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La mort du Maréchal de Villars III, 43 1736-1737 Gens d'alentour de Tarn, Loth, & Garonne Gardez les monts Apenines passer ! Vostre tombeau près de Rome & d'Anconne, Le Noir poil crespe fera trophée dresser. "noir poil crespe" Le "noir poil crespe" renverrait à Jules (grec "ioulos" "frisé") César (latin "caesaries" : chevelure) ("noir" pour le caractère) : cf. quatrain II, 79 - Tourville - 1689. "d'alentour de Tarn, Loth, & Garonne" Entre Tarn, Loth et Garonne, se trouve l'Agenais ayant pour capitale Agen. L'existence des Nitiobriges – César donne tantôt Nitiobriges, tantôt Nitiobroges - apparaît en 107 avant Jésus-Christ lorsque le consul
Lucius Cassius Longinus est battu dans le pays des Nitiobriges par les Tigurins et les Volques Tectosages. César cite un de leurs rois, Ollovicus,
qui est paré du titre d'«ami du peuple romain», ce qui s'explique en raison de la proximité de la Provincia romana. Les Nitiobriges aidèrent
Crassus contre les Sotiates lors de la troisième campagne de la guerre des Gaules , mais leur roi Teutomat soutint aussi Vercingétorix lors de
la révolte de 53-52 en participant à la défense de Gergovie et en ralliant l'armée de secours qui essaya de faire lever le siège d'Alésia. La ville
principale du royaume des Nitiobriges se situait selon toute vraisemblance sur le plateau de l'Ermitage, au nord de la ville actuelle d'Agen,
qui présente tous les caractères d'une place forte facile à défendre
(Stéphane Baumont, Histoire d'Agen, 1991 - books.google.fr). Scaliger est un autre Jules César, un Jules César de l'humanisme et des lettres. Médecin gyrovague, Nostradamus, sorti de la faculté de Montpellier, En 1531, Michel de Nostre-Dame se marie avec la fille d'un notable d'Agen qui lui donnera deux enfants :
un garçon et une fille. En 1533, il s'établit à Agen où il pratique la médecine de soins à domicile. A Agen, Michel de Nostre-Dame se lie d'amitié avec un certain Jules-César Scaliger.
Celui-ci est installé à Toulouse, érudit de la Renaissance, c'est "un personnage incomparable, sinon à un Plutarque" selon Michel de Nostre-Dame, il écrit sur tout, impertinent il s'attaque
à tout le monde, s'intéresse à la botanique et fabrique des pommades et des onguents. La population loue les talents des deux médecins lors de l'épidémie de peste de 1534.
Plus tard, vers 1537 ou 1538, un drame marquera sa vie à jamais : sa femme et ses deux enfants périrent, d'une cause non élucidée, vraisemblablement de la peste.
Mais, en 1538 le Tribunal de l'Inquisition de Toulouse mène une enquête sur l' enseignement et les mœurs de Scaliger.
Michel de Nostredame jugea plus prudent de se faire oublier en entreprenant un voyage
(www.medarus.org). Jules César Scaliger (né le 23 avril 1484 à Riva del Garda, mort le 21 octobre 1558 à Agen) est un érudit d'origine italienne, fils de Benedetto
Bordon, peintre en miniatures. Il prétendait être apparenté à la maison noble des della Scala (d'où le nom qu'il prit). Il est le père de Joseph Juste Scaliger
(fr.wikipedia.org - Jules César Scaliger). L'insurrection de -52 Lors de l'insurrection générale de 52, le Cadurque Lucter reçut mission d'envahir la Province; les montagnards (Rutènes, Gabales, Nitiobriges)
se massèrent à son appel près de la frontière : «de Javols à Rodez et à Agen, un demi-cercle d'ennemis entoura la province romaine» (C. Jullian).
