Fuite des
scientifiques de l’Allemagne nazie Attentat de
1939 contre Hitler Millénarisme
nazi VI, 18 1938-1939 Par les
phisiques le grand Roy delaissé, Par sort non
art de l’Ebrieu est en vie, Luy & son
genre au regne hault poussĂ©, Grace donnee Ă
gent qui Christ envie. Mots catalans En 1286, maître Bernard de Barriach, phisic (médecin) du roi. Sous Sanche, maître Barthélemi Torric, phisic du roi (Pierre Vidal, Histoire de la ville de Perpignan: depuis les origines jusqu'au Traité des Pyrénées, 1897 - books.google.fr). La juive Covinent, veuve de maître Baro, phisic (médecin) (Inventaire-sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Pyrénées-Orientales, Tome 1, 1868 - books.google.fr). La médecine est non pas une science, mais un art ("technè") (Emile Littré, Œuvres complètes d'Hippocrates, Tome 4, 1962 - books.google.fr). "Sort !" veut dire "bonne chance" en catalan (Pierre Pessemesse, Fan de chichourle: et autres injures, 2006 - books.google.fr). "sort" Puissance imaginaire à laquelle est prêtée le pouvoir de présider au destin des hommes et de déterminer le déroulement de leur vie lorsque certains événements semblent dus au hasard. Synon. destin, destinée, hasard. Ou effet de la destinée. Hasard auquel on se remet pour effectuer un choix, pour décider de l'issue d'une affaire. "sortir" : du lat. class. sortiri «tirer au sort, fixer par le sort, obtenir par le sort» en général «obtenir du sort, de la destinée» puis «choisir» (lui-même dér. de sors, v. sort); le développement du sens de «passer du dedans au dehors», propre au fr. et qui a évincé à partir du XVIe s. issir*, est difficile à expliquer; un rapprochement sémantique avec ressortir* au sens ancien de «rebondir», v. ressortir1* étymol. 1 fait difficulté, à moins d'y voir avec J. Storm ds Romania t. 5, p. 183, suivi par EWFS2, un dérivé de *surctus, lat. class. surrectus part. passé de surgere «jaillir», hyp. qui convient à l'esp. surtir «jaillir» mais fait difficulté pour le -o- du fr. sortir (www.cnrtl.fr). 1811 «objets auxquels on attribue des pouvoirs magiques» des amulettes et des espèces de sorts (Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, p. 64). (www.cnrtl.fr). Visites faites par messire Anthime-Denys Cohon, évêque de Nîmes. Depuis le 21 septembre 1659, jusqu'au 6 janvier 1664 : ...Vestric et les chapelles de Notre-Dame des Sorts et de Madame... (M. de Lamothe, Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790: Gard. Archives ecclésiastiques. Série G, 1876 - books.google.fr). Il y a incertitude sur ces deux chapelles et leurs noms. Deux autres chapelles avaient été fondées sur le territoire de Vestric. L'une Notre-Dame-de-Portis tenue alors par le sieur Cervel chanoine de la cathédrale, d'un revenu de cent livres; l'autre dite de Sainte-Catherine ou vulgairement de Madame, ainsi nommée dans les cadastres, mais dont les titres étaient perdus (C. Ferry, Visite pastorale de Mgr Cohon dans l'archiprêtré d'Aimargues (1659), Bulletin, Volume 2, Comité de l'art chrétien, 1881 - books.google.fr). Me Jacques Cavalezy, diacre à la cathédrale de Nimes, recteur de la chapellenie ou legs pie fondé par Antoine Chabaud en l'église de Vestric et Uchau sous le titre de "Notre-Dame, aliàs Madame, sive de Portis" (Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790: Notaires, 1900 - books.google.fr). Vestric se trouve à 5 km de Vauvert. Le lieu dit Madame se trouve aujourd'hui à Vauvert (Géoportail : on n'y retrouve plus ND des Sorts). Guérison d'un roi 1259 : Un homme pendu par erreur est sauvé par ND du Valvert. Un autre miracle est rapporté par Raimond Mutaner, chroniqueur du roi Jacques Ier d’Aragon. La conception de ce roi, fils de Pierre II d’Aragon et de Marie de Roquefeuil, serait due à l’intervention de ND de Vauvert. 