Afcharides et Kadjaride

Afcharides et Kadjarides

 

III, 59

 

1748

 

Barbare Empire par le tiers usurpé,

La pluspart de son sang mettra à mort,

Par mort senile, par luy, le quart frappé,

Par peur que sang par le sang ne soit mort.

 

Barbares Perses

 

L'incompatibilité absolue entre Grecs et Barbares, selon une opposition topique bien attestée dans les textes, qui apparaît et se développe précisément au moment des Guerres Médiques. Grecs et Barbares perses sont inconciliables pour des raisons politiques: le Grec défend la liberté comme son bien propre face au Perse qui, lui, soumis au pouvoir despotique du Roi, lutte pour la défense de sa servitude. Les propos de Sperthias et Boulis révèlent une conception typiquement grecque: l'attachement indéfectible à la liberté, qu'il faut défendre contre la menace de la servitude incarnée par les Perses et qui inspire leur esprit de sacrifice et leur comportement belliqueux. Le Perse ignore la liberté et ne peut savoir à quel point elle est «douce». Les Milésiens, eux aussi, l'ignoraient; mais, délivrés de leur tyran Aristagoras, «ils n'avaient pas la moindre envie de voir arriver chez eux un nouveau tyran, eux qui avaient goûté ce qu'était la liberté [oia eleutheriès geusamenot]». L'argument de l'intérêt matériel ne vaut rien, car — autre certitude grecque bien connue - «la pauvreté en régime démocratique est aussi préférable au prétendu bonheur en régime tyrannique que la liberté l'est à la servitude». Finalement, entre le Perse et les Spartiates, nul accord n'est possible, puisque chacun ne conçoit qu'une seule éventualité: imposer à l'autre son propre système de valeurs (Laurent Gourmelen, Le meurtre des hérauts perses (Hérodote, VII, 133-137, Histoire de Sperthias et Boulis), Récits d'ambassades et figures du messager, 2016 - books.google.fr, Nicole Loraux, ce que les Perses ont peut-être appris aux Grecs, L'irréductible, Volume 3 de Revue épokhè, 1993 - books.google.fr).

 

Les Afcharides

 

Nader Chah, de son vrai nom Nader Khan Qirqlu Afchar, né le 22 octobre 1688 et mort le 19 juin 1747, fut chahanchah d'Iran et fondateur de la dynastie des Afcharides. Il régna de 1736 jusqu'à sa mort. Il est surtout connu pour ses conquêtes. On le surnommera plus tard «le Napoléon iranien».

 

En 1738, il conquiert Kandahar et Kaboul en Afghanistan, puis continue par l'invasion de l'Inde, défaisant la grande armée de l'Empire moghol de Mohammad Shâh à la bataille de Karnal le 24 février 1739. Le 20 mars 1739, Nader Chah prend la ville de Delhi qu'il fait piller et ordonne le massacre de trente mille de ses habitants. Il retourne ensuite en Perse au début de mai 1739 avec d'immenses trésors, dont le Trône du Paon, qui sert ensuite de symbole de la force impériale persane, quelque mille femmes indiennes (hindoues et musulmanes), un grand nombre de garçons comme esclaves et des milliers d'éléphants, de chevaux et de chameaux chargés avec le butin que ses hommes ont rassemblé et le diamant de Koh-i Nor. Un autre diamant disparaît, le Grand Mogol à l'occasion du pillage de Delhi. Cependant, celui-ci n'ayant jamais réapparu par la suite, il n'est pas certain que Nader Chah soit le responsable du vol. La légende voudrait que des démons aient emporté le diamant. Les richesses saisies en Inde sont si importantes que Nader Chah arrête la perception des impôts en Iran pendant les trois années suivantes. En 1741, après l'échec d'une tentative d'assassinat contre lui, Nader Chah suspecte son fils aîné, Reza Quli Mirza, d'en être responsable et lui fait crever les yeux. La fin de son règne est marquée par une nouvelle guerre ottomano-persane (1743-1746). Nader Chah échoue à prendre Bagdad mais, par le traité de Kordan (1746), obtient que les Ottomans renoncent à soutenir les prétendants au trône de Perse, échangent leurs prisonniers et accordent le libre passage aux Persans pour le pélerinage de La Mecque. Il est assassiné en 1747 et son neveu Ali lui succède sous le nom d'Adel Chah. Mais l'empire conquis par Nader Chah s'effondre peu après. En effet en 1747, Ahmad Khan, jeune commandant afghan de Nader Chah, proclame son indépendance et prend le nom d'Ahmad Chah, fondant la dynastie Durrani qui règne sur l'Afghanistan jusqu'en 1826 (fr.wikipedia.org - Nader Chah).

