Mussolini, ses volte-faces, son éviction du pouvoir

Mussolini, ses volte-faces, son éviction du pouvoir

 

VI, 13

 

1935

 

Un dubieux ne viendra loing du regne,

La plus grand part le voudra soutenir,

Un capitole ne voudra point qu’il regne,

Sa grande charge ne pourra maintenir.

 

Acrostiche : ULUS, VLVS, VuLVuS

 

"vulvus" (bulbus) oignon (Gaffiot).

 

Mais pour reuenir Ă  l'oignon, sa nature & proprietez sont fort amplement descriptes par Theophraste liure7. chap. 4. par Galien liu. 2. des Simples, oĂą il les confond auec les poreaux Pline liure 19. chap. 6. Dioscoride liu. 2. chap. 145. Ses Hieroglyphiques plus remarquables sont deux. Car premierement il est symbole des larmes, de tristesse, & fascherie : larmes pour cause que nous disions cy deuant que son odeur les occasionne. C'est pourquoy Alyates Roy, recherchant d'amitiĂ© Bias philosophe, & l'vn des sept Sages de Grece, desirant le tenir prĂ©s de sa personne, iamais ne voulut y entendre. Et interrogĂ© d'oĂą pouuoit proceder ce refus, fist response, pour cause qu'il luy faudroit par trop souuent manger des oignons. Par cela monstrant que ceux qui sont proches des Roys, & Princes sont subiects Ă  deuorer beaucoup de fascheries, & espandre souuent quantitĂ© de larmes. Aussi Columella appelle Caepalachrymosa, c'est Ă  dire l'oignon occasionnant les larmes. Et Dionysius en Aristophane interrogĂ© pour quoy il pleuroit tant, pour ce (dit-il) que ia'y senty des oignons : Cest Ă  dire, i'ay eu le vent de quelques mauuaises nouuelles, dont ie n'ay que trop d'occasion d'estre fachĂ©, & de plorer. Car la melancholie lie est coustumiere de produire des larmes, comme les des arbres font leurs fruicts. Dequoy ie croy qu'il ne seroit mal Ă  propos de rechercher la raison, non moins que de considerer la source & principe desdictes larmes (Pierre Dinet, Cinq Livres des HiĂ©roglyphiques, 1614 - books.google.fr)

 

Zähringen rapproché de "Zähre", en allemand "larme" (Jules Fabre d'Envieu, Noms locaux tudesques, deutsche Ortsnamen, 1885 - books.google.fr)

 

Berthold V de Zähringen, né vers 1160, mort le 18 février 1218, fut le dernier duc de Zähringen. Il succéda à son père Berthold IV à partir de 1186. Il réussit à imposer son pouvoir sur la noblesse de Bourgogne et occupa l'actuel Oberland bernois ainsi que la région du Lac des Quatre-Cantons. Il élargit la ville de Thoune et fonda Berne en 1191 (fr.wikipedia.org - Berthold V de Zähringen)

 

Le marchĂ© aux oignons remonterait Ă  1405, annĂ©e durant laquelle la ville de Berne brĂ»la dans sa quasi-totalitĂ©. En remerciement aux paysans fribourgeois qui vinrent aider Ă  Ă©teindre l'incendie, les autoritĂ©s bernoises autorisèrent leurs voisins Ă  venir vendre leurs oignons une fois par annĂ©e. La date de 1439 est attestĂ©e. Cette annĂ©e deux foires aux oignons sont instituĂ©es : une en mi-mai et une en novembre. Celle de novembre coĂŻncide avec la fĂŞte de la Saint-Martin, le 11 novembre, et dure alors 15 jours. Le Zibelemärit serait une survivance de cette foire automnale (fr.wikipedia.org - Foire aux oignons de Berne)

 

L'Ognon est une rivière située dans l’est de la France en région Bourgogne-Franche-Comté, dans les départements de la Haute-Saône, du Doubs, du Jura et de la Côte-d'Or. Il est un affluent gauche de la Saône et donc un sous-affluent du Rhône (fr.wikipedia.org - Ognon (affluent de la Saône))

 

"dubieux" : Doubs et mĂ©lancolie

 

...de qua tristitia et desperatio in eo surrexerunt, quoniam diabolus in casu Adæ melancoliam in ipso conflavit, quæ hominem aliquando dubium et incredulum parat.

