Le dernier des Visconti

Le dernier des Visconti

 

IX, 95

 

2173-2174

 

Le nouveau faict conduira l'exercite,

Proche apamé jusques auprés du rivage,

Tendant secours de Milannoise eslite,

Duc yeux privé à Milan fer de cage.

 

Francesco Sforza

 

Francesco Sforza est le fils naturel de Muzio Attendolo «Sforza» et de Lucia Terzani de Marsciano. Son père était un condottiere originaire de Pescara, qui avait tour à tour combattu au service des Visconti, puis de Florence, et enfin des ducs d'Anjou de Naples. Lorsqu'il meurt, en 1424, François lui succède à la tête de ses mercenaires et continue sa carrière de condottiere, se vendant au plus offrant.

 

Il se met au service de Jeanne II de Naples pour qui il assiège Naples. Puis, dans les années 14301, il se met au service des Visconti de Milan contre Venise et le pape Eugène IV, auquel il enlève la marche d'Ancône. En 1434, le pontife, exilé à Florence, lui offre le titre de vicaire pontifical, de marquis de Fermo et de gonfalonnier de l'Église en échange de son service contre Milan. Une fois la paix conclue entre Milan, Florence et Venise, Sforza se constitue, en 1435, une petite principauté dans les États pontificaux après s'être emparé d'Ascoli, d'Osimo, de Recanati et de Lorette. En 1438, il devient capitaine général de Venise. Il écrase le condottiere Piccinino qui, au service de Milan, attaque Vérone, et fait 2 000 prisonniers. L'été suivant, pour faire diversion, Piccinino envahit la Toscane. Son armée affronte celle de Sforza le 29 juin 1440 à Anghiari, Sforza remportant une victoire écrasante au service des Florentins et des Vénitiens, alliés contre Milan1.

 

Battu par les troupes coalisées de Florence et de Rome, le duc de Milan, Philippe Marie Visconti, signe la paix à Crémone en 1441, paix qui le réconcilie avec Sforza. Celui-ci épouse sa fille illégitime Blanche Marie Visconti à Crémone dans l'église San Sigismondo et obtient la promesse de succéder à son beau-père lorsqu'il décédera. Toujours méfiant, Philippe Marie n'assiste pas à la noce et prend soin de déshériter sa fille illégitime de la succession du duché. Sforza obtient en dot les villes de Crémone et de Pontremoli1. Au cours des années qui suivent, cependant, le vieux duc tente le plus possible d'écarter son gendre du pouvoir (fr.wikipedia.org - Francesco Sforza).

 

"nouveau faict"

 

Hugues de Saint-Victor dĂ©crit le catĂ©chumène se hâtant vers la fontaine du baptĂŞme «ubi vitiorum pilos atque superbiae cornua deponit et sic rejuvenescit, factus novus homo. Perfecto autem hoc modo convenit quia sicut cervus trahit serpentem et tractum interimit; quo interempto, fontem causa bibendi quaerit : ita fidelis consumptis in se vitiis et peccatis fontem contemplationis desiderat, ubi reficiatur» (Anne Lombard-Jourdan, Aux origines de carnaval, 2005 - books.google.fr).

 

Le jour où se noya Giacomo Sforza, son premier-né Francesco, à peine majeur, était baptisé héros dans la même rivière de Pescara. Quoiqu'il fût illégitime par la naissance, il succéda à son père par droit de conquête (Arsène Houssaye, Les Dianes et les Vénus, 1882 - books.google.fr).

 

NOCE n. f. est issu (déb. XIIe s.) d'un latin populaire °noptiae (n. f. pl.) altération du latin classique nuptiae «noces, mariage» et «commerce charnel» (voir nuptial) sous l'influence du latin tardif °novius «nouveau marié», de novus (voir neuf). Nuptiae est dérivé du supin de nubere «voiler (la tête)» (Alain Rey, Dictionnaire Historique de la langue française, 2011 - books.google.fr).

 

Francesco Sforza se marie avec l'héritière des Visconti en 1441.

 

"apamé" : Calabre ?

 

On peut lire "apamé" comme Apamée, nom de villes antiques du Moyen orient.

