Scandale
de la candidature de Pompidou à la présidence VI,
60 1969-1970 Le
Prince hors de son terroir Celtique, Sera
trahy, deceu par interprete : Rouan,
Rochelle par ceux de l’Armorique Au port de Blave deceus par moyen & prebstre. Jean-Charles de Fontbrune, dans Nostradamus, Historien et prophète p. 87, propose pour ce quatrain la rébellion protestante du duc de Rohan avec l'alliance anglaise. César de Vendôme était déjà là . L'exil de Charles II d'Angleterre et un traité contesté de défense de l'Irlande Le terme Celtique est récurrent chez Nostradamus (II, 69, II, 72, II, 85, II, 99 etc.). Il sera repris dans les centuries de la Ligue, probablement par un processus chorématique d'imitation. La Gaule Celtique comportait une région comprise entre la Seine, et la Garonne avec la Bretagne, le Maine, l'Anjou, une partie de la Normandie etc. tandis que la Gaule Aquitanique comprend au sens large Poitou, Limousin, Guyenne et Gascogne. Les Rois de France mirent beaucoup d'énergie à conserver l'Ouest sous leur domination, quitte à opérer des confiscations aux dépens des Anglais, en position de vassaux : "Le Roy Gaulois par la Celtique dextre / Voyant discorde de la grans Monarchie / Sus les trois parts fera florrir son sceptre / Contre la cappe de la grand Hiérarchie" (Jacques Halbronn, Le texte prophétique en France: formation et fortune, Tome 3, 1999 - books.google.fr). Les Celtes ont occupé une région plus large, de l'Irlande à l'Europe centrale, en passant par l'Angleterre. "interprète" du latin "interpres", négociateur, médiateur, intermédiaire en plus de traducteur (Gaffiot). Le sens d'acteur, d'artiste apparaît au XIXe siècle (Larousse étymologique 1969). Le Comte de Taff étoit venu trouver à Bruxelles le Duc Charles IV de Lorraine, pour implorer son secours au nom des Evêques & des Fidéles d'Irlande, contre la tyrannie de Cromvel. Cet homme, après les avoir fait décapiter sur un échaffaut le Roi Charles I. son Souverain & son Roi, le 30. de Janvier 1649. s'étoit mis en possession du Gouvernement sous le titre de Protecteur du Royaume d'Angleterre. Le Roi Charles avoit laisse trois fils & deux filles. L'aîné de ses fils étoit Charles, qui a régné depuis sous le nom de Charles II. Il portoit alors le nom de Prince de Galles. Le second étoit Jacques, Duc d'Yorck, qui a aussi régné. Le troisiéme étoit Henri, Duc de Glochester. L'aîné de ses filles étoit Anne, mariée au Prince d'Orange; & Elisabeth, qui mourut peu d'années après le Roi son pere. Charles II. devenu Roi d'Angleterre, & Jacques son frere, Duc d'Yorch, trouverent moyen de sortir d'Angleterre, après la mort du Roi leur pere. Ils se retirerent à Breda, & le Prince de Galles sollicita par ses Lettres tous les Princes de l'Europe à lui donner du secours contre l'usurpateur Cromvel. Il écrivit au Duc de Lorraine, qui étoit alors aux Pays-bas, & qui lui témoigna avec beaucoup de tendresse la part qu'il prenoit à son infortune, & lui offrit tous ses services. Charles II. l'en remercia par une Lettre écrite de Breda, en datte du 3. Juin 1649. L'année suivante, c'est-à -dire, le 26. Avril 1650. les Archevêques & Evêques d'Irlande écrivirent en leur nom, & au nom de tout le Clergé & du Peuple de ce Pays, au Duc de Lorraine, pour lui représenter le triste état où Cromvel avoit réduit la Religion & le Peuple d'Irlande, & pour le conjurer de leur accorder un prompt secours. Le Comte Theobalde de Taff fut chargé de cette commission. Il vint trouver le Duc Charles de Lorraine aux Pays-bas où il étoit alors, lui présenta ses Lettres de créance, & le pria de secourir l'Eglise & le Peuple de ce Pays. Cette députation, les prieres des Evêques, & la peinture qu'on fit au Duc Charles des maux de l'Irlande, l'engagerent à tout hazarder pour prendre leur défense. Il écrivit au Pape, & lui donna avis de la résolution qu'il avoit prise d'employer & ses biens & sa vie, malgré la nécessité de ses propres