité de l'Avent, ces saints sont des distributeurs d'abondance surnaturelle. Nous avons examiné la «manne» céleste rituellement répandue lors de la Saint-Martin. Nous en retrouverons une variante en décrivant les présents alimentaires qu'apporte obligatoirement saint Nicolas. La même thématique de l'abondance apparaît également chez Catherine et André, mais elle s'exprime seulement dans leur hagiographie. Ces deux saints partagent en effet avec Nicolas un caractère relativement rare : la tradition dit qu'après leur mort, une huile miraculeuse et inépuisable s'écoula de leur tombeau et de leurs ossements. Parallèlement aux variations sur le thème de l'abondance surnaturelle, ces trois saints ont également été mis en rapport sur un autre plan, celui du mariage. Cet aspect, qui apparaît de manière plus ou moins importante dans leur hagiographie, a suscité des élaborations rituelles différentes suivant les régions. Le contraste entre Catherine, qui se refuse au mariage terrestre, et Nicolas, qui le favorise, montre l'ambiguïté de cette thématique. Elle se décline en une version mystique, celle de l'union avec Dieu et avec lui seul, et en une version profane, celle de l'union charnelle socialement approuvée par le mariage. C'est pourquoi nous parlons d'une thématique de l'union. Elle s'appuye sur une dimension qui parcourt tout l'Avent. On y attend la naissance de Jésus, premier-né d'un couple (Tradition wallonne, revue annuelle de la Commission royale belge de folklore, Volume 19, 2002 - books.google.fr). L'avent en 1475 était donc le 3 décembre (Noël un lundi) (5ko.free.fr - 1475). L'avent en 1589 était donc le 3 décembre (Noël un lundi) (5ko.free.fr - 1589). Le rôle de l'eschatologie dans le discours ne se limite pas à la justification de l'image d'une société pénitentielle. Elle a aussi pour fin, parallèlement, et en incluant un système logique identique, de certifier le triomphe final de l'Eglise : l'interprétation donnée d'un signe apparu au ciel au-dessus de Genève le 5 novembre 1589 (une petite croix au-dessus d'une comète) est la suivante : «Estoit à presupposer l'Eglise catholique, laquelle se presentoit pour estre receue et congnue en ladicte ville de Genève, de laquelle il y a déjà assez longtemps qu'elle en est privée, et Dieu aydant continuera ses triomphes jusques à la consommation des siècles, malgré ceux qui luy sont contraires, et qui de jour en autre taschent à luy empescher, menaçant les villes et citez de foudres et tempestes, et gens et nations qui sont contraires à la saincte volonté d'icelle. Exemple certes par lequel les hérétiques, athéistes et faux Chrestiens doivent avoir esgard et songer à l'amendement de leur misérable et pernicieuse vie...» (Le discours d'un signe merveilleux apparu au ciel sur la ville de Genève, le V. jour de ce présent mois de novembre 1589, A Paris, chez Anthoine du Brueil, rue neuve nostre Dame, jouxte la copie imprimée à Lyon, par B. Rigault, 1589 (BN, Pièce 8° M 2579 ), p. 11-12) (Denis Crouzet, La représentation du temps à l'époque de la Ligue, Revue historique, Volume 270, 1983 - books.google.fr). On trouve l'expression "adventus stellarum" dans un texte de Georg Peuerbach sur les comètes (Alphons Lhotsky, Konradin Ferrari d'Occhieppo, Zwei Gutachten Georgs von Peuerbach über Kometen (1456 und 1457), Mitteilungen des Instituts für Österreichische Geschichtsforschung, Volume 68, 1960 - books.google.fr). Georg von Peuerbach (Georg Aunpekh, également Peurbach, Purbach, Burbach, Purbachius) est né le 30 mai 1423 à Peuerbach, près de Linz en Haute-Autriche. Il est mort le 8 avril 1461 à Vienne. Professeur d'astronomie et de mathématiques à l'université de Vienne, il a conçu des instruments scientifiques très novateurs. Il est l'un des précurseurs de la révolution scientifique du XVIe siècle. On le considère généralement comme l'un des principaux pionniers de la révolution copernicienne et keplérienne. Au XVe siècle, la théorie du mouvement des planètes de Ptolémée a été très discutée, c'est alors qu'il reprendra le système planétaire de l'astronome marocain Al Bitruji (Alpetragius) sur le mouvement des planètes, ce dernier fut le premier à déconstruire le système de Ptolémée. Le décalage croissant entre l'année solaire et le calendrier julien, d'une part, le besoin de «livres des étoiles» plus précis pour la navigation, d'autre part, rendaient cette discussion nécessaire. Incarnée par Peuerbach, l'astronomie à la fois observationnelle et mathématique connut alors un renouveau en Europe de l'Ouest (fr.wikipedia.org - Georg von Peuerbach). Villarepos et Praroman 1332 Villarepot, ancien nom all. Ruppertswil. 