Fern√°n Gonz√°lez

Fern√°n Gonz√°lez

ou

Teresa Fern√°ndez de Traba

 

VIII, 49

 

2066

 

Satur au bŇďuf iove en l'eau, Mars en fleiche,

Six de février mortalité donra :

Ceux de Tartaigne à Bruges si grand breche,

Qu'à Ponterose chef Barbarin mourra.

 

Chemin de Compostelle

 

Tardaigne : Tardajos

Bruge : Burgos

Ponte roso : Puente de Mula/ Puente Fitero

 

Ces √©tapes du chemin de Compostelle de Burgos √† L√©on sont issus de la Nouvelle Guide des Chemins √©dit√©¬† par Nicolas Bonfons en 1583 (Xavier de Bonnault d'Hou√ęt, P√®lerinage d'un paysan picard √† Saint Jacques de Compostelle au commencement du XVIIIe s., 1890 - www.google.fr/books/edition, Jean Bonnerot, la Guide des chemins de France de Charles Estienne (1553), 1936 - www.google.fr/books/edition).

 

6 février

 

Selon Macrobe (Sat., I, 12), c'est ¬ęV√©nus qui, comme sous un joug en √©quilibre, assortit les amours et les mariages (quae velut jugo concordi jungit matrimonia amicitiasque componit), a pour partage la portion ant√©rieure (du Scorpion) que les Grecs appellent "zugos" et nous libra (fl√®che de la balance)¬Ľ. Ce passage est remarquable parce qu'il √©voque une image de V√©nus tenant en main la fl√®che horizontale d'une balance sous laquelle elle unit les √©poux et les amants (Salomon Reinach, Cultes, mythes et religions, 1923 - books.google.fr).

 

V√©nus en Balance est symbolis√©e par une balance et le Sagittaire est symbolis√©, lui, par un √™tre mi-cheval, mihomme portant un arc. Regardez bien ces deux objets symboliques : la balance et l'arc. N'ont-ils pas quelques ressemblances ? Ils ne sont pas vus sous le m√™me angle et ne poss√®dent pas la m√™me fonction. Pourtant, curieusement, on parle aussi bien de la fl√®che de l'arc que de la fl√®che de la balance. Au mot ¬ębalance¬Ľ, Jean Chevalier et Alain Gheerbrandt disent que : ¬ęLa fl√®che, lorsque les plateaux sont en √©quilibre, ou l'√©p√©e qui s'identifie √† elle, est le symbole de l'Invariable Milieu¬Ľ (La√ętitia Defranoux, V√©nus et vous, 2018 - books.google.fr).

 

Vénus qui donne son nom au Vendredi, jour  sacré des Musulmans.

 

Au 6 f√©vrier 942, Saturne au Taureau (29¬į 9), Jupiter en Verseau (12¬į 45) et Mars en Balance ("fl√®che" ?) (24¬į 13) (www.astro.com).

 

La qualit√© de vassal du roi de Le√≥n qui fut celle du comte de Castille appara√ģt aussi dans les op√©rations qu‚Äôil mena contre les incursions du califat de Cordoue, toujours conjointement avec le roi de Le√≥n. De fait, Fern√°n Gonz√°lez joua un r√īle ind√©niable dans les entreprises de d√©fense des terres chr√©tiennes et de Reconquista. Les ann√©es 932-942 furent marqu√©es par des confrontations r√©guli√®res avec les Maures. En 934, le calife eut le projet d‚Äôenvahir la Castille, ravagea les rives du Duero et notamment les citadelles castillanes de San Esteban de Gormaz et d‚ÄôOsma, sous les murs de laquelle les troupes de Ramiro II et de son vassal Fern√°n Gonz√°lez d√©rout√®rent l‚Äôarm√©e adverse. Apr√®s de multiples petites escarmouches, en 938, Abd al-Rahman III lan√ßa la plus grande exp√©dition r√©unie jusqu‚Äôalors contre les chr√©tiens du Nord, la ¬ęcampagne de l‚Äôomnipotence¬Ľ, qui l‚Äôamena, apr√®s plusieurs semaines de razzias, √† affronter √† la c√©l√®bre bataille de Simancas Ramiro II, roi de Le√≥n, Garc√≠a S√°nchez Ier, roi de Pamplona, Fern√°n Gonz√°lez et Asur Fern√°ndez, un autre comte castillan. Le calife vaincu s‚Äôen retourna √† Cordoue d‚Äôo√Ļ, adaptant sa strat√©gie militaire, il ne lan√ßa plus que des attaques de plus petite envergure. La d√©faite maure permit aux Castillans et aux L√©onais de reprendre pied au-del√† du Duero en r√©investissant et en repeuplant les villes-forteresses de la fronti√®re, √† l‚Äôinstar de Sep√ļlveda, restaur√©e en 940 par Fern√°n Gonz√°lez. Apr√®s une paix √©ph√©m√®re sign√©e en 941, le conflit entre Maures et chr√©tiens reprit et, en 942, Fern√°n Gonz√°lez, mandat√© par le roi de Le√≥n, et Garc√≠a S√°nchez Ier de Pamplona furent d√©faits √† Tudela, avant que les troupes ennemies ne pillent une partie des terres m√©ridionales de la Castille. Apr√®s quelques nouvelles incursions maures sous Ordo√Īo III, une paix fut sign√©e entre chr√©tiens et Maures. [...]

