1943, le
tournant de la guerre VI, 25 1943-1944 Par Mars
contraire sera la monarchie, Du grand
pescheur en trouble ruyneux : Jeune roy rouge
prendra hierarchie, Les proditeurs iront iour bruyneux. "grand pescheur", "Mars" et "roy rouge" : Pierre Ier de Castille "Mars" peut représenter la guerre, par le dieu qui lui est associé, ou le mois de mars, mois de la défaite finale de Pierre le Cruel, roi de Castille, et de sa mort. Innocent VI fut moins heureux dans ses rapports avec les princes de l'Europe , en particulier avec Pierre le Cruel , roi de Castille , envers lequel il fit preuve d'une patience inouïe, l'exhortant toujours en vain à changer de vie. Nonobstant l'excommunication et l'interdit, Pierre le Cruel ne voulut pas rompre les rapports adultères qu'il entretenait avec Maria de Padillia et d'autres maîtresses, tandis qu'il faisait massacrer, et même étranglait de ses propres mains sa femme, la noble Blanche de Bourbon, ainsi que plusieurs autres membres de sa famille ou grands du royaume. Un digne pendant de ce prince était son voisin et homonyme Pierre le Cruel, roi d'Aragon, et ce fut en vain que le pape chercha à s'entremettre dans les luttes sanglantes qui eurent lieu entre ces deux tyrans. Les rapports entre la France et l'Angleterre permirent, il est vrai, à Innocent VI de déployer un grand zèle pour la paix, mais lui donnèrent en même temps beaucoup de peine et de préoccupation. En effet, la guerre avait repris entre ces deux pays en 1355. Le célèbre prince Noir (Édouard de Galles, fils du roi Édouard III) était disposé à se soumettre aux conseils pacifiques du pape; mais Jean roi de France, confiant dans la supériorité numérique de son armée (soixante mille contre douze mille), les repoussa, fut complètement battu et fait prisonnier le 19 septembre 1356. Le vainqueur emmena le roi Jean en Angleterre. Le pape s'entremit de nouveau, et ce fut surtout grâce à ses efforts que fut signée la paix de Brétigny (8 mai 1360). Pierre le Cruel, roi de Castille, cet ennemi de l'Église, ami des juifs et des Sarrasins, avait été tué au mois de mars 1369, par son demi-frère Henri de Transtamare (Histoire des conciles d'après les documents originaux: première partie, Tome 6, 1915 - books.google.fr). Pierre Ier de Castille, né le 30 août 1334 à Burgos et mort le 23 mars 1369 à Montiel, fils du roi Alphonse XI, est roi de Castille de 1350 à 1369. Il est surtout connu sous le nom de Pierre le Cruel, qui lui a été donné par ses ennemis, mais a aussi été désigné comme Pierre le Justicier. Son règne est principalement marqué par la première guerre civile de Castille, qui l'oppose à son demi-frère Henri de Trastamare. Cette guerre s'inscrit parmi les conflits périphériques de la guerre de Cent Ans entre la France et l'Angleterre, avec la participation en 1368-1369 du Prince Noir, fils aîné du roi Édouard III, et de Bertrand du Guesclin, futur connétable de France. Vaincu en 1369 et fait prisonnier, Pierre est tué par Henri dans les jours qui suivent. Sa mort met fin au règne sur la Castille de la maison d'Ivrée, remplacée par la maison de Trastamare (fr.wikipedia.org - Pierre Ier (roi de Castille)). Henri de Trastamare, voyant s'étoffer son parti au fur et à mesure des exactions de son demi-frère décide d'attaquer en 1360 et se rend maître de la cité de Nájera. Au cours de la prise de la ville, Jean Fernandez de Hinestrosa, oncle de Marie de Padilla et favori de Pierre le Cruel, trouve la mort. En représailles, Pierre Ier fait mettre à mort deux des frères d'Henri et envoie ses troupes à Nájera dès le mois d'avril. Henri de Trastamare est battu et doit se réfugier dans la ville. Inexplicablement, Pierre le Cruel ne met pas le siège devant la cité et retourne à Séville. Trastamare se réfugie