Le Songe de Scipion et Persée

Le Songe de Scipion et Persée

 

IX, 84

 

2165-2166

 

Roy exposé parfaira l'hecatombe ;

Apres avoir trouvé son origine,

Torrent ouvrir de marbre & plomb la tombe,

D'un grand Romain d'enseigne Medusine.

 

Persée, enfant exposé et roi de Tirynthe

 

On retrouve souvent une exposition dans les l√©gendes des h√©ros de la mythologie grecque, P√Ęris fut expos√© sur le mont Ida, Edipe sur le Cith√©ron, Mo√Įse livr√© aux flots etc. C'est l'analyse de certaines s√©quences de la vie de Pers√©e que je vous propose apr√®s quelques d√©tours. On retrouve en effet, ce m√™me th√®me dans de nombreux contes populaires du monde entier o√Ļ l'enfant est abandonn√©, vendu √† un √©tranger, mis au four √† la naissance d'un fr√®re cadet... Il faut souligner √©galement l'int√©r√™t des ethnologues pour la description des tr√®s nombreux rituels d'exposition, par exemple en Gr√®ce mais aussi en Kabylie et chez certaines ethnies d'Afrique Noire. Dans la mythologie grecque classique, on distingue au moins deux situations paradigmatiques o√Ļ l'enfant est deux-fois-n√© : 1) Le transfert du foetus du ventre maternel dans le corps maternelle, tel l'avalement par Zeus de M√©tis enceinte d'Ath√©na. On sait qu'Ath√©na na√ģtra de la t√™te de Zeus apr√®s un coup de hache donn√© par H√©pha√Įstos. Quant √† Dionysos, alors que sa m√®re S√©m√©l√© est enceinte de 6 mois, elle est¬† foudroy√©e par Zeus qui, pour sauver son enfant va le coudre dans sa cuisse. Cest une variante de l'exposition mythologique. Nous allons ici nous attarder sur le deuxi√®me paradigme : 2) Apr√®s la naissance, on √©loigne l'enfant et on le soumet √† un milieu hostile. Prenons la l√©gende de Pers√©e et sortons en quelques √©l√©ments importants pour notre propos. Pers√©e enfant deux-fois-n√©, est le fils de Zeus et de Dana√© fille d'Acrisios, le roi d'Argos. L'oracle pr√©dit √† Acrisios que sa fille aurait un fils qui le tuerait. Acrisios prit peur et pour emp√™cher l'accomplissement de l'oracle enferma sa fille avec sa nourrice dans une chambre en bronze creus√©e sous terre. Zeus alors se transforma en pluie d'or, entra par une fente du toit et s√©duit la jeune fille. De l√† naquit Pers√©e. Il grandit quelques mois dans cette chambre, mais un jour Acrisios entendit des cris d'enfant ; il comprit alors que sa ruse avait √©t√© d√©jou√©e. Il mit l'enfant et sa m√®re dans un coffre en bois, sur les vagues pour qu'ils p√©rissent. Dans ce mythe, l'enfant est accompagn√© de sa m√®re ; c'est un cas tr√®s particulier, en g√©n√©ral, l'enfant est expos√© seul ce qui accroit sa vuln√©rabilit√© (Marie Rose Moro, D'o√Ļ vient ces enfants si √©tranges ?, L'Enfant expos√©, Volume 12 de Nouvelle revue d'ethnopsychiatrie, 1989 - books.google.fr).

 

La variante suivant laquelle Dana√© est enferm√©e dans une tour plut√īt que dans une chambre souterraine remonte √† Horace, suivi par Ovide. X√©nophon rapporte dans sa Cyrop√©die que Cyrus II descend de lui (fr.wikipedia.org - Pers√©e).

 

La Cyropédie est traduite au XVème siècle par Vasco de Lucène pour Charles le Téméraire : cf. quatrain IX, 81 - Saint Omer et la mort de Charles le Téméraire - 2163.

 

Apr√®s avoir tu√© M√©duse et d√©livr√© Androm√®de, Pers√©e rentre √† Argos avec sa m√®re Dana√® et son √©pouse. A son approche, le vieux roi Acrisios, craignant de voir enfin l'oracle s'accomplir, s'enfuit chez les P√©lasges de Thessalie; mais la destin√©e annonc√©e par les dieux l'atteindra dans sa retraite. Aux jeux fun√®bres c√©l√©br√©s par le roi de Larissa en l'honneur de son p√®re, Acrisios se trouva, sans le savoir, en face de Pers√©e qui, √† la lutte du pentathle, lan√ßa involontairement son disque √† la t√™te de son a√Įeul. Acrisios mourut sur le coup. Pers√©e, rougissant d'avoir √† recueillir l'h√©ritage de celui qu'il avait tu√©, ne voulut pas rentrer √† Argos. Il se rendit √† Tirynthe aupr√®s du fils de Pr√¶tos, M√©gapenth√®s, et √©changea avec lui son royaume. M√©gapenth√®s devint roi des Argiens. Pers√©e r√©gna sur Tirynthe et sur Myc√®nes; il fut l'anc√™tre de la famille des Pers√©ides, d'o√Ļ sortira Hercule (Paul Decharme, Mythologie de la Gr√®ce antique, 1886 - books.google.fr).