César sentit le danger; il se rendit en Languedoc pour y organiser la défense et finalement personne ne bougea
(Histoire du Languedoc, 1990 - books.google.fr). Lucter avait également réussi à entraîner les peuplades près desquelles il était envoyé. Il fallut l'activité surhumaine de César pour déjouer
un plan si bien combiné ! Le proconsul vola comme la foudre des Apennins sur le Rhône, improvisa une armée avec les milices provinciales réunies à des cohortes
de réserve, amenées d'Italie, jeta dans toutes les places menacées, du Rhône à Toulouse, des garnisons entre lesquelles n'osa pas s'engager Lucter; puis, avec le reste
de ses troupes, se porta vers les Cévennes par le pays des Helves (Vivarais), franchit, à travers six pieds de neige, ces montagnes que les Arvernes regardaient
comme un rempart inexpugnable, et tomba en Arvernie par des sentiers que les habitants ne croyaient pas praticables en hiver pour un seul homme
(Henri Martin, Histoire de France, depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1789, Tome 1, 1865 - books.google.fr). Si César ressentit une amertume particulière de la trahison inattendue des Nitiobriges, ce fut plus à cause de la surprise que pour la force du concours apporté à ses adversaires
(G. Tholin, La question des Sotiates, Revue de l'Agenais et des anciennes provinces du Sud-ouest, historique, littéraire, scientifique & artistique, Volume 23, 1896 - books.google.fr). L'opération devait être reprise après le succès de Vercingétorix à Gergovie, mais la défaite finale des Gaulois empêcha sa réalisation et le dernier sursaut de l'indépendance s'acheva par la
catastrophe d'Uxellodunum, dont l'emplacement est toujours discuté. César victorieux visita la Province et lui témoigna sa reconnaissance pour la loyauté dont elle
avait fait preuve à son égard
(Histoire du Languedoc, 1990 - books.google.fr). Uxellodunum se trouve dans le département du Lot (Puy D'Issolud, Dordogne lotoise), situé au Moyen Âge à Capdenac sur le Lot
(fr.wikipedia.org - Uxellodunum). "trophee" Nous savons par les auteurs ancien que Fabius, Marius, Pompée, César et d'autres encore firent élever, sur le champ de bataille même ou sur
un sommet dominant le pays conquis, des trophées magnifiques
(Jean-Camille Formigé, Le trophée de la Turbie, Comptes rendus des séances de l'année - Académie des inscriptions et belles-lettres, 1910 - books.google.fr). Nous savons que César a fait frapper des monnaies sur lesquelles figurent des trophées. On y voit des casques, des boucliers et des lances,
ainsi que des trompettes de guerre et des enseignes militaires. Nous ignorons toutefois si ce type de monuments célébrant le triomphe étaient encore
bel et bien érigés à l'époque de César. Les sources historiques restent muettes à ce sujet. Si le texte de César rapporte l'usage de la
congeries armorum chez les Gaulois (BG VI, 17), il ne suggère à aucun moment que les Romains pratiquaient la même coutume.
Les frises du sanctuaire d'Athéna à Pergame représentent déjà les armes des différents protagonistes. Avant le changement d'ère on peut
également citer le mausolée de Saint-Rémy, sur lequel figure une bataille opposant les Romains aux Gaulois ou aux Galates (?),
selon la conception hellénistique; mentionnons enfin l'arc d'Orange, où les vaincus sont représentés à côté de trophées. La distance qui sépare d'ailleurs
le monnayage césarien de l'arc d'Orange n'est pas si importante. Sur l'arc d'Orange figurent également des étendards et des trompettes de guerre,
qui font précisément défaut à Alésia. Or, César rapporte également qu'on lui apporta 74 étendards (BG VII, 88). Il était vraisemblablement plus
prestigieux de rapporter les armes et les insignes et de les exhiber à Rome lors du triomphe que de les laisser dans un paysage dévasté.
Cela ne signifie naturellement pas que l'on a érigé un ou plusieurs trophées dans un but dissuasif. Mais le trophée n'explique pas à lui seul
la grande quantité d'armes découvertes, pas plus que les ossements d'hommes et de chevaux ou les objets divers, qui n'ont rien à voir avec un trophée.
En outre, la dispersion des armes parfois importante et leur mauvais état de conservation dans certains cas s'opposent à cette interprétation
(Siegmar von Schnurbein, Alésia : Le matériel, 2001 - books.google.fr). Michaël Nostradamus Sextrophaeanus, c'est ainsi que Nostradamus signe son opuscule des Exquises Receptes, s'enorgueillissant de son lieu de naissance : «saint Remy en Provence dite Sextrophaea», c'est-à -dire la ville du trophée de Sextus. Dans la préface, il se présente comme Sextrophaea natus Gallia («natif de la Gaule où se trouve le trophée de Sextus»), adaptant les premiers vers de l'Odyssée : Nostradami laborem me nosse qui plurimum terrae peragravit, Sextrophaea natus Gallia («Je sais le labeur de Nostradamus, qui a parcouru la majeure partie de la terre, né en Gaule Sextrophée.») Par cette citation, il s'identifie à Ulysse, le héros aux mille ruses, qui tant erra, découvrit tant de villes et tant de mœurs. Si Nostradamus place sa disparition sous le patronage de Tite-Live, il convie donc Homère à sa naissance ! La ville de Saint-Rémy-de-Provence, redevable de son nom à la protection de l'abbaye de Saint-Rémi de Reims, est un lieu énigmatique au passé prestigieux. Elle est construite sur l'ancienne ville romaine de Glanum, bâtie elle-même sur des ruines grecques. À la Renaissance, les fouilles n'avaient pas encore mis à jour les vestiges de l'antique cité détruite au cours de l'invasion germanique du IIIe siècle, mais il subsistait du passé romain deux magnifiques monuments : l'arc triomphal et le mausolée. Ces antiques ont excité les curiosités. Parmi les sculptures de l'arc de triomphe, certains ont cru voir, dans la représentation d'une femme qui fait quelques signes, Maria, la devineresse que Marius, le vainqueur des Teutons en Provence, avait amenée avec lui et qui lui avait prédit la victoire. Élevé au Ier siècle avant J.