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L’attentat du World Trade Center à
New York VI,
97 1996-1997 Cinq
& quarante degrez ciel bruslera, Feu
approcher de la grande cité neusve, Instant
grand flamme esparse sautera, Quand on voudra des Normans faire preuve. Acrostiche : CFIQ, CouFIQue Le coufique (kufi en arabe, on trouve aussi les graphies koufi, koufique) est un style de calligraphie arabe, associé à la ville de Koufa en Irak. Il s'agit d'une des plus anciennes formes calligraphiques de l'arabe. Sous une forme modifiée, plus carrée, on le retrouve sur de nombreux monuments islamiques. Les anciennes monnaies sont gravées en kufi. À partir des IXe et Xe siècles, le koufique est concurrencé par d'autres formes d'écritures plus élancées. Cet ensemble est appelé le Nouveau Style et connaît plusieurs variantes. À partir du XIIe siècle, le Coran n'est plus écrit sur parchemin mais sur papier et le kufi est abandonné comme écriture du Coran au profit de trois styles : le naskh, le muhaqqaq et le rayhani (fr.wikipedia.org - Kufi). À partir du IXe siècle, le style coufique ou angulaire s'est répandu dans la plupart des pays musulmans. Il se caractérise en effet par des arêtes vives entre la partie horizontale (base) et la partie verticale (hampe) des lettres. Afin de respecter la mise en page, le calligraphe module les caractères en les allongeant, les étirant ou les resserrant. Certaines pages de manuscrits ne présentent que quelques lignes d'écriture coufique, ce qui explique pourquoi certains corans de prestige sont formés de plusieurs dizaines de volumes (Sharareh Salehi, Les maîtres de la calligraphie persane, 2026 - books.google.fr). Pour l'Espagne musulmane, un texte d'Ibn al-Fayyad, souvent cité, semble venir à notre secours et confirmer la diffusion de ce courant graphique en Espagne musulmane : l'auteur rapporte en effet que, dans le seul quartier oriental de la ville de Cordoue, cent soixante-dix femmes étaient occupées à copier le texte du Coran en caractères coufiques. S'agit-il vraiment d'un élément capable de faire progresser notre enquête ? Non, car le mot "coufique" est tellement vague qu'il est impossible de savoir ce qu'entendait par là l'auteur. D'autres données textuelles peuvent-elles nous éclairer ? Ibn Halil al-Sukuni déclare avoir vu à Séville un quart de Coran en écriture coufique; comme Abu al-Husayn b. Tufayl affirme qu'il s'agissait d'une copie de la main d'Ibn Muqla, la prudence s'impose. Plusieurs chroniques signalent un coran ou plus exactement un fragment - attribué au calife 'Utman et conservé dans la Grande mosquée de Cordoue. La reliure ancienne, garnie d'ornements d'or et de pierres précieuses et protégée par un étui de soie brochée, fut remplacée par une autre qui, selon al-Maqqarî, était d'or et d'argent, avec des décors émaillés, et rehaussée de rubis, de perles et d'émeraudes (Tradition et innovation dans la pratique de l'écriture au maghreb, Numismatique, langues, écritures et arts du livre, spécificité des arts figurés, 1999 - books.google.fr). "grand cité neuve" : Cadix Les Romains s'étant rendus Maîtres de la Ville de Gadès l'augmenterent d'une Ville neuve, bâtie par Balbus Gaditanus homme consulaire. Cette Ville neuve Neapolis & la vieille furent ensemble appelées Gemina ("Didumè"), c'est-à-dire double ou gemelle. Actuellement la ville de Cadix (Le grand dictionnaire geographique et critique, Tome 4, Première partie, 1732 - books.google.fr). Mais encor de ce mesme mot signifiant omne bonum, fortuna, gad, Gades a esté deriué, Gaditana insula, c'est à dire, comme autrement elles sont appellées, Fortunata insula, ce mot Fortunate estant pour exposition de cest obscur, Gades (Étienne Guichard, L'harmonie étymologique des langues Hébraïque, Chaldaique, Syriaque, Greque, Latine, Françoise, Italienne, Espagnole, Allemande, Flamende, Angloise, 1631 - books.google.fr). Jacob bénit ses enfant et en Genèse 49,19 : Gad tout armé combattra devant lui. Hébreu : "Gad, la foule [des ennemis] le foule"; Septante : "Gad, l'épreuve l'éprouvera" (Fulcran Vigouroux, La sainte bible polygotte, Tome 1, 1900 - books.google.fr). "flamme esparse sautera" : "sparsum ignem" et "saliet ignis grecus" Aristoteles ait non trabem illam, sed cometen fuisse : ceterum ob nimium ardorem non_adparuisse sparsum ignem, sed procedente tempore, cum iam minus flagraret, redditam suam cometae faciem (Sénèque, Naturalium Quaestionum, Livre VII, V, 1877 - books.google.fr). Sénèque (en latin Lucius Annaeus Seneca), parfois nommé Sénèque le Jeune, Sénèque le Philosophe ou Sénèque le Tragique, né vers l'an 4 av. J.-C. à Corduba et mort le 12 avril 65 à Rome, est un homme d'État romain, un philosophe et un dramaturge (fr.wikipedia.org - Sénèque). L'assimilation du feu grégeois à un phénomène céleste est fait par Jean de Joinville, mémorialiste de Louis IX, adepte de la croisade. Dans la description métaphorique que fait Joinville de la bataille de Mansourah, le feu grégeois qui peut être une puissance démoniaque alliée des Sarrasins, devient aussi une épée de feu, un glaive céleste, dont on accepte stoïquement le jugement ou une comète annonciatrice de la colère divine, voir un dragon volant par l'air (§ 206), annonciateur de la chute des étoiles (§ 314) et de la fin du monde, d'une apocalypse dont la suite du récit précisera la violence et l'horreur, annonciatrice peut-être de cette autre catastrophe, la croisade de 1270, signes d'un «abandon de Dieu» qui fera renoncer à la croisade «ni la sainteté du roi, ni la cause du Christ ne servent devant les traits, les flammes, la dysenterie et le scorbut.» (Bibliographie, Jean de Joinville par Dominique Boutet, Perspectives médiévales, Volumes 22-27, 1996 - books.google.fr). Voici une formule de feu grégeois, assimilé à un mélange de poudre à canon et de chaux noire que l'on allume : Est hic rarus ignis qui non incenditur grecus Nisi prius capiat stillas aque pluvialis Partem unam calcis vive partes duas salpetre Et unam sulfuris vivi simul queque tore Contere cum succo ceparum sic permiscendo Inde forma globulos et trociscos moderatos Quos ad stuppam junge pluvia donec irrorabit Et saliet ignis grecus cremando nocendo Turcis vel Tartaris poteris per illos nocere (Marcellin Berthelot, Histoire des machines de guerre, Annales de chimie et de physique, 1900 - books.google.fr). Le feu grégeois est employé pendant le siège de Rouen dans le Roman de Rou de Wace au temps de Guillaume le Conquérant (v. 2167) (Dictionnaire du patois normand en usage dans le département de l'Eure, 1882 - books.google.fr). Cadix et le feu grégeois Ce n'était pas assez des Sarrasins pour ravager et ruiner la Provence; voici venir les Normands. Ils s'établirent en Camargue, en 858, s'il faut croire un vieux Bréviaire manuscrit de l'Eglise de Nîmes, en 859, d'après les Annales de Saint-Bertin, dignes de plus de