en France pour en revenir quelques années après, en 1364, accompagné de Bertrand Du Guesclin et des Grandes compagnies, et envahir le royaume de Castille. Pierre Ier s'est réfugié en Galice et de là a embarqué pour Bayonne en Guyenne, sous protection anglaise. Le 23 septembre 1366, il signe le traité de Libourne avec Édouard de Woodstock — le Prince Noir — et Charles le Mauvais, roi de Navarre. Henri II de Castille doit faire face à des désertions et au retrait de Pierre IV d'Aragon, frustré de ne pas avoir reçu le royaume de Murcie comme convenu avec Henri. En février, l'armée anglaise est à Pampelune et arrive en avril à Nájera où elle bat l'armée d'Henri II qui se réfugie en France. Le Prince Noir prend ses quartiers à Burgos où ses troupes souffrent du froid, de la malaria et de dysenterie. Le Prince Noir finit par retourner en Guyenne, sans avoir obtenu son dû. Pierre le Cruel, appuyé par le roi de Grenade, assiège Cordoue, en vain. Henri profite de la situation pour reformer une armée outre-Pyrénées, le roi Charles V mettant à nouveau à sa disposition les Grandes compagnies, commandées par Bertrand Du Guesclin, par le traité d'Aigues-Mortes. Les troupes d'Henri conquièrent rapidement les royaumes de Castille et de León et au mois d'avril 1368 mettent le siège devant Tolède. Pierre le Cruel arrive au secours de Tolède avec une armée composée essentiellement de Maures et de bataillons de Juifs. Il affronte son demi-frère à Calatrava la Nueva (Castille-La Manche) et y subit une lourde défaite le 14 mars 1369. (fr.wikipedia.org - Pierre Ier (roi de Castille)). Abû `Abd Allâh al-'Ahmar al-Ghâlib Mohammed VI ben Ismâ`îl ou Abû Sa`îd Mohammed VI al-'Ahmar ben Ismâ`îl est le dixième émir nasride de Grenade. Surnommé Al-'Ahmar (le Cramoisi) ou peut-être Al-'Asmar (le Brun). Il est né en 1332. Il meurt en 1362, après quoi Mohammed V al-Ghanî reprend le pouvoir. Abû `Abd Allâh Mohammed ou Abû Sa`îd Mohammed est un Nasride dévoré d'ambition qui, avec l'aide d'Abû al-Walîd Ismâ`îl, demi-frère cadet de Mohammed V al-Ghanî, et Miriam, la mère d'Ismâ`îl, fomente un coup d'État pour renverser Mohammed V al-Ghanî. Le 21 août 1359, une centaine d'insurgés escaladent les murs de l'Alhambra, surprennent la garde et assassinent le hâgib Abû an-Nûr Radhwân. Abû al-Walîd Ismâ`îl prend le pouvoir. Mohammed al-Ghanî parvient à s'enfuir. Il se réfugie avec sa famille chez les Mérinides au Maroc. Le règne d'Ismâ`îl est bref. Le 28 juin 1360, Mohammed al-'Ahmar le fait assassiner ainsi que ses frères et ses vizirs. Il prend le pouvoir sous le nom de Mohammed VI. Il ne tarde pas à mécontenter la cour et le peuple de Grenade par sa brutalité, sa grossièreté et sa nervosité. Il fait un échange d'ambassadeurs avec l'ennemi Pierre IV d'Aragon «le Cérémonieux». Peu de temps après, Pierre le Cruel vainc les Aragonais et Henri de Trastamare à la bataille de Nájera. Il peut désormais venir en aide à Mohammed al-Ghanî. Fin février/début mars 1362, Pierre le Cruel et Mohammed al-Ghanî se rencontrent à Castro del RÃo et marchent vers Grenade. Mohammed al-'Ahmar s'enfuit vers Séville où il est pris et exécuté par deux soldats de Pierre le Cruel, le 25 avril 1362. Mohammed V al-Ghanî reprend son trône (fr.wikipedia.org - Mohammed VI al-Ahmar). On retrouve à chaque pas, dans l'Alcazar moresque, les souvenirs de ce terrible roi de Castille auquel la postérité a conservé le surnom de cruel, bien que certains écrivains plus indulgents lui aient donné celui de justicier. C'est dans l'Alcazar qu'il reçut un roi de Grenade, Abou-Saïd, surnommé el rey Bermejo, le Roi Rouge; après lui avoir octroyé un sauf-conduit, il donna en son honneur les fêtes les plus brillantes. Suivant l'usage oriental, le roi More était accompagné d'une