-C., cet arc de triomphe célèbre en fait la victoire de Jules César sur les Gaulois et les Grecs de Marseille. Le mausolée un cénotaphe d'une vingtaine de mètres de haut est terminé par une sorte de rotonde avec deux statues en toge, aux têtes manquantes, si bien que l'une d'elles a été considérée comme Julia, femme de Marius et tante de Jules César. Il porte l'inscription «SEX L M IULEI C F PARENTIBUS SUEIS». Elle a donné lieu à diverses interprétations; un historien du XVIIe siècle, précisant que certains tenaient ces deux monuments pour des trophées commémorant une victoire, en fournit une dizaine, dont celle de l'humaniste Guillaume Budé et celle de Nostradamus, qui, ajoute-t-il, a aussi été attribuée à un Portugais. César indique que son père lisait «Sextus Laetius Maritus Iuliae istam columnam fecit», c'est-à -dire «Sextus Laetius, le mari de Julia, a fait cette colonne». Jean Poldo d'Albenas, dans un ouvrage consacré aux antiquités de Nîmes, rapporte avoir entendu dire que François Vallériole, médecin à Arles, avait doctement écrit sur le mausolée de Saint-Rémy; le document de cet ami de Nostradamus est perdu. Nostradamus évoque ce mausolée à plusieurs reprises dans son œuvre. Ainsi, dans un quatrain de ses Prophéties avec la référence à Artémise, femme du roi Mausole qui lui fit bâtir un sépulcre si beau qu'il laissa son nom aux monuments funéraires grandioses, les mausolées : Salon, Mansol, Tarascon de SEX. l'arc, Ou est debout encor la piramide, Viendront livrer le prince Dannemarc, Rachat honni au temple d'Artémise (Mireille Huchon, Nostradamus, 2021). On appelle le mausolée de Saint Rémy le Mausolée des Julii
(Bruno Fornasier, Les fragments architecturaux des arcs triomphaux en Gaule romaine, 2003 - books.google.fr). "tombeau près de Rome & Ancone" La bataille des Busta Gallorum se donna l'an de Rome 458; et le consul Décius, en sacrifiant sa vie, assura le triomphe de son pays et celui de son collègue.
Tite-Live, X, 28, 29. Procope attribue à Camille la victoire des Busta Gallorum; et Cluvier, qui relève cette erreur, la qualifie dédaigneusement de Græcorum nugamenta
(Edward Gibbon, Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain, Tome 5, 1812 - books.google.fr). Les deux seuls monuments rappelant de loin nos tumulus, qui aient été signalés en Italie, sont hors du pays attribué aux Gaulois :
le premier, dans Rome même, au quartier dit des Gaulois, contenait les cendres de ceux de cette nation qui succombèrent en grand nombre pendant le siège du
Capitole (Tite-Live, V, 48 et XX, 14; Varron, de Lingua Latina, édition Nisard, V, 137); le second, mentionné par Procope (Bell. Goth. IV, 29), sous le même nom de
Busta Gallorum, était situé dans l'Apennin, en un lieu qui, suivant Tite-Live (V, 49) et Plutarque (Camill. 29), était situé à environ soixante stades de Rome, près du chemin de Gabies
(P. L. Lemière, Étude sur les Celtes et les Gaulois et recherche des peuples anciens appartenant à la race celtique ou à celle des Scythes, 1881 - books.google.fr). Procopio, nel racconto sullo scontro decisivo tra i Goti e Bizantini avvenuto nel 552 d.c. riporta che le parti si affrontarono nei pressi dei "Busta Gallorum", nel crematoio dei Galli. A Roma nelle vicinanze di Tor de' Conti sul Vicus Cyprius s'incontra la piccola Chiesa di S. Andrea detta in Portogallo. Nome corrotto e si vuole che fosse
il luogo, che i romani chiamarono Busta Gallica da quando Furio Camillo ordinò, che i corpi dei Galli Senoni uccisi sotto il Campidoglio fossero in questo luogo bruciati.
Però tra Portogallo e Busta Gallorum ce ne corre parecchio e la cosa appare poco credibile.
(www.romanoimpero.com). Comme la Busta Gallica de Rome est rapportée à l'époque de Furius Camille, Procope rapporte la Busta Gallorum au même. Busta Gallorum se trouvait entre Sentinum et Attidium, à la frontière de l'Ombrie et de la Marche d'Ancône
(Philippe Briet, Parallela geographiae veteris et nouae. Auctore Philippo Brietio, Abbauillaeo, Societatis Iesu sacerdote, Tome 3, 1649 - books.google.fr). Acrostiche : GGVL, GuGULus Le coucou tire son nom de sa voix. La plupart des textes insistent sur le caractère répétitif de son chant qu'Alexandre Neckam moralise par l'image
de l'avare qui ne cesse de répéter affer ! affer !, «apporte ! apporte !». Cet écholalisme trouve sa confirmation dans les diverses formes de son nom
dans la tradition zoologique. Le XIIIe siècle, par le biais des traductions des De animalibus d'Aristote et d'Avicenne par Michel Scot, dispose des trois grandes
filiations savantes qui, malgré leur diversité linguistique, se recoupent autour de la figure de répétition. Au latin, cuculus ou gugulus, fait écho kokokoz,
déformation du grec kokkux, qui, selon Albert le Grand, reproduit exactement son chant. Dans la tradition arabe, le coucou est désigné par kabul et,
même si Avicenne insiste sur la structure binaire de son chant (aigu/grave), l'onomatopée correspondante - alchacha dans la version de Scot nous ramène à l'écholalie.