confiance : «DCCCLIX. Les pirates Danois, naviguant entre l'Espagne et l'Afrique par un long détour, entrent dans le Rhône, et après avoir ravagé plusieurs villes et monastères, s'établissent dans l'île de Camargue.» «DCCCLX. Les Danois, qui s'étaient établis dans le Rhône, étendent leur ravages jusqu'à Valence. De là, après avoir tout pillé, ils retournent à l'île où ils s'étaient établis... Les «Danois, qui étaient sur le Rhône, gagnent l'Italie et prennent Pise et d'autres villes.» La Chronique des Gestes des Normands dit les mêmes choses, dans les mêmes termes et aux mêmes dates (Gonzague de Rey, Les invasions des Sarrasins en Provence: pendant le VIIIe, le IXe et le Xe siècle, 1878 - books.google.fr). C'est en 844 qu'ils lancèrent en Espagne la première expédition dont nous ayons connaissance. [...] Cadix était un port important et bien défendu; il intimida les Vikings qui rebroussèrent chemin et pénétrèrent dans l'estuaire du Guadalquivir. Suivant leur tactique constante, ils s'installèrent dans une île, l'actuelle Isla Menor, pour se constituer une base d'opérations d'où ils rayonnèrent vers l'intérieur. [...] L'Espagne arabe — l'Andalousie - constituait au IXe siècle un vaste Etat qui, englobant une partie du Maroc, allait au nord jusqu'au Minho et à l'Ebre. Elle était plus civilisée, mieux armée et l'autorité y était plus centralisée que dans la plupart des pays européens de cette époque, mais elle connaissait aussi ses difficultés : l'anarchie — qui était un mal du temps — l'indiscipline de la noblesse et les révoltes des chrétiens sans cesse en rébellion contre leurs maîtres islamiques. Surtout, elle ne s'attendait pas à une attaque par mer et menée par d'aussi dangereux ennemis. [...] L'émir de Cordoue fut décontenancé par la soudaineté et la violence de l'attaque. Il essaya de lever des troupes sur place pour repousser les Vikings, mais ses réservistes locaux furent balayés par ces quelques milliers de pirates avec lesquels, après les premiers accrochages, ils n'osèrent même plus en venir aux mains et le souverain fut obligé de faire appel aux contingents d'élite qui étaient cantonnés dans les provinces du nord, aux frontières des pays chrétiens. Se trouvant enfin aux prises avec une armée sérieuse et très supérieure en nombre, les Vikings subirent des pertes et durent se replier. [...] De leur côté, les Vikings furent très étonnés de leur rencontre avec les Musulmans. Ils ne connaissaient l'Espagne du Sud que par ouï-dire et s'imaginaient qu'elle était peuplée de nègres, d'Ethiopiens. La couleur basanée des visages et des mains des Andalous les confirma dans cette opinion et ils furent surpris, en dépouillant les cadavres, nigellorum ethiopumque, de voir qu'ils avaient le corps aussi blanc que le leur. L'émir de Cordoue, plus sage ou possédant plus de moyens que les Etats chrétiens, tira les conclusions de ce qui venait de lui arriver, et se prémunit contre les attaques futures. Il fit construire un arsenal à Séville, créa une flotte qu'il arma de machines et approvisionna en feu grégeois pour incendier les barques des Vikings et recruta des équipages qu'il s'attacha par une bonne paye. Renseigné par sa diplomatie sur ce qui se passait dans toute l'Europe, il mesurait à sa juste valeur le danger normand (Jean Beraud Villars, Les Normands en Méditerranée, 1951 - books.google.fr). En 859, réunissant une flotte qui totalise soixante-deux navires, Hásteinn et Björn longent les côtes de la péninsule Ibérique où ils tentent toutes les razzias possibles. Dans les Asturies, ils s'opposent à une forte résistance. Dans le Sud, ils trouvent en face d'eux les musulmans d'Abd al-Rahman II, émir de Cordoue. Les Vikings découvrent alors de rudes adversaires. Sur mer, ces musulmans sont les équivalents méditerranéens des Danois : de grands navigateurs, des pirates redoutés, des pillards insatiables. Sur terre, leurs villes sont sérieusement fortifiées et abritent une population aussi dense que bien armée. Il ne sera donc pas question pour Hásteinn et Björn de remonter le Guadalquivir vers Séville et Cordoue. Au terme d'une bataille navale qui leur fait perdre quatre navires, les Vikings reprennent la mer. Ils parviennent cependant ensuite à piller Cadix, à faire une incursion sur les côtes de l'actuel Maroc, et mettre à sac Algésiras, Murcie ainsi que les îles Baléares (Dominique Le Brun, L’épopée viking, 793-1066 : trois siècles pour l’éternité, 2022 - books.google.fr). L'on donna de bons salaires et on se procura des instruments, des machines à lancer du nafte. De cette manière, quand les Vikings firent leur seconde incursion, au cours de l'année 244/858-859, sous le règne de l'émir Muhammad, on sortit à leur rencontre à l'embouchure du fleuve de Séville et on les fit fuir; quelques navires brûlèrent et ils partirent. D'où venaient ces marins que l'émir débaucha à prix d'or semble-t-il et qui étaient capables et de construire des navires pouvant affronter l'océan et de se servir d'armes aussi sophistiquées pour cette époque, que le feu grégeois ? A priori, les seuls endroits où l'émir pouvait trouver en al-Andalus de tels marins, étaient ceux de la région du détroit vers Algeciras, et ceux des ports du sud-est d'al-Andalus, les seuls importants à cette époque. Selon al-Bakri, sous Muhammad, et donc probablement avant, l'un de ces ports importants était Escombreras à l'entrée du golfe de Carthagène, ajoutant qu'il y en avait d'autres entre Alicante et Aguilas (Christophe Picard, L'océan Atlantique musulman, de la conquête arabe à l'époque almohade : navigation et mise en valeur des côtes d'al-Andalus et du Maghreb occidental (Portugal-Espagne-Maroc), 1997 - books.google.fr). "ciel brulera" Isaïe (XXIV,23) avait dit : «Erubescet luna et confundetur sol» et, après lui les Évangiles : «Sol convertetur in tenebras et luna in sanguinem» (Joël 2,31; Actes des Apôtres 2,20) (E. J. Arnould, Le Manuel des péchés, étude de littérature religieuse anglo-normande (XIIIme siècle), 1940 - books.google.fr). Les annales de saint Bertin nous apprennent qu'en 859 on vit pendant les mois d'août, de septembre & d'octobre des armées dans le ciel; depuis l'orient jusqu'au septentrion & au-delà, il paroissoit une lumière aussi claire que le jour, d'où sembloient s'élever des colonnes sanglantes (Acies nocturno tempore visuntur in cœlum mense augusto, septembre & octobri, ita ut diurna claritas ab oriente usque in Septentrionem continue fulserit, & columna Sanguinea. Ex ea discurentes processerint) (Jérôme Richard, Histoire naturelle de l'air et des météores, Tome 10, 1771 - books.google.fr). Les aurores boréales parurent aussi très-souvent dans les siècles suivans. On peut voir Lycosthènes, déjà cité; ce sont toujours des armées de feu, vues vers le septentrion, & qui ensuite se répandoient partout le ciel; des torches ardentes & comme un fang humain d'un