Famine due à la collectivisation des terres en Union soviétique

Famine due à la collectivisation des terres en Union soviétique

 

VI, 5

 

1929

 

Si grand famine par unde pestifere,

Par pluye longue le long du polle arctique :

Samarobryn cent lieux de l’hemisphere,

Vivront sans loy, exempt de pollitique.

 

Un arrêté du 21 juin 1929, promulgué par le gouvernement soviétique, donne le départ de la collectivisation forcée des terres dans le système kolkhozien. La résistance paysanne fut nette particulièrement en Ukraine. « La répression fut terrible : en 1930, plus de 20 000 personnes furent condamnées à mort par les seules juridictions d’exception de la police politique. Cette même année, plus de 700 000 paysans, qualifiés de « koulaks » ou de « koulakisants » furent déportés. Les déportations massives continuèrent en 1931. En 2 ans (1930-1931), 1 800 000 paysans furent déportés dans les régions inhospitalières du Grand Nord, de l’Oural, de la Sibérie et du Kazakhstan. […] Dans le désordre général, des centaines de milliers de « dékoulakisés » furent simplement laissés à leur sort dans la taïga. [1]»

« La conséquence de ces mesures fut une terrible famine qui fit principalement en Ukraine, dans le Caucase du Nord et au Kazakhstan environ 6 millions de victimes [2]».

Les vers suivant se rapporte étrangement à Amiens et à la région picarde (« Samarobryn », du nom gaulois d’Amiens : « Samarobriva »). Le rapport que l’on peut faire avec le début du quatrain c’est que le communisme, qui s’installe en URSS, se développe aussi en France. « Les progrès du parti communiste sont encore plus spectaculaire. En 1936-37, en Picardie, le nombre des militants, membres des 433 cellules locales ou d’entreprises, s’élève à 13 250. La guerre et l’occupation renforcent encore son implantation : de 1945 à 1946 ses effectifs passent de 25 000 à 31 663 membres, pour 1406 cellules. […] Aux élections législatives de novembre 1946 les candidats du parti recueillent plus de 200 000 voix (contre 64 000 en 1936). [3] »

 



[1] Nicolas Werth, « Histoire de l’Union soviétique », PUF , 1990, p. 239

[2] ibid., p. 243

[3] « Histoire de la Picardie », sous la direction de Robert Fossier, Privat, 1974, p. 400

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