suite nombreuse, et avait déployé un luxe extraordinaire d'étoffes magnifiques d'or et de soie, de perles et de pierres précieuses; un manuscrit contemporain, qui rend compte de l'événement, mentionne notamment trois énormes rubis d'une beauté extraordinaire, aussi gros qu'un Å“uf de pigeon, un huevo de paloma. Le roi de Castille ne put résister à la vue de tant de trésors, et pour s'en emparer il tua traîtreusement de sa main, dans une des salles de l'Alcazar, le malheureux Abou-Saïd, qui se croyait sans doute protégé par les lois de l'hospitalité (Edouard Charton, Le tour du monde: nouveau journal des voyages, Tomes 13 à 14, 1866 - books.google.fr). Acrostiche : PDIL, PaDiLla MarÃa de Padilla (vers 1334 - juillet 1361 à Séville) est une noble dame, maîtresse du roi de Castille Pierre Ier. Pierre Ier rencontre MarÃa de Padilla au cours de l'été 1352 alors qu'il conduit une expédition dans les Asturies pour lutter contre son demi-frère Henri de Trastamare. En 1353, a lieu son mariage, arrangé par le favori du roi João Afonso de Albuquerque et la reine-mère Marie du Portugal, à Valladolid, avec Blanche de Bourbon, fille du duc de Bourbon Pierre (arrière petit-fils de Saint Louis) et d'Isabelle de Valois (petite-fille de Philippe III le Hardi). Trois jours après le mariage, il délaisse sa femme et retrouve sa maîtresse, qui lui a déjà donné une fille, Béatrice. Il l'installe dans la résidence royale de l'Alcazar de Séville où elle tient sa propre cour. MarÃa de Padilla meurt, peut-être victime de la peste, en juillet 1361. Après sa mort, Pierre la fait reconnaître comme son épouse légitime en obtenant de l'archevêque de Tolède l'annulation de ses deux mariages précédents et légitimant ainsi leurs enfants (fr.wikipedia.org - Marie de Padilla). "proditeurs... bruyneux" : traîtres empoisonnés Le poète Eustache Deschamps affirme à chaque refrain de sa ballade sur les empoisonneurs : «En Orient servent tel buvrage». Figure une liste des pays où se servent les fatales potions : «En Espaigne, Calabre et Arragon, / Chippre et Puille, en Romayne [Romanie] font prendre, / En Sezille souvent le bon bouquon / Qui la mort fait souldainement descendre». Plus loin surgissent les Lombards et leur «boire doubteux». On discerne ainsi une double géographie du poison : l'une, large, qui situe en Orient la patrie des empoisonneurs; l'autre, plus proche, qui les place en lisière du royaume des Valois. L'actualité rapportée par les chroniqueurs alimente bien sûr le propos du poète car les cas et rumeurs d'empoisonnement impliquant les «estranges pays» y abondent. On peut par exemple lire dans la chronique des règnes de Jean II et Charles V que Blanche de Bourbon, la femme de Pierre le Cruel, roi de Castille, est morte «mauvaisement et traîtreusement», façon courante d'insinuer qu'elle a été empoisonnée. Apparaît une autre puissance transalpine: Venise, à qui Jean Lemaire de Belges prête des «gentillesses» de «proditeurs» telles que des tentatives d'empoisonnement du roi de Chypre ou du cardinal d'Amboise (Franck Collard, Une arme venue d'ailleurs. Portrait de l'étranger en empoisonneur. L'étranger au Moyen Âge, 1999 - www.persee.fr, Les Liures de Hierome Cardanus intitulés de la subtilité, & subtiles inuentions, traduit par Richard le Blanc, 1556 - books.google.fr). Pierre IV d'Aragon, ennemi de Pierre le Cruel, était allié aux Vénitiens (Biographie universelle (Michaud) ancienne et moderne, Tome 33, 1842 - books.google.fr). Le retard pris par Blanche de Bourbon à quitter la France et le décalage qui en résulte dans le paiement de la dot offrent à Pierre le prétexte rêvé pour la délaisser le surlendemain et même la faire enfermer dans le château auquel elle donnera son nom. Pierre le Cruel, avec l'aide des