 

Il existe un peuple nommé Apamestini de la région d'Apamestum.

 

Dans l'intĂ©rieur de la Calabrie : les habitants d'AezĂ©tium, Apamestum, ArgĂ©tium, Butuntum, les DĂ©ciani, les Grumbestini, ceux de Norba, de Palio, les Stulnini et les Tutini (Pline l'Ancien, Histoire naturelle, 1947 - books.google.fr).

 

Apamestini, ab. di Apamestum, forse S. Vito di Polignano (entre Bari et Monopoli) (Vito Antonio Sirago, Puglia romana, 1993 - books.google.fr).

 

Nel 1442 Giacomo Caldora s'intitolava duca di Bari. Giacomo Attendolo poi cognominato Sforza si vuole il primo duca di Bari, al quale nel 1424 succede Francesco Sforza suo figlio. Nel 1473 Ferrante dopo a Galeazzo Maria Sforza Visconti, duca di Milano i pagamenti fiscali ed altri diritti, che avea esso Sovrano sopra Bari, Palo e Modugno. Nel 1487 a 11 marzo, avendo molto donato a Ludovico Maria Sforza, lo chiamò Duca di Bari (Dizionario geografico-storico-civile del regno delle Due Sicilie di Raffaele Mastriani, Tome 3, 1838 - books.google.fr).

 

Pressé par François Sforza et par les exigences de ses propres capitaines qui voulaient profiter de sa détresse pour vendre trop chèrement leurs services, le duc de Milan crut se tirer encore d'embarras par un de ces brusques retours qui lui étaient habituels. Il désarma Sforza en lui donnant en mariage sa fille Blanche avec les seigneuries de Crémone et de Pontremoli, et le fit arbitre entre lui et les deux républiques. Sforza leur dicta la paix de Capriana (1441). Mais comme toujours, Philippe-Marie en traitant dissimulait une arrière-pensée de vengeance, et sous la paix cachait une guerre nouvelle. Il n'avait fait entrer Sforza dans sa famille et ne l'avait accablé de biens que pour le mieux perdre. Sous prétexte de faire sa fortune, il envoya son nouveau gendre dans le midi où Alphonse pressait vivement dans Naples le roi Réné, et d'ailleurs lui enlevait ses fiefs à lui-même; puis aussitôt qu'il le vit éloigné, il se déclara en faveur d'Alphonse, lui envoya des secours, se réconcilia avec le pape, auquel il offrit Piccinino pour reconquérir la marche d'Ancône, et accabla ainsi son gendre sous une ligue des princes italiens (1442). (Jules Sylvain Zeller, Histoire de l'Italie depuis l'invasion des barbares, 1853 - books.google.fr).

 

René d'Anjou était prisonnier des Bourguignons lorsque Jeanne mourut: il ne pouvait répondre aux invitations des Napolitains qui le pressaient de prendre possession de son royaume; il leur envoya sa femme Isabelle qu'ils accueillirent avec transport, et pour qui Sforza conquit la Calabre (Edouard Dumont, Cahiers d'histoire universelle à l'usage des collèges et des écoles normales primaires, Tome 4, 1836 - books.google.fr).

 

Retiré dans ses places, ravitaillant sa flotte, recomposant et augmentant son armée des recrues qu'il recevait de Sicile et d'Aragon, Alphonse attendit une occasion favorable pour tenter de nouveau une attaque contre Naples. Pendant cet intervalle, il avait adroitement pratiqué dans la ville de nombreuses intelligences, divisé le parti de René, puis, lorsqu'il avait jugé l'occasion opportune, il avait repris la campagne. Cette fois, le duc d'Anjou éprouva de telles craintes, qu'il envoya à Marseille sa femme et ses enfants : cette précaution fut d'un bon augure pour la cause d'Alphonse et produisit un fort mauvais effet à Naples. Alors, les Aragonais s'emparèrent d'Aversa, de toute la Calabre, et chassèrent devant eux dans la Pouille les vieux soldats commandés par François Sforza lui-même. Peu après, on marcha sur Naples; le duc René y était encore, il s'y était enfermé avec beaucoup de troupes et très-peu de vivres. [...] Le 2 janvier 1442, vers les cinq heures du soir, la ville de Naples était au pouvoir d'Alphonse (Le baron de Nervo, Histoire d'Espagne depuis ses origines, Tome 4, 1873 - books.google.fr).