4 septembre 1269 : Jacques Ier d’Aragon s’étant croisé et voguant vers la terre sainte est pris dans une tempête peu après son départ, il arrive à relâcher à Aigues-Mortes et se rend immédiatement à Vauvert pour remercier ND du Valvert. 1er juillet 1270 : La flotte quitte Aigues-Mortes. Jacques Ier d’Aragon règle une facture de 23.000 sous à Raymond Cassilhac pour des travaux à l’église de Vauvert. 1272 : Fin des travaux. Fin 1272 le roi Jacques Ier d’Aragon a 64 ans, il tombe malade et est, miraculeusement, guéri par Notre Dame du Valvert. Il lui cède alors une rente annuelle de 5000 sols melgoriens jusqu’à la fin des travaux d’agrandissement et d’embellissement (fr.geneawiki.com). Un des plus fidèles et des plus illustres dévots à Notre-Dame des Tables, c'est le grand roi que les chroniques espagnoles désignent sous le nom de «el Conquistador» : nous avons nommé Jacques Ier d'Aragon. Fils de Marie de Montpellier et de Pierre II, il avait hérité de sa mère, la fille des Guilhems «la Reyna santa», comme l'appelle Beuter, cette tendre dévotion envers la Vierge de Montpellier dont elle donna, entre maintes preuves, une marque certaine, en venant, à la veille de son départ pour Rome, s'agenouiller devant la statue bénie. Lui-même n'était-il pas par sa naissance, à un titre tout particulier, l'enfant de Notre-Dame des Tables, et n'avait-il pas, dès sa venue au monde, été apporté dans son sanctuaire, sur l'ordre de sa pieuse mère ? La suite de sa vie répondit à de tels commencements. Une première fois délivré d'une effroyable tempête, préservé une deuxième d'un accident mortel, il fut, dans une troisième occasion, guéri d'une grave maladie. C'était à Montpellier, en 1272, et vers les derniers jours d'août. «La Vierge à laquelle il s'était recommandé, rapporte Beuter, lui apparut et, le touchant doucement à la joue (l'endroit malade), le guérit.» En reconnaissance de tant de grâces, qu'il attribuait à Notre-Dame des Tables, Jacques Ier fit placer un beau tableau votif dans l'église de sa bienfaitrice (Louise Guiraud, Histoire du culte et des miracles de N.-D. des Tables, 1885 - books.google.fr). Le terme catalan "sort" (chance) est peu religieux. Médecins juifs dans les domaines des rois d'Aragon "ebrieu" pour "hébreu" comme langue dans une lettre de l'Université de Paris en faveur du progesseur "d'Ebrieu et de Caldee", Paul de Bonnefoy en 1350 (Charles-Marie-Gabriel Bréchillet Jourdain, De l'enseignement de l'hébreu dans l'Université de Paris au quinzième siècle, 1863 - books.google.fr). Jeu de mot possible avec le fleuve Ebre qui coule justement en Aragon (Jean Bendor, Nostradamus: Armagueddon 666, 2023 - books.google.fr). Les rois de la couronne d'Aragon demandent ouvertement à leurs médecins juifs de les aider dans leurs relations diplomatiques avec les pays d'Islam; les Alfaqui ou Alfaquim (patronymes et titres tout à la fois, on le sait) sont médecins et traducteurs de l'arabe au catalan, au long des XIII-XIVe siècles, comme le sont les Aben Galell, Aben Nahmias, Aben Menasse. La chancellerie de la couronne d'Aragon a un bureau particulier de rédaction et traduction des lettres arabes; en partent des Truchmans ou Trujamanes, ambassadeurs et traducteurs, spécialisés dans les relations avec Grenade et avec les pays du Maghreb où la couronne d'Aragon a des comptoirs. Ces Truchmans sont presque tous Juifs. Ils négocient les accords commerciaux, mais aussi politiques et militaires, car des mercenaires catalans sont payés par les émirs tunisiens, et le roi peut en être responsable; il faut aussi établir les