 

"hécatombe"

 

Les Hyperbor√©ens, dont le nom se lisait d√©j√† dans H√©siode et dans les Epigones d'Hom√®re, sont un peuple mythique qu'on supposait demeurer par del√† le Bor√©e, c'est-√†-dire au nord de l'H√©mus et des monts de la Thrace, o√Ļ le vent glacial du septentrion √©tait cens√© prendre naissance. Les Grecs primitifs, qui n'avaient pas franchi ces cha√ģnes de montagnes, les prenaient pour les limites de leur monde, et ils avaient imagin√© que derri√®re cette haute muraille √©tait une autre terre que ne d√©solait jamais le Bor√©e ou l'Aquilon, et qu'habitait le peuple du monde ant√©diluvien. Ecoutons Pindare : ¬ęLes Muses ne sont point √©trang√®res aux mŇďurs des Hyperbor√©ens : partout retentissent chez eux la voix des jeunes filles qui dansent en chŇďur, les lyres bruyantes et les sons √©clatants de la fl√Ľte. Les cheveux ceints de lauriers d'or, ils se livrent gaiement aux d√©lices de la table. Ni la maladie, ni la d√©bile vieillesse n'approchent de cette race sainte. Ils ne connaissent point les fatigues et les combats, et vivent √† l'abri des coups de la juste et s√©v√®re N√©m√©sis.¬Ľ C'est l'√Ęge d'or d'H√©siode transport√© dans les temps postdiluviens et vers le nord de la Gr√®ce. Dans le m√™me hymne, Pindare dit encore : ¬ę Ni par mer, ni par terre vous ne trouverez la route merveilleuse des contr√©es o√Ļ les Hyperbor√©ens vivent dans des f√™tes continuelles. Pers√©e seul y p√©n√©tra jadis ; il entra dans leurs demeures, et assista √† ces magnifiques h√©catombes d'√Ęnes qu'ils immolent √† Apollon. Ce Dieu prend un extr√™me plaisir √† leurs f√™tes, √† leurs acclamations de joie, et sourit en voyant ces animaux vigoureux bondir et se d√©battre sous la main du sacrificateur. ¬Ľ Ces h√©catombes d'√Ęnes sont fort extraordinaires. L'√Ęne doit √™tre ici un animal typhonien, ahrimanien, le symbole du dieu du mal qui fait sans cesse la guerre au soleil, √† la lumi√®re, √† la sant√©, √† la vie. Apollon se pla√ģt √† voir ses adorateurs s'associer √† ses combats et lui √©gorger par centaines les repr√©sentants symboliques d'un dieu plein de force qui se d√©bat en vain sous le fer qui l'immole. Mais cette lutte d'un Apollon=Ormuzd et d'un Satan anonyme est une intuition √©trang√®re √† la religion des Grecs d'Hom√®re et de Pindare. Il y a l√† quelques d√©bris des croyances primitives. Ce qui est plus √©trange encore, c'est que, d'apr√®s une inscription grecque, √† D√©los on offrait √† Apollon des sacrifices d'√Ęnes (Fr√©d√©ric de Rougemont, Le peuple primitif: Sa r√©ligion, son histoire et sa civilisation, Seconde partie, Tome 3, 1857 - books.google.fr).

 

L'√Ęne est l'animal typhonien par excellence.

 

Typhon √©tait ¬ędevenu en Egypte √† basse √©poque, un d√©mon et l'incarnation du mal¬Ľ. L'√Ęne dit encore Plutarque ¬ęportait la peine de sa ressemblance avec Typhon tant √† cause de sa stupidit√© que de sa lubricit√© que de sa couleur¬Ľ (√Ęne roux comme Typhon lui-m√™me) (Sandra Sichet, La magie en Afrique du Nord sous l'Empire Romain, Tome 2, 2002 - books.google.fr).

 

Pour Typhon, auteur des tremblements de terre, cf. IX, 83.