 

Adel Chah, mort le 20 mai 1749, fut chah de Perse entre 19 juin 1747 et le 29 septembre 1748. Fils d'Ibrahim Afchar, il était le neveu de Nader Chah qu'il suit sur le trône. Pour prendre le pouvoir, il fait tuer les enfants et petits-enfants de Nader Chah, n'épargnant que Chahrokh, un de ses petits-fils qui n'était âgé que de 14 ans. Il fut renversé par un coup d'État de son frère Ebrahim, qui lui fit crever les yeux. Ebrahim fut tué presque immédiatement après par ses troupes et Adel Chah fut lui aussi mis à mort à ce moment (le 20 mai 1749) (fr.wikipedia.org - Adel Chah).

 

Ebrahim Chah, aussi transcrit Ibrâhîm Châh, mort le 20 mai 1749), fut Chah d'Iran de septembre 1748 à mai 1749. Fils du prince Ibrahim Afchar, il était le frère d'Adel Chah et le neveu de Nader Chah. Il renversa son frère pour prendre le pouvoir, puis lui fit crever les yeux le 28 septembre 1748. Quelques mois après, ses troupes se rebellent et le tuent le 20 mai 1749. Un petit-fils de Nader Chah, Chahrokh, monte sur le trône à sa suite jusqu'en 1796 (fr.wikipedia.org - Ebrahim Chah).

 

Ebrahim est le troisième ("tiers") chah de la dynastie des Afcharides (Ali Kadjar, Les rois oubliés, L'épopée de la dynastie kadjare, traduit par Sylvie Dervin, 1992 - www.google.fr/books/edition).

 

Agha Mohammad Khan, né le 14 mars 1742 à Esterabad et mort le 17 juin 1797 à Chouchi et enterré à Nadjaf, est un chef eunuque de la tribu Kadjare, du nord de l'Iran, l'une des tribus turcomanes d'Iran. Il fit assassiner et crever les yeux du dernier chah de la dynastie Zand, pour s'emparer du trône et fonder la dynastie Kadjar en 1794. Il est castré à l'âge de 7 ans probablement par Adel shah Afshar (fr.wikipedia.org - Agha Mohammad Chah).

 

Chahrokh Chah (né le 12 mars 1734, mort en 1796), est le petit-fils du chah de Perse Nader Chah qui s'était emparé du pouvoir, devenant ainsi le fondateur de la dynastie Afcharide. Chahrokh s'empara du Khorassan après la mort de son grand-père Nader Chah en 1747 et fit de Machhad la capitale de son royaume, sur lequel il régna de 1748 à 1796. Quand Karim Khan, fondateur la dynastie Zand (1750 - 1794), prit l'Iran, il fit de Chahrokh le gouverneur du Khorassan. Quelques années plus tard, lors d'une révolte, on lui creva les yeux. Il continua cependant à régner sur le Khorassan jusqu'à ce qu'Agha Mohammad Khan prenne le pouvoir. Agha Mohammad Chah conquit le Khorassan en 1796 et fit torturer à mort Chahrokh parce qu'il croyait que celui-ci savait où se cachait le trésor de Nader Chah (fr.wikipedia.org - Chahrokh Chah).

 

Les Kadjarides

 

Chahrokh est le quatrième ("quart") chah de la dynastie des Afcharides. Il meurt torturé à l'âge de 62 ans : la "mort senile" est généralement une mort naturelle mais elle est ici contrariée "frappé".

 

En supposant un "luy" (vers 3) elliptique, un personnage supplémentaire (non "le tiers").