évêques de Salamanque et d'Avila, fait déclarer la nullité du mariage et épouse Jeanne de Castro. Ces mauvais traitements infligés à une nièce du roi de France finissent par avoir raison de l'alliance franco-castillane. Pierre le Cruel se tournera vers l'Angleterre et le Prince Noir, et le roi de France apportera son concours au rival de Pierre Ier, Henri de Trastamare, en lui envoyant Bertrand Du Guesclin, Guillaume Boitel et le maréchal de Villaines à la tête des Grandes compagnies. Blanche de Bourbon meurt en 1361, assassinée sur l'ordre de son mari dans sa chambre par deux hommes de main juifs, Daniot et Turquant, dont l'un est un de ses vassaux. Pour l'occire en faisant croire à un accident, ils font tomber une poutre sur elle, tandis que les autres membres du groupe étranglent ses servantes pour les faire taire (fr.wikipedia.org - Blanche de Bourbon (1339-1361)). Lope de Ayala, hasarde une accusation plus grave sur la reine; il assure que le roi, en arrivant à Valladolid, apprit que Blanche de Bourbon avait conçu des sentimens fort tendres pour Don Frédéric, maître de Saint-Jacques. [...] Blanche de Bourbon eut, au moins, l'imprudence d'être trop unie avec la faction des bâtards ennemis de son mari (John Talbot Dillon, Histoire de Pierre le Cruel, roi de Castille et de Léon, et événemens mémorables qui se sont passés pendant son règne, Tome 1, 1790 - books.google.fr). En Castille, le chroniqueur López de Ayala prête l'usage du poison au roi Pierre le Cruel contre Juan Alfonso de Albuquerque qui avait eu la malheureuse idée de séjourner avec l'infant d'Aragon (Franck Collard, Pouvoir et Poison. Histoire d'un crime politique de l'Antiquité à nos jours, 2009 - books.google.fr). "bruine" se dit au sujet du roi Jean de Castille, fils de Henri de Trastamare, en 1388 : Or fut dit au roi de Castille... Sire, sire, entendez à nous... car une bruine [au figuré] trop felle et perilleuse se nourrit entre vous et le duc de Lancastre, FROISSART II, III, 109. (Emile Littré, Dictionnaire de la langue française, Tome 1 : A-C, 1878 - books.google.fr, Les Chroniques de Sire Jean Froissart, Tome 2, 1840 - books.google.fr). De tous temps les sorciers ont été considérés comme pouvant causer la grêle, le brouillard, ou provoquer des troubles météorologiques. Les démonologues n'ont pas manqué de continuer cette tradition : Nicolas Rémy, Del Rio, Boddin, Boguet, Sprenger... «Ils battoient à cet effet, nous dit Boguet, (de) l'eau avec une baguette et puis jettoient en l'air, ou bien dedans l'eau, certaine poudre qu'ils avoient eu précédemment de Satan, et par ce moyen il s'eslevoit une nuée laquelle se convertissoit par après en gresle et tomboit là où il plaisoit aux sorciers». Mais ni le battement de l'eau ni la poudre ne servent de rien aux sorciers, c'est Satan qui provoque la grêle et «tout cela n'est qu'un signal de la paction qu'ils ont avec Satan». On trouve des exemples de cette sorte de maléfices dans notre région. Le père d'un prévenu de Ramillies a fait se lever une grande bruine. Une prévenue de Monchy-au-Bois a «jeté en l'air de la poudre... pour faire susciter la bruine qui se seroit élevée environ deux heures après». Une autre, de Basuel, «nourissoit quatre crapeaux et les avoit accoustré de drap l'ung rouge l'aultre verd jaune et aultrement et aulcunes fois son diable venoit à elle en sa maison pour la faire brumer et une fois l'avoit faict pour faire faillir les pomes et poires et le faisoit en tel manière qu'elle alloit quérir les dits crapeaux et battant le venin d'iceulx sur l'aultre en une fosse de son jardin avecq ung batton et sytost sélevoit une espesse brume de quoy faillirent les pomes pour ceste année» (Pierre Villette, La sorcellerie et sa répression dans le Nord de la France, 