 

Après la disparition d'Alphonse Ier, Sforza épousera la cause de son successeur, le bâtard Ferrand, et ni les efforts de Charles VII ni ceux de Louis XI ne le détacheront de cette alliance. Un corps milanais prendra part à la lutte victorieuse du roi Ferrand contre les partisans d'Anjou, et Sforza unira sa maison à celle d'Aragon par un double mariage, car sa fille Hippolyte épousera Alphonse, fils du roi Ferrand, et Ferrand donnera sa fille Éléonore à l'un des fils du duc de Milan, Sforza-Marie (Bernard Édouard de Mandrot, Dépêches des ambassadeurs milanais en France sous Louis XI et François Sforza, 1919 - books.google.fr).

 

"yeux privé" : Philippe Marie Visconti vieux et aveugle

 

Gismondo Malatesti, seigneur de Rimini et gendre de Sforza, espĂ©rait, Ă  ce titre, obtenir Pezaro; mais Sforza, s'Ă©tant emparĂ© de cette place, la donna Ă  son frère Alexandre. Cette prĂ©fĂ©rence irrita vivement Malatesti; son ressentiment s'accrut encore, lorsqu'il vit Federigo de Montefeltro, son ennemi, s'emparer de la scigneurie d'Urbin, par la faveur de son beau-père. Tous ces motifs le jetèrent dans le parti de Visconti, et il pressait le pape et le roi de Naples de dĂ©clarer la guerre Ă  Sforza. Celui-ci, pour faire cueillir Ă  Malatesti les premiers fruits de cette guerre qu'il provoquait avec tant d'instances, rĂ©solut de le prĂ©venir et l'attaqua Ă  l'improviste : cette subite agression troubla de nouveau la Marche et la Romagne. Visconti, le pape et le roi de Naples envoyèrent des secours nombreux Ă  Malatesti, tandis que les VĂ©nitiens et les Florentins aidèrent Sforza, sinon de leurs troupes, au moins de leur argent. Visconti, non content d'inquiĂ©ter Sforza dans la Romagne, rĂ©solut de lui enlever CrĂ©mone et Pontremoli; mais cette dernière place fut dĂ©fendue par les Florentins, et l'autre par les VĂ©nitiens. La guerre commença donc de nouveau Ă  ravager la Lombardie, et après quelques combats dans les environs de CrĂ©mone, Francesco Piccinnino fut enfin complètement battu Ă  Casale, par Micheletto et l'armĂ©e de Venise.

 