rouge très-vif, des lances, des étincelles dans l'air, comme le fer rouge qui est frappé par un forgeron; des poutres ardentes & d'une grandeur énorme qui s'abaissant depuis le ciel jusqu'à la terre, s'etendit de là dans les airs fous une forme circulaire, &c. Quelquefois les apparences de ce phénomène ont été prises pour des queues de grandes comètes dont les têtes étoient cachées sous le nord, qui ne se montroient qu'une nuit, & qui sembloient mettre tout un pays en feu; car les comètes ont été aussi en pofsestion de répandre la terreur & l'effroi. C'est à-peu-près ainsi que sont décrites les aurores boréales, depuis le milieu du neuvième siècle jusques vers la fin du seizième, où elles ont été assez fréquentes, sur-tout dans les années 1560 & 1564, ainsi qu'il est prouvé par l'auteur d'un ancien livre Anglois intitulé, description des météores, cité par M. Halley. Mais au commencement du dix-septième siècle, les idées s'épurent, les sciences sortent des ténèbres où elles avoient été si long-temps enveloppées pendant les siècles d'ignorance; les honteux préjugés qui avoient jusques-là dominé les esprits, s'évanouissent, & dans l'aurore de la philosophie on ne voit ces feux qui brillent vers l'aquilon, que comme des AURORES BORÉALES. C'est principalement aux lumières de l'illustre Gassendi, que nous sommes redevables de cette heureuse révolution dans la manière de penser; il ne vit ce phénomène qu'avec les yeux de la philosophie, & c'est le bien voir. Cet illustre savant, qui l'observa plusieurs fois, & surtout le 12 septembre 1621, lui a donné le nom d'aurore boréale, & je ne doute point que ce seul changement d'expression n'ait beaucoup contribué à détruire les préjugés vulgaires, car l'expérience de tous les jours, démontre que la plupart des hommes qui n'aiment pas beaucoup à réfléchir, jugent souvent d'après les dénominations d'usage (Encyclopédie méthodique ou par ordre de matières: dictionnaire de physique, Tome 1, 1793 - books.google.fr). Al-'Azimi in his chronicle Tarih l'Halab (History of Alep) recorded an event occurred in AD 859-860 that can be considered as one of the oldest auroral records in Arabic literature that we found (une "Humrah") (Mohamed Reda Bekli, Ilhem Chadoun Records of Auroras in Arabic Historical Sources: Additional List and Preliminary Analysis, Springer Nature B.V., 2020 - www.academia.edu). Le père Feijoo juxtapose délibérément l'auteur italien (Paul Diacre décrivant des "lances de sang" en Italie sous le règne du roi Agilulf, fin VIe début VIIe siècle) et l'auteur des Annales de Saint-Bertin (Prudence de Troyes décrivant des "armées nocturnes" et des "colonnes de sang" en France en 859) (Benito Jerónimo Feijoo, Obras completas, Tome 2, 1981 - books.google.fr). Il est possible mais pas obligatoire que l'aurore qui aurait été vue à Alep, donc de forte puissance, le fût à Cadix qui se trouve sur la même latitude (36°). On n'a pas de texte relatant l'observation de cette aurore boréale dans le Sud de l'Espagne. "Cinq & quarante degrez" L’esperluette résulte de la ligature du e et du t, héritée de l'époque mérovingienne. À l’origine, cette graphie ligaturée était plus ou moins systématiquement utilisée par les copistes médiévaux, qui utilisaient de nombreuses autres abréviations. En l’occurrence, on trouve l’esperluette fréquemment employée pour les termes et (&), etc. (&c.). D’autres séquences dont ec dans mecum, nec, speculum, intellectum, ou Graece, ed dans sed, ex dans excreverit utilisent plutôt des ligatures similaires pour ec, ed ou ex mais distinctes du et (fr.wikipedia.org - Esperluette). Le manuscrit Regula pastoralis (Règle pastorale) - BSB Clm 21525 conservé à la Bayerische Staatsbibliothek est une copie du IXe siècle de la Règle pastorale du pape Grégoire Ier, incluant des gloses en vieux-haut-allemand. Le manuscrit est daté du début du IXe siècle (vers 850). Il contient des gloses germaniques (en vieux-haut-allemand). "decet excreuerit", with three ligatures ec, et (ampersand), ex in Gregor I., Regula pastoralis - BSB Clm 21525, 9th c., f. 16r. (www.digitale-sammlungen.de). Grégoire le Grand, à l'encontre de ses prédécesseurs ne se laissait pas obnubiler par l'univers culturel gréco-romain. Le premier, il soupçonna l'importance qu'allait prendre pour l'Eglise, l'apparition en Occident des nouveaux peuples germaniques. Aussi inaugura-t-il une politique de franche ouverture vers le Nord et vers l'Ouest. Grégoire n'avait ni la culture ni la finesse de pensée, ni la profondeur d'un saint Augustin. Mais autant ses écrits sont insignifiants d'un point de vue purement littéraire autant leur influence sur la spiritualité du Moyen Âge fut puissante. Son Liber regulae pastoralis constituera le fondement de toute la formation pastorale et ascétique des siècles suivants, comme son Commentaire du Livre de Job en sera le manuel de théologie morale. Nul écrivain chrétien ne fut plus lu que lui au Moyen Âge (Jean Mathieu-Rosay, Chronologie des papes, pp. 101-102). Minue ergo quinque ex quinquaginta, et remanebunt quadraginta quinque (Guillaume Libri, Histoire des sciences mathématiques en Italie: depuis la renaissance des lettres jusqu'à la fin du dix-septième siècle, Tome 1, 1865 - books.google.fr). Ce qui permettrait de calculer "cinq ex quarante" comme 35°. Or Cadix se trouve sur le 36° parallèle et Tanger sur le 35,7°. Les Vikings firent des incursions sur les côtes du Maroc. Le cap Angela ou ras Ennghela est un cap rocheux de Tunisie, au bord de la mer Méditerranée, situé dans le gouvernorat de Bizerte (délégation de Bizerte Nord), à environ quinze kilomètres du centre de la ville de Bizerte. En 2014, il est désigné comme le point le plus septentrional de l'Afrique continentale vers le 37° parallèle Nord (fr.wikipedia.org - Cap Angela). Nekor est un site historique et archéologique situé au 35° parallèle dans la région du Rif, au nord du Maroc, à proximité de l’actuelle localité de Bni Bouayach. Il correspond à l’emplacement de l’ancienne ville de Nekor, capitale de l'émirat de Nekor, fondée au VIIIe siècle. En 859, Nekor est attaquée lors de l'expédition viking menée par Björn Côtes-de-Fer et Hásteinn. Les Vikings franchissent le détroit de Gibraltar, attaquent Algésiras, puis se dirigent vers la côte marocaine. La ville de Nekor est pillée, et une force musulmane envoyée pour intercepter les assaillants est vaincue (fr.wikipedia.org - Nekor (site archéologique)). La belle statue de Cadix Le nom d'Hasting, de ce pirate si rusé mais aussi assez naïf pour confondre une infime bourgade avec Rome, ne nous éclaire pas. C'était une sorte de nom générique que les récits du temps donnent aux chefs pirates. Tous les méfaits des Nordmen étaient généreusement attribués à ce personnage. Postérieurement à 860 nous n'avons sur l'action des Vikings dans ces régions que des renseignements assez vagues. El Macari