Essor des lettres dans l’empire ottoman

Essor des lettres dans l’empire ottoman

 

III, 27

 

1724-1725

 

Prince Libyque puissant en Occident

François d’Arabe viendra tant enflammer :

Sçavans aux lettres fera condescendent

La langue Arabe en François translater.

 

L’essor des lettres et l’alliance avec l’empire ottoman incitent François Ier, fondateur du Collège de France en 1530, à faire appel à des lettrés pour traduire des textes arabes et turcs. Comme un juste retour des choses, le grand vizir Dâmâd Ibrahim Pacha (1718-1730), sous le sultanat d’Ahmed III, multiplie les contacts avec les puissances européennes. « De retour à Istanbul [l’envoyé à Paris Mehmed Efendi] s’est fait le propagandiste de la culture, de la civilisation et des techniques françaises [1] ».

En 1727, fut créée la première imprimerie du monde musulman, à l’initiative du fils de Mehmed Efendi impressionné par les imprimeries françaises. Le maître d’œuvre fut Ibrahim Müteferrika [2], qui était d’origine hongroise et qui avait pendant 8 ans tenté d’en obtenir l’autorisation.

 



[1] Histoire de l’empire ottoman, sous la direction de R. Mantran, Fayard, 1989, p. 273

[2] Daniel Boorstin, « Les découvreurs », Laffont, 1986, p. 538

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