 

A sa mort, en 1776, ses héritiers, comme ceux de Nadir, se disputèrent sa succession, férocement. Mais, entre temps, Agha Mohammad Ghadjar, qu'il avait maintenu en liberté surveillée à sa cour, fuyant à cheval, la nuit même du décès de Karim, atteignit la bourgade de Téhéran, le soir suivant. Certes, sa tribu nomadisait au Gorgan, et non dans les provinces centrales. Mais il était assez clairvoyant et intelligent pour se rendre compte qu'il ne pouvait se fixer dans cette province caspienne , la plus excentrique des trois et, de là, gouverner l'Empire. Pieux, austère, haïssant Karim, il avait été écœuré par le faste et la vie artistique entr'aperçue à la cour de Chirâz. Peu lui importait l'absence de monuments, l'exiguïté, le sol mal irrigué et semi-aride, le climat que l'on prétendait malsain. Téhéran avait été munie d'une enceinte par Châh Taamasp au XVIe siècle. Il suffisait de fortifier celle-ci. Son programme ne comportait ni embellissements, ni travaux en vue de l'amélioration de la vie de ses sujets, ni le redressement économique qui, cependant, s'imposait. Mais il fallait tout d'abord, il est vrai, qu'il exterminât les Zend et aussi Châh Rokh, l'aveugle sénile maintenu à Meched pour des intérêts politiques, par ses affidés. Il souhaitait aussi vaincre sur la Caspienne l'Impératrice de Russie et se débarrasser, à jamais, espérait-il peut-être, orgueilleusement, des tzars. Il fut assassiné dix ans après qu'il eût ceint la couronne, laissant Téhéran plus peuplée, mieux apte à se défendre , mais encore dans sa gangue quasi rurale. Il n'aspirait certainement pas à ce que sa superficie décuple en un peu moins de deux siècles, à ce que le nombre de ses habitants passe de 15.000 à 4 millions (Frédy Bémont, Les Villes de l'Iran, des cités d'autrefois à l'urbanisme contemporain, Tome 3, 1977 - www.google.fr/books/edition).

 

"sang"

 

Aga-Mehemet-Khân, vainqueur de son ennemi qu'il fit périr après lui avoir arraché les yeux, ayant abattu tous les partis qui se disputaient le pouvoir, s'empara du trône que Nadir-Châh, autre usurpateur, mais glorieux soldat, avait rapporté de l'Inde. Le pied de l’eunuque glissa dans le sang, en montant ses degrés, mais il s'y assit imperturbablement et fonda la dynastie qui porte la couronne de Perse depuis un demi-siècle. Son règne ne fut pas de longue durée ; il mourut assassiné en, 1797, et laissa le pouvoir solidement établi à son neveu Baba-Khân, qui prit le nom sous lequel j'ai eu occasion d'en parler, Fet-Ali-Châh. Aga-Mehemet-Khân, se croyant obligé de pallier ses crimes aux yeux de ses courtisans, disait, en parlant de son neveu Baba-Khân : «J'ai répandu tout ce sang pour que cet enfant puisse régner en paix.» Il n'avait que trop bien réussi, les guerres, les assassinats et les supplices avaient en quelques années fait disparaître tous les chefs qui auraient pu gêner l'avènement du nouveau monarque. Le règne de celui-ci, selon la parole de son oncle, fut paisible, mais il ne fut ni heureux, ni glorieux. Pendant sa durée, les Russes conquirent toute la Géorgie, une partie de l'Arménie, et passèrent l’Araxe, pour venir, à six étapes de la capitale, dicter au Châh les conditions d'une paix humiliante. Les prodigalités de ce prince, le luxe d'un harem où il entretenait six cents femmes, les folies de nombreux Châh-Zadèhs issus de celles-ci, épuisèrent le trésor royal en accablant le peuple d'impôts. L'habile industrie des Persans déclinait ; leur commerce se perdait, leur argent était exporté, et leur territoire amoindri, quand Fet-Ali-Châh mourut après avoir institué pour son successeur son petit-fils Mehemet-Khân, fils d’Abbas-Mirza qui, après avoir cherché par les armes à relever l'esprit national et s'être vainement opposé aux envahissements des Russes, était mort avant son père (Eugène Napoléon Flandin, Voyage en Perse de MM. Eugène Flandin, peintre, et Pascal Coste, architecte pendant les années 1840 et 1841, Tome 1, 1851 - books.google.fr).