affaires, à la defense de la Religion; & lui dit qu'il avoit envoyé sur les lieux un exprès, pour reconnoître les moyens de mettre en exécution le dessein qu'il avoit formé, & de leur procurer un prompt secours. Cet exprès fut l'Abbé Etienne de Hennin, dit de Sainte-Catherine, Coadjuteur de l'Abbaye de Longeville. En même tems il conclut un Traité avec les Députés d'Irlande, par lequel il s'engageoit à armer des Vaisseaux en guerre, & fournir sept cens cinquante hommes, aux conditions portées dans le Traité, qui fut signé le 3. de Juillet 1651. Il donna des Lettres patentes au Sieur William Monkton, Anglois, pour la charge de Commandant du Vaisseau, appellé l'Espérance de Lorraine. Il fit aussi expédier des commissions pour divers officiers qui devoient être employés dans le service de l'escadre. Il y dépensa de très grosses sommes; on compte qu'il y mit plus de deux cens mille florins du Brabant. Le bruit de cette expédition, qui se répandit bien-tôt dans toute l'Europe, attira à Bruxelles une multitude d'Irlandois, dont S. A. forma en peu de tems six Régimens d'Infanterie Irlandoise. M. Raulin, dans un Mémoire manuscrit que j'ai en original, dit qu'il expédia en parchemin plus de cent Patentes de Colonels, de Lieutenans-Colonels, de Majors & de Capitaines, dans lesquels S. A. prenoit la qualité de Protecteur Royal du Royaume d'Irlande. M. de Romécourt partit dans un Vaisseau de guerre, que le Duc Charles acheta, & mit à la voile avec trois Régimens d'Infanterie. Mais le secours n'étant pas proportionné à la grandeur de l'entreprise, il fallut revenir sans rien faire. Grégoire Leti n'a pas sû ces particularités. Seulement il dit, que Cromvel soupçonna les Hollandois d'avoir porté le Duc de Lorraine à accepter le parti que lui offroit le Vicomte Theobalde Taff, & quelques autres Irlandois, de le mettre à leur tête, & d'être leur Protecteur dans le dessein qu'ils avoient pris de remettre le Roi Charles sur le Trône, à quelque prix que ce fût. Ce qui est certain, dit-il, c'est que le Traité fut fait, & que le Duc fut déclaré Protecteur des Irlandois, s'engageant à passer en personne en Irlande avec sept mille hommes, pour les soutenir dans leurs desseins. Mais Cromvel prit des mesures si justes, il donna de si bons ordres & si à propos, que les Irlandois se virent comme à la chaîne, avant que le Duc eût pense seulement aux préparatifs de son voyage. C'est ce que dit cet Historien. Le départ de l'Abbé de Hennin donna de l'inquiétude à Charles II. Prince de Galles, ou Roi d'Angleterre, qui étoit toujours retiré à Breda. On lui fit croire que la députation qu'avoit reçuë le Duc Charles, ne buttoit qu'à placer S. A. sur le Trône d'Irlande; & on eut toutes les peines du monde à désabuser le Roi fugitif. L'Evêque de Ferné publia une Apologie pour la défense du Duc, & on ne revint des soupçons qu'on avoit formés, que quand on vit le Duc Charles distribuer son argent pour lever des troupes, acheter des armes, & faire des Magasins de blé pour leur subsistance, & ne demander pour la caution de ses armes, que la garantie & le dépôt de quelques Villes d'Irlande, dont il promettoit la restitution au Prince naturel après son remboursement. Le Roi Charles revenu de ses préventions, ordonna au Duc d'Ormont de le favoriser de tout son pouvoir. Mais le Duc de Lorraine rencontra tant d'obstacles dans l'exécution de ce grand dessein, qu'il fut obligé de s'en désister (Augustin Calmet, Histoire de Lorraine, Tome 6, 1757 - books.google.fr). Cf. quatrain II, 5 - L'Espérance de Lorraine - 1634-1635. "port de Blaue" Plusieurs antiquaires et géographes, parmi lesquels on distingue Abraham Ortelius, ont prétendu que le Blabia des Romains (La Notice des dignités de l'Empire place à Blabia un préfet des soldats Carroniens : «Præfectus militum Carronensium (Garronensium ?), Blabia») n'était autre chose que le Blavet ou le Port-Louis des Bretons. En faveur de Blavet on invoque