L’attentat du World Trade Center à New York

L’attentat du World Trade Center à New York

 

VI, 97

 

1996-1997

 

Cinq &  quarante degrez ciel bruslera,

Feu approcher de la grande cité neusve,

Instant grand flamme esparse sautera,

Quand on voudra des Normans faire preuve.

 

Le quatrain situe l’action sur le continent où l’on aura prouvé que les Normands sont allés. C’est à dire l’Amérique où fut découvert en 1960 le site de l’Anse aux Meadows à Terre-Neuve par Helge Ingstad, reconnu patrimoine de l’humanité en 1978 par l’UNESCO [1].

Le 11 septembre 2001, New York (« grande cité neuve », new signifiant nouvelle, neuve), ville situé entre le 40ème et 45ème parallèle nord, est victime d’un attentat perpétré à l’aide de deux avions des lignes régulières (« ciel »). Les tours du World Trade Center s’effondrent sous le choc de la collision et brûleront encore plusieurs jours après.

Le quatrain étant situé quelques quatre ans avant la date des faits, cela donne l’impression d’une longue préparation.

 

Le quatrain X, 72 pourrait avoir un rapport avec cet événement :

 

L’an mil neuf cens nonante neuf sept mois,

Du ciel viendra un grand Roy deffraieur,

Ressusciter le grand Roy d’Angolmois,

Avant après Mars regner par bon heur.

 

Lorsque l’on sait que le premier nom européen de la baie de New York a été « Angoulême »[2], nom donné par Verrazano en 1524 en l’honneur de François Ier, comte d’Angoulême, on peut identifier le « Roy d’Angolmois » avec Rudolf Giuliani, maire de New York, qui retrouva une grande popularité à la suite de l’attentat (« Ressusciter ») ou bien avec Georges W. Bush, président des Etats-Unis qui se lance dans une guerre de représailles contre les Talibans, comme le fit F.D. Roosevelt, né à New York, sénateur et gouverneur de l’Etat, contre les Japonais après Pearl Harbour. Le « Roy d’effraieur » serait naturellement Oussama Ben Laden qui se manifeste par une attaque aérien (« Du ciel »).

 

C’est la mise en relation de ces deux quatrains qui permet de dater l’événement. 1997 pour le premier, 1999 pour le second, donne 2001 à raison arithmétique de deux ans d’intervalle.

 



[1] D. et M. Frémy, « Quid 1997 », Robert Laffont, pp. 559 et 1137

[2] A. Lespagnol, L’Histoire n° 146, p. 72

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