 

La tristesse dĂ©plaĂ®t fondamentalement Ă  Hildegarde : elle est Ă  la fois offense Ă  la beautĂ© de la CrĂ©ation, qui doit rĂ©jouir le vĂ©ritable croyant, et mère de doute et de colère (Laurence Moulinier, Quand le Malin fait de l'esprit : le rire au Moyen Ă‚ge vu depuis l'hagiographie, Annales HSS, 1997 - books.google.fr)

 

Hildegarde de Bingen (ou en allemand : Hildegard von Bingen), nĂ©e en 1098 Ă  Bermersheim vor der Höhe près d'Alzey (Hesse rhĂ©nane) et morte le 17 septembre 1179 Ă  Rupertsberg (près de Bingen), est une moniale bĂ©nĂ©dictine allemande (fr.wikipedia.org - Hildegarde de Bingen)

 

Raoul, évêque de Liège, était fils de Conrard duc de Zaehringen et de Clémence de Namur, frère de Berthold IV. Il fut placé de bonne heure à Mayence chez le chanoine-chantre de la cathédrale, Hugues, pour y faire ses études. Comme ce Hugues était le frère de sainte Hildegarde abbesse de Bingen, Raoul fit la connaissance de cette sainte et garda pour elle une grande vénération pendant toute sa vie (Joseph Daris, Histoire du diocèse et de la principauté de Liége depuis leur origine jusqu'au 13e siècle, 1890 - books.google.fr, fr.wikipedia.org - Raoul de Zähringen)

 

Parallèle Ă  l'Orbe et Ă  la Reuse, claires eaux du bassin rhĂ©nan, le Doubs coule d'abord au nord-est en suivant un des sillons du Jura; encore simple torrent, il s'unit au dĂ©versoir du lac de Remoray pour traverser le lac de Saint-Point, et s'engager au delĂ  de Pontarlier, dans une succession de dĂ©filĂ©s, oĂą chaque espace libre est utilisĂ© pour les travaux de l'industrie. ArrivĂ© au beau lac de cluse, dit de Chaillexon ou des Brenets, qui sert de limite politique entre la France et la Suisse, il calme ses eaux en amont d'un barrage naturel de rochers, du haut desquels il plonge en une superbe cataracte de vingt-sept mètres de hauteur : c'est le fameux saut du Doubs. Plus bas, la rivière pĂ©nètre sur le territoire suisse; puis, par un de ces revirements soudains que l'on croyait, en se fondant sur une Ă©tymologie certainement erronĂ©e, lui avoir mĂ©ritĂ© son nom de Dubis (dubius, douteux ou errant), elle se dirige vers l'ouest, en sens inverse de son cours supĂ©rieur, et rentre sur le territoire français en perçant de part en part l'une des chaĂ®nes du Jura (Élise Reclus, Nouvelle geographie universelle: La terre et les hommes par ÉlisĂ©e Reclus, Tome 2, 1881 - books.google.fr)

 

"maintiendra"

 

La devise d'Orange vient de celle de Philibert de Chalon : «Je maintiendrai Chalon» (M. Pont, RenĂ© de Chalon, Revue chrĂ©tienne, 1900 - books.google.fr)

 

Étienne Ier (mort après le 22 juillet 1173) de la Maison d'Ivrée était comte d'Auxonne (1157-1173). Il était Étienne II en sa maison et Étienne Ier en tant que comte d'Auxonne. Petit-fils du comte de Bourgogne Étienne Ier de Bourgogne, il est le fils de Guillaume IV, comte de Mâcon, Vienne et Auxonne, et d'Adélaïde-Poncette, héritière de Traves (fr.wikipedia.org - Etienne Ier d'Auxonne)

 