Cette victoire fit concevoir aux Vénitiens l'espérance de chasser Visconti de ses états; ils envoyèrent un commissaire à Crémone et attaquèrent la Ghiaraddada dont ils s'emparèrent bientôt, à l'exception de Crémone; de là, passant l'Adda, ils envoyèrent des partis jusqu'aux portes de Milan. Dans cet état critique, Visconti eut recours à Alphonse et le pria de lui envoyer de prompts renforts, en lui représentant combien il aurait à craindre pour luimême si les Vénitiens devenaient maîtres de la Lombardie. Alphonse lui promit les secours qu'il demandait; mais sans le consentement de Sforza, ils ne pouvaient qu'avec peine arriver en Lombardie. Visconti supplia donc celui-ci avec instance de ne pas abandonner un beau-père, déjà vieux et aveugle. Sforza était à la vérité irrité contre lui pour avoir provoqué la guerre de Malatesti; mais, d'un autre côté, il ne pouvait pas aimer l'agrandissement des Vénitiens, et déjà l'argent lui manquait; la coalition ne lui en fournissait plus qu'avec parcimonie: les Florentins en effet avaient cessé de craindre Visconti, seul motif de leur attachement pour Sforza, et les Vénitiens ne désiraient que sa perte, sentant bien que lui seul pouvait leur enlever l'empire de la Lombardie. Cependant, tandis que Visconti cherchait à l'attirer à son parti, en lui offrant le commandement de toutes ses troupes, s'il consentait à rendre la Marche au pape et à abandonner les Vénitiens, ceux-ci lui envoyèrent de leur côté des ambassadeurs pour lui promettre de lui donner la souveraineté de Milan, en cas qu'ils s'en emparassent, et de le nommer, à perpétuité, général de toutes leurs armées, s'il voulait continuer la guerre de la Marche, et empêcher les renforts envoyés par Alphonse de pénétrer en Lombardie. Les promesses que les Vénitiens faisaient à Sforza étaient fort séduisantes; ceux-ci lui avaient rendu des services réels, puisqu'ils n'avaient pris les armes que pour lui sauver Crémone, tandis que les injures de Visconti étaient récentes, que ses propositions méritaient peu de confiance et n'offraient que de médiocres avantages. Sforza cependant restait encore en suspens. S'il était attiré d'un côté par ses engagements envers la coalition, par la foi donnée, par de récents services et par de grandes espérances, il était ébranlé d'un autre côté par les prières de son beau-père, et surtout par la crainte qu'il avait conçue, qu'il n'y eût un secret poison caché sous les brillantes promesses des Vénitiens. Il sentait qu'après leur victoire leurs promesses et sa propre existence ne dépendraient plus que de leur discrétion, et que la nécessité seule pouvait déterminer un homme prudent à encourir ce danger. Toutes ses incertitudes furent levées enfin par l'ambition des Vénitiens qui, espérant s'emparer de Crémone à la faveur de quelques intelligences qu'ils y avaient pratiquées, firent, sous quelque faux prétexte, approcher leurs troupes de cette ville. Mais ce projet fut découvert par le gouverneur qui commandait dans Crémone au nom du comte, et il ne tourna qu'à la confusion des Vénitiens, sans avoir pu leur procurer cette place; ils perdirent Sforza qui, écartant toute autre considération, se réunit à Visconti. Cependant le pape Eugène venait de mourir et avait été remplacé par Nicolas V. Sforza avait déjà rassemblé son armée à Cotignola pour passer en Lombardie, quand il apprit la mort de Visconti, arrivée vers la fin d'août 1447 (M. Buchon, Histoire de Florence, Oeuvres complètes de N. Macchiavelli, Tome 1, 1837 - books.google.fr).

 

Succession

 

Philippe Marie Visconti meurt le 15 août 1447 alors que les Vénitiens menacent Milan, après avoir choisi pour héritier Alphonse d'Aragon. La nouvelle parvient à Sforza alors qu'il se trouve à Cotignola en Romagne1. Les prétendants sérieux se multiplient : le duc Louis de Savoie (beau-frère du décédé), le marquis Jean IV de Montferrat, Charles d'Orléans (fils de Valentine Visconti), Alphonse V d'Aragon et, bien sûr, François Sforza. Les Milanais font fi de tout ce beau monde et proclament la République ambrosienne, qui entraîne, malheureusement pour elle, la défection des principales cités du duché. Pavie et Parme revendiquent leur indépendance, Lodi et Plaisance se donnent aux Vénitiens.

 

Voulant éviter la division du duché, la République fait appel à Francesco Sforza, qui reconquiert Lodi et Plaisance, après avoir fait subir à cette dernière des bombardements intensifs, et s'impose seigneur de Pavie. Sa femme Bianca Maria tient Crémone. En 1448, la guerre reprend, les notables milanais n'ont plus d'argent. Sforza doit affronter Venise d'une part et la République ambrosienne d'autre part. Il contraint Venise à signer un accord le 18 octobre à Rivatella après l'avoir battue à Caravaggio et fait de nombreux prisonniers1. Sforza consent à lui céder Brescia et Crema en échange de sa reconnaissance comme seigneur de tous les territoires qu'il réussira à conquérir. La Sérénissime s'engage de son côté à soutenir ses prétentions au duché de Milan en échange d'une frontière sur l'Adda. Sforza s'empare alors de Pavie, Novare et Alexandrie avant de mettre le blocus devant Milan. En février, une émeute éclate, la population affamée renverse la République, les Milanais doivent négocier avec Sforza qui entre dans la ville le 26 février 1450. Le 22 mars, il fait son entrée solennelle dans Milan avec à ses côtés Bianca Maria et son fils Galéas Marie. Il est investi des insignes ducaux dans la cathédrale et devient le prince de l'État le plus riche d'Italie