indique «qu'autrefois la statue de Cadix était connue des Madjous qui, naviguant dans la direction qu'elle indiquait, étaient capables d'entrer en tout temps dans la Méditerranée et de ravager les côtes de l'Andalousie et des îles qui la bordent. Quelquefois même ils poussaient jusqu'aux côtes de Syrie». D'autres sources musulmanes parlent des incursions des Madjous en Andalousie atlantique ou méditerranéenne comme de faits courants; elles nous disent que les Ribats, ces forts tenus par des religieux guerriers sur les côtes du Maroc, de l'Algérie et de la Tripolitaine avaient pour but de protéger le pays contre les incursions des hommes du Nord, et accusent les pirates d'avoir dévoré leurs prisonniers. Vu les mœurs des premiers Vikings, on peut se demander s'il s'agit là d'une simple exagération. Un géographe andalou nous décrit les bateaux des Nordmen, grandes embarcations munies de deux voiles carrées, qui naviguaient par groupes de cinquante et même de cent et qu'il appelle des Courcours, nom dans lequel se retrouve peut-être le mot scandinave de Knorr désignant de grands navires (Jean Béraud-Villars, Les Normands en Méditerranée, 1951 - books.google.fr). La fréquentation privilégiée des confins du monde par Alexandre peut être résumée sous forme de deux principes inverses et complémentaires. Le premier est que tout lieu, tout monument qui signale une extrémité ou un passage au delà du monde familier est susceptible de fixer la légende d'Alexandre. La "porte des Ténèbres" où le Tigre prend sa source était ainsi un lieu limite à double titre : d'une part en tant que "bouche d'enfer" qui offrait une localisation possible pour l'accès au pays des Ténèbres exploré par le conquérant, d'autre part en tant que site stratégique de la frontière politique et militaire de l'islam, comme le signalait la présence, au dessus de la grotte, d'un ribât (couvent/garnison fortifié) précisément appelé "ribât de Dhû l-Qamayn". Dans l'islam occidental, le détroit de Gibraltar voit de la même façon Alexandre se subsituer à Hercule comme créateur ou protecteur du passage entre la mer intérieure et l'océan. Mas'ûdî, dans ses Prairies d'or, garde encore le souvenir d'Hercule, tout comme, dans l'islam occidental, al-Râzî (IXe siècle), auteur d'une Chronique des rois d'Andalousie - ainsi que la tradition latine et hispanique. Mais les deux légendes qui se développèrent chez des auteurs plus tardifs : l'une selon laquelle Alexandre, ayant trouvé la Méditerranée fermée par une langue de terre qui permettait le passage entre l’Afrique et l’Andalousie et facilitait les incursions mutuelles de leurs peuples, fit creuser le Détroit et laissa les eaux océaniques s’engouffrer en Méditerranée (en noyant quelques villes au passage); l'autre, selon laquelle le conquérant avait au contraire édifié un pont par dessus le détroit pour relier les deux continents et poursuivre son chemin, reprennent presque littéralement la légende d’Héraclès telle qu’elle figure chez Diodore de Sicile (IV, 1 8, 5-6) où le héros est également crédité des deux exploits contradictoires de l’ouverture ou du rétrécissement du passage entre l’océan et la mer intérieure. L'exploit héracléen de rapprochement des deux rives avait pour but d'empêcher la venue en Méditerranée des grands monstres océaniques, et l'idée de défense du passage reste fondamentale dans la légende d'Alexandre quand celui-ci se voit attribuer l'érection de la célèbre statue de Cadix dont le bras gauche était tendu vers le détroit, geste lui aussi interprété de deux façons contradictoires. Soit, en effet, il avait pour but de montrer le chemin, de guider les marins pour faciliter le passage entre les deux mers (et, dans cette optique, tant que la statue resta debout, la Méditerranée resta ouverte aux raids des "Majûs" - les Scandinaves - venant de l'Océan), soit, au contraire, selon une interprétation beaucoup plus courante (qui passa dans les littératures médiévales hispanique et française) et identique à celle qui était appliquée au bras tendu du cavalier de cuivre érigé aux confins des déserts occidentaux, le geste signifiait une interdiction de passage au delà des limites du monde connu, barrant l'accès à l'Océan ou, inversement, à la mer intérieure dont la statue garantissait la sécurité (fonction dont on retrouve l'écho jusque dans les sagas islandaises chantant les exploits des vikings parvenus à l'entrée de la Méditerranée). La première interprétation apparaît chez un auteur tardif, al-Maqqarî (m. 1632), qui reprend cependant des traditions plus anciennes (dont la géographie d'al-Râzî) et place plus loin dans l'Atlantique, dans les "îles fortunées", la statue balisant le nec plus ultra (trad. P. de Gayangos, The History of Muhammedan Dynasties in Spain, Londres 1840, p. 72, 77-78); inversement, pour l'Anonyme de Cordoue, auteur au Ville siècle d'une Chronique des derniers rois de Tolède en vers latins, le geste annonçait l’invasion de l'Espagne par les Arabes. Voir R. Basset, Hercule et Mahomet, Journal des savants, 1903, p. 391-402; I. Femandez-Ordonez, Las Estorias de Alfonso el Sabio, p. 1 19-124 (je remercie Amaja Arizaleta de m’avoir signalé cet ouvrage). Sur le souvenir du "défenseur du détroit" dans la saga islandaise : R. Dozy, Recherches sur l'histoire et la littérature de l'Espagne pendant le Moyen-Âge, Leyde 1881, t. II, p. 309-314. Cependant, à la différence du cavalier de cuivre, bien entendu inspiré par un type familier d'effigie antique mais dont on ne sait s'il perpétue le souvenir d'une statue précise, l"'idole du détroit" correspond à un monument bien réel dont les descriptions latines et arabes montrent qu'il s'agissait d'une grande statue en bronze dorée de l'Hercule de Gadès/Cadix, massue dans la main droite et bras gauche tendu, qui resta debout jusqu'au milieu du XIIe siècle, dernier vestige de l'antique sanctuaire dont l'origine remontait au culte de Melquart/Héraclès établi par les Phéniciens qui fréquentaient les côtes de l'Andalousie, l'ancienne Tartessos, dès le VIIIe siècle avant J.