Le pape Calixte Ier selon saint Hippolyte

Le pape Calixte Ier selon saint Hippolyte

 

VIII, 14

 

2040

 

Le grand crédit d'or et d'argent l'abondance,

Aveuglera par libide l'honneur,

Cogneu sera d'adultère l'offence,

Qui parviendra à son grand deshonneur.

 

Calixte (ou Callixte ou Calliste), fils d’esclaves d’origine grecque, naît à Rome vers 155/160. Esclave chrétien, ayant fait de mauvaises opérations avec la communauté juive de Rome, il met en faillite la banque dont son maître Carpophorus, un chrétien, lui a donné la gestion. Le généreux Carpophorus le fait libérer quand il est emprisonné après avoir tenté de fuir en s'embarquant pour Porto. Dénoncé comme chrétien et perturbateur de l'ordre public devant le préfet Fuscien (185-189) par les juifs à qui il réclame des comptes (dit-on), il est flagellé et envoyé comme forçat aux mines de soufre sardes (v. 186-189). De retour à Rome, après avoir obtenu sa grâce (suite à l’intervention de Marcia, la maîtresse chrétienne de l’empereur Commode) et son affranchissement, il reçoit des subsides de l'évêque de Rome Victor qui l’envoie à Antium pour étudier les Saintes Ecritures. L'évêque de Rome Zéphyrin le fait venir à Rome, l'ordonne diacre et le nomme conseiller principal chargé spécialement de gérer le cimetière des catacombes de Priscille sur la via Salaria. L’une de ses réalisations les plus marquantes en qualité d’archidiacre est la construction sur la voie Appienne d’un nouveau cimetière : les catacombes de Calixte, sanctuaire où reposent les martyrs et tous les papes ayant vécu au IIIe siècle. Calixte, élu en 217, est le premier évêque de Rome à être désigné par le titre de Pape. Son élection est contestée par l’antipape Hippolyte qui l’accuse de modalisme (doctrine qui refusait de voir en Jésus une personne divine distincte du Père) et de laxisme pour avoir permis à des adultères repentants de recevoir la sainte communion, approuvé les mariages entre esclaves et personnes libres et fait recevoir à la pénitence, tous les pécheurs, si grandes soient leurs fautes. Les Philosophoumena (Livre IX), pamphlet attribué à Hippolyte, le présente comme un homme industrieux pour le mal et plein de ressources pour l'erreur, qui guettait le trône épiscopal. Callixte est un administrateur avisé et un financier expérimenté (compilhistoire.pagesperso-orange.fr).

 

Les détails qui suivent sont empruntés au livre IX des Philosophoumena (Haeresium omnium confutatio, Refutationes).

 

Il avait mal débuté dans la vie. Son maître était un chrétien nommé Carpophore, qui, découvrant en lui beaucoup d'habileté et une disposition naturelle au négoce, lui avait confié l'administration d'une banque dans laquelle un grand nombre de chrétiens avaient placé leur argent, entraînés par leur confiance dans un homme qui partageait leur foi; des veuves, des indigents y avaient déposé leur modeste pécule. Tout cet argent fondit bientôt entre les mains de Calliste. Il a trouvé de nos jours des apologistes complaisants qui le présentent comme une victime malheureuse du commerce. S'il avait été innocent, il n'aurait pas montré une si grande frayeur quand la caisse se trouva vide. S'étant enfui précipitamment, il s'était embarqué sur un vaisseau près de mettre à la voile, comme font aujourd'hui les gens malheureux à sa manière, lorsqu'il fut rejoint par son maître; de frayeur il se jette à la mer, mais il est sauvé malgré lui. Carpophore, pour tout châtiment, l'envoya aux champs tourner la meule. Calliste, qui goûtait peu ces occupations agrestes, persuada à son maître de le rappeler à la ville, en lui faisant croire qu'il pouvait seul récupérer l'argent perdu et laver son nom de l'opprobre d'une banqueroute. Calliste savait fort bien qu'il n'avait aucun moyen de retrouver les sommes dissipées; mais il comptait sur son habileté, sur les circonstances, sur le hasard. Alléchés par l'espoir, les créanciers frustrés assiègent la maison de Carpophore, mais d'argent, point. Avec toutes ses ruses Calliste n'aboutit à rien, et il se dit que cette fois il ne pourra échapper au juste courroux de son maître. C'est alors qu'il imagine une scène à grand effet qui doit au moins relever son honneur, et qui dénote sa profonde habileté. Il ne peut éviter la prison comme esclave infidèle, il veut essayer d'y entrer comme chrétien, afin de couvrir sa honte de la gloire des confesseurs. A cet effet il se rend au jour de sabbat dans la synagogue juive sous le prétexte de réclamer quelque argent, et là, il interrompt le culte et se pose en chrétien enthousiaste. On l'arrête à ce titre. En vain Carpophore dénonce ses vols, il est envoyé dans l'île de Sardaigne pour y travailler aux mines, et ainsi il a réussi à honorer un désastre qui était inévitable en l'assimilant aux nobles souffrances de la fidélité chrétienne. Dans ces temps agités, et dans une vie tumultueuse comme l'était celle de Rome, les déprédations d'un homme obscur comme Calliste furent promptement oubliées. Au bout de quelques années on ne devait plus voir en lui qu'un pieux confesseur que ses souffrances recommandaient à l'estime de l'Église.