normes de la guerre de course, au cours de laquelle des prisonniers sont faits de part et d'autre et les Truchmans aident à les racheter. Vers ces pays du sud de la péninsule, où les dominations grenadine, castillane à Murcie, aragonaise, sont juxtaposées, les Juifs polyglottes ou du moins bilingues, et hébergés dans les communautés-sœurs, jouent tous plus ou moins le rôle d'espion quand ce n'est pas de négociateur officiel. Un Juif de Tolède vit à Jativa dans le royaume de Valence en 1268 au moment des grandes révoltes du Maure al-Azrak contre Jacques Ier, de même qu'un Juif de Valence vit à Murcie au moment du soulèvement contre Alfonse X (Béatrice Leroy, L'expulsion des juifs d'Espagne, 1990 - books.google.fr). Une lettre de Jacques Ier en 1271 met en scène l'un d'entre eux, un certain Salomon et précise l'étendue de ses attributions dans ces termes : «[...] nous concédions à Salomon notre alfaquim [...] le pouvoir de juger, décider et faire exécuter toutes les affaires des juifs de Saragosse et du royaume d'Aragon». Son office est donc comparable à celui de bayle (Claire Soussen Max, Judei Nostri: Juifs et chrétiens dans la Couronne d’Aragon à la fin du Moyen Âge, 2020 - books.google.fr). Les juifs, indiscutablement protégés à Montpellier, constituaient une source de revenus pour le seigneur; ils acquittaient un tribut et j'ai cité la charte de 1252 par laquelle Jacques d'Aragon avait confirmé leurs privilèges contre paiement de cet impôt à payer tous les ans, il les protégerait contre les excès de ses officiers; ce même privilège sera renouvelé, en 1258, dans la charte d'amnistie. Mais, comme les rois de France, les seigneurs de Montpellier, se verront dans l'obligation de réglementer les activités des juifs et le concile de Montpellier de 1258 décidera que si un juif réclamait une dette à un chrétien, ce dernier ne devrait payer que le principal et non l'intérêt. Le Grand Thalamus précisera, pour 1251, qu'il sera fait défense à tout chrétien s'il n'a pas atteint l'âge de vingt-cinq ans de traiter avec un juif, même s'il obtenait le consentement de ses parents; tout contrat passé en dehors de ces prescriptions serait annulé d'office. En 1249, le pape Innocent IV avait protesté contre les juifs qui, à Montpellier, s'habillaient comme des ecclésiastiques et avait invité l'évêque de Maguelone à imposer à ces derniers de ne plus se vêtir de chapes rondes et larges comme celles des clercs. Il désirait voir ces derniers porter un vêtement qui les distinguerait non seulement des clercs mais aussi des laïques; cette mesure fut généralisée dans toute la chrétienté, et je rappelle que le concile de Latran de 1215, avait, déjà , ordonné aux juifs d'apposer un signe caractéristique sur leurs habits. Le 13 avril 1259, Jacques d'Aragon défendit aux juifs de prendre un bénéfice supérieur à 4 deniers par livre et, en 1272, il leur interdira d'exercer la médecine en ville sans avoir subi un examen préalable comme tous, et, ce serait la première fois, a souligné J. Rouquette, que nous trouverions sur un texte montpelliérain les mots «juif» et «médecin» accolés ensemble. Les juifs formaient une société à part, essayaient de vivre groupés et y parviendront, à Montpellier, dès le début du XIVe siècle (Jean Baumel, Histoire d'une seigneurie du Midi de la France : Montpellier sous la seigneurie de Jacques le Conquérant et les rois de Majorque, Tome 2, 1971 - books.google.fr). Dès 1239, que l'on soit juif ou chrétien, il fallait, pour pratiquer la médecine à Montpellier, avoir été examiné par l'évêque de Maguelone et deux médecins de l'Université. Privilèges confirmés à l'Université des médecins de Montpellier d'abord par Jacques