Le pacte éphémère germano-soviétique

Le pacte éphémère germano-soviétique

Les pertes humaines sur mer

Le signe zodiacal de Mussolini

 

VI, 20

 

1940

 

L’union faincte sera de peu de duree,

Des uns changez reformez la pluspart,

Dans les vaisseaux sera gent enduree,

Lors aura Rome un nouveau liepart.

 

L’accord entre l’Allemagne nazie et de l’Union soviétique du 23 août 1939 ne durera que deux ans. Il stipulait par un article secret le partage de la Pologne qui provoquera la deuxième guerre mondiale. Elle sera l’occasion de batailles navales et aéronavales sans précédents dans l’Atlantique et dans le Pacifique principalement (« vaisseaux »).

On comptera plus de 40 millions de tonneaux perdus par les flottes de commerce au cours des hostilités. Le paquebot britannique Athenia est coulé par une torpille allemande le jour même de l’entrée en guerre de la Grande Bretagne [1]. En septembre 1940, à Bratislava, « des centaines de juifs embarquent sur l’Atlantic, un rafiot hors d’âge. Deux ans avant que les camps de concentrations nazis ne se mettent à fonctionner à plein régime, sept ans avant l’épopée de l’Exodus, les fuyards tentent de gagner la Palestine, via le Danube. Arrivés à Haïfa, après trois mois d’un voyage épuisant et meurtrier, ils sont arrêtés par les Britanniques pour « immigration illégale ». 1600 hommes, femmes et enfants sont déportés et emprisonnés à l’île Maurice. Ils ne seront libérés qu’en 1945 [2] ».

A Rome, Mussolini était au pouvoir depuis 1922, et le sera jusqu’en 1943. Il « tirait vanité d’être né sous le signe du Lion, animal qui incarnait à ses yeux toutes les vertus qu’il prétendait lui-même rassembler [3] » (« liepart » ou « leupart » : léopard ou toute bête fauve [4]). Mussolini, avait même adopté une jeune lionne, appelée Italia, que lui avait donné un propriétaire de cirque.

 



[1] Jean Torgoff, « Les grandes dates de la guerre sur mer, 1939-1945 », Ouest France, 1993, p. 13

[2] Sophie Bourdais, Télérama n° 2729, p. 76

[3] Pierre Milza, « Mussolini », Fayard, 1999, p. 327

[4] R. Grandsaignes d’Hauterive, « Dictionnaire d’ancien français », Larousse, 1947

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