une clause assez singulière de ce document. Le chapitre dont nous nous occupons est intitulé: Sous les ordres du respectable duc du district Armoricain et Nervien. Pline dit que l'ancien nom de l'Aquitaine était Aremorica; et l'on sait, par la Notice de l'Empire dont on vient de parler, que le pays des Armoricains renfermait cinq provinces, savoir : l'Armorique proprement dite, l'Aquitaine première, l'Aquitaine seconde et la seconde et troisième Lyonnaises. Blaye se trouvait, dans le temps de la Notice, dans le gouvernement armorique de la seconde Aquitaine, qui en faisait donc certainement portion lorsqu'elle fut dressée; et le Præfectus militum Garronensium Blabia doit s'entendre de l'officier qui com» mandait les troupes romaines dans cette partie de la Garonne où est située Blaye, et où il résidait. En effet, Ausone appelle cette ville Blavia militaris Contrairement aux assertions de plusieurs auteurs, on a trouvé au Port-Louis ou très près de cette ville nombre d'antiquités romaines, entre autres (en 1851) 300 monnaies de divers empereurs depuis Sévère (mort en 211) jusqu'à Constantin (337); un grand nombre de vases en terre cuite, des statuettes de même matière, etc., tous objets qui révèlent en ce lieu l'existence d'un établissement romain assez important, dont on rencontre d'ailleurs des traces à Penrun-Locmalo, faubourg de Port-Louis (Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, Tome 1, 1843 - books.google.fr, Arthur Le Moyne de la Borderie, Barthélemy Pocquet, Historie de Bretagne, Tome 1, 1896 - books.google.fr). Le terme Armorique désignait pour César, Guerre des Gaules, VII, 75, les territoires de l'Ouest de la Gaule, riverains de l'Océan et de la Manche, occupés par les peuples suivants (fr.wikipedia.org - Armorique). Abraham Ortell (ou Ortel, Ortels), dit Abraham Ortelius (ou Ortélius), né à Anvers, dans le duché de Brabant (aujourd'hui en Belgique), le 14 avril 1527 et mort dans la même ville le 28 juin 1598, est un cartographe et géographe brabançon (fr.wikipedia.org - Abraham Ortelius). La Fronde Charles IV, duc de Lorraine, exclu de la paix de Westphalie, et d'un caractère inquiet et intrigant, qui avait coutume de vendre aux puissances voisines les services de son armée, prit part, en 1650 et 1652, à la guerre de la Fronde (Maximilian Samson Friedrich Schoell, Cours d'histoire des états européens depuis le bouleversement de l'Empire romain d'Occident jusqu'en 1789, Volumes 43 à 44, 1830 - books.google.fr). Dès 1648, pour les partisans du roi et de la cour, la Fronde apparut comme le prolongement continental des événements d'Angleterre. Mazarin en était convaincu au point d'assimiler le Parlement de Paris au Parlement d'Angleterre. Forte de l'exemple anglais, Henriette de France prophétisait la ruine de la monarchie française. Omer Talon, d'Aligre craignaient que les troubles ne conduisent à l'instauration de la république. La mort de Charles Ier confirma leurs craintes. Après le régicide, le parallèle entre les événements de France et ceux d'Angleterre s'imposa avec une netteté plus grande encore. Mazarin accusa Retz et Beaufort d'être les Cromwell et Fairfax du royaume. De tous côtés on dénonça le «diabolique exemple anglais». Voilà sans doute une preuve du caractère tendancieux des accusations et des assimilations, et plus généralement de l'ambiguïté stratégique des Mazarinades qui prêchaient le faux pour qu'on le prît pour vrai. Les frondeurs refusèrent qu'on les confondît avec les révolutionnaires anglais. Quand en avril 1649 le Parlement se soumit à la cour, il fit jouer la menace de révolution pour imposer quelques-unes de ses revendications, preuve que certains frondeurs étaient eux aussi convaincus du potentiel révolutionnaire de leur action. [...] Tout porte à croire que la bourgeoisie parlementaire et la noblesse sentirent dans le déroulement de la Fronde une révolution qui menaçait leurs intérêts en