I d'Aragon en 1272, Jacques II en 1281, Sanche d'Aragon en 1315 (Seigneurs de Montpellier) et plus tard par le duc d'Anjou en 1365. Or, l'examen en question était effectué selon le modèle de la lectio, fondement même de l'enseignement scolastique (Geneviève Dumas, Santé et société à Montpellier à la fin du Moyen Âge, 2014 - books.google.fr). "Christ envie" : millénarisme aragonais Jacques Ier d'Aragon fut un grand roi. Vaillant guerrier il mérita le surnom de Conquérant. Parmi les rois d'Aragon, possesseurs et protecteurs du Roussillon, on peut le considérer comme le véritable fondateur de la nation catalane et l'appeler un roi catalan (Pierre Chevalier, P. Pacouil, S. Dagneau, Petite histoire du Roussillon, 1911 - books.google.fr). Dès le milieu du XIIIe siècle, en effet, Jacques Ier, le conquérant qui avait arraché Majorque et Valence à l'Islam, fut le premier souverain espagnol à rêver de la seule reconquête qui comptait aux yeux des Européens, celle des Lieux saints. Au concile de Lyon, en 1274, il se posa en chef de la croisade que décida l'assemblée, sans qu'elle vînt à réalisation. La première manifestation de l'impérialisme catalano-aragonais fut la conquête de la Sicile, en 1282. Prétextant l'organisation d'une croisade contre Tunis, Pierre III utilisa la flotte ainsi rassemblée pour chasser les Français de l'île. Ainsi commença l'aventure italienne de l'Espagne et sa rivalité avec la France (Les deux éveils de l'Espagne : 1492-1992, 1992 - books.google.fr). Un rôle messianique accordé aux rois d'Aragon apparaît pour la première fois à l'époque de la conquête de la Sicile. Célébré en 1262 le mariage entre Pierre III dit le Grand, fils de Jacques Ier, et Constance associant la maison Aragon à la destinée apocalyptique des Hohenstaufen est central dans ces oracles. Grâce cette union les Barcelonais s'approprient les attributs messianiques de Frédéric II. Ils deviennent la race maudite des gibelins, élément central du système eschatologique des pseudo-joachimites de la fin du 13e siècle. Dans la littérature prophétique le souvenir de ces épousailles franchit aisément le cap des années 1300. Parce qu'elle a lancé l'expansion catalane en Méditerranée orientale, cette union matrimoniale, jetant les bases du messianisme des princes de la maison de Barcelone descendants uniques de Frédéric II et ennemis de la papauté, attire l'attention de nos visionnaires. Facile à assimiler au bestiaire apocalyptique, l'effrayant belliqueux et destructeur aigle des Hohenstaufen que les rois Aragon incarnent par le sang de leur aïeule aiglonne Constance, est largement employé dans leur emblématique. Dès la fin du 13e siècle les Barcelonais apparaissaient en Italie comme les seuls héritiers des Hohenstaufen. Salimbene Adam (1221-1288) franciscain de Parme est le premier qui se fait écho de leur nouveau rôle messianique copiant dans sa chronique une longue prophétie qu'il attribue la sybille. Il est question d'un aigle au dur visage Pierre III réclamant le royaume de Trinacrie la Sicile) unissant une poule orientale Constance et combattant le lion Charles Ier. Des prophéties semblables circulent vers 1300 en Catalogne où Constance apparaît plus logiquement en tant aiglonne. Le Breviloquium mentionne le mariage entre Pierre III insigne corne du bouc et Constance unique petite de aigle est dans leur descendance que surgira le onzième roi destructeur. Le transfert de l'aigle des Souabes aux Barcelonais n'est pas seulement héraldique mais eschatologique. Cette translation prophétique de la Sicile vers la Catalogne est souvent évoquée dans l'oeuvre de Jean de Roquetaillade. Dans le Livre révélateur, le franciscain auvergnat