 

D√®s le d√©but du Poema, le h√©ros appara√ģt sous le paradigme du defensor Castellae, qui trouve sa premi√®re illustration dans le conflit exclusivement religieux qui oppose Fern√°n Gonz√°lez aux musulmans. √Ä peine √©lu comte de Castille, il se lance √† la conqu√™te de la forteresse de Carazo tenue par les Infid√®les avant d‚Äôaffronter, √† la bataille l√©gendaire de Lara (pour obtenir une construction en diptyque), Almanzor, le mythique roi des Maures pr√©sent dans toute la litt√©rature √©pique castillane. Le troisi√®me conflit entre les repr√©sentants des deux religions, le plus important (cent quatre-vingts strophes), se d√©roule √† Hacinas et n‚Äôest rien d‚Äôautre qu‚Äôune r√©√©criture de la bataille de Simancas, dont s‚Äô√©tait d√©j√† empar√©, quelques d√©cennies auparavant, Gonzalo de Berceo dans sa Vida de san Mill√°n, et que le po√®te anonyme recentre ici exclusivement sur la figure de Fern√°n Gonz√°lez. Dans chacune de ces confrontations, le comte de Castille agit en parfait seigneur et chef de guerre, en miles Christi, et triomphe toujours en Maurorum victor (Mat√≠as Ferrera, Fern√°n Gonz√°lez, comte de Castille devenu h√©ros (Xe-XVe si√®cles), 2017 - www.chartes.psl.eu).

 

"Ponteroso" : Puente Fitero

 

La carte de Du Val, le Chemin de S. Jacques, porte ¬ęPuente de Mula¬Ľ et les cartes actuelles ¬ęItero del Castillo¬Ľ (Xavier de Bonnault d'Hou√ęt, P√®lerinage d'un paysan picard √† Saint Jacques de Compostelle au commencement du XVIIIe s., 1890 - www.google.fr/books/edition).

 

Itero del Castillo es el √ļltimo t√©rmino de la provincia de Burgos que atraviesa el Camino de Santiago antes de entrar en tierras palentinas (Enciclopedia del rom√°nico en Castilla y Le√≥n, Volume 11, 2002 - books.google.fr).

 

Puente Fitero (non loin d‚ÄôItero) ¬ęen la ribera de Pisuerga e en el camino frances et en el obispado de Palencia¬Ľ (Chr. g√©n., p. 717, 1. 53) (Georgius Cirot, Chronique latine des rois de Castille jusqu'en 1236, Tome 2, 1913 - books.google.fr).