-C. Ces thèmes du passage, entre ouverture et fermeture, et de la statue-borne ont d'autant plus facilement attiré et fixé la légende d'Alexandre que le détroit de Gibraltar était un des lieux identifiés à la "jonction des deux mers", site mythique extrêmement important dans l'imaginaire initiatique musulman puisque c'est là que, toujours dans le sourate "La Caverne", Moïse et son serviteur perdent leur poisson séché qui revient à la vie-signe de la présence de la source de vie, et rencontrent le "serviteur de Dieu" (généralement assimilé par l'exégèse à Khadir) qui va révéler la vraie sagesse et la connaissance des desseins de Dieu à Moïse : motifs et personnages qui sont, en réalité, plus souvent associés aux parcours d'Alexandre qu'à ceux de Moïse. Inversement, et c'est là le second principe, tout lieu où la légende d'Alexandre s'est fixée pour une raison ou une autre peut devenir un seuil, un passage vers un autre monde. Le cas le plus manifeste est celui d'Alexandrie, située à l'intérieur du monde connu, et mieux encore du monde musulman, mais en même temps lieu limite du fait de sa position littorale qui l'expose à de multiples agressions. Cette ambiguïté est manifeste dans les légendes arabes relatives à la fondation de la ville, en particulier dans le récit de Mas'udi (Prairies d'or, p. 313-319) où Alexandre doit mettre en place des talismans le long du rivage pour éviter la destruction immédiate de sa cité, ou bien dans les descriptions qui font du Phare un autre talisman la protégeant des attaques venant de la mer. Mais c'est d'une véritable fonction de seuil initiatique qu'Alexandrie se voit investie par la double aventure de la plongée sous-marine et de la montée au ciel d'Alexandre, toutes deux associées à la fondation de la ville dans les textes arabes : la seconde en particulier, où l'ange qui emmène Alexandre dans les airs lui montre la terre sur laquelle Dieu lui accorde la souveraineté universelle, fait d'Alexandrie le lieu où le héros accède à la pleine compréhension de la portée eschatologique de sa mission de conquérant (François de Polignac, Alexandre maître des seuils et des passages : de la légende antique au mythe arabe. In: Littérales. Numéro spécial, n°2, 1999 - www.persee.frr). Dans le passage de son Livre de la meilleure répartition pour la connaissance des provinces qu'il consacre à la source du Tigre, le géographe arabe Muqaddâsî (Xe siècle de n. è.) précise que la grotte où le fleuve prend naissance portait le nom de "Porte des Ténèbres", et raconte que le seul homme qui ait jamais réussi à y pénétrer et à l'explorer dans ses profondeurs fut Alexandre Dhû l-Qamayn ("l'homme aux deux cornes"); après lui, seul le conquérant musulman de ces contrées, Maslama, osa s'y aventurer mais sans pouvoir avancer bien loin dans l'obscurité car les torches des ses soldats s'éteignirent. L'anecdote situe parfaitement la place d'Alexandre dans l'imaginaire de l'islam arabe médiéval : maître des seuils, des limites ultimes entre le familier et l'inconnu qui revêtent parfois, comme dans ce récit, l'antique apparence d'une entrée des Enfers, et qu'il est le seul ou le dernier à pouvoir franchir pour explorer ce qui se trouve au delà, ce qui lui confère un rapport singulier avec l'espace, bien entendu, mais aussi avec le temps. En effet, la fermeture du passage qui suit toujours le retour d'Alexandre (symbolisée ici par l'incapacité du conquérant de l'islam, à la mission pourtant combien légitime aux yeux des musulmans, à réitérer le même exploit) ouvre, instaure un temps d'attente destiné à durer jusqu'au moment, par essence eschatologique, où les portes des mondes interdits s'ouvriront à nouveau - pour le meilleur et pour le pire. Il est clair que cette image du héros est en parfaite conformité avec le modèle fourni par "l'homme aux deux cornes" du Coran (sourate La Caverne), conquérant guidé par Dieu qui se voit accorder l'empire universel et qui, à l'extrémité septentrionale de l'univers habité, érige le célèbre mur (ou digue) de fer et de bronze qui enfermera les peuples impurs de Gog et Magog jusqu'au Jour du Jugement : alors le mur s'écroulera, les créatures immondes déferleront sur la terre et leur irruption signalera la fin des temps. Cette conception, dont la dimension eschatologique a été forgée par le christianisme syriaque avant d'être reprise par l'islam, s'est développée à partir de la légende grecque où le thème du franchissement de l'obstacle, de la limite, jouait déjà un rôle fondamental. Du franchissement, on a pu dire qu’il constitue un des principaux ressorts de la narration dans un texte comme l'Anabase d'Arrien, en particulier pour les franchissements de fleuves et étendues d'eau qui jalonnent la progression du conquérant et font souvent l'objet d'un traitement privilégié, au point qu'Alexandre y fait figure de "maître des passages fluviaux". Si le thème du passage reste fondamental dans la légende arabe, la linéarité narrative du cheminement disparaît en revanche au profit d’une concentration de la représentation des seuils et des franchissements sur les confins du monde. Une revue rapide des grands épisodes de la geste du conquérant tels qu'ils figurent chez les traditionnistes, chroniqueurs et auteurs de Vies des Prophètes, géographes et polygraphes des IXe-XIe siècles, suffit à montrer cette focalisation sur les seuils extrêmes dont le héros ferme l'accès derrière lui, contrastant avec le relatif effacement des descriptions des parcours du héros dans l'espace connu et ses réalités géographiques : - l'enfermement de Gog et Magog, à l'extrême nord, est l'exploit bien connu qui donne sa dimension eschatologique à la mission terrestre du héros (François de Polignac, Alexandre maître des seuils et des passages : de la légende antique au mythe arabe. In: Littérales. Numéro spécial, n°2, 1999 - www.persee.fr, fr.wikipedia.org - Gog et Magog). "preuve" 1160-74 «ce qui est susceptible d'établir la réalité, la vérité de quelque chose» (Wace, Rou, éd. A. J. Holden, III, 397) (cnrtl.fr). C'est la première apparition de mot "preuve" dans CNRTL, au sujet d'un moine lubrique. N'i estuet aveir altre prueve, Dez ke l'um a méfet le trueve (Robert Wace, Le Roman de Rou et des Ducs de Normandie publie pour la premiere fois avec des notes par Frederic Pluquet, Tome 1, 1827 - books.google.fr). Le Roman de Rou est une chronique versifiée, rédigée en anglo-normand par Wace «Pour remembrer des ancessours Les faiz et les diz et les mours», couvrant l’histoire du duché de Normandie de l’époque de Rollon jusqu’à la bataille de Tinchebray, en 1106 (fr.wikipedia.org - Roman de Rou). Rolf le Marcheur, ou Rollon (Rollo en latin, Hrólfr en vieux norrois) est parfois appelé Robert Ier le Riche, Robert étant le nom qu'il reçut à son baptême. Les textes médiévaux le nomment volontiers Rhou ou Rou, né en Scandinavie vers 846 et mort à Rouen vers 932, est un seigneur viking. Le qualificatif «le Marcheur» viendrait du fait que, en raison de sa haute taille et de sa corpulence robuste, aucun cheval ne pouvait le supporter; il était donc contraint de se déplacer à pied (fr.wikipedia.org - Rollon). A la cour des Hauteville de Sicile, le géographe arabe Muhammad Al-Idrisi dirige l'exécution d'une mappemonde et en écrit le commentaire (après 1154). Dans la section consacrée à l'Europe du Nord, on trouve une description du «pays des Madjous», c'est-à-dire des idolâtres : «la majeure partie de ces contrées est déserte et inhabitée, bien qu'on y trouve quelques villages peuplés. Les neiges y sont éternelles». Le terme de «Madjous» est utilisé dans les textes arabes pour parler des païens, censément adorateurs du feu: appliqué d'abord aux