De Gaulle à Londres

De Gaulle à Londres

 

VI, 22

 

1941-1942

 

Dedans la terre du grand temple Celique,

Nepveu à Londres par paix faincte meurtry,

La barque alors deviendra schismatique,

Liberté faincte sera au corn & cry.

 

Si Charles de Gaulle était le neveu d’un oncle homonyme, celtisant, « infirme de bonne heure et que l’on tenait pour un saint en famille [1] », on peut retrouver une sorte de lien familial avec Pétain qui « voua à Charles de Gaulle, après avoir reçu des rebuffades ou des défis peu courants dans l’armée, une affection de vieillard sans enfant et de chef jusqu’alors privé de disciple digne de lui [2] ».

Charles de Gaulle trouve refuge à Londres auprès de Churchill pour continuer la lutte contre l’envahisseur allemand, et s’opposer à l’armistice de juin 40 (« paix faincte meurtry »).

Les Français seront ainsi divisés entre gaullistes autour desquels s’organisera la Résistance, et collaborateurs, laissant entre les deux la majeure partie de la population (« La barque… schismatique »).

Le « grand temple Celique » en Angleterre désignerait le temple de Stonehenge[3].

 



[1] Jean Lacouture, « De Gaulle », tome I, Seuil, 1984, p. 13

[2] ibid., p. 128

[3] Louis Schlosser, « La vie de Nostradamus », Belfond, 1985, p. 102

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