Les onomatopées, on le sait, bien qu'elles prétendent au mimétisme, varient d'une langue à l'autre
(Jean-Marie Fritz, Paysages sonores du Moyen âge, le versant épistémologique, 2000 - books.google.fr). Les Romains se gardaient bien de donner au mari trompé le nom de cucullus; ils réservaient ce mot pour l'usurpateur de la couche d'autrui,
comme cela ressort de divers passages du Marchand de Plaute, et de l'Asinaria, du mĂŞme auteur
(Charles Toubin, Dictionnaire étymologique et explicatif de la langue française et spécialement du langage populaire, 1886 - books.google.fr). Les Romains faisaient le coucou dans les territoires conquis. Typologie Le report de 1736 sur la date pivot -52 donne -1840. Epoque de l'installation de Jacob à Sichem
(Nicolas Lenglet Du Fresnoy, Tablettes chronologiques de l'histoire universelle sacrée et prophane, ecclésiastique et civile, depuis la création du monde, jusqu'à l'an 1743, Tome 1, 1744 - books.google.fr). D'Italia est un sonnet à clé, construit sur trois images successives entre lesquelles Campanella établit des relations à la manière de Joachim de Flore,
et qui se réfèrent, l'une à l'histoire romaine, l'autre à l'épisode de Dina et de Sichem dans la Genèse, la troisième au Nouveau Testament.
C'est une méditation sur le destin de l'Italie depuis les temps anciens et une prophétie sur son proche avenir. Partant de Lucain,
Campanella évoque d'abord la défaite du Sénat, gardien de la vertu de Rome, par la faute des barbares étrangers introduits dans la ville par César;
puis, dans un premier parallèle, la vengeance de Siméon et de Lévi, défenseurs de la vertu de Dina, violée par Sichem; enfin, la naissance du Christ à Nazareth,
interprétée comme une victoire sur la tyrannie d'Hérode. Ainsi, Rome, Dina et Jérusalem signifient successivement l'humanité violée, puis vengée et enfin rédimée.
D'autre part, les barbares, Sichem et Hérode désignent les fauteurs de maux, d'abord vainqueurs, puis punis et enfin détruits. En troisième lieu, le Sénat romain vaincu,
puis Siméon et Lévi vainqueurs, enfin Nazareth et Athènes, «fleurs» céleste et terrestre, qualifient les forces du bien œuvrant pour la résurrection promise à l'univers.
En trois images de trois éléments dramatiques chacune, c'est à la fois l'histoire du monde et de l'Italie qui s'est trouvée interprétée. Se plaçant au
terme du poème sous le chiffre hautement symbolique de 10, Campanella se définit comme «celui qui rendra l'honneur d'autrefois», en recueillant l'héritage de Nazareth et
d'Athènes, de la vérité spirituelle et de la vérité politique. Ce sonnet joachimite en dit long sur les sources culturelles de la révolution de Calabre et,
plus généralement, sur les fondements messianiques de toute la pensée politique de Campanella
(Franc Ducros, Tommaso Campanella poète, 1969 - books.google.fr,
Tommaso Campanella, Selected Philosophical Poems of Tommaso Campanella, 2011 - books.google.fr). À partir de 59 av. J.-C., ce cours d'eau servit de frontière entre l'Italie romaine et la province de Gaule cisalpine; il avait une résonance toute
particulière dans le droit romain, car aucun général n'avait l'autorisation de le franchir avec des soldats en armes. La loi protégeait ainsi Rome de menaces
militaires internes. Il devint célèbre quand Jules César le traversa avec ses légions en armes le 11 janvier 49 av. J.-C. sur les traces de Pompée, violant ainsi
la loi du Sénat romain. Si l'on en croit Suétone, il lança en franchissant la rivière la célèbre formule : Alea jacta est, littéralement «les dés sont jetés»,
parfois traduit par «le sort est jeté» ou «le sort en est jeté»
(fr.wikipedia.org - Rubicon). Aussi sage politique que grand capitaine, César, après avoir dompté les Gaulois par la terreur, les captiva par la bienveillance. Il maintint les lois, les constitutions et tout ce qui rappelait aux vaincus un passé dont le souvenir leur était cher. Il se contenta de prélever un impôt, qu'il dissimula sous le nom de solde militaire. Par cette conduite habile, César attacha si étroitement les Gaulois à sa fortune, qu'ils composèrent désormais ses meilleures troupes; et c'est avec l'aide de l'excellente infanterie des Arvernes et de l'impétueuse légion de l'Alouette, qu'il franchit le Rubicon, ruina le parti de Pompée et asservit sa patrie. La légion de l'Alouette forma un corps d'élite dans l'armée de César. Elle était composée de jeunes Gaulois appartenant aux premières familles du pays. Chaque légionnaire