 

Bientôt Abbas Mirza se réveilla, tourmenté de nausées ; il demanda de l'aide et rendit une pleine cuvette de sang, après quoi il tomba dans un court évanouissement. Quand il recouvra ses esprits, il se rendit compte qu'un grand changement s'était produit en lui, le frisson de la mort le secouait de la tête aux pieds ; la réalité toute proche de ce qu'il prévoyait depuis longtemps avec courage, l'emplit un moment d'effroi. Il demanda à haute voix qu'on appelât sans tarder, Hadji Ali Asker Khan, le chef des eunuques. Pourquoi désirait-il auprès de son lit mort ce serviteur quelconque qui avait servi sa fortune personnelle avec plus de zèle que celle de son maître ? Etait-ce pour lui faire quelque recommandation ? Il est plus probable que sentant que la vie le fuyait, il se raccrochât à l'idée d'une présence familière. L'enfant qui était auprès de lui, trouva sans doute quelque servante qui transmit l'appel (Emineh Pakravan, Abbas Mirza, 1973 - www.google.fr/books/edition).

 

Acrostiche : BLPP

 

"balapa" (balappa) : sorte de craie en kannada et "balapemu" ardoise en telugu (Mikhail Sergeevich Andronov, A Comparative Grammar of the Dravidian Languages, 2003 - books.google.fr).

 

Le kannada ou kannara, anciennement canarais et, plus rarement, sirigannada, est l'une des plus anciennes langues dravidiennes, langue maternelle de 43706512 personnes en Inde, dont 40651090 dans l'État du Karnataka. C'est la langue officielle du Karnataka, l'un des quatre États du sud de l'Inde. Le kannada est parlé depuis environ 2 500 ans, et possède un système d'écriture alphasyllabaire, utilisé depuis 1900 ans. Le développement du kannada est similaire à celui des autres langues dravidiennes, notamment le tamoul et le télougou. Au cours des derniers siècles, le kannada et le télougou ont été beaucoup influencés par le vocabulaire et le style littéraire sanskrits (fr.wikipedia.org - Kannada).

 

Le Deccan est situé au sud de la plaine indo-gangétique, limité à l'ouest par le Ghâts occidentaux, les Ghâts orientaux à l'est, les Nîlgîri au sud et les chaînes de Satpura et de Vindhya au nord. L'altitude la plus basse du plateau est d'environ 500 m. Il est composé majoritairement de terrains anciens, basaltes, trapp et grès. Trois grands fleuves drainent avec leurs affluents les eaux du plateau, la Godâvarî au nord, la Krishnâ au centre et la Kaveri au sud. Cependant, en règle générale, les cours d'eau, encaissés, n'irriguent pas la terre de façon satisfaisante et cathogène. Le plateau couvre des parties de plusieurs États indiens, le Maharashtra au nord, le Chhattisgarh au nord-est, le Télangana et l'Andhra Pradesh à l'est, le Karnataka à l'ouest, la partie la plus méridionale s'étendant dans le Tamil Nadu. La ville la plus importante du Deccan est Hyderâbâd, la capitale du Télangana. Parmi les autres cités importantes, on compte Bangalore, la capitale du Karnataka, ainsi que Nagpur, Pune et Sholapur dans le Maharashtra. La principale production agricole du Deccan est le coton, cultivé sur les regur, des terres noires d'origine basaltique. On y cultive aussi des graines oléagineuses, de la canne à sucre et du riz.

 

Le plateau est majoritairement peuplé par des populations dravidiennes, télougous et kannadas. On trouve cependant des enclaves musulmanes, depuis le XIVe siècle et des populations aborigènes Bhîl et Gond en bordure nord et nord-est du plateau. Entre le milieu du XIVe et le début du XVIIe siècle s'est développé un style architectural indo-musulman appelé style du Deccan. De même, entre les XVIe et XVIIIe siècles, s'est épanouie un style de miniatures appelé Dekkanî dans les sultanats du Deccan (fr.wikipedia.org - Deccan).

 

Il y a le Bolappa Garden à Bangalore (Alive July 2017 - books.google.fr).

