Essor de la Franc-Maçonnerie

Essor de la Franc-Maçonnerie

 

III, 67

 

1753-1754

 

Une nouvelle secte de Philosophes,

Mesprisant mort, or, honneurs & richesses,

Des monts germains ne seront limitrophes :

A les ensuivre auront apui & presses.

 

C’est en 1717 qu’est créée la Grande Loge de Londres, avec la mise au point des Constitutions d’Anderson. Cette maçonnerie passe en France avec la veuve de Charles Ier, réfugiée au Château de Saint Germain auprès de Louis XIV.

En 1753, il y a plus de 200 loges en France, alors qu’éclate la querelle des Anciens, contre la centralisation des loges et la laïcisation des rituels, et des Modernes qui y sont favorables.

Dans les années 1750 , Martinès de Pasqually fonde la loge des Elus Cohen, et aura pour disciples Mesmer, Cagliostro, Saint Martin qui se fera appelé « le Philosophe inconnu »[1], et le lyonnais Willermoz lié à la Stricte Observance, obédience d’origine française mais fort répandue en Allemagne (« monts Germains »).

« Mesprisant mort, or … » montre que les francs-maçons pratiquent une recherche spirituelle. Il ne faut pas entendre « presses » dans le sens journalistique mais comme signifiant foule ou pression[2].

 



[1] Alphonse Dupront, « Qu’est-ce que Les Lumières », Gallimard, 1996, p. 123

[2] Pierre Brind’Amour, « Les premières centuries », Droz, 1996, p. 422

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