 

Le Triomphe des Vertus chrétiennes, suite de huit tapisseries de Bruxelles du XVIe siècle : Scipion et Méduse

 

En mai 1959, la Soci√©t√© Nationale du Cr√©dit √† l'Industrie, sur faire d√©molir son immeuble du Boulevard de Waterloo, confiait √† nos Mus√©es Royaux d'Art et d'Histoire le d√©p√īt temporaire d'une suite de huit tapisseries bruxelloises de l'√©poque de la renaissance, qu'elle avait acquise √† Londres en l953. L'occasion s'offrait donc pour nous, tout-√†-fait inattendue, non seulement de la pr√©senter dans nos galeries d'exposition, mais aussi de l'examiner et de la faire conna√ģtre. Cette tenture compl√®te en huit pi√®ces tiss√©es de laine et de soie, est consacr√©e au Triomphe des Vertus chr√©tiennes th√©ologales et cardinales. Elle semble avoir √©t√© ignor√©e des historiens de la tapisserie jusqu'√† sa vente chez Christie le 10 d√©cembre 1953. Le catalogue de vente nous apprend qu'elle appartenait alors √† une ¬ęLady¬Ľ et provenait de la collection de Sir Percy French, ancien Ambassadeur de Grande-Bretagne √† St. P√©tersbourg. L'interpr√©tation du sujet trait√© ‚Äď glorification des Vertus sous la forme spectaculaire d'un cort√®ge triomphal renouant avec les ¬ętriomphes¬Ľ des empereurs et des g√©n√©raux de la Rome antique - est singuli√®rement caract√©ristique de l'id√©al humaniste et italianisant auquel ob√©it l'art flamand d√®s la premi√®re moiti√© du XVIe si√®cle. Chacune des jeunes femmes incarnant les Vertus tr√īne sur un char de parade avec la majest√© d'une d√©esse de l'Olympe. Des personnages l'escortent ou lui rendent hommage, des √©pisodes se d√©roulent autour d'elle, figures significatives ou faits √©difiants emprunt√©s aussi bien √† la mythologie antique, √† la Bible, √† l'histoire ou √† la philosophie. Des attributs des embl√®mes, des animaux symboliques, contribuent √† souligner les caract√®res distinctifs de chaque vertu personnifi√©e et √† corser au go√Ľt du temps le contenu id√©ologique de ces ¬ętriomphes¬Ľ chr√©tiens. [‚Ķ]

 

Reine des vertus cardinales, la Justice tr√īne en souveraine, la couronne au front, sur un char se dirigeant vers la gauche. D'une main elle tient la balance symbolique du jugement √©quitable avec laquelle elle p√®se les bonnes et les mauvaises raisons des hommes , et en m√™me temps elle brandit une √©p√©e , attribut de son pouvoir ex√©cutif qui est de ch√Ętier les coupables et d'assurer par la menace le respect des sentences . Son nom IVSTIA (Justitia) se lit sur la lame du glaive. [...]

 

Parce qu'elle con√ßut son fils Isaac contre toute attente, par la volont√© de Dieu, Sara , femme d'Abraham, est une figure bien connue de la Vierge Marie. D'autre part, le patriarche Joseph, fils de Jacob, dont la vie enti√®re annonce les principaux faits de la vie du Sauveur, est consid√©r√© comme la huiti√®me figure du Christ. Leur commune pr√©sence √† la t√™te du char de la Justice a donc une signification tr√®s haute. Elle est une allusion non seulement √† la justice mais √† la mis√©ricorde divine, non seulement au Souverain Juge des hommes, mais aussi √† la c√©leste avocate qui interc√®de aupr√®s de lui pour le pardon des p√©cheurs. Les deux licornes que chevauchent Joseph et Sara contribuent √† renforcer ce parall√©lisme typologique. Symbole de la chastet√©, le licorne est la monture qui convient entre toutes √† la repr√©sentante de la Vierge des vierges. Figure du Christ incarn√©, elle aide √† reconna√ģtre l'image du Sauveur dans le patriarche Joseph qui fait corps avec elle. Sous les licornes qui le pi√©tinent, un souverain couronn√©, renvers√© sur le sol, est sur le point d'√™tre broy√© par les roues du char triomphal. Il s'agit √©videmment de la figure d'un vice vaincu par la Justice. D'habitude celle-ci foule aux pieds son plus grand ennemi N√©ron, personnification de l'iniquit√©. Sans doute en est-il de m√™me ici, bien que le nom du cruel empereur soit tr√®s alt√©r√© et devenu NARIS. A l'antiquit√© romaine d'autres emprunts encore sont faits. Tout d'abord la figure du guerrier d√©nomm√© SCIPIO qui semble courir au combat √† l'avant du char, la lance √† la main, le bouclier √† t√™te de m√©duse au bras. Scipion l'Africain, le glorieux capitaine qui mit fin √† la seconde guerre punique et obtint le triomphe, compte au nombre des hommes illustres de tous les temps que la renaissance associe volontiers aux figures des Vertus, m√™me s'ils sont loin d'√™tre irr√©prochables. Il est en quelque sorte ici l'incarnation de la force invincible et triomphante de la Justice (M. Calberg, Le Triomphe des Vertus chr√©tiennes : Suite de huit tapisseries de Bruxelles du XVIe si√®cle, Revue belge d'arch√©ologie et d'histoire de l'art, 1960 - books.google.fr).

 

"torrent" : Torrentius

 

Ode IX, Livre V :

 

Io Triumphe, nec Jugurthino parem Bello reportasti ducem,

Neque Africano, cui super Carthaginem Virtus sepulchrum condidit.