 

La famille de Lara prit une part active aux troubles qui ensanglant√®rent l'Espagne √† la mort d'Alfonso VI, en la personne, notamment, de Pedro Gonzalez de Lara. Inconditionnel partisan de la reine Urraca; celui-ci prit part, en 1110, √† la bataille de Candespina, pr√®s de Sepulveda, o√Ļ p√©rit le comte G√≥mez Gonzalez, l'amant de la reine. On le retrouve en 1123 √† Compostelle, toujours aux c√īt√©s d'Urraca, dont il aurait √©t√© lui aussi l'amant. Zurita rapporte que lorsque Pedro Gonzalez voulut √©pouser la reine Urraca (¬ępens√≥ de casar con ella¬Ľ) Gutierre Fern√°ndez, le chef de la famille des Castro, qui, tout au long du r√®gne d'Alfonso VII et de la minorit√© d'Alfondo VIII, devait s'opposer √† celle des Lara, intervint vigoureusement et s'empara de lui. Nous citons :

 

Y, prosiguiendo esta querella Gutier Fernández contra el conde don Pedro [González de Lara), le prendió, y le detuvo en el castillo de Mansilla, que es en el reino de León.

 

La Historia compostelana, que Zurita, de son propre aveu, suit ici, conte en ces termes l'événement :

 

Eodem tempore Guterrus Fredenandides Comitem Petrum Gundisalvidem ceperat, & in Castello Masselliae eum captum tenebat. Comes iste P. ut rumor ajebat firmissima amoris catena U. Reginae obsequi solitus erat, & ab ea Castellam, & non modicam partem Campaniae tenebat : ob hoc ejus captio moerorem atque tristitiam Reginae generaverat.

 

Rodrigo de Tol√®de, pour sa part, ne fait √† cette incarc√©ration aucune allusion. La question que nous nous posons est de savoir si les rapports de gardien √† prisonnier qui furent ceux de Gutierre Fern√°ndez et de Pedro Gonz√°lez de Lara ont pu marquer, compte tenu de la relative similitude des noms de ces derniers et de ceux de Gutierre Arias et de Fern√°n Gonz√°lez (comte de Lara; ne l'oublions pas), les rapports de ceux-ci dans la comedia. Il faudrait alors que cette influence e√Ľt √©t√© indirecte, qu'elle se f√Ľt exerc√©e, sinon oralement, du moins √† travers un r√©cit d√©j√† contamin√©. Dans le cas contraire, on voit mal, en effet, comment le contexte n'e√Ľt pas jou√© contre le ph√©nom√®ne de contagion un r√īle dissimilateur. Mais il ne s'agit ici, r√©p√©tons-le, que d'une simple supposition. Encore moins : d'une conjecture (Ren√© Cotrait, Pour une bibliographie de Fern√°n gonz√°lez. IV : Une "Comedia nueva" de Manuel Bellosartes, La Fuerza del Amor conyugal o Sancha, Condesa de Castilla. In: Bulletin Hispanique, tome 75, n¬į3-4, 1973 - www.persee.fr).

 

Cf. le quatrain X, 25 pour retrouver la reine Urraca.

 

El conde Fern√°n Gon√ß√°lez yendo a pelear con Alman√ßor, rey moro, vio a su gente desmayada, porque ab√≠an visto que la tierra se ab√≠a tragado a Pero Gon√ß√°lez de la Puente Fitero. √Čl los anim√≥, declarando este prodigio : que pues la tierra no los pod√≠a sufrir, y se abr√≠a, tampoco los moros podr√≠an (Lorenzo Palmireno, Cuentos, Archivo de filolog√≠a aragonesa, Volumes 63 √† 64, 2007 - books.google.fr).

 

Juan Lorenzo Obras se Palmireno (1514 or 1524 - 1579 or 1580) was an Aragonese humanist, playwright and educator. Philip II of Spain called him the most learned man in his kingdom (en.wikipedia.org - Juan Lorenzo Palmireno).

 

D'origine √©pique, le r√©cit de la bataille de Lara - bataille que la PCG (Premi√®re Chronique g√©n√©rale, 1289), ch. 688-691, situait quarante-cinq ans avant l'av√®nement de Hisham II - faisait d√©j√† mention d'Almanzor, et le compilateur y avait d√©j√† introduit une glose relative au titre d'alhagib port√© par le g√©n√©ral maure. Il s'en souvient au ch. 734 et, pour √©liminer cette invraisemblance chronologique, il distingue deux Almanzor : le premier aurait √©t√© l'adversaire malheureux de Fern√°n Gonz√°lez √† Lara et √† Hacinas ; le second serait le hadjib de Hisham II. Au premier de ces personnages, la PCG attribue la mort qui, selon le Tudense 10 et le Tol√©dan 11, fut celle de l'Almanzor historique (L. Chalon, Almanzor dans la Primera cronica genaral de Espa√Īa, Hommage au professeur Maurice Delbouille, 1973 - books.google.fr).