 

A l'avènement de Commode, la persécution s'arrêta, grâce à l'influence de sa maîtresse Marcia, qui avait été au moment de se faire chrétienne. Elle demanda à l'évêque Victor une liste des confesseurs exilés en Sardaigne et la remit à un vieil eunuque nommé Hyacinthe avec l'ordre de ramener à Rome tous ceux qui étaient inscrits sur cette liste. Le nom de Calliste ne s'y trouvait pas; mais avec son art de circonvenir les gens il parvint à capter la faveur d'Hyacinthe, et il revint en Italie, au grand mécontentement de l'évêque Victor, qui le connaissait bien; il le relégua à la campagne pour y vivre des charités de l'Église. Nous ignorons comment il s'y prit dans cette retraite pour nouer d'étroites relations avec Zephirinus; il est certain qu'il acquit un grand ascendant sur ce vieillard faible et ignorant; il fut probablement introduit par lui dans le clergé de Rome et il devint son conseiller, ou plutôt il gouverna l'Église sous son nom. Il n'eut plus désormais qu'une idée, préparer son élection à l'épiscopat, et il ne recula devant aucun moyen pour atteindre ce but. Il faut aux hommes d'intrigue des situations compliquées ; c'est dans les eaux troubles qu'ils tendent le mieux leurs filets. L'Eglise de Rome traversait précisément alors la crise que nous avons décrite; elle était en proie à des divisions intérieures, à de violentes discussions ; les partis se dessinaient, les prétentions de la hiérarchie soulevaient des protestations passionnées, et les hérétiques venus de l'Orient, dissimulant leur vraie pensée, offraient leur appui au haut clergé. Calliste découvrit promptement quelle conduite il devait tenir pour arriver à ses fins; il accepta avec empressement les avances des hérétiques, et, fort de cette alliance, commença à combattre énergiquement le parti de la résistance. En même temps il chercha à se faire des amis dans tous les rangs. C'était un vrai magicien, dit Hippolyte, un séducteur habile et perfide qui savait ensorceler les esprits. Il se faisait tout à tous dans un sens auquel n'avait certes pas pensé saint Paul et avec une souplesse qui le rendait insaisissable. Profitant de l'indétermination des formules théologiques à cette époque, il se faisait orthodoxe avec les orthodoxes, hérétique avec les hérétiques, parlant le langage de chacun, au fond imbu d'une sorte de panthéisme inconscient qu'il avait appris de l'hérétique Cléomène. On savait aussi combien il était tolérant pour la discipline, et c'était une grande chance pour lui dans un temps de relâchement moral. Calliste ne se montrait opposé qu'aux partisans de la liberté de l'Église, parce qu'il savait qu'il n'avait rien à en attendre; il avait même l'audace de les accuser d'hérésie en s'appuyant sur quelques expressions imprudentes. Déjà alors il avait rencontré Hippolyte au premier rang de ses adversaires, et il avait essayé de ruiner son crédit par tous les moyens.