 

(Divin Triomphe, vous n'avez jamais ramené un si grand Capitaine, ni Marius aprés la défaite de Jugurtha, ni Scipion aprés la guerre d'Afrique, quoy que la superbe Carthage soit le glorieux monument de ses grands exploits).

 

CUI SUPER CARTHAGINEM VIRTUS SEPULCHRUM CONDIDIT : Les Interpretes ont trouv√© ce passage fort difficile, & il l'est effectivement ; car on ne sait point de quel Scipion Horace a voulu parler. Torrentius & le vieux Commentateur pretendent que c'est du grand Scipion, & Lambin veut que ce soit de Scipio √Ümilianus qui ruina Carthage, & qui estoit le petit fils adoptif du premier. La derni√®re opinion paro√ģt d'abord la plus plausible; car il semble qu'il y ait plus de raison de dire, que Carthage d√©truite est le monument de la gloire du dernier Scipion , qu'il n'y en a de dire que Carthage debout est le monument de la gloire du premier ; cependant je croy que l'on doit suivre l'avis de Torrentius qui a fort bien veu qu'Horace a eu √©gard icy √† une circonstance fort remarquable de l'Histoire du grand Scipion, qui apr√©s avoir d√©fait Annibal, & soumis Carthage, ne trouva que de l'ingratitude dans sa patrie, & fut oblig√© d'aller finir ses jours √† Linternum, o√Ļ il fut enterr√© par la femme fans √©clat & sans bruit. Horace dit donc que le courage & les grandes actions du vieux Scipion lui avoient √©lev√© dans Carthage un tombeau plus magnifique, & plus durable que n'auroit √©t√© celui que les Romains lui auroient dress√©, s'ils avoient √©t√© moins injustes (Horace, OEuvres, Tome 5, traduit par Dacier, 1691 - books.google.fr).

 

L'Horace de Laevinus Torrentius ou Liévin Vanderbeke (1525-1595), le savant prélat belge, parut en 1602 (Anvers). Il fut évêque d'Anvers en 1587, archevêque de Malines en 1594 et mourut à Bruxelles. Le commentaire de Torrentius est très estimé.

 

Cf. II, 33 - Mécanique - 1655-1656.

 

William Percy

 

Dans un m√©moire envoy√© au cardinal Cajetan en 1596, William Percy signe : ¬ęD. Guilielmus Perseus, aliquando alumnus seminarii Duaceni, postea S. Theologia doctor Parisiensis, qui nunc propter tumultus in Gallis versatur in Belgio¬Ľ : Perseus (Pers√©e) alumnus au s√©minaire de Douai, docteur en th√©ologie de Paris (L√©on van der Essen, Armand Louant, Correspondence D'Ottavio Mirto Frangipani, Premier Nonce de Flandre (1596-1606), Analecta Vaticano-Belgica: Nonciature de Bruxelles, Volume 3, 1956 - books.google.fr).

 

Dr. William Percy (Pearse or Persens) was ordained priest at Douai in 1578, and afterwards resided chiefly in Paris or Brussels. He, with Dr. Stapleton, was requested by Cardinal Sebastian Cajetan,  Protector of England, to advise the Nuncio at Brussels regarding English affairs in 1598 (Thomas Graves, The Archpriest Controversy, Volume 2, The Camden Miscellany, Volume 58, 1898 - books.google.fr).

 

Torrentius √©tait en correspondance avec William Percy (lettre du 22 mai 1587) : il "le remercie de lui avoir envoy√© le texte de la th√®se qu'il a d√©fendue √† Paris ; souhaite le voir rentrer en Angleterre pour y enseigner ; en attendant, lui offre ses services" (Marie Delcourt, Jean Hoyoux, Laevinus Torrentius Correspondance II, 1953 - books.google.fr).

 

Tombeau des Scipions

 

Plutarque parle de l'opinion de ceux qui pla√ßoient le tombeau de Scipion aupr√®s de Rome; mais ils confondoient √©videmment le tombeau des Scipions et le tombeau de Scipion. Tite-Live affirme que celui-ci √©toit √† Literne, qu'il √©toit surmont√© d'une statue, laquelle fut abattue par une temp√™te, et que lui, Tite-Live, avoit vu cette statue. On saviot d'ailleurs par S√©n√®que, Cic√©ron et Pline, que l'autre tombeau, c'est-√†-dire celui des Scipions, avoit exist√© en effet √† une des portes de Rome. Il a √©t√© d√©couvert sous Pie VI; on en a transport√© les inscriptions au mus√©e du Vatican : parmi les noms des membres de la famille des Scipions trouv√©s dans le monument, celui de l'Africain manque (Fran√ßois-Ren√© vicomte de Chateaubriand, Voyage en Italie, 1833 - books.google.fr).