 

Quittant le saint homme Pelayo qui lui fait la proph√©tie de sa victoire, Fern√°n Gonz√°lez, qui a eu la vison de saint Jacques, rejoint ses troupes √† Lara, √† 8 Kms environ au nord de San Pedro de Arlanza. Le r√©cit de la bataille qu'y situe le po√®te (str. 252-280) ne r√©clame aucun commentaire particulier. L'√©l√©ment merveilleux dans le P.F.G. (Poema de Fernan Gonzalez) est beaucoup plus consid√©rable que dans le Mio Cid. Apr√®s la bataille et le pillage du camp musulman, Fern√°n Gonz√°lez emm√®ne d'abord ses troupes √† S. Pedro de Arlanza (str. 280-283), puis √† Burgos o√Ļ sont soign√©s les bless√©s (str. 284-285). Burgos se trouve √† environ 32 Kms √† vol d'oiseau au n.w.de S. Pedro de Arlanza. Dans le P.F.G., Burgos ne fait l'objet d'aucune attaque lanc√©e par les Musulmans. En r√©alit√©, la capitale castillane √©tait loin. Par contre, selon le po√®te, le roi Garc√≠a S√°nchez de Navarre profitera d'une absence du comte pour d√©vaster la r√©gion orientale de la Castille et mettre le si√®ge devant Burgos, que defend la comtesse Sancha (Louis Chalon, L'histoire et l'√©pop√©e castillane du Moyen Age: le cycle du Cid, le cycle des comtes de Castille, 1976 - books.google.fr).

 

Au cours de la bataille Fernan tue un roi des Maures d'Afrique (Eugène François Achille Rosseeuw Saint-Hilaire, Histoire d'Espagne depuis les premiers temps historiques jusqu'à la mort de Ferdinand VII, Tome 2, 1837 - books.google.fr).

 

L‚Äô√©l√©ment indispensable √† souligner est s√Ľrement le rattachement des combats de la Reconquista √† San Pedro de Arlanza, pr√©sent√© alors comme une simple chapelle en ruines. Tous les lieux √©voqu√©s dans l‚Äôintrigue opposant Castillans et Maures se trouvent dans les environs du monast√®re. Fern√°n Gonz√°lez d√©couvre ce dernier, miraculeusement guid√© par un sanglier, avant la bataille de Lara et l‚Äôun des trois ermites du lieu, Pelayo, lui annonce ses tribulations et victoires √† venir ; le comte s‚Äôengage √† reconstruire l‚Äô√©difice et √† y √©lire sa s√©pulture. La victoire acquise, il y vient en p√®lerinage une fois avant d‚Äôy retourner √† la veille de la bataille de Hacinas (transposition de celle de Simancas) o√Ļ Pelayo, mort entre-temps, et Mill√°n lui apparaissent en songe et lui pr√©disent le triomphe ; la victoire advenue, les Castillans se rendent √† Arlanza pour y enterrer leurs morts et y d√©poser une part de leurs gains (Mat√≠as Ferrera, Fern√°n Gonz√°lez, comte de Castille devenu h√©ros (Xe-XVe si√®cles), 2017 - www.chartes.psl.eu).

 

Hicham II ¬†devient l'h√©ritier du califat omeyyade √† la mort de son fr√®re a√ģn√©, en 970. Les dignitaires lui pr√™tent un serment de fid√©lit√© en f√©vrier 976 car son p√®re al-Hakam se sait d√©j√† gravement malade. Ce dernier meurt quelques mois plus tard, le 1er octobre 976. Hisham a moins de 12 ans lorsqu'il est intronis√© le 3 octobre gr√Ęce au h√Ędjib al-Mushaf√ģ et √† Muhammad ibn Ab√ģ Amir (Almanzor) qui administre d√©j√† ses biens depuis six ans (fr.wikipedia.org - Hicham II).

 

45 ans avant 970 ou 976 donne 925 ou 931.