 

La première épouse de Francesco Sforza est la comtesse de Montalto, Polissena Ruffo de Calabria (NC-1420), veuve de Giacomo de Mailly, qui lui donne une fille, Antonia Polissena Sforza (morte jeune peut-être empoisonnée). La seconde épouse de Francesco Sforza est Maria Caldora (it) mais le mariage est annulé par le pape Martin V. De sa troisième épouse, Blanche Marie Visconti (1425-1468), on lui connaît huit enfants dont Ippolita Maria (1445-1488), mariée en 1455 au futur Alphonse II d'Aragon roi de Naples alors duc de Calabre (fr.wikipedia.org - Francesco Sforza).

 

Cage de fer

 

Les historiens disent que Giovanni Vignate, tyran de Lodi, fut enfermé dans une cage par le duc de Milan Philippe Marie Visconti en 1416, certains la font en fer (XVIIIe siècle) d'autres en bois (Notizie letterarie oltramontane, Agosto/dec. 1742-1754, Volume 6, 1747 - books.google.fr, Sergio Fumich, Lodi. Monografia storico-artistica (1877), 2013 - books.google.fr).

 

Fut enfermé dans une cage de fer Napoléon Della Torre, chef perpétuel du peuple milanais, fait prisonnier par l'armée de l'archevêque de Milan, Othon Visconti, qu'il avait chassé; défaite qui renversa le pouvoir des Torriani, et amena la souveraineté des Visconti.

 

Voltaire s'est moquĂ© de ces histoires de cages; on voit cependant que les habitants de CĂ´me enfermèrent dans trois cages de fer NapolĂ©on Della Torre, et cinq de ses parents pris avec lui, parce qu'il avait infligĂ© le mĂŞme traitement Ă  un de leurs compatriotes. La tour de la Gabbia qui existe Ă  Mantoue, et dans laquelle on voit encore la cage; lĂ  tour de Plaisance, qui a aussi la sienne, confirment ce genre de barbarie; il s'est mĂŞme prolongĂ© pendant plus de deux siècles: l'emprisonnement de six Torriani est de 1277; la mĂŞme captivitĂ© est frĂ©quente Ă  la fin du XVe siècle : le duc de Nemours, le cardinal La Balue la subirent, et Comines convenait «qu'il en avait tastĂ© l'espace de huict mois.» (J. F. Donadelli, Guide de Milan et de ses environs, 1843 - books.google.fr).

 

Acrostiche : LPTD, "elle peut t'aider"

 

Adjutrix, celle qui aide, titre de la Vierge et nom de légions romaines qui stationnèrent dans la région du Danube : cf. quatrain précédent.

 

Notre-Dame de Caravaggio ou Notre-Dame de la Source (en italien Santa Maria del Fonte) est un vocable attribué à la Vierge Marie à la suite d'une apparition qui aurait eu lieu le 26 mai 1432 dans la campagne de Caravaggio en Lombardie. Le sanctuaire qui a été construit à l'emplacement même fait l'objet d'une dévotion importante. La voyante rencontre Marc Secco, seigneur de Caravaggio, Philippe Marie Visconti, duc de Milan, puis le doge Francesco Foscari (fr.wikipedia.org - Apparition mariale de Caravaggio).

 

Typologie

 

Le report de 2174 sur les dates pivot 1441/1447 donne 708/720.