attribue à Merlin une prophétie répertoriée en Aragon en 1285 au moment où Philippe III battait en retraite de sa croisade catalane. L'oeuvre d'Arnaud de Villeneuve (1238-1311) détermine plusieurs décennies durant l'avenir du franciscanisme de la confédération catalano-aragonaise. Ce médecin le plus prestigieux de son temps originaire de Valence était le familier de Jacques II (1291-1327) d'Aragon et de son frère Frédéric III (1296-1337) de Sicile. Membre du tiers ordre franciscain et défenseur outrancier de la pauvreté évangélique, il rédige côté de ses ouvrages médicaux et alchimiques de nombreux opuscules eschatologiques prédisant la naissance de antéchrist autour de 1368-1378. Son joachimisme, ses diatribes anti-scolastiques et ses critiques contre le clergé séculier lui attirent la méfiance des autorités ecclésiastiques. Ses écrits et ses doctrines sont solennellement condamnés titre posthume par l'archevêché de Tarragone en 1316. Tout au long des 14e et 15e siècles un discours utopique est diffusé par la propagande du roi d'Aragon, Dragon ailé effrayant ses adversaires, chauve-souris dévorant les musulmans, aigle châtiant les mauvais clercs, bâton réformant les moeurs ecclésiastiques, nouveau David rebâtissant le Temple, lion rugissant. Si le monarque se trouve au centre d'un combat apocalyptique, Anté-Christ plutôt qu'Anti-Christ, ange exterminateur exécutant les punitions prévues par la Providence, Empereur des derniers temps préparant la Parousie, il est voué à la monarchie universelle, à la domination de la terre tout entière. Il instaurera bientôt le millenium une période heureuse de paix et de prospérité se substituant au monde ancien et décadent aboli à jamais. Cette abondance de métaphores vise exalter la toute-puissance d'un roi dont le pouvoir n'a cessé de grandir depuis le 12e siècle. Au fil des années son impérialisme le rend maître de la Méditerranée occidentale. Les efforts de la papauté et de la maison de France pour arrêter son expansion sont vains, ils le jettent dans une dissidence institutionnalisée autant plus justifiable elle est voulue par la divinité qui fait du monarque son agent eschatologique. Les marchands catalans et majorquins appuient ce programme thalassocratique, le joachimisme des franciscains spirituels qu'ils fréquentent donne un rassurant aval à cette aventure, l'incertaine hétérodoxie de leurs prises de position sur la pauvreté et la persécution qu'elle entraîne, scellent leur alliance avec une dynastie qui, descendant de Frédéric II n'est autre que celle des Hohenstaufen excommuniés. La croissance quantitative de la puissance aragonaise par annexion de principautés accompagne une augmentation qualitative de la nature du pouvoir régalien. Rien n'étanche la soif de domination du roi et de son entourage rétifs à tout contre-pouvoir. Le monarque jadis respectueux d'un ordre préétabli engageant par serment à veiller sur les privilèges de ses sujets est devenu la source première unique et suprême de la loi. Prophète et astrologue, il dispose désormais un savoir ésotérique lui permettant de gouverner sans partage en pleine connaissance de cause. Supérieur, il annule les libertés ecclésiastiques municipales et nobiliaires, image de Pierre IV déchirant de ses propres mains dans un accès de colère les chartes des privilèges jadis octroyés aux nobles en révolte. Les guerres civiles qui s'ensuivent empêchent cependant la confédération catalano-aragonaise de sombrer dans absolutisme La propagande royale entend pas moins abandonner la partie et diffuse abondamment des thèmes messianiques. L'impérialisme méditerranéen, l'intégration territoriale de principautés lointaines et