242 hab. en 1811, 303 en 1850, 294 en 1900, 288 en 1950, 453 en 2000. V. fit partie de la seigneurie d'Avenches avant 1331 et resta propriété de la famille d'Avenches jusqu'à son achat par Fribourg en 1502. Pierre Falck en fut nommé bailli; le village fut revendu en 1504 aux Praroman, propriétaires jusqu'en 1798. V. fit partie de la paroisse de Donatyre jusqu'à la Réforme en 1536. La population restée catholique fréquenta ensuite les églises de Courtion et de Cressier, jusqu'à l'édification d'une église dédiée à saint Etienne en 1572. Création de la paroisse, comprenant Chandossel, entre 1579 et 1584 (hls-dhs-dss.ch). Lorsque la guerre de religion se ralluma sous Henri III, des Suisses entrèrent aussi au service des réformés; c'est ainsi qu'en 1576 leur armée comptait 18 compagnies de Bernois, soit 6,300 hommes, sous le commandement des frères Diesbach, et que le roi Henri de Navarre (qui fut plus tard Henri IV) reçut 13,000 hommes commandés par les colonels Krieg de Zurich, Tillmann de Berne et Ryhiner de Bâle. D'un autre côté, presque tous les cantons autorisèrent des enrôlements, lorsque la guerre commença contre la Savoie en 1589. Henri IV, successeur de Henri III, conquit véritablement son royaume à l'aide des Suisses; à Arques comme à Ivry, des Suisses combattirent contre des Suisses; dans cette dernière bataille, l'armée de la Ligue était déjà en déroute, et il n'y avait plus que les régiments de Béroldingen et de Pfyffer qui résistaient, lorsque le roi, respectant leur valeur et voulant prévenir une lutte fratricide, leur accorda un saufconduit pour retourner dans leurs foyers. Henri IV mit fin aux guerres de religion; comme il connaissait la bravoure et la fidélité des Suisses, il envoya des ambassadeurs à Berne et à Soleure pour renouveler les anciennes alliances. Tous les cantons lui accordèrent des troupes chaque fois qu'il en demanda; mais son règne ne fut pas de longue durée, il tomba en 1610 sous le poignard d'un assassin (Les troupes suisses au service de l'étranger, Revue militaire suisse, Tome 1, 1856 - books.google.fr). À la suite du décès de Henri III, le roi de Navarre protestant Henri de Bourbon est appelé à régner sous le nom d'Henri IV. Il déclare très vite vouloir «maintenir et conserver la religion catholique, apostolique et romaine»; cependant, les grandes villes françaises se rangent derrière la Ligue et son chef, Charles de Lorraine, duc de Mayenne, frère cadet du défunt duc de Guise. À ce moment-là , l'armée royale d’Henri IV n'est plus que l'ombre d'elle-même. Ce dernier ne peut compter que sur 20,000 hommes à peine pour conquérir un royaume qui se refuse à lui. Pour réaliser cette reconquête, il répartit son armée sous trois commandements distincts : le duc de Longueville pour la Picardie, le maréchal d’Aumont pour la Champagne tandis qu'Henri IV s’attribue la Normandie où il attend les renforts promis par la reine d’Angleterre Élisabeth Ire. (fr.wikipedia.org - Bataille d'Arques). Dans la campagne où se déroule bataille d'Arques qui eut lieu du 15 au 29 septembre 1589 entre les troupes royales de Henri IV et les Ligueurs dirigés par Charles de Mayenne, "les régiments Gallaty, de Reding, de Schauenstein, d'Aregger, Grissach, de Praroman, de Hartmannis an der Halden, contribuèrent à rendre à Henri IV la couronne qui risquait de lui échapper. Gallaty et son régiment furent congédiés en 1589, sauf la compagnie colonelle qui devint plus tard la compagnie compagnie générale du régiment des Gardes suisses. Cette troupe prit part, en 1590, à l'attaque des Faubourgs St-Jacques et St-Michel, de Paris, et aux sièges de Rouen et de Laon, en 1592 et 1594" (Paul Emanuel de Valliere, Le régiment des Gardes-suisses de France, Les Suisses en Italie (Campagne de Marignan), 1912 - books.google.fr, fr.wikipedia.org - Bataille d'Arques). Guerres de Genève Charles-Emmanuel continua l'œuvre de son père, mais il substitua les entreprises militaires aux voies diplomatiques. Passionné pour la gloire des armes, doué d'une ambition sans bornes, il était bien résolu à reconquérir sur la France et les Suisses les États primitifs de ses ancêtres. Entièrement soumis aux dogmes et aux volontés de Rome, il poursuivit sans relâche l'extinction du culte réformé chez ses voisins. Genève fut