 

Calliste était un de ces hommes qui avancent en rampant. Ses flatteries et ses caresses l'avaient rendu populaire, et à la mort de Zéphirinus il fut élevé à l'épiscopat. On se tromperait fort si l'on s'imaginait que cette élection révèle une dégradation générale au sein de l'Eglise de Rome. Il suffisait de la coalition de quelques intrigants pour la faire réussir et pour surprendre la bonne foi du peuple chrétien, qui voyait en Calliste un ancien confesseur et n'avait pas été initié à sa tortueuse politique. Il y aurait donc une grande injustice à faire rejaillir sur l'Église elle-même l'opprobre de cette élection. A peine élu, Calliste jeta le masque, et, forcé de choisir entre les diverses écoles hérétiques qu'il avait tour à tour favorisées en secret, il frappa d'excommunication Sabellius, l'un des hommes qu'il avait le plus ménagés, qu'il avait même contribué à retenir dans l'erreur par ses mauvais conseils, et qui était certainement l'esprit le plus distingué parmi les faux docteurs. Calliste pensait ainsi avoir donné un gage suffisant à l'orthodoxie et s'être mis à l'abri de tout soupçon, tout en conservant ses idées favorites. Il semblait qu'arrivé au terme de son ambition il n'avait plus rien à désirer; mais une ambition nouvelle le saisit : celle d'accroître le pouvoir épiscopal dont il venait d'être revêtu, et d'en finir avec le parti qui avait si longtemps maintenu les droits du peuple chrétien. Ses intentions se manifestèrent par deux arrêtés qui n'étaient que trop significatifs, et qui dépassaient les prétentions les plus exagérées de ses prédécesseurs. Il décida d'une part que si un évêque commettait même un péché mortel il ne serait pas déposé, proclamant ainsi l'inviolabilité du sacerdoce, et d'une autre part il conféra à l'évêque, ainsi placé au-dessus de toute condamnation possible, le droit de pardonner directement les péchés, sans autre condition que son bon plaisir. C'était réellement en faire le représentant de Dieu sur la terre et fouler aux pieds toutes les règles de l'ancienne discipline.

 

Calliste rencontra l'opposition la plus énergique de la part d'une portion importante de l'Église de Rome. Saint Hippolyte indigné ne mit aucun ménagement dans sa résistance; on voit qu'il rallia autour de lui tous ceux qui tenaient encore à l'antique liberté et à l'antique discipline, et qu'il mit dans sa polémique la vigueur indomptable de son caractère et l'emportement d'une nature passionnée. Il ne recule pas devant l'insulte pour abattre son adversaire; celui-ci personnifie pour lui toutes les mauvaises causes, il voit en lui un usurpateur et un corrupteur. Hyppolyte n'est pas un tribun du peuple dans l'Église, il ne prêche pas la liberté pour la liberté; non, il ne veut la liberté que pour la sainteté. Il combat dans un grand intérêt moral; il repousse la servitude qui dégrade pour fortifier les saintes obligations d'une austère piété; il brise le joug de la hiérarchie, mais c'est pour resserrer d'une main ferme le frein de la discipline. On a accusé saint Hyppolyte d'avoir poussé le rigorisme trop loin; on l'a accusé d'une implacable dureté pour le pécheur pénitent. Nous ne nions pas qu'il n'ait dépassé la juste mesure de la sévérité; il n'était pas dans sa nature d'être modéré, et en voyant Calliste faire le chemin du retour si large et si facile à tous les hommes indistinctement, il fut entraîné à le faire trop étroit et d'un accès trop difficile. Calliste prétendait que l'arche de Noé où étaient entrés les animaux impurs et les animaux purs était la représentation fidèle de l'Église, et il en concluait que l'on ne devait pas tant se préoccuper de sa sainteté. « Laissez, disait-il, l'ivraie croître avec le bon grain, et souvenez-vous que saint Paul nous a défendu de juger nos frères. » Avec ces beaux raisonnements, on peut se figurer à quel degré de corruption serait descendue dans une ville comme Rome la société religieuse, si la paix s'était prolongée pour elle. Dès le commencement du troisième siècle on l'eût vue submergée par les multitudes profanes qui ne lui eussent demandé qu'un signe tout extérieur, un nom nouveau et une vague assurance de salut, et qui, en échange de ces bienfaits illusoires, se seraient courbées avec docilité sous une autorité dont elles n'auraient pas senti le poids, parce qu'elles n'auraient jamais pris le christianisme au sérieux.