 

Admis dans l'amiti√© de Scipion l'Africain, le po√®te Ennius l'accompagna dans ses campagnes, et le h√©ros ordonna par son testament d'ensevelir le po√®te dans le tombeau des Scipions (√Čmile Lefranc, Histoire √©l√©mentaire et critique de la litt√©rature: Litt√©rature latine, 1838 - books.google.fr).

 

Si on a trouvé un buste d'Ennius, qui chanta les victoires de Scipion l'Africain, dans le tombeau des Scipions à Rome il n'y fut pas enterré (Antoine Nibby, Itineraire de Roma et de ses environs, 1860 - books.google.fr).

 

"plomb"

 

Le plomb fait partie des éléments que l'on trouve dans les tombes romaines.

 

On a découvert à Marseille des tombeaux romains en briques, en plomb, et des monolithes extraits sur les lieux mêmes, quelques ossuaires en plomb et en verre, le tout contenant des ustensiles, lacrymatoires, lampes, colliers, armes et monnaies (Michel Clerc, Massalia: Histoire de Marseille dans l'antiquité, des origines à la fin de l'Empire romain d'Occident (476 après J.-C.), Tome 2, 1999 - books.google.fr, Annuaire encyclopédique: politique - économie sociale - statistique - administration - sciences - littérature-beaux-arts - agriculture - commerce - industrie, Volume 5, 1868 - books.google.fr).

 

Ennius, Scipion et Ronsard (1584)

 

Un sonnet de Ronsard de 1578 √† Henri III lui rappellera que ¬ęla Muse d'Homere heureusement fertile, / [...] des Rois de son temps les honneurs escrivoit¬Ľ (Lm. XVII, 338, son. II, v. 11-12) et qu'√† cette fin Scipion ¬ęse servoit¬Ľ d'Ennius, Auguste de Virgile (ibid., v. 13-14). L'√©pop√©e antique, d√®s l'origine, est ainsi vue comme un genre de cour. [...] L'immortalit√© r√©ciproque que se conf√®rent le h√©ros et son po√®te est aussi un lieu commun de la litt√©rature embl√©matique : chez Alciat (embl√®me Ex arduis perpetuum nomen); chez Gilles Corrozet (embl. 19, ¬ęNoblesse de science¬Ľ, de l'Hecatongraphie, √©d. A. Adams, Gen√®ve, Droz, 1997). Elle est c√©l√©br√©e √©galement par la po√©sie fun√©raire, autour du tombeau commun d'Ennius et de Scipion (voir A. Fleges, ¬ęJe ravie le mort, tombeaux litt√©raires en France √† la Renaissance¬Ľ, in Le tombeau po√©tique en France /La Licorne, XXIX, 1994], p. 83 et n. 56).

 

L'√©dition collective des Ňíuvres compl√®tes de Ronsard de 1584 sacralisera post mortem cette collaboration du po√®te et du prince en ins√©rant, √† la suite de La Franciade, les vers √©chang√©s entre Ronsard et Charles IX (√©dition Laumonier (Lm) XVIII, 62) ‚Äď parus d'abord dans Les Po√ęmes de 1578 (t. XVII, 377). Leur relation atteignait ainsi √† la perfection de celle qui avait uni le po√®te de l'En√©ide avec son empereur (ibid., 47, v. 30-32), suivant le mod√®le id√©al transmis par les Vitae Vergilinae (Denis Bja√Į, La Franciade sur le m√©tier: Ronsard et la pratique du po√®me h√©ro√Įque, 2001 - books.google.fr).

 

D√®s lors, faut-il s'√©tonner de constater que, dans l'√©dition ¬ęroyale¬Ľ de 1584, au portrait de Ronsard se voit associ√© celui d'Henri III ? Bien que ce portrait soit absent de l'√©dition de 1578, la pr√©sence du roi, elle, se fait sentir partout (Fran√ßois Rouget, Ronsard et la po√©tique du monument, Ronsard: figure de la vari√©t√© : en m√©moire d'Isidore Silver, 2002 - books.google.fr).

 

Le Songe et Persée

 

Charles Langhe (mort en 1573 ou 1574), que L√¶vinus Torrentius, son parent, son compagnon d'√©tude, son ami, & son confr√®re, fit enterrer dans l'ancien choeur de l'√©glise cath√©drale, o√Ļ l'on voit son Epitaphe a compos√© divers Commentaires, entre autres celui qu'il a publi√© sur les Offices de Cic√©ron, sur l'Amiti√©, sur la Vieillesse, sur le Songe de Scipion, etc.(Le grand dictionaire historique, Tome 5, 1740 - books.google.fr).

 

Discutons maintenant la valeur des deux mots constellations et étoiles, que Paulus ne différencie pas. Ce n'est cependant pas ici une seule et même chose désignée sous deux noms divers, comme glaive et épée. On nomme étoiles des corps lumineux et isolés, tels que les cinq planètes et d'autres corps errants qui tracent dans l'espace leur marche solitaire; et l'on appelle constellations des groupes d'étoiles fixes, désignés sous des noms particuliers, comme le Bélier, le Taureau, Andromède, Persée, la Couronne, et tant d'autres êtres de formes diverses, introduits au ciel par l'antiquité. Les Grecs ont également distingué les astres des constellations; chez eux, un astre est une étoile, et l'assemblage de plusieurs étoiles est une constellation (Macrobe, Commentaire au Songe de Scipion, Livre I - remacle.org).