1976 - books.google.fr). Chez les poètes, les termes "venin" et "bruine" se retrouvent proches dans leurs vers. Par exemple Jacques Peletier (1517-1582), dans sa Louange du Fourmi, qui est contemporain de l'affaire de Basuel dont le protagoniste est Horace du Bouchot (Michel Henriet, Les "Ancêtres" du sale gamin !, 2008 - books.google.fr, Olivier Collet, La vie de Sainte Cristine de Gautier de Coinci, 1999 - books.google.fr, Jean Lemaire de Belges, Å’uvres, Tome 4, 1891 - books.google.fr, Jacques Peletier, Euvres poetiques intitulez Louanges, 1581 - books.google.fr). Typologie Le report de 1943 sur la date pivot 1360 donne 777. Les gouverneurs musulmans de Saragosse Hussain ibn Yahya al-Ansari et celui de Barcelone Sulayman ibn al-Arabi, demandent à Paderborn l’aide de Charlemagne contre l’émir de Cordoue (fr.wikipedia.org - Année 777). La Wewelsburg a été construite de 1603 à 1609 comme résidence de campagne des princes-évêques de Paderborn. Il se trouve dans le village de Wewelsburg, qui dépend de la municipalité de la ville de Büren dans le district de Paderborn et la vallée d'Alme. Le château est bâti selon un plan en triangle. Il est connu pour avoir été le quartier général de la SS à partir de 1934 sous la direction de Heinrich Himmler. Entre 1939 et 1943, le Reichsarbeitsdienst («Service du travail du Reich») effectue des travaux en employant des prisonniers des camps de concentration de Sachsenhausen et Niederhagen. Deux chambres ont été construites dans la tour nord dont la chambre représentative, le Obergruppenführersaal («salle des Obergruppenführer» c’est-à -dire littéralement : «salle des généraux»). Sur le sol en marbre a été installé un ornement vert foncé, une mosaïque circulaire, au milieu duquel se trouve un disque d'or. Le terme de «Soleil noir», désignant la roue solaire de la Wewelsburg, a été utilisé après la Seconde Guerre mondiale (fr.wikipedia.org - Wewelsburg). Beatus composa ce Commentaire de l'Apocalypse, en compilant des textes de Pères de l'Église. Son manuscrit fut recopié une trentaine de fois au Xe siècle et XIe siècle dans des manuscrits richement illustrés. Les Manuscrits sont composés vers 780. L'Apocalypse, que les Ariens refusaient de tenir pour un livre révélé, et qui est centré sur la divinité du Christ, devient, à partir du VIIIe siècle, le texte phare des chrétiens sous domination musulmane[réf. nécessaire]. L'Apocalypse est donc un ouvrage de combat, véritable arme théologique, contre tous ceux qui ne verraient pas dans le Christ une personne divine au même titre que Dieu le Père. Le clergé des Asturies reprend l'injonction du IVe concile de Tolède (633) : sous peine d'excommunication, «L’Apocalypse doit être tenue pour un livre canonique; elle sera lue à l'Office entre la Pâque et la Pentecôte». Une telle obligation ne concernait, de la Bible entière, que ce seul texte (fr.wikipedia.org - Beatus de Liébana). 1943 el de un hombre alzado con todas las potestades para humillar y explotar a sus semejantes : Nabucodonosor habrá sido de su calaña ? Gengis Khan lo superarÃa ? Iván el Terrible, Pedro el Cruel, Fidel Castro, Atila, Hitler o Stalin Stalin serÃan sus émulos ? (Armando Pesantes, Mexterior: saudades de la carrera diplomática, 1993 - books.google.fr). Le Premier Ministre britannique Winston Churchill, le 12 octobre 1943 devant la Chambre des Communes, annonça que le gouvernement portugais avait décidé d'accorder au gouvernement britannique certaines facilités navales et aériennes dans les Açores, ces facilités étant expressément concédées en vertu du traité d'alliance précité de 1373 (Charles E. Rousseau, Principes généraux du droit international public, Tome 1, 1944 - books.google.fr). Les Britanniques utilisèrent ces installations