 

"Chef Barbarin"

 

Une version l√©gendaire de la mort d'Almanzor, beaucoup plus flatteuse pour les arm√©es chr√©tiennes, appara√ģt en 1236 dans le Chronicon Mundi de Lucas de Tuy. Selon ce dernier, le Cordouan fut vaincu √† Calata√Īazor (un petit village situ√© sur la route de Soria √† San Esteban de Gormaz) par une coalition groupant Vermudo II de L√©on, le comte Garc√≠ Fern√°ndez de Castille et Garcia S√°nchez II de Navarre. Le Maure r√©ussit √† s'enfuir √† la faveur de la nuit mais, d√©sesp√©r√©, il se laissa mourir d'inanition en un lieu appel√© Borgecorexi et il fut inhum√© √† M√©dinaceli. Ce r√©cit , qui contredit des t√©moignages arabes et chr√©tiens beaucoup plus anciens, est entach√© d'anachronismes √©vidents : en 1002, Vermudo II, Garc√≠ Fern√°ndez et Garc√≠a S√°nchez II √©taient tous trois d√©c√©d√©s. La d√©faite de Calata√Īazor est pr√©sent√©e comme un ch√Ętiment c√©leste apr√®s la destruction de Saint-Jacques de Compostelle de 997 (L. Chalon, Almanzor dans la Primera cronica genaral de Espa√Īa, Hommage au professeur Maurice Delbouille, 1973 - books.google.fr).

 

"Tardaigne"

 

Entre las defensas se cita al ¬ęCastrillo de Tardajos¬Ľ. El castillo de Tardajos es una de las fortalezas que en el segundo tercio del siglo IX formaron la l√≠nea defensiva de Castilla. En 929, exist√≠an en Tardajos las iglesias de San Pelayo, San Crist√≥bal y Santa Eulalia. El presb√≠tero Ariano dona al Monasterio de Arlanza su haber en iglesias y bienes ra√≠ces, sito en Tardajos, el 3 de febrero de 929. Este es el primer documento escrito que se refiere con toda certeza a Tardajos. Son los tiempos de Fern√°n Gonz√°lez, que firma como testigo este documento. Se presenta en el lat√≠n original y se traduce despu√©s, como se har√° con los documentos posteriores : ¬ęSub sancte et individue Trinitatis Pater, Filius, et Spiritus Santus, quod corde et ore profero. Ego Arianus presbiter tibi Juliano abbati vel omni collegio cenobii fratum Santorum Apostolorum Petrii et Pauli ibidem degentium... trado atque concedo omnia facultate mea, tam mobile quam¬† immobile id est, ecclesia vocabulo Sancti Christofori et ecclesia Sancti Pelagii ad integro, et ecclesie Sancte Eulalie terciam partem ; et concedo terras ad modios LXXX sementis, vineas, ortos, domos, cum omni agressu et regressus, cum padulibus vel ductis aquarum... Facta cartula testamenti atque tradicionis sub die quod est III, Nonas Febroarii, Era DCCCCLXVII, regnante domino et principe nostro Adelfonso in Legione¬Ľ (Alfredo Herrera Nogal, El Concejo de la villa de Tardajos: fueros e historia, 1980 - books.google.fr).

 

Un 6 février 942 en Léon

 

6 de febrero de 942 Braudila da al monasterio de San Cosme y San Dami√°n de Abellar unos unos bienes que hab√≠a recibido de su suegra como herencia de su mujer (Cuadernos de historia de Espa√Īa, Num√©ro 6, 1946 - books.google.fr).

 

En esa fecha, el obispo don Diego (1112-1130) asumió para la catedral los bienes del ya decadente monasterio de San Cosme y San Damián de Abellar, entre los que se encontraba la rica biblioteca que en 927 el abad Cixila había donado a este monasterio. En ella abundan, con mucha diferencia, los libros espirituales o de formación, la mayoría, entre los que se incluyen las obras de autores como Virgilio, Juvenal, Catón (Horacio Santiago-Otero, Fe y cultura en la Edad Media, 1988 - books.google.fr).

 

Pour Caton : cf. VIII, 26.