portait un casque sur le cimier duquel était une alouette aux ailes déployées
(Désiré Blanchet, Histoire de France : cours moyen, 1886 - books.google.fr). En fait, la présence des Alouettes lors de la conquête de l'Italie est supposée à partir de l'idée selon laquelle les vingt-deux cohortes «des nouvelles levées de Gaule» seraient les mêmes cohortes que celles levées trois ans plus tôt afin d'assurer la défense de la Transalpine, mais cette assimilation paraît fort douteuse. Suétone est le seul auteur ancien à parler d'une légion de Transalpins et que Hirtius, Cicéron tout comme Florus ne la prennent pas en compte
lorsqu'ils évoquent les effectifs légionnaires dont dispose César au cours des années 50 et 49
(Batiste Gérardin, La légion des Alouettes, 2009 - books.google.fr). Tête de Maure Les Espagnols, les Italiens, les Grecs, les Turcs d'Europe et les Portugais, ont le teint plus brun, les poils le plus souvent de couleur noire. Enfin, les Arabes,
les Maures et les Abyssins, ont les cheveux plus ou moins noirs et crépus, la peau plus ou moins rembrunie (Anthelme Richerand, Nouveaux élémens de physiologie, Tome 2, 1811
- books.google.fr). La première phase de la vie de Théodore de Neuhoff le met en contact avec le prétendant, Jacques François Stuart dont il épouse la cause. En 1715, il quitte
le service de la Bavière pour participer à la tentative de rétablissement des Stuart. Débarqué avec les troupes jacobites au nord d'Aberdeen, il doit s'enfuir avec
eux après la bataille de Sheriffmuir. Le cardinal Jules Alberoni, ministre de Philippe V qui soutenait la cause jacobite le fit alors entrer au service de l'Espagne
avec le rang de colonel (fr.wikipedia.org - Théodore de Neuhoff). Le renvoi d'Albéroni (1719) poussa Neuhoff dans le giron d'un autre aventurier : Jojan Willem (1680-1737), Néerlandais, huguenot converti au
catholicisme, devenu duc de Ripperda,surintendant des manufactures à Madrid (1718), puis ministre des Affaires étrangères, de la Guerre et des Finances de Philippe V. Or, en 1726,
Ripperda, disgracié et interné à Ségovie, s'évade, fuit en Angleterre, passe au Maroc, devient musulman sous le nom d'Osman pacha et, quoiqu'ancien Grand d'Espagne il
aide Mulay'Abd Allah Allaoui à reconquérir Fès (1732) avant d'obtenir à Constantinople la place de commandant des troupes du sultan et de combattre les Espagnols installés
à Ceuta ! Marié à une demoiselle d'honneur de la reine d'Espagne, Neuhoff, lors de la disgrâce de Ripperda, a quitté Madrid (avec les bijoux de sa femme) pour séjourner à Paris,
La Haye, Londres, puis Rome où le cardinal Albéroni vit toujours dans l'attente d'être promu un jour légat du Saint-Siège en Romagne (1735). Neuhoff le revoit sans doute avant
de se rendre à Florence, puis à Gênes où il rencontre un moine corse. À Livourne, il fait la connaissance de Giafferi et Ceccaldi, libérés, qui s'apprêtent à gagner l'Espagne,
et de l'abbé Aitelli et du chanoine Orticoni. Mais il ne s'attarde pas, devant partir, comme Ripperda, pour Constantinople où il se lie à Claude de Bonneval (1675-1747),
aventurier notoire. Officier de marine français, puis officier aux gardes-françaises, Bonneval, colonel en 1701, a trahi Louis XIV, en 1704,
en passant au service de l'Autriche. Là , l'Empereur l'a nommé général-major de ses troupes puis feld-maréchal-lieutenant et membre du conseil aulique de la guerre.
Envoyé dans les Pays-Bas par le prince Eugène, comme commandant en chef de l'artillerie, emprisonné pour incartades, il propose ses services
Ă Venise, sans doute par le biais des Lusinchi-Paganelli-Abbatucci, qui sont au nombre des soixante-quinze Zicavais officiers d'infanterie au
service de Saint-Marc entre 1710 et 1785, mais aussi de l'Autriche. Éconduit par la République, puis par Saint-Pétersbourg, Bonneval se convertit
aussi à l'islam (1730), devient à Constantinople «pacha à trois queues» sous le nom d'Achmet pacha, général en chef de l'artillerie et conseiller
privilégié du sultan qui le nomme pacha de Roumélie et réorganisateur de l'armée turque. Si Neuhoff est à Constantinople à la même époque qu'Osman Pacha (alias duc de Ripperda,
musulman, ancien catholique, ancien calviniste) et qu'Achmet Pacha (alias colonel de Bonneval, renégat), ce n'est sans doute pas un hasard.