 

Macrobe choisit comme exemples de catast√©rismes deux constellations zodiacales (le B√©lier et le Taureau) et trois constellations bor√©ales (Androm√®de, Pers√©e et la Couronne), qui, hormis la Couronne, sont proches dans le ciel. Le B√©lier est celui qui transporta Phrixos et Hell√©, et dont la toison d'or fit l'objet de la qu√™te des Argonautes (Hygin, Astr. II, 20 ; Ov. F. III, 875). Le Taureau passe soit pour l'animal ravisseur d‚ÄôEurope, soit pour la vache lo (Hygin, Astr. II, 21). Androm√®de (Hygin, Astr. II, 11 ; Avi√©nus, Arat. 459-69) et Pers√©e (Hygin, Astr. II, 12 ; Vitr., IX, 4, 2), constellations voisines mais distinctes, rel√®vent de la m√™me c√©l√®bre l√©gende. La Couronne est la Couronne bor√©ale, dans laquelle les mythologues voyaient la couronne nuptiale d‚ÄôAriane (Catul., 66, 60-61 ; Vitr. , IX, 4, 5 ; Hygin, Astr. II , 5 ; Ov., Met. VIII, 179). Il existe bien aussi la Couronne australe, compos√©e d'√©toiles faibles group√©es aux pieds du Sagittaire, mais aucune l√©gende particuli√®re ne lui est associ√©e, et ce n'est certainement pas √† elle que pense Macrobe (‪Mireille Armisen-Marchetti, Commentaire au Songe de Scipion par Macrobe, Livre. 1, 2001 - books.google.fr).

 

Cic√©ron suppose que Scipion l'Emilien eut un songe, pendant lequel Scipion l'Africain l'enleva au ciel, et lui fit voir le bonheur destin√© aux hommes de bien (Les Martyrs, ‪Oeuvres compl√®tes de Chateaubriand: augment√©es d'un essai sur la vie et les ouvrages de l'auteur, Volume 6, 1852 - books.google.fr).

 

Jamais on ne vit un aussi grand homme que Paul Emile produire un fils destin√© √† devenir son √©gal en gloire et en vertu. Tel fut pourtant Scipion Emilien; fils du vainqueur du roi de Mac√©doine Pers√©e, √† qui la destruction de Carthage valut depuis le surnom d'Africain. Tr√®s jeune encore, il passa par adoption dans la famille du premier Scipion l'Africain, dont il devint le petit-fils (Alphonse de Beauchamp, ‪Biographie des jeunes gens, 1823 - books.google.fr).

 

Tyrannicide

 

La scission devient effective d√®s janvier 1579 par l'Union d'Arras et l'Union d'Utrecht. Toutefois, Guillaume d'Orange ne se r√©signe pas √† celle-ci. C'est alors que, fait rarissime dans l'histoire des relations internationales, Philippe II d√©cide de le faire assassiner et offre une r√©compense √©norme √† qui ex√©cutera son vŇďu. En mai 1581, les √©tats g√©n√©raux des Provinces-Unies du nord proclament la d√©ch√©ance du roi d'Espagne ! En guise de riposte, le 15 mai 1582, le valet d'un banquier d'Anvers tire au pistolet sur Guillaume d'Orange. L'attentat √©choue et l'assassin est aussit√īt mis en pi√®ces par la foule. Le 10 juillet 1584, c'est au tour d'un menuisier de D√īle, Balthazar Gerard, de tenter sa chance. Ce catholique fanatique r√©ussit √† s'introduire dans l'entourage de Guillaume d'Orange et tue ce dernier d'un coup de pistolet dans sa r√©sidence du Prinsenhof, √† Delft. L'assassin est ex√©cut√© mais sa famille grassement indemnis√©e par le roi d'Espagne (www.herodote.net - Le lib√©rateur des Pays Bas).

 