la lutte contre les corps intermédiaires de gouvernement, entraînent ainsi d'âpres combats. Les figures évoquant la destruction militaire et la dévastation par les armes abondent dans nos oracles : feu et fumée liés au nom du roi Alphonse, creuset fondant le métal mixte dont dérive le nom de Ferdinand, autel de la bataille, etymologie de Aragon, Mars devenu astre belliqueux de Pierre IV ,sang montant aux croupes des chevaux des soldats de Salses, autant d'allégories renvoyant aux horreurs de la guerre omniprésente en Catalogne. Autour de la figure un roi déifié, une conscience nationale est en train de naître, les symboles identitaires qu'elle emprunte sont trop souvent négatifs, hostiles au clergé aux Angevins et Islam. Ils témoignent de toute la violence de la genèse de état moderne (Martin Aurell, Messianisme royal de la Couronne d'Aragon. In: Annales. Histoire, Sciences Sociales. 52? année, N. 1, 1997 - www.persee.fr). Acrostig : PPLG, PoPLiG "pôplig" : "ärmlich", pauvre (Frischbier, Preussisches Wörterbuch: ost- und westpreussische Provinzialismen in alphabetischer Folge, Tome 2, 1883 - books.google.fr). Jacques II est l'un des fils de Pierre III et de Constance de Hohenstaufen. Deux autres de ses frères ont dû combattre la papauté et les Angevins. En mai 1290, l'aîné, Alphonse III (1285-1291), roi d'Aragon, rédige une lettre au maître du Temple pour se plaindre de la perte de Tripoli. Il remarque que, en l'agressant, les papes «détournent la prédication de la croix qui servait jadis à aider la Terre sainte, ainsi que le trésor de l'Église, collecté partout pour sa libération» (t.3, n° 5). Son frère Frédéric III (1295-1337), roi de Sicile, travaille au renouveau religieux de son royaume en marge de l'Église. Il adhère à la pauvreté des franciscains de tendance spirituelle et au millénarisme joachimite. Il accueille dans son royaume les fraticelles, persécutés par Jean XXII (1316-1334), le deuxième pape d'Avignon. Ces mineurs préconisent le retour au détachement absolu des biens, tel que l'enseignait leur fondateur François d'Assise (Martin Aurell, Des Chrétiens contre les croisades: XIIe-XIIIe siècles, 2013 - books.google.fr). Un mot allemand pour un descendant de l'empereur du Saint Empire germanique Frédéric II. Typologie Le report de 1938 sur la date pivot 1272 donne 606. Et ceux-cy l'exposent d'vn nombre d'annees qui leur est si incogneu, qu'ils nous disent : Beze, que l'Antechrist est venu au monde au temps des Apostres; Bulinger In Bulinger, qu'il s'est manifesté en l'an 763. Luther (Apoc. Lu) tantost en l'an 606. au temps de Phocas, tantost au vnziesme fiecle : Muscule, autemps de sainct Bernard (Jérémie Ferrier, De l'Antéchrist et de ses marques, contre les calomnies des ennemis de l'église catholique, 1614 - books.google.fr). L'édit de Phocas en faveur de la primauté spirituelle de Rome, la donation du Panthéon aux papes, la paix définitive conclue avec les Lombards, sont trois épisodes glorieux d'un règne qui ne fut malheureusement pour Constantinople qu'une série de calamités et de désastres. Soldat parvenu, issu d'une révolution sanglante qui l'avait, du grade infime de centurion, porté d'un seul bond au trône impérial, Phocas, dès les premiers jours de son règne improvisé, se vit en butte à toutes les conspirations. Il crut que la terreur consoliderait son pouvoir, que la cruauté du maître suppléerait à l'amour absent du cœur des sujets (Darras, Histoire générale de l'Eglise, depuis la création jusqu'à nos jours, Tome 15, 1871 - books.google.fr). Voilà quelle espèce d'individu reconnaît l'autorité des papes. In the Magdeburg Centuries, Matthias Flacius defends the Apocalypse, and applies 