Étienne II d'Auxonne, son fils, prit Béatrice de Thiern de Chalon pour épouse, qui lui donna un fils, Jean de Chalon l'Antique ou le Sage (comte de Chalon et d'Auxonne, il assure la suite des comtes de Bourgogne de la Maison de Chalon), une fille Béatrice (femme de Simon de Joinville et mère du célèbre chroniqueur de saint Louis, le sénéchal de Champagne Jean) et une deuxième fille, Clémence, d'abord abbesse de Baume-les-Nonnes, avant que d'épouser en 1212 Berthold V de Zahringen (fr.wikipedia.org - Etienne II d'Auxonne)

 

Régner en Bourgogne

 

Berthold IV de Zähringen, est le fils de Conrad Ier, duc de Zähringen et de Clémence de Namur. Il est né vers 1125 et mort le 8 décembre 1186. Il est duc de Zähringen de 1152 à 1186 et comte de Boulogne de 1183 à 1186 (de par son mariage avec Ide de Lorraine). En 1157, Berthold fonde la ville de Fribourg (fr.wikipedia.org - Berthold IV de Zähringen)

 

Frédéric Barberousse reprenait le plan de Lothaire de Supplimbourg; ne pouvant gouverner la Bourgogne et la Provence, l'empereur voulait, à la place des dynasties locales, y implanter une sorte de vice-royauté vassale, confiée à une famille sur la fidélité de laquelle il se croyait en droit de compter. Ceux qui, dans ces régions, mettaient leur confiance dans la protection du pouvoir impérial, attendaient avec impatience l'apparition en Bourgogne de Frédéric à la tête d'une armée; c'est ainsi que vers cette époque les princes de Baux, qui n'avaient point oublié les prétentions de leur famille au comté de Provence, dénonçaient à l'empereur les persécutions dont ils étaient l'objet de la part de leur heureux rival, Raymond Bérenger, et sollicitaient pour leur cause l'appui de Frédéric, comme leur prédécesseur avait sollicité l'appui de Conrad III.

 

L'expédition de Bourgogne eut lieu au mois de février de l'année 1153. L'ensemble des événements qui suivirent prouve avec évidence que Frédéric ne put atteindre le but qu'il se proposait; il ne soumit pas la Bourgogne à son pouvoir ni à celui des Zähringen. Un passage des annales de Lobbes permet d'en deviner la cause; elle ne fut autre que l'insuffisance des forces militaires amenées par le roi des Romains. Il s'en faut qu'il ait pu réduire Guillaume IV de Mâcon à l'obéissance; au contraire il jugea utile de traiter avec lui. Guillaume se présenta à la cour que Frédéric tint à Besançon et y donna sans doute les signes extérieurs d'une soumission dont on fut fort aise de pouvoir se contenter. Le seul résultat immédiat du séjour du roi des Romains paraît avoir été la concession de diplômes concernant les intérêts de diverses églises, notamment du chapitre cathédral et du chapitre Saint-Paul de Besançon, et de l'abbaye de Payerne. Si Berthold de Zähringen s'attendait à gagner par cette expédition la seigneurie de la Bourgogne comtale, il dut être cruellement déçu.

 

Jusqu'alors, au premier rang des champions de l'indépendance de la Bourgogne, s'étaient placés les membres de la famille comtale; or l'empereur, comme ses prédécesseurs, n'avait essayé de les combattre qu'en s'appuyant sur les Zähringen: à une dynastie infidèle, il avait cherché à substituer une dynastie fidèle. Cette tentative ayant échoué, Barberousse était naturellement amené à se demander s'il ne vaudrait pas mieux abandonner les Zähringen (qu'il ne serait pas impossible d'indemniser), pour s'entendre directement avec les héritiers des anciens comtes auxquels il n'avait pu substituer un maître étranger. Après tout, ce qu'il fallait à Barberousse, c'était un point d'appui solide au delà du Jura: peu importait que ce point d'appui fût fourni par une famille allemande ou par une dynastie originaire du pays.