 

Troisi√®me fils d'Ordo√Īo II de Le√≥n, Ramire II succ√®de en 927 √† son fr√®re Alphonse IV et √©limine la m√™me ann√©e les h√©ritiers de Fruela II pour √™tre reconnu seul roi de Le√≥n, des Asturies et de Galice en 928, apr√®s la d√©ch√©ance de son fr√®re Sanche-Ordo√Īo qui s'√©tait proclam√© roi en 926 √† Saint-Jacques-de-Compostelle. Ramire II attaque l'alcazar de Madrid en 932, mais est vaincu par les Omeyyades en 937. Par la suite, il remporte une importante victoire au foss√© de Simancas en 939. N√©anmoins les raids musulmans se multiplient √† la fin de son r√®gne. Sous son r√®gne, en 935, la Castille proclama une autonomie de fait, sous l'autorit√© du comte Ferdinand Gonz√°lez (fr.wikipedia.org - Ramire II de L√©on).

 

La bataille de Simancas voit s'affronter, en 939, les troupes chr√©tiennes coalis√©es des rois de Le√≥n Ramire II et de Pampelune Garc√≠a II et celles du calife Abd al-Rahman III, sous les murailles de la cit√© de Simancas, proche de Valladolid, sur la fronti√®re s√©parant le califat de Cordoue du royaume de Le√≥n. L'issue de cette bataille, favorable aux arm√©es chr√©tiennes, leur donnent le contr√īle des territoires du Duero. Les deux arm√©es se rencontr√®rent au confluent du Duero et de la Pisuerga, non loin de Simancas. L'importance des forces en pr√©sence, mais aussi l'√©clipse solaire quelques jours plus t√īt, sem√®rent l'effroi dans les deux camps, qui se sont observ√©s pendant deux journ√©es enti√®res. Au troisi√®me jour, la bataille s'engagea, le 5 ao√Ľt 939 vers le milieu du jour (fr.wikipedia.org - Bataille de Simancas).

 

Durante cerca de diez a√Īos Fern√°n Gonz√°lez hab√≠a colaborado al lado de Ramiro II con tal lealtad que en Le√≥n se udo creer que hab√≠an desaparecido los antiguos antagonismos. Se le ve junto al rey lo mismo en los campos de batalla que en las asambleas de la corte, asistiendo a las fiestas palaciegas y confirmando las donaciones reales. Su nombre en los diplomas del rey y su presencia en los actos solemnes son un indicio de colaboraci√≥n y de cordialidad. A veces firma sencillamente Federnandus, como en una donaci√≥n de Ramiro en Compostela, que lleva la fecha del 21 de enero de 934. El mismo a√Īo aparece en una donaci√≥n regia al monasterio leon√©s de San Cosme de Abellar, empezado ya el mes de junio. El 935 no ofrece ning√ļn diploma leon√©s con su nombre, tal vez porque la lucha contra los moros le retuvo constamente in Castilla (Justo P√©rez de Urbel, Fern√°n Gonz√°lez, El H√©roe Que Hizo a Castilla, 1952 - books.google.fr).

 

Les Porcellet

 

Ambroise Morales et autres, marquent qu'elle descend de Diego de Castille, surnommé Porcelos, comte de Castille, fils de Rodrigo de Castille également comte de Castille, petit-fils de Paterna de Castille et de Ramire Ier d'Oviedo. Le nom patronymique de Porcelos, vient-il de l'ancienne famille romaine de ce nom ou du fait que les Porcelos sont originaires de Porcelis, bourg de Castille (fr.wikipedia.org - Maison des Porcellets).

 

Cf. quatrains IX, 22 et X, 96.

 

Typologie

 

Le report de 2066 sur la date pivot 942 donne -182.

 

Apr√®s la deuxi√®me guerre punique, les Romains √©tendirent leur domination sur le pourtour m√©diterran√©en et plus particuli√®rement sur l'Hispanie vers 209 av. J.-C. Publius Cornelius Scipion, g√©n√©ral romain, se heurta aux Celtib√®res alors qu'il progressait vers l'int√©rieur des terres. Les Espagnols se livr√®rent √† une gu√©rilla f√©roce, tentant de contr√īler les routes commerciales. Heureusement pour Rome, les Espagnols √©taient constitu√©s en tribus et divis√©s, si bien qu‚Äôils ne surent jamais s‚Äôunir pour former une r√©sistance commune. Les combats s'intensifient en 181 av. J.-C., ¬ęles barbares¬Ľ s'emparent de plusieurs villes et les Romains sont refoul√©s jusque sur la colonie massaliote d‚ÄôEmpories. Les l√©gions romaines sont alors sous le commandement du consul Quintus Fulvius Flaccus. Mais les Celtib√®res sont ensuite vaincus au cours d'une bataille et prennent la fuite vers leurs villes nouvellement fortifi√©es dans les montagnes.