Par ailleurs, alors que Ripperda est en train de combattre les Espagnols à Ceuta, Neuhoff est à Tunis où il équipe un vaisseau, puisque c'est de Tunis qu'il
arrive lorsqu'il débarque à Aléria. Ainsi, en 1736, retrouve-t-on assez bien la configuration internationale qui existait autour de la Corse à l'époque
du siège de Malte (1565) par Soliman : s'intéressent à l'île chrétiens et musulmans, Français, Espagnols, Génois, Anglais, Autrichiens, États pontificaux,
république de Venise, duché de Savoie, Barbaresques et Ottomans (Michel Vergé-Franceschi, Histoire de Corse: Du XVIIe siècle à nos jours, 1996
- books.google.fr). Le drapeau corse représentant une tête de Maure n'est pas lié à un chef sarrasin qui aurait été décapité par les Corses. Le symbole existe depuis 1390.
Les dernières recherches, dont parle Michel Vergé-Franceschi, semblent indiquer que indiquer que la tête de Maure fut importée en Corse en 1736, les
yeux bandés dans ses premières représentations. Pascal Paoli enlèvera le bandeau en signe de libération (Ghjiseppu Lavezzi, Corse : Vertiges de l'honneur, L'Âme des Peuples, 2018
- books.google.fr). Le 15 avril 1736, Théodore de Neuhoff, choisi par des partisans corses, est élu roi et promulgue des lois qui le rendent populaire. Il installe la capitale de
l'île à Cervioni en Castagniccia. Cependant il ne parvient pas à s'imposer aux monarchies génoise, française, britannique. Dépité au bout de 7 mois, il repart sur le continent.
Il tentera un retour en 1738 puis en 1743, avec les Britanniques, sans succès (fr.wikipedia.org - Histoire de la Corse). Théodore eût voulu pouvoir conquérir toutes les places fortes, comprenant bien que sans leur possession, les fondemens de sa Royauté ne seroient jamais folides ;
mais malheureusement leurs conquêtes étoient au-dessus de ses forces, il n'avoir ni l'artillerie, ni les munitions, ni l'argent dont il eût eu besoin pour y parvenir.
Il espéra que certaines Puissances embrasseroient fes intérêts, ce fut toujours sa folie & ses chimeres. En attendant leurs déterminations, il usa d'industrie pour amuser
les Corses, pour prévenir le retour de leur raison & les effets de leur inconstance. On frappa, suivant le plan qu'il en donna, des monnoies de cuivre & d'argent.
Les unes portoient d'un côté une couronne soutenue de deux palmes avec ces deux lettres initiales dans l'écusson T. R. qui signifioient Théodore Roi, & ces mots à l'exergue,
pro bono publico Regni Corsica, pour la prospérité du Royaume de Corse; & au revers le prix de la piece cinque soldi. Les autres présentoient d'un côté les Armes du Royaume
de Corse, qui sont une tête de Maure, & de l'autre l'image de la Vierge avec cette légende, monstra te esse matrem (Abbé de Germanes, Histoire des révolutions de
Corse, depuis ses premiers habitans jusqu'à nos jours, Tome 1, 1771 - books.google.fr). Drapeau, trophée, dresser DRAPEAU, s. m., enseigne d’un régiment. Se rendre au drapeau. Se ranger sous le drapeau. Combattre sous le drapeau. Bénir les drapeaux. Des drapeaux pris aux ennemis. Dict. DE L’Acad. pour quelqu'un. «Charger trois fois les ennemis, dresser aux pieds de son général, comme un honorable trophée, trois drapeaux qu'il leur enleva. - Quand on suspend aux voûtes
sacrées des temples des drapeaux décorés et sanglans qu'on a pris sur les ennemis, etc. (FLÉCHIER) (Joseph Planche, Dictionaire françois de la langue oratoire et poétique,
suivi d'un vocabulaire de tour les mots qui appartiennent au langage vulgaire, 1819 - books.google.fr). Valentin Esprit Fléchier (10 juin 1632 à Pernes-les-Fontaines - 16 février 1710 à Montpellier) est un homme d'Église et prédicateur français, évêque de Lavaur,
puis de Nîmes, considéré comme l'un des grands orateurs du XVIIe siècle (fr.wikipedia.org - Esprit Fléchier). La guerre en Corse La guerre renaissait tous les jours plus terrible et plus acharnée : enfin, les Génois reconnaissant l'impossibilité de nous soumettre par leurs propres forces,
eurent recours au roi de France, qui, d'après un traité stipulé avec l'Autriche, dans lequel ces deux puissances s'engageaient à garantir à Gênes la possession de l'île.