 

Or, pour accomplir cette évolution, l'occasion était favorable. En effet, vers cette époque, la mort avait enlevé le comte Guillaume, le même qui, après avoir occupé la Comté au mépris des droits de sa nièce Béatrice, s'y était montré, comme son prédécesseur Renaud, l'adversaire des Zähringen et surtout de l'Empire; la famille comtale ne se trouvait plus représentée dans la branche aînée que par Béatrice, fille et héritière du comte Renaud, et dans la branche cadette, par les deux fils de Guillaume, Etienne et Gérard, celui-ci destiné à gouverner le comté de Mâcon. A la suite d'une négociation dont l'histoire n'a malheureusement pas conservé les détails, on apprit, au printemps de 1156, la prochaine union de Béatrice avec un fiancé qui n'était autre que l'empereur lui-même. Ainsi la politique faisait une réalité du rêve le plus irréalisable en apparence qu'ait pu concevoir une jeune fille jusqu'alors assez mal traitée par ses proches parents1; elle l'associait à la destinée du souverain qui prétendait à la succession des Césars et des Augustes et qui semblait posséder les qualités nécessaires pour la recueillir et la porter dignement. Aux fêtes de la Pentecôte, le mariage fut célébré à Wurzbourg avec toute la pompe convenable à un si grand évènement, qui transférait à la maison de Souabe l'héritage des comtes de Bourgogne. Parmi les témoins figuraient non seulement l'archevêque de Besançon et Thierry de Montbéliard (ceux-ci déjà acquis à la cause de l'Empire avaient peut-être pris part aux négociations qui avaient préparé le mariage), mais encore le comte Etienne, fils de Guillaume de Mâcon, dont la présence attestait l'adhésion de la famille comtale de Bourgogne au nouvel ordre des choses. Désormais Barberousse n'aura pas en Bourgogne de partisans plus dévoués que le comte Etienne et son frère, Gérard de Mâcon.

 

Il ne suffisait pas à Barberousse de contracter une nouvelle alliance, il lui fallait en outre dédommager les Zähringen qu'il sacrifiait définitivement à leurs rivaux après qu'ils avaient été leurrés pendant près de cinquante ans par les promesses des chefs de l'Empire. Frédéric crut apaiser les ressentiments du duc Berthold en lui abandonnant l'avouerie des trois importants évêchés de Lausanne, de Genève et de Sion, comme s'il eût voulu lui rendre dans une certaine mesure, en Helvétie, les droits qu'il lui enlevait de l'autre côté du Jura: maigre compensation pour cette famille qui avait pu se bercer de la chimère d'étendre sa domination du nord de la Comté de Bourgogne jusqu'au rivage de la Méditerranée. Encore cette concession des droits de l'Empire sur les évêchés rencontra-t-elle bientôt une résistance assez grave de la part de l'évêque de Genève. En dépit de ces efforts, Frédéric ne réussit pas à maintenir dans la soumission le duc Berthold; nous ne tarderons pas à le retrouver en tête du parti qui combattait en Allemagne la politique de la maison de Souabe.

 

