Le classicisme en architecture

Le classicisme en architecture

Annonce de la Révolution française

 

III, 63

 

1751

 

Romain pouvoir sera du tout  abas :

Son grand voysin imiter ses vestiges :

Occultes haines civiles & debats

Retarderont aux bouffons leurs folligges.

 

Le pouvoir des papes (« Romain pouvoir ») ne fait que diminuer au Siècle des Lumières, devant, par exemple, céder aux fortes pressions exigeant la dissolution de l’ordre des Jésuites.

Mais Rome c’est aussi les vestiges antiques qui inspireront les architectes depuis le XVIème siècle, en particulier en France (« grand voysin »). Le classicisme « a connu une nouvelle faveur sous la forme du retour à l’antique et du néoclassicisme, avec Jacques Ange Gabriel (1698-1782), Edme Bouchardon, Jean-Baptiste Pigalle, Jean Antoine Houdon, Louis David.[1] ». Il y a aussi Soufflot (1713-1780), passant une partie de sa carrière à Lyon de 1738 à 1755 (voir quatrain III, 46). Son style marque « la relève du baroque par l’antique. Au cours de ses deux séjours en Italie, Soufflot a vécu la redécouverte de l‘antique à Rome [2] ».

Durant la deuxième moitié du XVIIIème siècle, se prépare la Révolution française à travers la contestations philosophiques des pouvoirs établis, le développement de la Franc-Maçonnerie (« Occultes haines »). Les divisions des révolutionnaires (« bouffons ») retarderont son déclenchement (« folliges » : état de folie [3]).



[1] Grand Larousse encyclopédique en XX volumes, 1970

[2] Alphonse Dupront, « Qu’est-ce que Les Lumières », Gallimard, 1996, p. 113

[3] Pierre Brind’Amour, « Les premières centuries », Droz, 1996, p. 415

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