jointe à des infirmités corporelles, précipita la fin de ses jours. Maillebois lui succéda, et Maillebois avec des forces considérables, ave c des troupes exercées
de longue main à la guerre des montagnes, ne pouvait manquer de soumettre les Corses, domili ut pareant, nondum ut serviant. En effet, nous ne fûmes soumis qu'en apparence;
la liberté était au fond de tous les coeurs. Cependant les principaux chefs, à l'exception de Gaffori, abandonnèrent un pays malheureux qu'ils n'avaient pu défendre,
préférant l'exil à la vue de l'esclavage de leur patrie (François-Horace Bastien Sébastiani, Etat actuel de la Corse, caractère et moeurs de ses habitans, 1821
- books.google.fr). Jean-Baptiste François Desmarets, marquis de Maillebois, commence sa carrière sous le commandement du maréchal de Villars pendant la guerre de
Succession d'Espagne (1701-1708). Pendant la guerre de Succession de Pologne (1733-1738), il commande une division en Italie (1733-1734) et intervient lors du siège de Mirandola,
en Émilie-Romagne. En 1739, il est envoyé en Corse pour aider Gênes à réprimer la rébellion en cours ; à la fin de l'année, l'île est à peu près soumise. Il reçoit en récompense
le bâton de maréchal de France en 1741 (fr.wikipedia.org - Jean-Baptiste Desmarets de Maillebois). Retour au quatrain III, 32 : l'Aquitanique et Villars Pour l’État romain, il était bien clair que, passé le moment de la conquête, il fallait organiser celle-ci. La chose fut différée, l’espace d’une génération, parce que les crises successives qui ensanglantèrent la fin de la République portaient vers d’autres urgences et vers d’autres objectifs l’attention de la classe politique. Mais une fois que le futur Auguste eut triomphé de ses adversaires, il s’employa à organiser les immenses domaines que le succès avait placés entre ses mains. C’est probablement en 16 (ou vers 16) av. J.-C. que la Gaule et la péninsule Ibérique reçurent une nouvelle organisation. Comme Rome imposait partout à tous les peuples conquis le même statut, leur territoire fut divisé en provinces et en cités. [...] En Gaule, les trois provinces étaient, du nord au sud, celles de Gaule Belgique, de Lyonnaise et d’Aquitanique. Sous cette appellation on désignait maintenant un
territoire dilaté des Pyrénées jusqu’à la Loire et aux Cévennes, dans lequel les Aquitains de l’époque de l’indépendance avaient été rattachés à une partie des Gaulois.
C’est la raison pour laquelle les Aquitains furent englobés dans une unité plus étendue que leur anc ien domaine
(Jean-Pierre
Bost, Béarn et Aragon : communications et échanges dans l’Antiquité (IIIe siècle av. J.-C. - Ve siècle ap. J.-C.) In : L’Empire romain et les sociétés provinciales, 2009 - books.google.fr). Tarn, Loth et Garonne font partie de cette Aquitanique. Le maréchal de Villars a été "le tombeau de la gent aquitanique" dont faisaient partie les Camisards Cévenols. Villars sera celui qui termina la guerre des Camisards (voir quatrain II, 97) qui fut l’expression de la révolte des Cévenols contre le fanatisme religieux de Louis XIV. La bataille de Nages extermina un tiers des Camisards et forcera Cavalier à négocier. Le tombeau de Villars VILLARS n'est plus le défenseur des lys. Si l'on m'en croit, l'on ne tardera guère A faire, à Saint-Denis, Tombeau superbe et pompe funéraire; Mais des Quarante il était le confrère. Et quel opprobre, hélas ! Si son éloge tombe à faire Au panegyriste des chats ! Le maréchal de Villars, en se chargeant du commandement de l'armée du Roi en Italie, avait plus consulté son zèle et son amour pour la gloire que son âge et ses forces; bientôt
les chaleurs excessives du climat, la fatigue e corps et d'esprit, attachée à l'emploi d'un général, altèrent sa santé, il remet le commandement au marquis de Coigny et meurt
à Turin, ne regrettant que l'honneur de mourir les armes à la main (Fourn. hist.) (Émile Raunié, Recueil Clairambault-Maurepas. Chansonnier historique du XVIIIe siècle, Tome 6, 1882
- books.google.fr). Le maréchal de Villars n'a pu soutenir les fatigues qu'il a eues le mois dernier. Il est tombé malade et a quitté le commandement de l'armée, le 27 mai, pour
revenir en France avec le marquis de Villars, son fils, qui est aussi très-incommodé; mais il a été obligé de s'arrêter à Turin (Edmond Jean François Barbier, Journal historique et anecdotique du règne de Louis XV, Tome 2, 1849
- books.google.fr). On savait que le maréchal Villars était mort à Turin le 17 juin 1734, mais rien de certain n'était prouvé sur le sort de ses restes.