Quoi qu'il dĂ»t advenir des Zähringen, FrĂ©dĂ©ric n'en Ă©tait pas moins en droit de considĂ©rer comme un Ă©clatant triomphe le mariage qui lui donnait la ComtĂ©. Barberousse ne se mĂ©prit pas sur l'importance de l'avantage qu'il venait de remporter; je n'en veux d'autre preuve que l'orgueil satisfait avec lequel, Ă  la fin de 1156, il prend soin d'annoncer Ă  l'abbĂ© Wibald, son fidèle serviteur, la «magnifique» issue de ses affaires de Bourgogne. Peut-ĂŞtre croit-il toucher de près Ă  la rĂ©alisation de ses rĂŞves, Ă  savoir le rĂ©tablissement effectif Ă  son profit du royaume de Boson. Aussi ne tarde-t-il pas Ă  convoquer les grands du royaume Ă  Besançon, oĂą il veut dĂ©ployer les magnificences de la cour impĂ©riale. Quand vient l'automne de 1157, il se dirige vers cette ville, accompagnĂ© de sa femme BĂ©atrice; il y trouve rĂ©unis les seigneurs de Bourgogne qui, plus nombreux que jamais, avaient rĂ©pondu Ă  son appel. A leur tĂŞte figuraient Etienne, archevĂŞque de Vienne, HĂ©raclius, archevĂŞque de Lyon, Humbert, archevĂŞque de Besançon, l'archevĂŞque de Tarentaise, les Ă©vĂŞques de Valence et d'Avignon, et des dĂ©lĂ©guĂ©s de l'archevĂŞque d'Arles qui, après s'ĂŞtre mis lui-mĂŞme en route pour obĂ©ir Ă  la convocation de l'empereur, avait dĂ» s'arrĂŞter Ă  Lyon. On voyait auprès d'eux Silvion de ClĂ©rieu et son fils Guillaume, trĂ©sorier de Saint-Barnard de Romans (Silvion devait l'annĂ©e suivante accompagner FrĂ©dĂ©ric Barberousse en Italie et assister Ă  la diète de Roncaglia) 4, et des personnages illustres, venus non seulement du royaume de Bourgogne, mais de toutes les parties de l'Empire d'Occident. La Ville Ă©ternelle, la France, la Toscane, l'Apulie, l'Espagne et Venise y avaient envoyĂ© leurs reprĂ©sentants; aussi, dans un mouvement d'enthousiasme, le biographe de FrĂ©dĂ©ric s'Ă©crie que «toute la terre, remplie d'admiration pour la clĂ©mence et la justice de l'empereur, touchĂ©e Ă  la fois de crainte et d'amour, s'efforçait de combler son hĂ©ros de louanges nouvelles et de nouveaux honneurs» ! (Paul Fournier, Le royaume d'Arles et de Vienne (1138-1378) : Etude sur la formation territoriale de la France dans l'est et le sud-est, 1891 - books.google.fr)

 

Depuis l'empereur Conrad II, les ducs de Zähringen avaient Ă©tĂ© recteurs impĂ©riaux du royaume de Bourgogne. Mais le mariage de FrĂ©dĂ©ric Ier et de BĂ©atrix, hĂ©ritière de la Haute-Bourgogne (1156), rendit inutile cet office. Il leur fut retirĂ©. En dĂ©dommagement, le duc Berthold IV de Zähringen reçut l'avouerie royale des Ă©vĂŞchĂ©s de Lausanne, Genève et Sion (1162). Il se rĂ©volta nĂ©anmoins. D'autre part, Raoul, son frère, s'Ă©tait laissĂ© porter au siège de Mayence après l'assassinat de l'archevĂŞque Arnold. Mais ni FrĂ©dĂ©ric Ier ni son pape Victor IV ne reconnaissent cette Ă©lection. C'est alors que Berthold IV recommande son frère au roi de France et au pape Alexandre. En vain, d'ailleurs. En 1164, le pape Alexandre reconnaĂ®t comme archevĂŞque de Mayence Conrad von Wittelsbach (1164), et les Zähringen se rĂ©concilient avec l'empereur : Berthold assiste Ă  la diète d'Ulm et suit FrĂ©dĂ©ric dans sa quatrième expĂ©dition en Italie. Jean d'Outremeuse (IV, 453) prĂ©tend que Raoul accompagne son frère dans cette chevauchĂ©e (Jean Lejeune, Liège et son pays, naissance d'une patrie, XIIIe-XIVe siècles, 1948 - books.google.fr)

 

"plus grand part"

 