Perses, il devient caractéristique de l'Europe du Nord (Loïc Chollet, Les Sarrasins du Nord: Une histoire de la croisade balte par la littérature (XIIe-XVe siècles), 2019 - books.google.fr). A la fin du IXe siècle, les Vikings avaient donc parcouru les plus riches contrées du royaume franc de l'Ouest, et ne se trouvaient plus arrêtés que par des résistances locales dont ils finissaient presque toujours par triompher. Les Vikings, enrichis par le butin, ne songeaient plus guère à retourner en Scandinavie, et les invasions se transformaient peu à peu en émigration, les expéditions en conquêtes. Déjà plusieurs chefs célèbres, Weland, Hastings, Ketil, Hunedée, avec de nombreux compagnons, avaient demandé le baptême, pour se fixer en France à demeure et jouir paisiblement de leurs conquêtes. (cosmovisions.com). Le chef viking danois Weland accepte de se convertir au christianisme en 862 sous le règne de Charles le Chauve. Cet événement marque un tournant politique majeur : au lieu de repousser systématiquement les envahisseurs, l'Empire carolingien commence à intégrer les Hommes du Nord au sein de la chrétienté. Vers 859-862, Hasting et Björn Côte de Fer passent pour être les premiers à avoir franchi Gibraltar. En 856 les navires de Sidroc remontent la Seine bientôt rejoints par ceux de Björn pour attaquer Paris fin décembre. Le viking Weland, en 860 propose, après avoir lui-même commis des ravages, de vendre au roi ses services pour chasser les vikings de la Seine. D’autres arrivent cependant et incendient Paris en 861. Weland, devenu plus cher, assiège cependant les groupes dans leur repaire et les expulse moyennant rançon pour avoir la vie sauve. Il se convertit mais meurt dans une rixe (Sandrine Bonnal, Histoire des Vikings – Des invasions à la diaspora par Pierre Bauduin, 2019 - books.google.fr). Hasting, un Viking cruel et fourbe qui prend la ville de Luna, en Italie, dans des conditions qui rappellent tout à fait la prise de Troie, grâce à une ruse apparentée à celle du fameux cheval, puisqu'une mort feinte et un faux enterrement lui permettent de faire entrer dans la cité convoitée ses guerriers et des armes, cachées dans un cercueil vide. Divers remplois formels soulignent la filiation, en décrivant la prise de Luna en des termes empruntés au livre II de l'Enéide. Et un dernier détail ajouté par Dudon, précisant qu'Hasting, en s'emparant de Luna, croyait prendre Rome, achève de faire du chef viking quelqu'un qui aspire à reproduire le modèle énéen, mais ne peut conserver que sa face la plus sombre et échoue finalement dans son entreprise. Réduit au rôle de repoussoir, Hasting élimine ainsi la part d'ombre du héros virgilien et permet à son successeur, Rollon, de reproduire un modèle épuré, redevenu impeccable (Francine Mora, L'Enéide au Moyen Âge, Cahiers de l'Association internationale des études françaises, Numéros 52-53, 2001 - books.google.fr). Glaber et Dudon de Saint-Quentin prétendent qu'il était fils d'un paysan des environs de Troyes en Champagne, et qu'entraîné par ses penchants cupides et cruels, il abandonna sa patrie et sa religion pour s'enrôler parmi les pirates normands (Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, Volumes 23 à 24, 1858 - books.google.fr). Entre le IIe et le Ve siècle, les communautés chrétiennes développèrent donc une série de procédés permettant d'éprouver les convertis, de les instruire, et d'accompagner leur initiation. Des membres de la secte, garants du contrat dans lequel s'engageait le nouvel élu, accompagnaient le catéchumène dans sa démarche (Franck Roumy, L'adoption dans le droit savant du XIIe au XVIe siècle, 1998 - books.google.fr). Quand les Normands apportèrent en nostre terre françoise les pilleries, saccage. mens et bruslemens, comme s'exprime un vieux chroniqueur, Chartres fut assiégée par ces barbares. Après un siége infructueux, ils eurent recours à la ruse; feignant de vouloir se convertir, ils demandèrent le baptême; une fois introduits dans la ville, les perfides mirent tout à feu et à sang. La cathédrale ne put échapper à leurs fureurs sacrilèges. L'évêque saint Frobold et son clergé, avec une multitude de chrétiens qui s'étaient réfugiés dans le temple, y furent égorgés et ensevelis sous ses débris fumants. Cet affreux désastre eut lieu le 12 juin 858 (Marcel Joseph Bulteau, Petite monographie de la cathédrale de Chartres et des églises de la même ville, 1872 - books.google.fr). Après avoir doublé Charles le Chauve lors du siège d'Oissel en empochant l'argent des deux camps, Weland s'est retrouvé en difficulté au cours de l'année 862. Une partie de ses propres troupes ne lui faisait plus confiance, et la pression militaire franque s'intensifiait. Pour sauver sa peau et négocier une alliance durable avec le roi, Weland se rend à la cour franque avec sa femme et ses fils, et se convertit. Selon les Annales de Saint-Bertin, en 863, alors que Weland vit à la cour royale, deux Vikings de son ancienne flotte (qui s'étaient eux aussi fait baptiser) se présentent devant le roi. Ils dénoncent publiquement Weland et l'accusent de duplicité (perfidia). Ils affirment que sa conversion au christianisme est une totale imposture. Sous les yeux du roi et de la cour, Weland affronte l'un de ses accusateurs en duel. Weland perd le combat et est mis à mort sur le champ. Pour les chroniqueurs chrétiens de l'époque, sa défaite était la preuve divine que son baptême n'avait été qu'un mensonge sacrilège et une ruse politique (www.fafnir.fr - Weland). Avant la conversion de Rollon, des sources franques parlent des Normands de façon péjorative et font preuve de méfiance envers les nouveaux baptisés. Wieland, allié de Charles le Chauve, mourut au cours d'un combat singulier contre un adversaire qui l'avait accusé d'infidélité, une pratique qualifiée de coutume normande. La mention de cette coutume normande permet toutefois de passer sous silence le fait que Charles le Chauve n'avait pas soutenu son vassal. Nous pouvons mentionner un autre cas extrême, pratiquement contemporain de Rollon et de Charles le Simple. Un allié du roi Eudes tua un Normand fraîchement baptisé nommé Catillus (Ketill). Il était convaincu soit d'avoir tué un traître potentiel, soit d'avoir ouvert au baptisé les portes du paradis. Ce récit de Richer n'est probablement qu'une légende, mais en tout cas, il devait être crédible pour ses lecteurs. Nous retrouvons encore un lointain écho de cette méfiance chez Dudon. Il parle, en effet, d'une ruse normande : le Normand Hasting fit semblant de se faire baptiser, puis simula sa mort afin de profiter ensuite de son enterrement chrétien pour conquérir la ville. Il se servit donc d'un simulacre de conversion comme méthode de guerre. La méfiance déjà existante semble avoir été fortement attisée par ces cas occasionnels d'apostasie, alors que les Normands qui respectaient leurs