minant l'institution royale. Il est bien certain que la violence des soulèvements populaires, paysans et urbains, et peut-être aussi le programme républicain et égalitaire de l'Ormée de Bordeaux qui s'inspirait des Levellers, ces extrémistes du cromwellisme, aidèrent à leur prise de conscience (Jean-Marie Goulemot, Le Règne de l'histoire, 1996 - books.google.fr). Le prince de Conti et la duchesse de Longueville, qui était sortie de son couvent dès qu'elle avait vu la guerre déclarée, ne se croyant pas en sûreté dans Montrond, allèrent joindre leur frère en Guyenne, où déjà s'était rendue la princesse de Condé avec le duc d'Enghien. Lorsqu'ils y arrivèrent [23 octobre 1651], accompagnés du duc de Nemours, que le séjour de Montrond avait mis fort avant dans les bonnes grâces de la duchesse, le prince était en posture assez avantageuse. Le comte de Foucault du Doignon, gouverneur de Brouage, et qui avait étendu peu à peu son autorité sur toute la côte depuis La Rochelle jusqu'à Royan, était venu lui offrir son service (Anaïs Bazin, Histoire de France sous Louis XIII et sous le ministère du cardinal Mazarin, Tome 3 : 1610 - 1661, 1846 - books.google.fr). M. de Vendôme, quand il eut réuni ses navires, sortit de la rade de Brest (29 juillet 1652) et se dirigea vers la Rochelle, renforcé en cours de route part d'autres navires. Les escadres combinées d'Espagne, de Dunkerque, de Naples et du comte du Daugnon, qui louvoyaient devant la Rochelle, effrayées de la venue de la flotte de royale, se hâtèrent de prendre le large, et pendant que M. de Vendôme entrait par le Pertuis breton, elles firent retraite par le Pertuis d'Antioche, délivrant la Rochelle qu'elles tenaient à peu près bloquée. M. de Vendôme appareilla le 9 août, à cinq heures du matin et alla chercher l'ennemi, qu'un mauvais temps, pendant la nuit, avait contraint de se réfugier entre les terres de Ré et d'Oléron. L'armée ennemie fut battue et mise en fuite (Augustin Jal, Abraham Du Quesne et la marine de son temps, Tome 1, 1873 - books.google.fr). Dès le 1er janvier 1653, M. de Bourgon, que le cardinal avait envoyé à Blaye avec le père Berthod, le renseignait sur l'état de Bordeaux et des armées. Après lui avoir annoncé que le duc de Candale avait vaincu Balthazar, il ajoutait : «Quoi que nous fassions ici pour donner du cœur à ce qui reste de gens de bien dans Bordeaux, nous les voyons peu en état de rien entreprendre sans l'approche des armées, et surtout de la navale». Conformément à cet avis, les troupes royales se rapprochèrent de Bordeaux. Leduc de Candale reprit Marmande, Aiguillon et Mont-de-Marsan. En même temps, on apprenait que le duc de Vendôme, qui avait réuni sa flotte à la Rochelle, se dirigeait vers Blaye. Ces nouvelles ranimèrent le courage du parti royaliste (A. Chéruel, Histoire de France Sous Le Ministère de Mazarin (1651 - 1661), Tome 2, 1882 - books.google.fr). Complot à Bordeaux et à Blaye Un autre cordelier nommé le père Itier, avec de l'argent qu'il avoit touché de deçà , avoit entrepris une conspiration dans Bordeaux pour remettre cette grande ville entre les mains de M. de Vendosme et de M. de Candale, qui estoient là tout près. Les moines et les moinesses estoient de la partie. Mais le tout a esté descouvert. Le pere Itier a esté fait prisonnier, et mesme est déjà pendu, si le prince de Conti, qui autrement estoit perdu, n'a eu quelque respect pour la consequence des represailles. Berthod, cordelier et prieur du couvent de Brioude, envoyé par le roi à Bordeaux avec M. de Bourgon pour négocier avec les princes, Condé et Conti. Les négociations pour la paix furent un échec, mais Berthod se mit en relation avec un certain nombre d'anti-ormistes, dont le Père Ithier, supérieur du couvent des Cordeliers et ancien confesseur de la reine mère. Ayant quitté la ville, Berthod s'établit à Blaye et prit contact avec le roi qui promit, en cas de réussite, une amnistie générale, la