L'on pouvait craindre de la part des fils de Guillaume, GĂ©rard et Etienne, des rĂ©ticences pour le mariage de leur cousine qui les privait d'une Ă©ventuelle succession dans la tutelle : il n'en fut rien puisqu'ils se trouvent très vite parmi les plus chauds partisans du Staufen, parfois mĂŞme excessifs, si l'on en juge par l'action remuante de GĂ©rard de Mâcon sur les confins de la SaĂ´ne. La plupart des grands lignages comtois (Montfaucon, Neufchâtel, La Roche, Pesmes, Dramelay, Scey...), se rallient aussi facilement et frĂ©quentent la cour impĂ©riale de Bourgogne. Quelques uns sont associĂ©s au gouvernement, soit comme juges dĂ©lĂ©guĂ©s, soit comme vassaux royaux, tel cet Eudes de Champagne, fils adultĂ©rin d'une sĹ“ur de Renaud III, investi de fiefs en 1166 dans le secteur stratĂ©gique de la basse Loue. A ces seigneurs locaux, il faut ajouter les comtes de MontbĂ©liard et de Ferrette, issus de la maison lorraine de Bar et considĂ©rĂ©s comme les plus fidèles soutiens de l'Empire dans la partie septentrionale. Grâce Ă  ces alliances indĂ©fectibles, FrĂ©dĂ©ric parvint Ă  crĂ©er un axe Alsace - Franche - ComtĂ© - vallĂ©e du RhĂ´ne, vital pour les relations germaniques avec les royaumes de France et de Bourgogne. Le seul laissĂ© pour compte, dans cet Ă©chiquier comtois, ce fut Berthold de Zähringen qui, avec la mariage impĂ©rial, devait abandonner tout espoir de rĂ©cupĂ©rer une partie de la Bourgogne (RenĂ© Locatelli, FrĂ©dĂ©ric Ier et le royaume de Bourgogne, Friedrich Barbarossa, Handlungsspielräume und Wirkungsweisen des staufischen Kaisers, 1992 - books.google.fr)

 

"Capitole" à Besançon

 

Le nom de capitole a été donné, sous les empereurs romains, aux lieux les plus élevés qui se trouvaient dans le voisinage des villes qui devaient leur origine à la colonisation romaine. C'étaient des monuments à la fois civils et religieux, à l'exemple du capitole romain. Le capitoul de Toulouse était célèbre entre tous, bien que sa position, qui ne domine pas la ville, ne justifie pas son nom (Joseph Décembre, Dictionnaire populaire, Tome 1, 1865 - books.google.fr)

 

Par extension de sens, on a donnĂ© le nom de Capitole Ă  tous les temples des villes romaines dĂ©diĂ©s Ă  la triade capitoline. Or ces Capitoles ont Ă©tĂ© particulièrement nombreux. La plupart des villes romaines en ont possĂ©dĂ© un, qui se dressait en gĂ©nĂ©ral sur le forum. C'est que ces temples ont Ă©tĂ© considĂ©rĂ©s, sous l'Empire comme la marque religieuse de l'appartenance Ă  la romanitĂ©. Aussi, de nombreuses villes possĂ©dèrent le leur, construit Ă  l'image de celui de Rome. En Gaule, trois Capitoles seulement sont attestĂ©s par des textes littĂ©raires d'Ă©poque romaine : Ă  Autun, Ă  Narbonne et Ă  Toulouse.

 

La construction du Capitole de Narbonne pourrait dater du règne d'Hadrien et associerait le culte impérial à celui de la triade capitoline. Ailleurs, le Capitole a été fréquemment remplacé par un temple municipal du culte impérial, comme à Nîmes ou à Vienne, même si, dans cette dernière ville, l'hypothèse d'un Capitole construit sur la colline Sainte-Blandine n'est pas à exclure, à la suite de la découverte d'une tête en marbre de Junon et de fragments d'une statue de Jupiter (André Pelletier, La civilisation gallo-romaine de A à Z, 1993 - books.google.fr, Auguste Castan, Le Capitole de Vesontio et les capitoles provinciaux du monde romain, 1869 - books.google.fr)

 