 

La guerre languit, les Espagnols sont retranch√©s et les Romains ne peuvent combattre sur tous les fronts. En effet, les Celtib√®res, se sentant menac√©s par l‚Äôaffermissement de la domination romaine dans la vall√©e de l‚Äô√ąbre, s‚Äôunirent aux Lusitaniens, aux Vacc√©ens et aux Carp√©tans. Mais les l√©gions romaines, au cours d‚Äôune grande bataille pr√®s de Tol√®de, vainquirent et massacr√®rent les troupes barbares, provoquant la rupture des alliances espagnoles. Les Romains employ√®rent alors plusieurs ann√©es √† cerner leurs montagnes devenues le foyer de la r√©sistance, et des victoires gagn√©es au nord et au sud leur ouvrirent l‚Äôentr√©e aux camps celtib√®res. En 179 av. J.-C., le successeur de Flaccus, Tiberius Sempronius Gracchus remporte une s√©rie de victoires et prend les villes de Cravis et de Complega, for√ßant ainsi les barbares √† se rendre et √† signer un trait√© de paix, accordant aux Romains une partie des terres de la c√īte est de l'Hispanie. Pour gagner ces peuples, il leur fit de douces conditions : il les d√©clara alli√©s de Rome et plac√©s sous son protectorat, √† la seule condition de lui fournir, en cas de guerre, des hommes et de l‚Äôargent. Cette guerre et l'attitude des Celtib√®res provoqua l'admiration des Romains pour ce peuple (fr.wikipedia.org - Premi√®re Guerre celti√®re).

 

Autrement

 

"Ponteroso" : Puente Fitero

 

El puente de Itero, también llamado Paso Itero, Puente Fitero o Ponteroso, situado sobre el río Pisuerga entre Itero de la Vega e Itero del Castillo, es uno de los puentes más largos del Camino de Santiago, con once arcadas de sillería. Fue edificado por orden de Alfonso VI de León. Es una construcción del siglo XI, remodelado en el siglo XVII respetando su estilo románico original (es.wikipedia.org - Puente de Itero).

 

Situé sur la rive droite de la rivière Pisuerga, en haut d’une colline, sur une vallée fertile et riche, nous trouvons Simancas, sur des sols sablonneux de Tierra de Pinares (www.turismocastillayleon.com).

 

Itero del Castillo. Castillo-fortaleza que parece se construy√≥ en la Reconquista en tiempos de Fern√°n Gonz√°lez (Rese√Īa estad√≠stica de la Provincia de Burgos, Instituto Nacional de Estad√≠stica (Spain), 1965 - books.google.fr).

 

Puente Fitera et les Lara

 

Teresa Fern√°ndez de Traba (died 6 February 1180 in Le√≥n) was the Queen consort of Le√≥n (1178‚Äď1180) during the reign of Ferdinand II. Teresa was the illegitimate daughter of Theresa, Countess of Portugal, and Fernando P√©rez de Traba, Lord of Trastamara. She was already married to Count Nu√Īo P√©rez de Lara in 1152 when both ceded Castronu√Īo to its inhabitants and established its borders, maintaining certain rights over the village after King Alfonso VII of Le√≥n and Castile donated it in 1156 or 1157 to the Knights Hospitaller. On 29 January 1160 Teresa and husband Nu√Īo founded the Cistercian convent of Santa Mar√≠a at Perales, donating to Ozenda, the first abbess, all their properties in Perales and Zorita. In 1174, they gave the bishop of Burgos the village of Barchilona in exchange for all the rights and properties of the hospital in Puente de Fitero which they had founded and donated to the Knights Hospitalle (en.wikipedia.org - Teresa Fernandez de Traba).