restauration du Bureau du convoi et la suppression de la surtaxe sur le vin. Assuré de ce soutien, Berthod suivit les progrès du complot que dirigeait son coreligionnaire, avec l'aide de la Mère Angélique, supérieure du couvent des Carmélites. Pierre de Villars, ormiste, se déclara prêt à soutenir la conspiration en échange de trente mille écus et d'un poste de syndic ; il apportait avec lui un nombre de fusils suffisant pour armer soixante paysans, et entreprit de gagner six chefs de l'Ormée. D'autres Bordelais entrèrent dans le marché (Les lettres de Guy Patin à Charles Spon, Tome 2 : janvier 1649-février 1655, 2006 - books.google.fr). L’Ormée est un mouvement populaire qui se dote d’un projet municipal et politique dans la dernière période de la Fronde à Bordeaux, de 1651 à 1653. Il s'appelle ainsi car ses partisans se réunissent dans un lieu planté d'ormes. Il s'allie un temps au prince de Condé, lorsque celui-ci, réfugié dans son gouvernement de Guyenne en 1651, s'allie à l'Espagne. Profitant de la confusion qui règne dans la ville, l'Ormée s'empare de l'Hôtel de ville le 23 juin 1653. Les principaux chefs en sont l'avocat Pierre de Vilars, et un ancien boucher, Christophe Dureteste (fr.wikipedia.org - Parti de l'Ormée). Vendôme et la Bretagne César de Bourbon (né le 7 juin 1594 à Coucy-le-Château - mort le 22 octobre 1665 à Paris), duc de Vendôme (1598-1665), duc d'Étampes, est le fils légitimé du roi Henri IV. C'est un militaire et gentilhomme français du XVIIe siècle. Conformément au traité signé en 1598 entre Henri IV et le duc de Mercœur (dernier chef rebelle de la Ligue), César devient gouverneur de Bretagne à partir d'avril 1598 et est promis à Françoise de Mercœur, l'unique fille de Mercœur et héritière du Penthièvre. Cette union apporte à César les duchés de Mercœur et de Penthièvre, la principauté de Martigues et de nombres d'autres seigneuries. À la fin des années 1640, avec le mariage de son fils Louis, duc de Mercœur, avec Laure Mancini, nièce du cardinal Mazarin, il s'assagit. Il reste fidèle à Anne d'Autriche durant toute la Fronde. En 1649, la reine lui confie l'accueil de l'héritier du trône d'Angleterre Charles à Péronne, qui vient en exil en France avec sa mère Henriette-Marie (demi-sœur de César) (fr.wikipedia.org - César de Vendôme). "Rouan" : Royan ? Le portulan d'Andrea Bianco indique en 1436 deux Royan côte à côte, l'un écrit Ronai et l'autre Rogan, et celui de Berlinghieri vers 1480 signale Roan, Royan, avec Talamon, Talmont, entre la Dordogne et la Garonne (Guy Binot, Royan, port de mer, 2000 - books.google.fr). En octobre 1652, Verneuil, qui possédait encore une garnison frondeuse par suite des demi-mesures adoptées jusqu'alors par le duc de Longueville, reçut du duc de Vendôme l'ordre d'expulser le baron des Essarts et ses soldats qui mettaient à contribution les alentours de la ville. Les échevins répondirent que le souverain serait le maître absolu de Verneuil et le bruit courut, à la Cour, qu'il n'y avait plus aucun soldat dans la ville. En réalité, les hommes cantonnés dans la Tour Grise s'y trouvaient encore après la mi-octobre ; le duc de Vendôme reprocha aux échevins de lui avoir manqué de parole, mais il ne leur en tint pas rigueur, le marquis de Brécey étant intervenu en leur faveur. Les habitants firent d'ailleurs preuve de bonne volonté : Etemare, lieutenant des gardes du duc de Vendôme, rassembla sur la place et dans la grande rue de Verneuil les soldats des différents quartiers, les cinquanteniers et les défenseurs des portes et, se mettant à leur tête, se rendit au quartier Saint-Laurent : la petite garnison rebelle n'ayant pas de munitions, son chef Gilbert se soumit à la sommation qui lui fut adressée par les échevins, mais il ne quitta définitivement la Tour Grise que le mois suivant après avoir reçu du duc de Vendôme les sauf-conduits qu'il lui avait demandés. César de Vendôme exprima