Lorsque Rome eut entrepris la conquĂŞte du monde, en imposant Ă  ceux qu'elle avait vaincus ses institutions et ses mĹ“urs, la permission de construire un Capitole fut le privilège des villes provinciales qui arrivaient Ă  la situation de colonie. Un terrain, qui occupe le centre de la partie plane de la presqu'ile de Vesontio, est indiquĂ©, dans les anciens titres, par le vocable in Capitolio, devenu ensuite Chatol, Chatoul, Chatour et Chateur, dĂ©nomination que conserve l'une de nos rues. Sur ce terrain existe encore un massif plantĂ© de grands marronniers, qui s'Ă©lève de sept mètres au dessus du sol antique et prĂ©sente un volume de plus de 5000 mètres cubes : c'est lĂ  ce que l'antique rituel de saint Prothade nomme Monticulus Capitolii, et ce que nous n'hĂ©sitons pas Ă  regarder comme le soubassement, la roche tarpĂ©ienne du Capitole de Vesontio (Auguste Castan, Besançon et la Franche-ComtĂ© : notices historiques, scientifiques et Ă©conomiques, 1893 - books.google.fr)

 

Prothade, évêque et confesseur, huitième évêque de Besançon, d'après les catalogues, était parent de Prothade, maire du palais des rois de Bourgogne. Promu à l'épiscopat en 612 il se montra zélé pour le maintien de la discipline, composa un rituel encore cité de nos jours. Clotaire II, qui le vénérait, n'entreprenait rien d'important sans son avis. Prothade assista au concile de Paris en 614. Il mourut le 10 février, vers 624. On conserve une partie de ses reliques dans l'église Saint-Pierre, à Besançon. Le nouveau propre a sa fête le 10 février (Vies des saints et des bienheureux selon l'ordre du calendrier, avec l'historique des fêtes? Tome 2, 1936 - books.google.fr, fr.wikipedia.org - Prothade)

 

Brunehaut, après avoir élevé son favori Protade à la dignité de Patrice, eut envie de le porter encore plus haut par la ruine de Berthold Maire du Palais de Bourgogne, qui lui paroissoit trop homme de bien & trop attaché à son maitre (Nicolas Lenglet Du Fresnoy, Plan de l'histoire générale et particulière de la monarchie françoise, Tome 1, 1753 - books.google.fr)

 

Protade serait d'origine romaine (Historiae comitum Flandriae libri prodromi duo. Quid comes? Quid Flandria? Autore Olivario Uredio, Tome 2, 1650 - books.google.fr, fr.wikipedia.org - Protade)

 

Namatianus, dans son De reditu suo, consacre ainsi quelques vers à ses amis Victorinus et Protadius qui ont fait un tel choix. Le premier, ancien vicaire de Bretagne pour le préfet du prétoire des Gaules, exilé de Toulouse après la victoire du roi Wisigoth Ataulf, se vit proposer par Honorius les honneurs de la Cour; il "dédaigna ce rang suprême" et préféra au titre d'illustris comes "l'amour des champs" (Sur son retour 508). Le second, distingué rhéteur, natif de Trèves, préfet de Rome à la fin du IVe siècle, ami de Symmaque et célèbre dans le milieu des magistrats lettrés de l'époque, chassé de Trèves par les Francs en 413, s'est lui aussi retiré dans un petit domaine rural où il choisit de finir ses jours. Rutilius Namatianus évoque cet itinéraire comme celui d'une conversion à la sagesse (René Nouailhat, Saints et patrons, les premiers moines de Lérins, 1988 - books.google.fr)

 

Childebert II mourut l'an 596, au moment où son oncle lui avait laissé l'héritage de la Bourgogne. Ses deux fils se partagèrent le royaume. Théodebert reçut l'Austrasie, et Théoderic, la Bourgogne, l'Alsace et l'Alemannie. Dans les hostilités qui bientôt s'élevèrent entre les deux frères, le duc Uncilen périt affreusement, parce que, contrairement aux ordres de Théoderic, il avait causé la mort de Protadias, maire du palais du roi de Bourgogne. Peu de temps après, les Alemanniens, profitant des démêlés existant dans la famille des Mérovingiens, envahissent le canton d'Aventicum, et y remportent une victoire sur les comtes Abelin et Herpin, à la suite d'un combat meurtrier (Georges Schaefer, Histoire de Hohenzollern au moyen âge, 1859 - books.google.fr)

 