vœux de baptême étaient considérés comme des exceptions notables (Alheydis Plassmann, Le processus d'adaptation des Normnands à la christianitas, 911-2011. Penser les mondes normands médiévaux, 2023 - books.google.fr). Les coutumiers Váttr désigne un témoin ou un garant. C'est un terme juridique très courant dans les sagas et les lois médiévales scandinaves pour désigner une personne appelée à attester d'un fait ou d'un accord (par exemple, un trúnaðar-váttr est un témoin de confiance). Várar (généralement employé au pluriel) désigne les serments solennels, les vœux ou les pactes d'unions (notamment les promesses de mariage). Ce mot est directement lié à Vár, la déesse nordique des serments et des contrats entre hommes et femmes. Elle veille à ce que ces promesses soient respectées et punit ceux qui les transgressent Le mot latin votum (qui a donné "vœu" en français) et le verbe volo ("je veux") partagent une histoire étymologique très proche, car ils sont tous deux issus de la même racine indo-européenne. La racine indo-européenne commune *wel- porte le sens de «vouloir», «choisir» ou «désirer». Il existe un texte fondamental de la littérature norroise qui lie explicitement ces deux concepts : la Skáldskaparmál (l'Art poétique), qui est la deuxième partie de l'Edda de Snorri Sturluson écrite au XIIIe siècle. Dans le chapitre consacré aux déesses (les Ásynjur), Snorri explique l'origine des noms des divinités et définit précisément pourquoi les affaires privées des hommes et des femmes portent le nom de várar, tout en introduisant le besoin de témoins (váttar) pour les sceller. Le passage de l'Edda de Snorri (Chapitre 35) : «La neuvième [déesse] est Vár : elle prête l'oreille aux contrats privés (einkamál) que passent entre eux les femmes et les hommes; c'est pourquoi ces accords sont appelés várar. Elle se venge aussi de ceux qui les violent.» Dans la pratique légale islandaise qui découle de cette même tradition (que l'on retrouve codifiée dans le recueil de lois médiévales Grágás), tout accord privé de ce type (várar, comme des fiançailles) devait obligatoirement être prononcé devant des témoins clés : les festar-váttar (témoins de fiançailles). Dans le système juridique scandinave, la règle des deux témoins (váttar) était la norme de base pour la quasi-totalité des contrats, des transactions commerciales ou des affaires juridiques courantes. Un témoin unique n'avait aucune valeur légale (C. N Neff, Parties to court actions in Saga Age Iceland, 930-1030 AD, 1982 - kar.kent.ac.uk). La déesse Syn est la patronne des serments juridiques (Alexander Haggerty Krappe, Mythologie universelle, 1930 - books.google.fr). Elle personnifie la justice et la vérité, protectrice des accusés. Cette déesse est la fille de Sif, divinité de la beauté et de la paix, qui n'est autre que l'épouse du dieu Thor dont le marteau protégeait les paysans réunis en Thing (ou Ding), c'est-à-dire en assemblée judiciaire et législative (on retrouve ce nom dans la dénomination germanique du mot "mardi" : all. Dienstag, néerl. dinsdag (Les traditions d'Europe, Volumes 1-24, 1982 - books.google.fr). Les coutumiers apparaissent durant la première moitié du XIIIème siècle, dans l'Ouest de la France : le Très ancien Coutumier de Normandie est composé en deux temps : la première partie, vers 1199-1200, la seconde, vers 1220; le Grand Coutumier de Normandie date de 1250 environ. Dans la seconde moitié du XIIIème siècle, le Nord et le Centre possèdent également leurs coutumiers : Le Conseil à un ami, de Pierre de Fontaines, bailli de Vermandois, dans les départements actuels de l'Aisne et de la Somme (vers 1253); Le Livre de Jostice et de Plet, droit coutumier de l'Orléanais (vers 1260); Les Etablissements de Saint Louis, coutumes de Touraine, d'Anjou et de l'Orléanais (vers 1270); Les coutumes de Beauvaisis (confins de l'Ile-de-France et de la Picardie), rédigées vers 1280 par Philippe de Beaumanoir, bailli du comte de Clermont, sont les plus célèbres. L'auteur ne se contente pas d'énumérer les règles en vigueur, mais se livre à des comparaisons entre les différentes coutumes, se réfère à la jurisprudence du Parlement. Toutes ces oeuvres mêlent au droit coutumier des règles empruntées au droit romain et canonique (Olivier Devaux, Histoire des institutions de la France, (1er-XIVe siècle), 1993 - books.google.fr). Si les modes de preuve judiciaire deviennent plus rationnels à partir du XIIIe siècle, ce type de procédure n’est toutefois pas nouveau en Normandie qui avait déjà recours à une «enquête jurée» dès le milieu du XIIe siècle. Le Très ancien coutumier, tout comme la Summa de legibus, y font référence. Cette enquête (inquisitio) permet d’établir la vérité judiciaire grâce aux déclarations de plusieurs personnes ayant au préalable prêté serment. Ces dernières sont désignées par la justice, et non par les parties (sinon il s’agirait de témoins ordinaires). Elles constituent en ce sens un véritable «jury de preuve» (R. Besnier). Cet usage précoce d’un groupe de témoins comme mode de preuve incite Brunner à penser que l’enquête par turbe est apparentée à l’enquête normande qu’elle est venue supplantée au XIIIe siècle (Gwenaëlle Callemein, Quand la coutume doit être prouvée : l’usage de l’enquête par turbe, 2019 - conde.hypotheses.org). Le défendeur peut offrir de prouver qu'il a lui-même produit l'objet réclamé, par exemple qu'il a fabriqué le drap; en pareil cas, il fait sa preuve dans certaines coutumes par témoins et dans d'autres par la bataille : Grand coutumier de Normandie, chap 19. Ancien coutumier de Bourgogne, chap. 14; Etablissements de saint Louis. Les deux premiers textes parlent de la preuve par deux témoins, le troisième exige des gages de bataille (Ernest Désiré Glasson, Histoire du droit et des institutions en Angleterre, 1882 - books.google.fr). Lien avec le quatrain suivant VI, 98 Le roi Charles le Chauve faisait le siége de la ville de Toulouse, que l'auteur de toutes les dissensions du temps, le comte Bernard, ancien chambellan de l'empereur Louis-le-Débonnaire, avait poussée à la révolte. Des troupes auxiliaires lui furent envoyées de ses États. Hugues, abbé de Saint-Bertin, fils de Charlemagne, Ribbodon son neveu, Ebroin évêque de Poitiers, Raguenaire évêque d'Amiens, Loup abbé de Ferrières et plusieurs autres abbés faisaient partie de cette armée de secours. Pépin, fils de l'ancien roi d'Aquitaine du même nom, vint à sa rencontre et la battit aux environs d'Angoulême. La déroute fut complète (Jules Hénocque, Histoire de l'abbaye et de la ville de Saint-Riquier, Tome 1, 1880 - books.google.fr). Hugues et Richebaud sont exécutés. Nithard, le chroniqueur royal et petit-fils de Charlemagne, les comtes Eckard et Ravan sont également tués. Ebroin, évêque de Poitiers, Ragenaire, évêque d'Amiens, l'abbé Loup et les deux fils du comte Eckard sont faits