 

Le tableau qu'Hippolyte nous trace de l'Église de Rome sous le pontificat de Calliste peut être chargé, mais dans ses traits généraux il répond certainement à la vérité. «Les auditeurs de Calliste, disait saint Hippolyte, se multiplient et se vantent de leur nombre, grâce à sa complaisance. Ils méprisent la loi du Christ et ne renoncent à aucun péché, disant : L'évêque nous remettra nos fautes.» On vit de grandes dames romaines attirées vers le christianisme, comme Marcia, la maîtresse de Commode, bien plus par l'amour de la nouveauté que par de vraies aspirations religieuses, obtenir la sanction du vice, et faire autoriser des unions illégitimes qui maintenaient les honteux désordres de la vie 'païenne dans des familles qui se disaient chrétiennes et qui n'étaient que riches et influentes. Hippolyte n'est pas le seul écrivain du temps qui ait signalé ce triste état de choses. Origène y fait une allusion très-claire, selon nous, dans les paroles suivantes : «Les évêques et les anciens qui livrent les Eglises à des hommes indignes ne doivent-ils pas être assimilés à ceux qui vendent des colombes dans le temple de Dieu ? Que ceux donc qui occupent le siège épiscopal dans des vues ambitieuses prennent garde d'être renvoyés par Jésus-Christ,» (Origène, t. III, p. 953.) Cyprien portait sur la génération chrétienne qui l'avait précédé un jugement en tout point conforme à celui d'Hippolyte. « Une longue paix, disait-il, avait corrompu la discipline qui nous a été transmise. Beaucoup d'évêques, négligeant leurs fonctions, se plongeaient dans les affaires temporelles et frustraient les pauvres. La discipline pour les mœurs n'existait plus. » (Cyprien, de la Prés., c. 5-6.) Ainsi le mal qui désolait l'Église de Rome s'était généralisé, le parti de l'oppression avait partout favorisé le relâchement moral, et la cause de la sainteté avait été perdue en même temps que celle de la liberté.

 

Mais nous avons à l'appui du témoignage d'Hippolyte une preuve plus éclatante que tous les textes, c'est l'étrange défaillance du courage chrétien dans la persécution qui éclata après le temps de Calliste. Les défections furent innombrables, et il y eut comme une contagion d'apostasie. Il fallut un nouveau baptême de sang pour que l'Église retrouvât son héroïsme, et il devint nécessaire que la souffrance exerçât de nouveau sa rude et salutaire discipline. Ces défections, qui firent couler tant de larmes à Carthage, à Alexandrie et à Rome, manifestaient un mal caché dans l'Église dont les germes avaient été lents à mûrir. Le livre de saint Hippolyte est le meilleur commentaire du fameux traité de saint Cyprien sur les apostats, dans lequel il nous montre la chute effrayante de tout un peuple de traîtres, «ruines hideuses et repoussantes.» (Edmond de Pressensé, La crise intérieure de l'Eglise de Rome, Revue nationale et étrangère, politique, scientifique et littéraire, Volume 8, 1862 - books.google.fr).

 

L'œuvre des Philosophoumena en 10 livres, fut écrite après 222. Il n'en subsiste que les livres I et IV à X. Le livre I, connu depuis 1701, était transmis sous le nom d'Origène ; les livres IV à X ont été retrouvés en 1842 et l'ensemble a d'abord paru en 1851 sous le nom d'Origène. Le titre "Philosophoumena" correspond plus particulièrement au livre I mais est employé le plus souvent pour désigner l'ensemble de l'œuvre (data.bnf.fr, Albert Réville, Saint Hippolyte et la Société chrétienne de Rome au commencement du IIIe siècle, Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 57, 1865 - fr.wikisource.org).

 

C'est le catalogue des croyances païennes et des systèmes chrétiens gnostiques. L'Elenchos contre toutes les hérésies (ou Apophasis megalê), transmis sous le nom d'Hippolyte, pourrait être l'œuvre d'un laïc romain schismatique de la première moitié du IIIe siècle, hostile au pape Calixte Ier (217-222), peut-être un certain Josippos.

 

L'auteur appelé Hippolyte de Rome est traditionnellement un prêtre romain mort en martyr avec le pape Pontien en 235. Mais l'Hippolyte des nombreux commentaires exégétiques (dont celui sur Daniel), du De Christo et Antichristo, du Traité sur la Pâque et de la Réfutation contre toutes les hérésies, est plutôt un évêque, peut-être de Palestine, de la deuxième moitié du IIIe siècle (fr.wikipedia.org - Hippolyte de Rome).