Au Ve siècle, l'archevêque Célidoine avait obtenu de l'empereur Théodose le Jeune, par l'intermédiaire de l'impératrice Galla Placidia, des reliques de saint Etienne, à savoir deux os du bras du saint martyr. Galla Placidia vint à Besançon pour la réception de ces reliques, qui se fit en présence de dix évêques des Gaules et d'une multitude innombrable de fidèles. Saint Célidoine plaça le plus grand de ces ossements en la cathédrale de Saint-Etienne, et renferma le plus petit dans un reliquaire en forme de main, dont les archevêques se servirent pour bénir le peuple. Le reliquaire de Saint-Etienne entouré d'or et de pierreries tenta la cupidité de voleurs qui l'enlevèrent pendant la nuit. Arrivés près de la porte de Malpas, ils détachèrent du reliquaire l'or et les pierreries et jetèrent la relique dans un gouffre du Doubs appelé depuis le gouffre de Saint- Etienne. Le matin, des pêcheurs virent en cet endroit une lumière extraordinaire, et aperçurent la relique que les eaux entouraient comme d'un mur. Ils en avisèrent aussitôt l'évêque Prothade, qui accourut avec une foule de fidèles, pour être témoin du prodige. La relique fut rapportée processionnellement à la cathédrale (Louis Boillin, Promenades en Franche-Comté, 1946 - books.google.fr)

 

Galla Placidia est la fille de Théodose Ier, empereur d'Orient depuis 379, et de Galla, fille de l'empereur Valentinien Ier. Fille et petite-fille d'empereur, elle est aussi la demi-sœur d'Arcadius et d'Honorius, ses aînés, empereurs à partir de 395 (fr.wikipedia.org - Galla Placidia)

 

Typologie

 

Le report de 1935 sur la date pivot 1157 donne 379.

 

Les SĂ©quanes dont la capitale est Besançon, occupent ce qui deviendra l'Alsace du Sud, tandis que le nord appartient aux MĂ©diomatriques. [...] En 352 se produit un Ă©vĂ©nement considĂ©rable : deux peuples germains, les Francs et les Alamans, battent les forces romaines, prennent Cologne, envahissent l'Alsace. Ce n'est qu'en 357 que Julien bat leur chef Chnodomar près d'Argentoratum. En 377, les Alamans sont encore battus par l'empereur romain Gratien, mais cette dĂ©faite est la dernière. Rome, minĂ©e par la discorde, n'a plus la force de s'opposer aux peuples jeunes qui affluent du nord-est. En 406, un mĂ©lange de Vandales, de Suèves, d'Alains et de Burgondes attaque la rĂ©gion de Mayence, bouscule les Francs qui se sont installĂ©s dans cette rĂ©gion et finit par dĂ©border complètement les dĂ©fenses de l'empire romain (Mylène RĂ©my, L'Alsace aujourd'hui, 1980 - books.google.fr)

 

1935

 

L’entrée triomphale de Mussolini dans Rome en 1922 à l’issue de la marche sur la ville peut indiquer un soutien de la population au début du fascisme en Italie.

 

Mussolini est transformĂ© par l’exercice du pouvoir. « Peu Ă  peu,  semblant se prendre lui-mĂŞme aux mises en scène de ses rĂ©unions politiques, il ne cherche plus les conseils et intervient souverainement dans tous les domaines. Les responsabilitĂ©s qu’il assume solitairement l’accablent par moments, et sa politique se ressent de ses volte-face, dĂ©concertantes pour les dirigeants Ă©trangers [1] Â» (« dubieux Â» : du latin « dubiosus Â», indĂ©cis).

 

Après le dĂ©barquement alliĂ© en Sicile, le Grand Conseil fasciste (« capitole Â» : siège du pouvoir) destitue Mussolini et le roi ordonne son arrestation.

 

L'accession d'Hitler au pouvoir en 1933 entraînera une nouvelle invasion "alémanique" du troisième Empire (IIIe Reich) en Europe et en France.



[1] Grand Larousse encyclopédique en XX volumes, 1970

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