au cours de la guerre des Malouines en 1982 (fr.wikipedia.org - Traité anglo-portugais de 1373). On peut rechercher l'origine de ce traité dans les très anciennes relations maritimes et commerciales des deux pays, mais elles tiennent surtout aux circonstances politiques qui avaient amené les deux couronnes à se rapprocher. La succession au trône de Castille mettait face à face, en 1371, Henri de Transtamare, appuyé par la France, et Jean de Gaunt, duc de Lancastre, fils d'Edouard III d'Angleterre, qui avait épousé Constance, fille de Pierre le Cruel, roi de Castille détrôné. Le duc de Lancastre d'abord, son père ensuite, recherchèrent l'appui du roi de Portugal dans leur lutte contre le Transtamare. Telle est l'origine immédiate de l'alliance. Dans sa déclaration de 1943, Winston Churchill s'empressa d'expliquer aux députés que le traité de 1373 avait été confirmé au cours des siècles par d'autres conventions (en 1386, 1654, 1660, 1661, 1703, 1815), par la déclaration secrète de 1899 et par les traités d'arbitrage de 1904 et de 1914. En réalité, cette alliance est restée en vigueur durant six cents ans, non seulement en raison du renouvellement des engagements par l'échange de formules écrites solennelles, mais parce que, à travers les vicissitudes des relations internationales, les intérêts des deux pays restaient liés. Churchill pouvait affirmer en toute vérité qu'une telle entente était sans pareille dans l'histoire du monde; il répétait ce que Canning avait déjà dit en 1826. Il est naturel qu'au cours d'une si longue période le style de l'alliance ne soit pas toujours resté le même. La phase initiale, de 1373 à 1580, est caractérisée par l'équilibre des forces des deux puissances et par la réciprocité de leurs intérêts. Une princesse anglaise, fille du duc de Lancastre épousa le roi de Portugal, Jean 1er, et fut la mère de plusieurs princes intelligents et cultivés, entre autres de cet Henri, promoteur des découvertes maritimes qui devaient couvrir de gloire le nom portugais. La dynastie fondée par ce ménage illustre étendit son pouvoir sur les îles de l'Atlantique, la côte d'Afrique, le Brésil et le lointain Orient; elle imposa sa loi à l'Inde et envoya en Chine, au Japon et dans les archipels de l'Australasie des explorateurs et des marchands. Sa puissance navale, les richesses de sa couronne, l'importance de ses réalisations confèrent au Portugal pendant les XVe et XVIe s. le poids d'une grande puissance. Les relations avec l'Angleterre sont normales, à l'exception parfois de certains heurts entre flottes commerciales lusitaniennes et corsaires britanniques. La situation change entre 1580 et 1640, quand les rois de Castille occupent, par droit de succession, le trône portugais. Bien qu'il ne s'agisse que de la simple réunion sur une seule tête des deux couronnes de Portugal et de Castille (les royaumes restant distincts, et leurs territoires, leurs autorités, leurs lois complètement séparés), les adversaires de l'Espagne n'épargnent pas les intérêts du Portugal : des navires portugais font partie de l'«Invincible Armada» et les Anglais essayent, tout comme les Français et les Hollandais, de s'accaparer les possessions d'outre-mer de la couronne portugaise. En 1630, cependant, Charles Ier d'Angleterre conclut un traité de paix avec l'Espagne. Aussi, quand, en 1640, le peuple portugais expulse le monarque castillan et appelle sur le trône un prince national, le nouveau roi rencontre-t-il des difficultés à se faire reconnaître par la Grande-Bretagne, alors qu'il reçoit un prompt appui de la France et des Provinces-Unies. Ce n'est qu'à grand peine et grâce à l'influence des commerçants britanniques désireux d'établir des relations d'affaires avec le Portugal que le traité de 1642 