En 1582, lorsque le Basque Juan Jaur√©guy tenta d'assassiner √† Anvers Guillaume d'Orange, Torrentius, vicaire-g√©n√©ral du prince-√©v√™que de Li√®ge, √©crivit √† la louange du meurtrier un po√®me qui n'a pas √©t√© conserv√©. Deux ans plus tard, lorsqu'√† Delft Balthasard G√©rard fit le m√™me attentat et cette fois avec succ√®s, Torrentius √©crivit un nouveau po√®me, o√Ļ il reprit probablement les th√®mes du premier, ce qui expliquerait qu'il n'a laiss√© subsister que le second dans l'√©dition compl√®te des Poemata Sacra de 1594. Grande fut sa complaisance envers cet √©crit dont il parla beaucoup et dont il envoya copie √† ses amis. [...] Tout le monde, √† cette √©poque, admettait le meurtre politique. Gr√©goire XIII fit c√©l√©brer un Te Deum apr√®s la St-Barth√©lemy. [...] Montaigne, lui aussi, fait l'√©loge de Balthasard G√©rard et c'est au chapitre de la Vertu (II, 29). Lui si parfaitement libre de tout fanatisme politique et religieux, lui qui n'avait aucune raison d'aimer Philippe II ni de souhaiter du mal √† Guillaume d'Orange, il parle de G√©rard avec une admiration dont il dit les raisons : que l'√©chec de Jaur√©guy, loin de le d√©tourner, l'¬ę√©chauffa¬Ľ ; qu'il agit sans aucun espoir d'√©chapper √† la mort ; qu'il l'affronta avec un calme parfait : ¬ęQuand on lui pronon√ßa son horrible sentence : J'y √©tais pr√©par√©, dit-il ; je vous √©tonnerai de ma patience.¬Ľ [...] Lorsque Torrentius devint, en 1587, √©v√™que d'Anvers, il eut √† liquider une des s√©quelles de l'affaire Jaur√©guy (Marie Delcourt, Laevinus Torrentius et le tyrannicide. In: Revue belge de philologie et d'histoire, tome 30, fasc. 1-2, 1952 - www.persee.fr).

 

Cf. quatrain IX, 82 - Le siège d'Anvers - 2163-2164.

 

Le palimpseste d√©couvert par le j√©suite Angelo Mai en 1818, se terminant par quelques pages du livre V, il ne nous reste de la premi√®re partie du livre VI, que des fragments brefs, difficiles √† ordonner, √† part quelques-uns qui, se rapportant √† l'actualit√©, ont pr√©c√©d√© plus ou moins imm√©diatement le Songe de Scipion. Ce r√©cit couronne le dialogue, en le terminant. Il nous a √©t√© conserv√© dans les manuscrits de Macrobe. Une lettre de Cic√©ron √† Atticus nous apprend qu'il s'agissait encore, dans ce livre, du rector rei publicae (Att. 7, 3, 2 ; Bud√© V, p. 54). Quelques citations font allusion aux s√©ditions, aux discordes civiles, th√®me qui reportait √† la situation de la r√©publique √©voqu√©e au d√©but par L√©lius : in una re publica, duo senatus et duo paene populi (1, 19, 31-32) et √† celle dans laquelle vivent Cic√©ron et ses lecteurs. Il nous fait comprendre que le portrait du rector, dans ce livre, est celui de l'optimus ciuis tel qu'il doit √™tre dans un √©tat de crise politique. Il nous fait comprendre que le portrait du rector, dans ce livre, est celui de l'optimus ciuis tel qu'il doit √™tre dans un √©tat de crise politique. En outre, par l'exemple de Scipion Nasica, consid√©r√© comme un tyrannicide, pour avoir tu√© Tib. Gracchus, par celui de Scipion, √† qui l'Africain, dans le Songe, pr√©dit que, dans les troubles suscit√©s par les projets des Gracques, il sera appel√©, par le peuple entier, √† prendre en mains les affaires publiques, en tant que dictateur, il est certain que le terme de rector rei publicae est envisag√© ici non comme un collectif, d√©signant une ¬ęesp√®ce d'homme¬Ľ, mais comme le titre d'un chef unique, r√©clam√© en raison du danger public, et dont la fonction a √©t√© pr√©vue par les anc√™tres qui ont organis√© l'√Čtat romain (cf. 1, 40, 63). Plus que jamais il doit poss√©der la prudentia, tota prudentia, ¬ępr√©voir¬Ľ, ¬ę√™tre d'une perspicacit√© sans d√©faut¬Ľ. Scipion, le premier jour du d√©bat, avait d√©j√† soulign√© la n√©cessit√© de cette vertu, dans de telles circonstances, en disant qu'elle appartenait √† un citoyen vraiment grand et √† un homme presque divin (1, 29, 45). La t√Ęche qu'il lui est demand√© d'accomplir exige une pr√©paration : il doit avoir les armes n√©cessaires pour ma√ģtriser les mouvements qui menacent la stabilit√© de l'√Čtat. C'est ce que r√©pondait Cic√©ron, dans le pr√©ambule du livre I, √† la pr√©tention du sage de ne vouloir se m√™ler aux affaires publiques que lorsque les circonstances l'exigeraient (1, 6, 11). Le rector ne s'appuiera pas alors sur le nombre des citoyens, mais sur la qualit√©, selon le principe de la constitution servienne : ne plurimum ualeant plurimi. Scipion semble avoir expos√© les causes des discordes civiles. Elles sont morales viennent des √Ęmes des citoyens, qui ne ma√ģtrisent pas leurs app√©tits, leurs passions ; celles-ci les poussent √† la d√©mesure et au crime (Esther Br√©guet, La r√©publique de Cic√©ron, Volume 1, Livre 1, 1991 - books.google.fr, fr.wikipedia.org - De Republica).