aux échevins sa satisfaction et leur fit savoir que le roi désirait que la ville lui envoyât une délégation ; rendu méfiant par sa récente déconvenue, il ajouta qu'ils devaient (Paul Logié, La Fronde en Normandie, Tomes 1 à 3, 1951 - books.google.fr). A Rouen, le Duc de Longueville, gouverneur de Normandie s'associa à la Fronde parlementaire. Sa femme, Anne Geneviève de Bourbon-Condé fut une grande frondeuse et la soeur du Grand Condé. Elle a menée une vie aventureuse, de Paris à la Normandie jusqu'au Pays-Bas (Hubert Méthivier, La Fronde, 1984 - books.google.fr). Acrostiche : LSRA, Lasra Lassar, Lassara, Lasrea, Laisre, or Lasra appears to have been an extremely common Irish name in the dedications of the kalendars and in the Acts of the Saints, so that much confusion and uncertainty are inevitable (William Smith, A Dictionary of Christian Biography, Literature, Sects and Doctrines Being a Continuation of the Dictionary of the Bible, Tome 3, 1882 - books.google.fr). I suggest, then, that the name of the character Llasar, eponym of calch llassar, was connected with the Irish name Lasa(i)r, normally a female name but found as a masculine name in connection with St Mo Laisse of Daim-Inis (Devenish) in the tract on the 'Aliases of the Irish Saints' (Patrick Sims-Williams, Irish Influence on Medieval Welsh Literature, 2010 - books.google.fr). Crebrea and Lassera in the Tripartite (Trias Thaum., p. 141) were the daughters of Glerannus, son of Cumineus, and lived at the church of Kill-Forclann, near Killala (Annals of the Kingdom of Ireland, Tome 1, 1856 - books.google.fr). KIRWAN, FRANCIS (1589 - 1661), bishop of Killala, the son of Matthew Kirwan and Juliana Lynch, was born at Galway in 1589, and educated there at a school kept by his maternal uncle, Arthur Lynch. He afterwards studied at Lisbon, and was ordained priest in Ireland in 1614. Next year he went to France, and taught philosophy at Dieppe. He returned to Ireland in 1620 with a commission as vicar-general from Florence Conry, archbishop of Tuam, and remained in charge of his diocese for nine years, during which he laboured incessantly, not only in the more settled districts, but in the wild Connaught mountains and in the oceanic islands. He was often accompanied by jesuits, and became much attached to the society. Conry died in 1629, but his successor, Malachy O'Queely, retained Kirwan as his vicar. In 1637 or 1638 he went again to France, spending some time at Rennes, Rouen, and Caen, and at Paris, where he became intimate with St. Vincent de Paul, but he did not escape abuse from some Irish students, whom he vainly endeavoured to organise for a mission to their own country. The nolo episcopari was genuine in his mouth, but even in his own despite he was consecrated bishop of Killala at St. Lazaire on 7 May 1645. [...] He joined Rinuccini in rejecting Ormonde's peace (June 1646), which left the future position of the Roman catholics mainly dependent on the king's will; but in the nuncio's later struggle with the supreme council - virtually one between the Celtic and the Anglo-Irish party - he sided with the latter and with Archbishop De Burgo of Tuam, who during the interdict forced a passage through the roof of the collegiate church at Galway, and himself, with the Bishop of Killala, celebrated mass there (RINUCCINI, Embassy in Ireland, Engl. transl. p. 468). Kirwan was afterwards sorry for his resistance to papal or quasi-papal authority, and sued for absolution, which was readily given (CARDINAL MORAN, Spicilegium Ossoriense, ii. 175). He took an active part in the last struggles of the Irish in Connaught, and in the abortive negotiations with the Duke of Lorraine (PONCE, Vindicia Eversa, Paris, 1653), and was on intimate terms with Clanricarde. He also worked in his own diocese from 1649 to 1652, in which year he became a fugitive, and underwent great hardships. Fearing to bring