 

CRESPO (BENEDETTO), ou, son nom Ă©tant latinisĂ© suivant l'usage du temps, CRISPUS (Benedictus), naquit Ă  Amiternum (Aquila, dans les Abruzzes), vers l'an 650, d'une famille qui se vantait de descendre de l'historien Crispus Sallustius. Il fut prĂ©conisĂ© archevĂŞque de Milan en 683 par le pape Sergius Ier, et mourut le 11 mars 725 ou 735 selon Renzi. Il a, plus tard, Ă©tĂ© canonisĂ©. Crespo n'est pas seulement cĂ©lèbre par ses querelles avec l'Ă©vĂŞque de Pavie, et par la fondation d'un couvent de Benedictins Ă  Milan, mais par un poĂ«me intitulĂ© : Commentarium medicinale avec une prĂ©face en prose, et qu'il composa alors qu'il n'Ă©tait que simple diacre. Il dĂ©crit les diffĂ©rents moyens de traitement employĂ©s contre les maladies, et paraĂ®t s'ĂŞtre inspirĂ© de Serenus Samonicus; mais sa versification est bien infĂ©rieure Ă  celle du poĂ«te latin, et quant aux matĂ©riaux mĂŞmes, ils sont empruntĂ©s Ă  Dioscoride, Ă  Pline, et aussi aux recettes populaires alors en usage. L'ordre qu'il suit est celui qu'on appelle l'ordre anatomique a capite ad pedes. Du reste ce livre est très-court et ne contient que 241 vers (Dictionnaire encyclopĂ©dique des sciences mĂ©dicales, Tome 23, 1879 - books.google.fr).

 

Partons de l'expression homo novus. ConformĂ©ment Ă  l'usage de l'Ă©poque impĂ©riale tel que nous le fait connaĂ®tre par exemple Tacite, l'Histoire Auguste utilise ce vocable pour dĂ©signer un personnage de naissance non-sĂ©natoriale qui est parvenu au SĂ©nat en un rang au moins Ă©gal Ă  la questure, qu'il soit Ă  l'origine un chevalier, un notable municipal, voire un soldat sorti du rang ou un affranchi. En cela elle s'Ă©loigne de la tradition de la fin de la RĂ©publique, qui rĂ©servait le terme Ă  des individus d'origine non-sĂ©natoriale qui avaient ensuite accĂ©dĂ© Ă  la prĂ©ture, voire, comme Marius et CicĂ©ron, Ă  la magistrature supĂ©rieure, le consulat; tel Ă©tait du moins le sens plus restreint que donnait Salluste (Jug., 63, 6–7) Ă  cette expression lorsqu'il Ă©voquait l'Ă©lection de Marius au consulat de 107. On Ă©tait donc fondĂ© Ă  distinguer, au dernier siècle de la RĂ©publique, les homines novi (parmi lesquels ces «oiseaux rares» qui, par le consulat, s'introduisaient jusque dans la nobilitas) et, comme dit SuĂ©tone, les novi senatores, plus nombreux qui ne dĂ©passaient pas dans leur carrière le rang tribunicien (Caes., 80, 3, reproduisant un libelle du temps de CĂ©sar dictateur : Peregrinis in senatum allectis libellus propositus est : «Bonum factum ! Ne quis senatori novo curiam monstrare velit» (AndrĂ© Chastagnol, Latus clavus et adlectio dans l'Histoire Auguste, Bonner Hist.Aug. - Colloquium 1975-1976, Bonn, 1978 - books.google.fr).

 

Écoutons encore Salluste, nĂ© plĂ©bĂ©ien et devenu sĂ©nateur : "Un homme nouveau, quels que fussent ses talents et ses exploits, n'en Ă©tait pas moins regardĂ© comme indigne de l'honneur du consulat, et comme un ĂŞtre entachĂ© et souillĂ© (Novus nemo tam clarus, neque tam egregius factus erat, quin indignus illo honore [consulatĂ»s] et quasi pollutus haberetur) (Jean de Carro, Vingt-huit ans d'observation et d'expĂ©rience Ă  Carlsbad etc., 1853 - books.google.fr).

 

En 1466, un événement funeste et imprévu vient déjouer les calculs de la prudence humaine; Francesco Sforza est enlevé par une mort prématurée. C'était un homme nouveau, que son seul mérite avait élevé au faîte de la puissance (Abel Desjardins, Négociations diplomatiques de la France avec la Toscane, Tome 1, Collection de documents inédits sur l'histoire de France, 1859 - books.google.fr).

 

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