 

Typologie

 

Le report de 2165 sur 1584 (assassinat de Guillaume d'Orange) donne 1003.

 

La faveur extr√™me en laquelle le Commentaire au Songe de Scipion √©tait tenu au Xe si√®cle nous est¬† attest√©e par un t√©moin illustre, par Gerbert, qui devint pape sous le nom de Sylvestre II. N√© vers 930 √† Aurillac, Gerbert fut initi√© aux √©tudes dans un monast√®re de sa ville natale ; il acheva de s'instruire en Espagne, pr√®s du savant Hatton, √©v√™que de Vich, puis il entra dans l'ordre des B√©n√©dictins ; apr√®s s'√™tre attach√© √† l'empereur Othon Ier, il revint en France, o√Ļ Hugues Capet lui confia l'√©ducation de son fils Robert et l'√©leva √† l'archev√™ch√© de Reims (991) ; depuis 972, Gerbert tenait √©cole en cette ville et prenait, en ses lettres, le titre Scolasticus remensis. Gerbert devint ensuite archev√™que de Ravenne (997) et, enfin, pape (999). Il¬† mourut en l'an 1003. Gerbert √©tait, assur√©ment, tr√®s soucieux de sciences math√©matiques et astronomiques. Dans sa correspondance, il traite de l'Arithm√©tique, de la G√©om√©trie, de la Musique, des horloges, de la sph√®re solide propre √† l'√©tude des mouvements c√©lestes. Il a compos√© un trait√© sur la G√©om√©trie, et on lui attribue, sans preuve suffisante d'ailleurs, un √©crit sur l'astrolabe. Entre autres auteurs, il connaissait Macrobe et, dans sa G√©om√©trie, se reconnaissent des fragments tir√©s du Commentaire au Songe de Scipion. Le scolastique Adalbold, clerc de l'√©glise de Li√®ge, puis √©v√™que d'Utrecht, √©crit √† Silvestre II une lettre au sujet de questions g√©om√©triques que sugg√®re la lecture de Macrobe. Le Commentaire au Songe de Scipion est donc, d√®s la seconde moiti√© du Xe si√®cle, d'usage courant aupr√®s des √©col√Ętres latins. La faveur en laquelle les Scolastiques tenaient cet ouvrage ne fit assur√©ment que cro√ģtre au cours du XIe si√®cle. Les esprits curieux de science profane lisaient avidement cette compilation o√Ļ se trouvaient r√©unies des opinions emprunt√©es aux divers sages de l‚ÄôAntiquit√©, et plus ou moins fid√®lement rapport√©es. Cette ardeur √† s'enqu√©rir de l‚Äôavis des philosophes pa√Įens n'√©tait pas sans inqui√©ter gravement les chr√©tiens soucieux d'orthodoxie et s√©v√®res √† l'√©gard des opinions h√©r√©tiques (Pierre Duhem, ‪Le syst√®me du monde: histoire des doctrines cosmologiques de Platon √† Copernic, Tome 3, 1915 - books.google.fr).

 

Adalbold II of Utrecht (died 27 November 1026) was a bishop of Utrecht (1010‚Äď1026). He was born in 975 probably in the Low Countries, and received his education partly from Notker of Li√®ge. He became a canon of Laubach, and apparently was a teacher there. Henry II, Holy Roman Emperor, who had a great regard for him, invited him to the court, and nominated him as Bishop of Utrecht in 1010, and he is regarded as the principal founder of the territorial possessions of the diocese, especially by the acquisition in 1024 and 1026 of the counties of Drente and Teisterbant. Adalbold is mentioned as an author. A biography of Henry II, Vita Heinrici II imperatoris, has been ascribed to him; but the evidence for attributing this to him is not decisive. He wrote a mathematical treatise on establishing the volume of a sphere, Libellus de ratione inveniendi crassitudinem sphaerae, which he dedicated to Pope Sylvester II, who was himself a noted mathematician (en.wikipedia.org - Adalbold II of Utrecht).

 

Dans l'ann√©e 996, √† Magdebourg, parut l'horloge du c√©l√®bre Gerbert; cet ouvrage fut regard√© comme ayant √©t√© fait avec le diable. Il est plus probable qu'il s'agissait d'une clepsydre (horloge √† eau), qui sut, suivant Vitruve, invent√©e par un nomm√© Ct√©sibius, m√©canicien c√©l√®bre, qui vivait en Egypte vers l'an 124 avant J√©sus-Christ. D'autres pr√©tendent que Platon l'introduisit d'Egypte en Gr√®ce, d'o√Ļ Scipion Nasica l'importa √† Rome en -158 et la mit √† l‚Äôombre dans la basilique Aemilia et Fulvia (Victor Barbier, La Savoie industrielle, Tome 2, 1875 - books.google.fr).

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