2 Thessalonians 2 explicitly to the Roman bishop. He endorses the year-day principle, as recognized by Joachim, Cusa, and De Lyra, and contends for the 1260 years of papal spiritual rule from 606 (Phocas and Gregory), in contrast to 666 years of worldly supremacy. In fact, Flacius applied the term Antichrist to both the Pope and Mohammed—the one inside the church, and the other outside. The first he dated from 606; the second, a few years later (Le Roy Edwin Froom, The prophetic faith of our fathers, Tome 2, 1948 - documents.adventistarchives.org). Le Centuries de Magdebourg est un ouvrage sur l'histoire de la religion chrétienne publié à Bâle de 1559 à 1574. Il a été entrepris par des protestants de Magdebourg et est divisé en centuries ou siècles (fr.wikipedia.org - Centuries de Magdebourg). "genre", "gent" "genre" et "gent" ont la même origine latine "geno", ancienne forme de "gigno" engendrer. "gent" de "gens" race, peuple, souche, famille et"genre" de "genus", origine, naissance, race, famille, catégorie (Gaffiot). Ces termes, en ajoutant "Ebrieu" (hébreu), ont une certaine résonance avec la datation du quatrain selon la méthode de ce site : 1938-1939. En plaçant la couronne impériale sur la tête de Charlemagne, le Souverain Pontife avait établi l'empereur chef temporel de toute la société chrétienne, comme il en était lui-même le chef spirituel. Après la chute des Carolingiens, Othon le Grand, de la maison de Saxe, rattacha l'Italie à l'Allemagne en créant (962) le Saint-Empire romain de la Nation allemande. Ii plaça ainsi l'Allemagne à la tête de l'Europe chrétienne, et lui assura une prépondérance qui dura près de huit siècles. Trois princes de la maison de Saxe : Othon II, Othon III et Henri II, le Saint, succédèrent au fondateur de cet empire, et, sans l'égaler, ils continuèrent cependant sa politique (Célestin-Joseph Mathieu, Les grands faits de l'histoire générale, Tome 1 : L'histoire ancienne, 1896 - books.google.fr). En Espagne On désigne par offensive de Catalogne l'ensemble des opérations militaires menées en Catalogne entre le 23 décembre 1938 et le 10 février 1939, à la fin de la guerre d'Espagne. Elles se soldèrent par la victoire des troupes franquistes sur l'armée populaire espagnole, et la réduction du bastion républicain de Catalogne, resté loyaliste depuis le début de la guerre. L'offensive de Catalogne permit au camp nationaliste d'achever sa prise en main de l'Espagne (fr.wikipedia.org - Offensive de Catalogne). Cf. le quatrain suivant VI, 19 sur la guerre d'Espagne. En Allemagne Le terme « physicien » (« phisiques ») avait pour sens « médecin » du XIIème au XVIème siècles, puis « qui s’occupe des choses naturelles [1] » chez Robert Estienne en 1538. Si l’on prend le mot avec la signification actuelle, proche de celle de R. Estienne, le premier vers du quatrain s’applique à la fuite des cerveaux d’Allemagne, d’Autriche annexée et d’autres pays sous domination nazie qui eut lieu à partir de 1933. Parmi les physiciens qui sont partis pour les Etats-Unis ou l’Angleterre, on compte Otto Stern, Erwin Schrödinger, Albert Einstein, Niels Bohr, James Franck, Max Born, Isaac Rabi. « l’Ebrieu », du latin
« ebrius » « ivre », désigne Hitler, ivre de gloire et de
sang à l’idéologie délirante. Il réchappe à un attentat, le 8 février 1939,
perpétré par Georg Elser. Même si une bonne partie de la population le suivait,
tout le monde n’acceptait pas l’ordre qu’il voulait instaurer, un « Reich
de mille ans »[2], à l’exemple de certaines
sectes millénaristes chrétiennes qui croyaient à une période idyllique de mille
ans avant de grands bouleversement et le retour du Christ (« qui Christ
envie »). |