 

"adultère"

 

Marcia Aurelia Ceionia Demetrias était la maîtresse et l'un des assassins de l'empereur romain Commode qui régna de 180 à 192 après J.C. Elle était la fille de Marcia Aurèle Sabinianus, un ancien esclave affranchi par l'empereur Lucius Verus. Avant d'être la maîtresse de l'empereur Commode, Marcia était celle de l'un de ses cousins, le Sénateur Marcus Ummidius Quadratus Annianus. Elle fut, par la suite, la femme de son serviteur, Eclectus. Marcia était vraisemblablement chrétienne. Elle persuada d'ailleurs Commode d'adopter une politique favorable aux Chrétiens, et de maintenir des relations étroites avec Victor Ier, évêque de Rome.

 

Marcia, le préfet du prétoire Laetus et Eclectus, le chambellan de Commode ils décident de tuer Commode. Marcia se serait chargée de l'exécution. Il était d'usage que lorsque Commode avait fini son bain, elle lui versait toujours la première coupe à boire, afin que de la main d'une maîtresse, le vin lui parût meilleur. Elle mélangea son vin avec du poison et lui donna après son bain. Après avoir bu la coupe, Commode commença à vomir abondamment. Les conspirateurs prirent peur que Commode ne recrache tout le poison. Ils ordonnèrent alors à Narcisse, un jeune athlète, d'étrangler Commode contre une grosse récompense. Après le meurtre de Commode, Marcia et Eclectus se marièrent, mais peu de temps après elle fut tuée sur ordre de Didius Julianus en 193 (fr.wikipedia.org - Marcia (maîtresse de Commode)).

 

Typologie

 

Il faut souligner qu’avec Hippolyte la typologie inaugurée par l’Ecriture elle-même, et mise en valeur par saint Justin déjà, atteint sa «promotion décisive» : l’Ancien Testament est une Ecriture chrétienne et c’est en ce sens qu’elle est expliquée à la communauté, les réalités de l’Ancien et du Nouveau Testament se correspondent (Soeur Gabriel Peters, Lire les Pères de l’Église. Cours de patrologie, DDB, 1981., Littérature chrétienne du IIIe s. (II) : Hippolyte de Rome - har22201.blogspot.com).

 

Le report de 2040 sur la date pivot 190 donne -1660.

 

Epoque du roi d'Argos Criasus (Lenglet Du Fresnoy, Tablettes chronologiques de l'hist. univers., sacrée et proph., ecclésiast. et civile, depuis la création du monde, jusqu'à l'an 1762, 1763 - books.google.fr).

 

L'opinion commune est qu'Inachus fonda ce Royaume l'an 2148 de la Création. Il regna 50 ans, & laissa la Couronne à son fils Phoronée, le premier qui ait élevé des Autels en Grèce. Ce fut en l'honneur de Junon. Il fut fondateur d'une Ville nommée Phoronie, & vainquit les Parrhasiens, & les Thelchines, qu'il renferma dans l’Ile de Rhodes. Cette expédition le rendit maître de la Presque-isle entiére, qu'il laissa à son fils Apis, après un regne de 60 ans. Apis étant mort sans enfans, Argus fils de la soeur Niobé, & , petit-fils de celui à qui les Poëtes ont donné tant d'yeux, lui succeda. C'est de lui qu'Argos prit son nom. Il eut pour successeur son fils Criasus que d'autres nomment Péirasus, ou Péranthus. D'autres de ces trois personnes font autant de Rois differens, Ce qu'il y a de certain c'est que Callithie fille de ce dernier étoit Prêtresse de Junon à Argos, & que la date se prenant de sa promotion au Sacerdoce, cette année devient la grande époque des Argiens. Phorias succeda à Criasus. C'est sous son règne que parurent l'inventeur de la Sphere Atlas, & son frere Promethée (Le Journal des Scavans, Bibliographie : Histoire de Grèce de Temple-Stanyan, Volume 131, 1743 - books.google.fr).

 

Monéta, qui signifie sans doute celle qui avertit, était un surnom de Junon à Rome, Juno Moneta ; c'est dans son temple qu'on fabriquait la monnaie ; de là moneta prit le sens de monnaie (Emile Littré, Dictionnaire de la langue française, Tome 3, 1863 - books.google.fr).

 

Le quatrain suivant VIII, 15 peut concerner la prêtresse gauloise Velléda.

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