trouble on those who sheltered him, he surrendered in 1654, and after fourteen months' imprisonment was allowed to retire to France. He reached Nantes in August 1655, and spent the remainder of his life in Brittany, where charitable people, and even the provincial states, provided for the Irish exiles. He died at Rennes on 27 Aug. 1661, and was buried with great pomp in the jesuit church there, having been allowed to enrol himself in the society when at the point of death (Dictionary of National Biography, Tome 31, 1892 - books.google.fr). Typologie Le report de 1970 sur la date pivot 1653 donne 1336. Le 26 avril 1336, le poète François Pétrarque et son frère Gérard (Gherardo), accompagné d'un berger, font la première ascension du mont Ventoux au départ de Malaucène (fr.wikipedia.org - Année 1336). François Pétrarque, dans son Epître à Denis Robert de Borgo San Sepolcro "ordinis sancti Augustini et sacrae paginae professorem, de curis propriis" - De Ascensu montis Ventosi (Familiarium rerum, liber IV, ep. 1) relate son expérience du Y pythagoricien lors de l'ascension du Mont Ventoux qu'il effectua le 26 avril 1336. L'allégorie pétrarquienne de l'ascension du Mont Ventoux laisse entendre, bien avant Montaigne - mais de façon semblable -, qu'une telle vie «laïque», plus basse (et apparemment moins vertueuse que celle bien dévote de Gherardo) n'en sera pas moins «religieuse» elle aussi, à sa propre façon. Car Pétrarque situe sa vie à lui entre le chemin bien frayé de la vita activa du monde et la route idéale et austère de la vita contemplativa des pères chartreux, tels que Gherardo. Et c'est en prenant un tel sentier intermédiaire, en zigzag (pour le pratiquer avec une intensité quasiment voluptueuse) que ce Pétrarque du Mont Ventoux finira, lui aussi, par arriver au sommet, pour rejoindre son frère (George Hugo Tucker, Déchets, déchéances et recyclage, Strategic Rewriting, Volume 7, 2002) (nonagones.info - La Chouette d’Or - Hypothèse espagnole - Per angusta ad augusta). Ce sont bien deux "y" qui manque dans le texte du quatrain pour passer de "Rouan" à "Royan" et de "Blave" à "Blaye. Après De Gaulle Le 24 mai 1337, à la suite des pressions que le roi d'Angleterre Édouard III exerce sur les Flandres, le roi de France Philippe VI de Valois reprend Bordeaux et la Guyenne, pour lesquelles il avait rendu hommage. le 7 octobre, Édouard III dénonce l'hommage prêté à Philippe VI de Valois et revendique la couronne de France (il est le petit-fils de Philippe le Bel par sa mère Isabelle de France). Le 1er novembre, le roi de France reçoit les lettres de défi écrites par le roi d'Angleterre Édouard III le 19 octobre : c'est le début de la guerre de Cent Ans entre la France et l'Angleterre (fin en 1453) (fr.wikipedia.org - Année 1337). À l'aube de 1968, le monde entier bouillonne et frémit. Mais ce qui va déclencher les brûlures de 1968 tient principalement à un fait, la guerre du Viêt-Nam. [...] Échec militaire, l'offensive du Têt, menée en direct sous les caméras des journalistes occidentaux, n'en constitue pas moins pour les communistes un succès médiatique. Elle fait basculer l'opinion américaine contre la guerre. Les désertions se multiplient. Des dizaines de milliers de jeunes Américains s'établissent à l'étranger pour échapper à la conscription. Les manifestations de protestation deviennent quasi-quotidiennes dans toutes les grandes villes étudiantes d'Amérique mais aussi d'Europe (www.herodote.net). Mai 1968. La Fronde. «Et voilà , commente de Gaulle, en substance, devant M. Alain Peyrefitte : des années de Richelieu, de remise en ordre, d'une gestion sérieuse de l'Etat aboutirent à la Fronde, à la curée. Aujourd'hui, nous nous trouvons devant une situation comparable. Et ceux qui mènent la danse sont les prétendues «élites» ! Le président de la République ne décolère pas contre les bourgeois. En réalité, on ne peut même point parler de colère : il