prisonniers. C'est un désastre pour Charles le Chauve. Toulouse ne tombera pas et lève le siège. Pépin a gagné. Cette victoire éclatante des Aquitains pourrait rassurer les Vikings qui voient s'éloigner la menace franque, mais au lieu de cela, elle les inquiète : ils savent que Charles le Chauve va proposer la paix à Pépin d'Aquitaine. Or, si les deux souverains se réconcilient, ils feront cause commune contre les Danois. Les Danois doivent tout faire pour empêcher cette paix de prendre forme. C'est sans aucun doute la raison de leur présence devant Toulouse quelques semaines après le siège. Ils font une démonstration de force, prouvant à Pépin d'Aquitaine que leur flotte est capable de frapper n'importe quelle cité au cœur du royaume et que la menace qu'ils font peser sur le pays ne concerne pas seulement les zones côtières. Sans doute, les Danois tentèrent-ils d'ouvrir des négociations, mais de toute évidence, la main tendue par leur chef, Asgeir a priori, ne fut pas saisie. Les Danois rebroussent chemin. Ainsi, ce raid audacieux s'inscrirait dans une politique d'alliance que les Danois essaient de mettre en place avec les ennemis de Charles le Chauve. Outre cette motivation diplomatique, nous imaginons une raison technique à ce raid. Pour la première fois, une flotte viking vient de remonter un fleuve (Joël Supéry, Les Vikings au cœur de nos régions, 2009 - books.google.fr). Typologie Le report de 1997 sur la date pivot 859 donne -279. Le 18 janvier - 279 (1er février du calendrier romain), le consul Tiberius Coruncanius triomphe des Étrusques de Vulci et de Volsinies. En automne, a lieu l'attaque du sanctuaire de Delphes par les Gaulois de Brennos. Une légende relate un miracle opéré par Apollon pour éviter le sacrilège; une autre plus tardive évoque un sac du sanctuaire et les trésors emportés en Gaule seront retrouvés plus tard par les Romains dans des sanctuaires de la région de Toulouse. Brennos, blessé, se suicide. Ces événements marquent le début de l'ascension de la Confédération étolienne qui prend Delphes sous son contrôle. Selon Diodore de Sicile, Brennos aurait éclaté de rire lorsqu’on lui dit que les Grecs adoraient des dieux à forme humaine, figurés en bois ou en pierre. Les Celtes en effet répugnent généralement à représenter leurs dieux (fr.wikipedia.org - Année 279 av. J.-C.). Cf. le quatrain suivant VI, 98. 45 degrés The first state, first edition, of Girolamo Ruscelli's 1561 map 'Tierra Nueva', is an early and influential map of what would become New England and the Canadian Maritime Provinces. It is among the earliest acquirable maps to cover the eastern coastline of North America. The map spans from upper Florida northwards past Cabo de Santa Maria to Larcadia (Kitty Hawk), Angoulesme (New York Harbor), Nova Scotia, and Labrador. The map is a further development of the 1548 Gastaldi map of the same region. While the Gastaldi was limited entirely to the coastline, Ruscelli's map attempted to show a network of rivers and is among the first regional maps to show mountains in the interior of North America (Girolamo Ruscelli, Geografia di Tolomeo, trad. dal greco, 1561 - www.geographicus.com). Angoulesme se trouve entre le 45° et 50° parallèle. La ville d'Angoulême en France se trouve sur le 45° 38'. Girolamo Ruscelli, né à Viterbe vers 1500 (ou 1518), mort à Venise en 1566, est un écrivain polygraphe italien, ayant participé à la vie littéraire de Venise et ayant publié sous un pseudonyme un livre de secrets qui connut un succès éclatant dans toute l'Europe (fr.wikipedia.org - Girolamo Ruscelli). Giacomo (Jacopo) Gastaldi (vers 1500, Villafranca, Piémont – octobre 1566, Venise), est un important cartographe vénitien du XVIe siècle (fr.wikipedia.org - Giacomo Gastaldi). La statue de la liberté réplique celle de Cadix qui guidait les Vikings. Elle est recouverte de plaques de cuivre (fr.wikipedia.org - Statue de la Liberté). Oussama Ben Laden Le quatrain situe l’action sur le continent où l’on aura prouvé que les Normands sont allés. C’est à dire l’Amérique où fut découvert en 1960 le site de l’Anse aux Meadows à Terre-Neuve par Helge Ingstad, reconnu patrimoine de l’humanité en 1978 par l’UNESCO [1]. Le 11 septembre 2001, New York (« grande cité neuve », new signifiant nouvelle, neuve), ville situé entre le 40ème et 45ème parallèle nord, est victime d’un attentat perpétré à l’aide de deux avions des lignes régulières (« ciel »). Les tours du World Trade Center s’effondrent sous le choc de la collision et brûleront encore plusieurs jours après. Dans les deux cas, ces raids ont provoqué d'immenses chocs psychologiques qui ont forcé les empires attaqués à redéfinir totalement leur système de sécurité : création d'une immense flotte de guerre omeyyade au IXe siècle; mise en place de la guerre mondiale contre le terrorisme et du renforcement aérien au XXIe siècle. Le quatrain étant situé quelques quatre ans avant la date des faits, cela donne l’impression d’une longue préparation. Le quatrain X, 72 pourrait avoir un rapport avec cet événement : L’an mil neuf cens nonante
neuf sept mois, Du ciel viendra un grand Roy
deffraieur, Ressusciter le grand Roy
d’Angolmois, Avant après Mars regner par bon heur. Lorsque l’on sait que le premier nom européen de la baie de New York a été « Angoulême »[2], nom donné par Verrazano en 1524 en l’honneur de François Ier, comte d’Angoulême, on peut identifier le « Roy d’Angolmois » avec Rudolf Giuliani, maire de New York, qui retrouva une grande popularité à la suite de l’attentat (« Ressusciter ») ou bien avec Georges W. Bush, président des Etats-Unis qui se lance dans une guerre de représailles contre les Talibans, comme le fit F.D. Roosevelt, né à New York, sénateur et gouverneur de l’Etat, contre les Japonais après Pearl Harbour. Le « Roy d’effraieur » serait naturellement Oussama Ben Laden qui se manifeste par une attaque aérien (« Du ciel »). C’est la mise en relation de ces deux quatrains qui permet de dater l’événement. 1997 pour le premier, 1999 pour le second, donne 2001 à raison arithmétique de deux ans d’intervalle. François Ier pourrait être “l’antéchrist trois” du quatrain VIII,77, massacreur des Vaudois de Provence (VIII,70 et III,99 “Mésopotamie” est le “pays entre deux fleuves” comme Lyon où les Vaudois ont trouvé leur fondation), ce qui le désignerait à la fois comme “roi d’effrayeur” et “roi d’Angoumois” de ce quatrain X,72 donnant la date de 1999. François Ier fut allié des Ottomans musulmans. Il fit donc massacrer 3000 Vaudois en 1545, 3000 comme le nombre de victimes du World Trade Center en 2001. Une autre interprétation de ce quatrain donne comme "roi d'Angoumois" Henri III d'Angleterre, fils d'Isabelle d'Angoulême, qui sera roi dans sa minorité comme Louis II d'Anjou, le "roi de Blois", roi de Sicile dans sa minorité sous la régence de sa mère Marie de Blois. |