l'objectif permanent de ses entreprises durant vingt années, et le pape devait poser la couronne royale sur sa tête lorsqu'il aurait rétabli l'évêque dans son antique cathédrale de Saint-Pierre. Les entreprises de Charles-Emmanuel contre Genève sont favorisées par la trahison de Balard et de Desplands. Le prince de Savoie s'allie avec l'Espagne et la ligue française. Les Genevois demandent l'aide des États protestants par l'intermédiaire de Théodore de Bèze. La guerre est sans pitié (1588). Le roi de France Henri III, alors dans la main de la Ligue, recherche le soutien de Fribourg et Soleure et est repoussé (1589) malgré le catholicisme de ces cantons. Berne secourt Genève en détresse. La cruautés des Espagnols se manifeste par le massacre de paysans genevois et de protestants. Henri IV, qui succède à Henri III assassiné le 2 août 1589, intervient en faveur de Genève malgré sa guerre contre la Ligue en France. Le traité de Vervins (1598) puis le traité de Lyon (1601) ne calmeront pas Charles-Emmanuel qui tentera l'escalade de Genève en 1602. L'échec conduira au traité de Saint Julien : les États protestants ont garanti l'indépendance politique et religieuse de Genève; cette république est en possession légitime de son territoire; le plan de François de Sales est relégué dans les cartons d'Annecy; Genève est conservée à la foi évangélique (Jean Pierre Gaberel, Les guerres de Genève aux XVIme et XVIIme siècles et l'Escalade 12 décembre 1602, 1880 - books.google.fr). Depuis 1502 Villarepos appartient à Fribourg qui est opposé au duc de Savoie "le contre RAYPOZ". Saturne... Le temple de Saturne (en latin : Templum ou Aedes Saturni) est l'un des plus anciens temples romains construits autour du Forum romain. Dédié à Saturne, sa construction commence peut-être sous la Royauté romaine à l'instigation du roi Tarquin le Superbe ou au début de la République romaine. Sous la République, une pièce aménagée dans le temple ou à proximité immédiate abrite des documents officiels de l'État et le trésor public (Ærarium). Sous la République, le temple abrite le trésor public de l’État (Ærarium ou Ærarium populi Romani) géré par deux questeurs dont l'un a la responsabilité des clés de la salle aménagée dans le temple. Le temple de Saturne a été choisi comme lieu de dépôt du trésor car, selon la légende, aucun vol n'aurait été commis à l'époque où Saturne régnait en Italie. De plus, sous son règne, le concept de propriété privée n'existait pas, donc tout ce qui est entreposé dans son temple est considéré comme un bien commun (fr.wikipedia.org - Temple de Saturne). Le trésor bernois représentait en 1571, une valeur d'environ 56,000 écus d'or de France. Grâce aux excédents des comptes annuels et aux emprunts émis à Bâle, Berne continue à augmenter sa réserve métallique qui s'élevait, en 1586, à l'équivalent de 190,000 écus d'or de France. Mais les deux guerres de Genève, 1589/1593 et 1601/1603, firent fondre l'épargne bernoise. En 1603, elle ne représentait plus que 13,000 écus d'or de France. La presque totalité de l'or et de l'argent amassés avait été dépensée en quelques années. Si l'on admet, et on y est bien obligé, que les autres belligérants avaient aussi dépensé leur fortune jusqu'à l'épuisement, on constate que l'or n'a pas pu être conservé davantage que l'argent et que, les trésors étant vidés, les écus d'or et les écus pistoles ont dû circuler en relative abondance à côté des testons et des autres pièces d'argent. Les confiscations et les rançons encaissées par les Genevois pendant la guerre de 1589 à 1593 le confirment. Les trésors des villes de Lucerne et de Saint-Gall n'ont pas été utilisés pour le financement de la guerre (Martin H. Körner, Solidarites financieres suisses au XVIe siècle, 1980 - books.google.fr). Acrostiche : MSLA, MeSLAis Dans la guerre de 1589 les Genevois avaient fort peu de capitaines et la plupart de ceux qui les commandaient étaient des étrangers. Cependant quelques citoyens ou bourgeois furent chargés de diverses fonctions militaires par la Seigneurie, mais leur inexpérience de la guerre et leur manque de fermeté pour contenir la soldatesque fit qu'on eut parfois à se repentir de la confiance qu'on leur avait accordée. Esmerand le Meslais, fils de feu Giles le Meslais, libraire et bourgeois de Genève, est interrogé aux prisons le 22 Mai 1589 pour avoir rendu le château de St-Jeoire, sans avoir obtenu préalablement une capitulation honorable. Interrogé: "Pourquoy il a rendu la place ?" Rép.: "Parce qu'il n'estoit pas bien secondé et que la plus grande part de ses soldats l'incitèrent à la rendre : encore qu'il leur dit qu'il falloit tenir bon, etc." Int.: "Pourquoy il ne donnoit sur la teste du premier qui luy parloit de parlementer." Rép.: "Que c'est toute la faute qu'il a faicte et en crie mercy à Dieu et à Messieurs." Procès criminel. Archives. Le Meslais ou De Meslais fut élargi après quelques semaines de détention, les soldats l'accusant seulement „d'avoir l'esprit mousse" mais non de lâcheté personnelle. - Cependant la vindicte publique trop souvent injuste poursuivait le pauvre libraire, qui voulut prouver à ses concitoyens qu'il savait à l'occasion payer de sa personne: le 12 Juillet suivant il se fit tuer au combat de Pinchat "et par ce moyen (écrit Simon Goulart) ensevelit honnêtement avec soy la souvenance de cette faute." A quoi nous ajouterons deux lignes des protocoles du Conseil: "et estant rapporté qu'il a délaissé 230 escus ou environ, a esté arresté que la Seigneurie s'en saisisse par emprunt" 25 Juillet 1589 (DB-M., Bon libraire - Mauvais capitaine) (Bibliographie und literarische Chronik der Schweiz: Bibliographie et chronique littéraire de la Suisse, 1879 - books.google.fr). Typologie Le report de 2136 sur la date pivot 1589 donne 1042. Humbert, dit «Humbert-aux-Blanches-Mains», appelé aussi Humbert de Maurienne ou encore Humbert Ier de Savoie, né probablement entre 970 et 980 et mort un 1er juillet, entre 1042 et 1048, selon la tradition, est un comte, proche du dernier roi des Deux Bourgognes, Rodolphe III, et à l'origine de la dynastie des Humbertiens connus plus tard comme comtes de Savoie, et dont est issue la maison de Savoie (fr.wikipedia.org - Humbert (comte de Savoie)). 1042 selon l'historien Burtet (Samuel Guichenon, Histoire généalogique de la royale maison de Savoye, Tome 1, 1776 - books.google.fr). À la demande du duc de Savoie Charles-Emmanuel, Claude-Louis de Buttet va publier à Chambéry en 1605, sous l'anonymat le libelle intitulé Le Cavalier de Savoie ou Réponse au Soldat Français. Ensemble, l'Apologie Savoisienne. À cette réponse drastique destinée aux Français vont s'ajouter les éternelles revendications de souveraineté du duché de Savoie sur Genève. Cet ajout va entrainer la réaction des Genevois. Le Conseil de Genève envoie le 12 juillet 1605 un ambassadeur à Chambéry pour protester et mettre en cause le non-respect du Traité de Saint-Julien (fr.wikipedia.org - Claude-Louis de Buttet). Les États de Savoie se mirent en place autour de l’an Mil, dans le contexte du démembrement du royaume de Bourgogne, qui regroupait alors à ce moment les terres du bassin rhodanien. Rattaché formellement à l’Empire en 1032-1034, le royaume de Bourgogne se trouva en effet privé de toute véritable autorité royale. Une génération d’aristocrates locaux en profita pour bâtir une série de nouvelles principautés (Dauphiné, comté de Bourgogne, Forez etc.). Parmi eux, un certain comte Humbert, dont les origines restent encore inconnues, posa alors les fondements des États de Savoie, en réunissant un ensemble de terres et de droits d’origines diverses. La principauté savoyarde commença à se mettre en place dans le premier quart du XIe siècle. Elle réunissait alors le Bugey, autrement dit l’ancien diocèse de Belley, les terres de la combe de Savoie et de la cluse de Chambéry, ainsi que la vallée d’Aoste et la partie occidentale du diocèse de Vienne, qui correspond à peu près à l’actuel Nord-Isère. Dans les années 1030, le comte Humbert acquit aussi la vallée de la Maurienne et, sans doute, la Tarentaise. Après la mort du comte Humbert, probablement en 1042, ses descendants parvinrent, par mariage, à passer les Alpes et à s’emparer de la vallée de Suse et d’une partie de l’actuel Piémont (Savoie : les portiers des Alpes, 2023 - www.lhistoire.fr). Petit-fils de la soeur de Rodolphe III, il semble bien que le roi de Bourgogne ait attribué à Géraud (Gerold) le comté de Genève lorsque celui-ci se trouva vacant, au début du XIe siècle. Les documents mentionnent pour la première fois le comte Géraud en 1034, à l'occasion de sa soumission à l'empereur germanique Conrad II; toutefois on sait que le "prince de la région de Genève" ne se plia qu'à demi à la volonté de l'Empire, puisqu'en 1042 et 1044, il se rallia aux ligues de Bourgogne, en lutte contre l'autorité impériale germanique (noms-geographiques.app.ge.ch). |