s'agit d'une indignation, d'une fureur, d'un écœurement sans nom. Son entendement ne saisit plus : comment est-ce possible ? Des bourgeois, circulant parfois à bord de voitures de luxe, ravitaillent en sandwichs et en bouteilles de vin les manifestants du Quartier latin. Des dames, couvertes de bijoux, applaudissent, du balcon, les cortèges précédés des drapeaux rouges et noirs. De Gaulle tempête, en présence du général Alain de Boissieu : «Je les savais..., mais à ce point-là ! Quel est ce pays, quelle est cette France qui se couche devant une poignée de galopins !» Il parle aussi des «veaux», de la liquéfaction généralisée, sans omettre la décomposition de l'Eglise. Le chef de l'Etat tombe d'étonnement en stupéfaction. On lui montre des listes de noms, et que lit-il ? Parmi les premiers adolescents ou jeunes gens, appréhendés sur les barricades, figurent les fils privilégiés d'importants P.D.G. de la société de consommation. Quant à la conduite des jeunes filles du XVIe arrondissement à la Sorbonne, de Gaulle baisse les yeux. Au début, le président de la République ne prend pas l'affaire de Mai très au sérieux. Il traverse ensuite des phases d'énergie farouche ou bien de dépression, de renoncement et presque d'abandon, qui tiennent à sa nature, à son tempérament cyclique, non à l'âge. Il ne sait plus où il en est. Il ne sait plus où va sa chère et vieille Patrie. Il ne sait plus ce que veulent ces Gaulois tumultueux, inconstants, insupportables et ingouvernables. Il se demande, à un certain moment, «si le Pays ne va pas, sans réagir, glisser dans le néant, comme dans la légende Allemande où l'enfant au bras de son père s'abandonne au roi des aulnes et à la mort». Allégorie qu'il reprendra dans l'entretien télévisé du 7 juin 1968 avec Michel Droit (Jean Raymond Tournoux, Jamais dit, 1971 - books.google.fr). Georges Pompidou est remplacé par Maurice Couve de Murville à la suite des élections législatives juin 1968. Eclaboussé par l’affaire Markovitch, il est à Rome début 69 (« hors de son terroir Celtique » : des Celtes habitaient la France) où il déclare à des journalistes que si le général de Gaulle se retirait il serait candidat. « Dans le récit qu’il fait de l’épisode, l’ancien Premier ministre indique que ce propos ne suscita, sur le champ, aucune réaction des professionnels auxquels il s’adressait. N’était-ce pas la répétition de ce qu’il avait dit ou suggéré vingt fois ? Le chef de bureau de l’AFP à Rome, Robert Mengin, réagit autrement. Il rédige une dépêche d’allure sensationnelle, qui fait apparaître, dans le propos assez plat en apparence de Pompidou, une proclamation de candidature. Et la presse parisienne du lendemain emboîte le pas. C’est une explosion [1] ». Les deux derniers vers semblent décrire le mécontentement des Français contre de Gaulle depuis 1968. Son dernier voyage officiel début 1969 en France se fera en Bretagne (« Armorique », « port de Blave » : Lorient est sur le Blavet). « Cette terre sacrée du gaullisme historique lui a fait, à Rennes et à Brest, un accueil houleux, presque tempétueux [2] ». Concernant le « deceus par moyen et prebstre » où il faut lire « moyne », on peut le rapprocher du fait qu’en 1968 , « la hiérarchie catholique, décontenancée par les événements, a souvent pris la défense des révoltés [3] ». Même Mgr Marty, le nouvel archevêque de Paris, visita le Quartier Latin durant les semaines de combat. Et, « dans une lettre diocésaine, il exprima sa compréhension du rejet par les rebelles d’une société matérialiste et de consommation. Il rappela que « Dieu est pour la justice et qu’il n’est pas conservateur. Faute d’avoir été réalisées à temps, certaines réformes s’imposent brutalement. Les chrétiens eux aussi, contestent la société qui néglige les profondes aspirations des hommes » [4] ». Dans l'interprétation du quatrain, les religieux complotistes sont plutôt du côté du pouvoir royal en place. |