Le baron E. Mayor des Planches écrit à l'Intermédiaire des chercheurs et des curieux (20 janvier) qu'il s'occupe de faire rechercher
dans la crypte de l'église cathédrale Saint-Jean l'emplacement exact du tombeau du vainqueur de Denain. Déjà il a retrouvé l'acte
de décès dans les registres paroissiaux et le publie dans son texte original. Sans doute Villars repose-t-il dans la chapelle souterraine
au milieu des évêques et des chanoines, seul laïc, avec un prince de Thurn et Taxis, de cette assemblée de défunts. N'est-il pas étrange, néanmoins, que l'on ait
perdu tout souvenir d'un «hôte» aussi notable ? (Archives d'anthropologie criminelle, de médecine légale et de psychologie normale et pathologique, Tome 29, 1914
- books.google.fr). Rome et Ancône Rome et Ancône sont dans les Etats de l'Eglises, entre le Royaume de Naples et la Toscane. Il y a de grandes nouvelles de la guerre; le royaume de Naples a été conquis par l'armée du roi d'Espagne et don Carlos couronné roi de Naples. En Allemagne,
le maréchal de Berwick, visitant les ouvrages devant Philisbourg, a eu la tête emportée d'un boulet de canon, le 12 de ce mois. Ce siége continue
avec beaucoup de vivacité. On avance sur les ouvrages, mais nous ne laissons pas que de perdre beaucoup de monde et surtout des grenadiers, officiers et soldats.
Le régiment des gardes françaises, qui était en mauvaise réputation auprès des troupes, y fait des merveilles. On tire quinze hommes de chacune des compagnies qui sont
restées à Paris, pour remplacer dans les compagnies de grenadiers qui sont au camp (Edmond Jean François Barbier, Journal historique et anecdotique du règne de Louis XV, Tome 2, 1849
- books.google.fr). Italie En 1723, le régiment Royal-Champagne devient la propriété du futur maréchal de La Mothe-Houdancourt, qui le conduit en 1733 en Italie et le commande aux
siéges de Sabionnetto et de Bozzolo, à la prise de Pizzighetone et du château de Milan. En 1734, sous le nom de Brissac, on le voit à la soumission de Trezzo, Lecco,
Fuentès, à la prise de Serravalle, Novarre, Arona et Tortone, au combat de Colorno, à l'attaque de Borgoforte. Le lendemain de cette affaire, après avoir franchi la Fossa
Maestra pour entrer dans le Séraglio, il enlève 50 hussards impériaux. Il est à Parme et à Guastalla. Dans cette dernière bataille, il perce deux lignes ennemies,
disperse les dragons de Wurtemberg, met en désordre les cuirassiers de Vétérani et dégage l'infanterie française. Le duc de Brissac reçut ce jour-là quatre coups de feu.
Le régiment prit encore part au siége de la Mirandole, rentra en France en février 1735 et alla achever la campagne et la guerre sur le Rhin. Il était au combat de Klausen (Louis Susane, Histoire de la cavalerie française, Tome 2, 1874
- books.google.fr). Serravalle se trouve dans les Apennins, Tortone à leurs pieds. C'est du camp de Bozzolo en 1734 que Villars renonce à son commandement (Jean Baptiste Michel de Lévy, Journal historique ou fastes, du règne de Louis XV, surnommé le Bien-aimé, Tome 1, 1766
- books.google.fr). Acrostiche : GGVL, gigul "gigul" : pour "ghilgul" hébreu, roulement. En particulier, les cabalistes parlent de roulement des âmes qui rejoindront la terre d'Israël par les
cavernes souterraines au jour de la résurrection (Jean Saas, Lettres sur l'encyclopedie, pour servir de suplement aux sept volumes de ce dictionnaire, 1764
- books.google.fr). Le maréchal de Villars n'a pu soutenir les fatigues qu'il a eues le mois dernier. Il est tombé malade et a quitté le commandement de l'armée, le 27 mai, pour
revenir en France avec le marquis de Villars, son fils, qui est aussi très-incommodé; mais il a été obligé de s'arrêter à Turin (Edmond Jean François Barbier, Journal historique et anecdotique du règne de Louis XV, Tome 2, 1849
- books.google.fr,
Le Grand Dictionnaire historique, Tome IV, 1725
- books.google.fr). Le triomphe de l'ancienneté fut confirmé par l'institution en 1675 d'un «ordre du tableau» parmi les officiers généraux.
Jusqu'alors, la présence aux armées de plusieurs généraux ou maréchaux de grade équivalent constituait une source
intarissable de conflits d'autorité tranchés par le principe du roulement qui permettait aux officiers généraux d'un même
grade d'exercer le commandement à tour de rôle. Cette succession de prises de commandement nuisait à la cohérence et à l'efficacité opérationnelle.
C'est la raison pour laquelle Louis XIV institua l'ordre du tableau, qui confiait le commandement à l'officier général le plus ancien dans le grade le plus élevé.
Cette institution de l'ancienneté comme arbitrage suprême était une reconnaissance, au plus haut niveau, du principe qui s'était installé aux échelons inférieurs de la hiérarchie (Histoire militaire de la France, Tome 1 : Des Mérovingiens au Second Empire, 2021
- books.google.fr). |