peut être conclu, mais les clauses politiques en sont peu nombreuses et de faible portée. Le roi d'Espagne s'empresse, après l'exécution de Charles Ier, de reconnaître le gouvernement de Cromwell ce qui ne va pas sans créer de sérieuses difficultés à la diplomatie portugaise restée fidèle à la monarchie déposée. Il fallut, pour neutraliser l'influence espagnole, faire de grandes concessions aux Anglais : par le traité de 1654, ces derniers vendaient cher leur neutralité dans la lutte qui opposait les Portugais à leurs puissants voisins. Pendant cette crise de l'indépendance, l'Angleterre n'aida pas le Portugal, malgré l'intérêt manifeste qu'elle avait à ne pas laisser se consolider dans la péninsule ibérique, la monarchie autrichienne, si puissante en Europe. La France, au contraire, jeta dans la balance le poids de son influence et de son or en faveur de la cause portugaise. Mais le Portugal n'était pas au bout des sacrifices exigés par l'Angleterre en échange d'une amitié effective et opérante. Le traité de 1661 arracha enfin une décision anti-espagnole aux gouvernants de Londres (il y avait vingt et un ans que le Portugal luttait pour son indépendance). Charles II renouvela les pactes de la vieille alliance et la scella par son mariage avec Catherine, fille du roi de Portugal (M. Caetano : L'alliance anglo-portugaise, histoire et situation actuelle, Chronique de politique étrangère, Volumes 1 à 20, 1967 - books.google.fr). Charles II promit aux Portugais, en échange de la cession de Bombay et de Tanger, un secours de quatre mille hommes et de huit frégates (Émile Bourgeois, Manuel historique de politique étrangère, Émile Bourgeois, Tome 1 : Les origines, 1610-1789, 1916 - books.google.fr). La Grande-Bretagne, les Pays-Bas et le Portugal signent ensuite le 16 mai 1703 à Lisbonne un traité d'alliance offensive et défensive. Cette alliance anglo-portugaise prit ensuite de l'importance pendant les guerres napoléoniennes, lorsque les Britanniques envoyèrent leur meilleur général, le duc de Wellington, saper les armées de Napoléon dans la guerre d'indépendance espagnole (ou «guerre péninsulaire» au Portugal). L'alliance anglo-portugaise connut à la fin du XIXe siècle une crise lors du projet colonial portugais de la carte rose. Le traité fut réactivé au cours de la Première Guerre mondiale, lors de laquelle le Portugal déclara la guerre à l'Allemagne et ses alliés en 1916, puis lors de la Seconde Guerre mondiale (fr.wikipedia.org - Traité anglo-portugais de 1373). Cf. quatrain X, 100 avec les "Lusitains" et le "Pempotan" de l'"Angleterre". Accessoirement : le tournant Ce quatrain s’oppose au précédent pour marquer le tournant de la guerre pour les dictatures de l’Axe (« monarchie » par opposition à démocratie ) dans l ‘année 1943 : la bataille de Stalingrad en janvier ; la reprise de Guadalcanal en février ; la capitulation allemande en Tunisie en mai ; le débarquement allié en Sicile en juillet ; la capitulation de l’Italie en septembre. La contre-offensive soviétique mènera l’armée rouge jusqu’à Berlin et permettra l’extension du communisme en Europe de l’Est sous l’égide de Staline (« Jeune roy rouge » : jeune pour la récente URSS apparu en 1917, et rouge de son drapeau). Dès la fin du conflit, le pape Pie XII, élu en 1939, (« grand pescheur » en rapport avec Saint Pierre, « pêcheur d’hommes ») « s’inquiète de la progression communiste : jusqu’à sa mort, en 1958, il ne cessera de rappeler la pertinence de « Divini Redemptoris » [1] » qui est l’encyclique de Pie XI condamnant le communisme (« en trouble ruyneux »). A la fin de la guerre les traîtres (« proditeurs » du latin « proditor ») collaborateurs des Allemands en France ou en Ukraine par exemple seront poursuivis et condamnés. |