 

Le soubab du Decan était un des plus grands princes de l'Inde ; sa capitale était Haïderabad, et ses villes principales Aurengabad, Golconde, Bangalore, Mangalore ; il avait de nombreux et de riches vassaux, et son autorité s'étendait jusqu'aux deux côtes de la Péninsule (Henri Carré, Ernest Lavissek, Le règne de Louis XV (1715-1774), 1909 - www.google.fr/books/edition).

 

Le diamant Koh-i Nor pris par Nader Chah provenait des mines de Golconde.

 

Laissez-moi vous signaler le Voyage en Arabie, en Egypte et clans l'Inde, de Mrs. Burton. L'auteur de cet ouvrage est l'épouse du capitaine Burton, si connu de vos lecteurs. Elle a accompagné son mari dans beaucoup de ses expéditions. Les impressions naïves de la femme font un contraste très piquant avec les tableaux tracés par le mari - faits à un autre point de vue - des pays qu'ils ont parcourus ensemble. La première description qui nous frappe chez Mrs. Burton a trait aux mines de Golconde, jadis si riches, aujourd'hui ruinées et abandonnées. C'est à cette occasion qu'elle écrit : «L'Inde est le pays de la lenteur de la lenteur mortelle. L'état d'appauvrissement où elle se trouve demanderait une civilisation énergique dans chacune de ses industries. Elle ne fait rien d'elle-même, et, qui pis est, elle se révolte contre ceux qui voudraient exiger d'elle un peu de travail et d'activité. Une fatale léthargie s'est emparée de ce pays. Administrée comme l'Inde, l'Angleterre elle-même ferait banqueroute en moins de huit jours.» Plus loin, Mrs. Burton, qui s'est donné une peine infinie pour arriver à connaître l'histoire véritable du koh-i-noor, cette pierre merveilleuse sur laquelle on a débité tant de fables, raconte que le koh-i-noor a été trouvé dans les mines de Golconde en 1650 et, suivant la croyance superstitieuse des prophètes du pays, a porté une malédiction sur le monde depuis ces deux cent vingt-cinq dernières années. Les dix-sept rois de l'Inde qui l'ont possédé tour à tour ont tous subi la défaite et presque tous sont morts de mort violente. Lors de la conquête du Pendjab, en 1849, ce diamant tomba entre les mains des Anglais, et fut présenté à S. M. la reine Victoria, au mois de juillet 1850. La terreur inspirée par cette malheureuse gemme est si grande parmi les Hindous, qu'ils insistent pour qu'elle soit donnée en cadeau à la Russie. Il n'est pas probable que la reine Victoria partage cette manière de voir (Pierre Amédée Pichot, Correspondances de Londres, Revue britannique, 1879 - books.google.fr).

 

La craie contient du carbone, de l'hydrogène et de l'azote à l'état de matière organique (L. Hermann, Chimie animale et chimie physiologique, Bulletin, Société chimique de France, 1866 - books.google.fr).

 

Lavoisier prouvera, après les expériences de Macquer, Maillard, qui utilisèrent de la craie en poudre pour soumettre des diamants à une chaleur intensive, que le diamant est du carbone comme le charbon, mais dans un état extérieur différent. Lavoisier emploiera des miroirs ardents, que Buffon avait mis à la mode, pour ce faire (Louis Figuier, Vies des savants illustres depuis l'antiquité jusqu'au dix-neuvième siècle: Dix-huitième siècle, 1866 - books.google.fr).

 

Le premier livre important de Macquer, les Elémens de chymie théorique, avait paru en 1749, in 8°, Paris. [...] En 1745, Macquer déterminait la composition du lait ; en 1747, il établissait celle de la chaux et du plâtre. Voir : Pierre-Joseph Macquer, «Sur la chaux et le plâtre», Histoire de l'Académie des sciences, 1747, Imprimerie royale 1752. [...] En 1766, il identifiait le diamant et, en 1772, en collaboration avec Lavoisier, montrait que cette pierre précieuse est combustible (Marguerite Zimmer, Histoire de l'anesthésie, 2012 - books.google.fr, Elemens de Chymie-theorique. Par M. Macquer, de l'Academie Royale des Sciences, 1753 - books.google.fr).

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