 

Nu√Īo P√©rez de Lara (died 3 August 1177) was a Castilian nobleman, politician and military leader. He began his career at the court of the Emperor Alfonso VII, during whose reign he took part in the repoblaci√≥n of the Extremadura and the defence of the Almohad frontier. Between 1164 and 1169 he governed Castile as regent for the underage Alfonso VIII, and he continued to exercise semi-regal power in the kingdom until 1176. He founded two monasteries and fostered the cult of Thomas Becket in Spain. He died taking part in the Reconquista of Cuenca (en.wikipedia.org - Nuno Perez de Lara).

 

El Conde Don Nu√Īo Perez de Lara, hijo tercero del Conde D. Pedro Gon√ßalez Se√Īor de Lara, fu√® Se√Īor de Lara, Alferez mayor de Castilla, Tutor del Rey Don Alonso VII (Luis de Salazar y Castro, Indice de las Glorias de la Casa Farnese, o resumen de las heroycas acciones de sus Principes, 1716 - books.google.fr).

 

El origen del Hospital de San Nicol√°s de Bari de Puente Fitero hay que buscarlo a finales del siglo XII, siendo una fundaci√≥n del conde Nu√Īo P√©rez de Lara y su esposa do√Īa Teresa. En 1174 este hospital qued√≥ exento de los derechos del diezmo y primicias. A comienzos de la siguiente centuria - entre 1208 y 1210 - los hijos de los citados condes (Fernando N√ļ√Īez de Lara, y su mujer Mayor) donaron parcialmente el hospital a la Orden de los Caballeros Hospitalarios de San Juan de Jerusal√©n, estableciendo un acuerdo de administraci√≥n conjunta y eligi√©ndolo como lugar de sus enterramientos (www.arteguias.com).

 

"chef Barbarin"

 

"Babarin" peut être un surnom comme Barbarino pour le céramiste Jean Forasassi, italien installée à Rennes au XVIIIe siècle (A. Jacquemart, L'Art de terre, Gazette des beaux-arts, Volume 19, 1865 - books.google.fr).

 

Fernando N√ļ√Īez de Lara (fl. 1173‚Äď1219) was a count of the House of Lara. He spent most of career in the service of the Kingdom of Castile, but at times served the neighbouring Kingdom of Le√≥n as well. He was a courtier late in the reign of Alfonso VIII (1158‚Äď1214), whom he served as alf√©rez, the highest military post in the kingdom, in 1187‚Äď1188 and 1201‚Äď1205. Fernando also fought, with his brothers √Ālvaro and Gonzalo, at the Battle of Las Navas de Tolosa in 1212.

 

Fernando is last mentioned on 28 April 1219. For reasons unknown, he went into exile in Africa and died at Marrakesh after being received into the Hospitaller Order on his deathbed. His body was brought back for burial at the Hospitallers' hospital founded by his parents in Puente Itero. His widow was alive as late as 1232 (en.wikipedia.org - Nuno Perez de Lara).

 

1175

 

Ici, on désolidarise les deux premiers vers, faisant l'hypothèse qu'ils datent deux événements séparés dans le temps.

 

Astrologiquement en Novembre 1175 on a Saturne en Taureau, Jupiter en Scorpion (signe d'eau) et Mars, cette fois, en Sagittaire (flèche de l'arc) (www.astro.com).

 

En 1174, le Roi de L√©on avec la seule garnison de Zamora, taille en pieces une Arm√©e d'Almohades command√©e par Ferdinand Ruiz de Castro, un des plus c√©lebres G√©neraux de son si√©cle. Ce Castro, ami & partisan du Vainqueur, n'auroit-il pas trahi les Mahometans ? Quoiqu'il en soit, redoutant la vengeance & la colere de Juchef, il s'attache au Roi de L√©on. Au m√©pris de l'autorit√© Royale, les Lara & les Castro se font une guerre implacable dans le sein du Royaume. Alfonse ne pouvant les concilier, est oblig√© d'√™tre le spectateur de leurs querelles & de leurs combats. Ferdinand Ruiz de Castro, prot√©g√© par le Roi de L√©on, remporte une victoire complette sur les Lara; les principaux Partisans de cette Maison perdent la vie dans cette Action. Nune qui avoit √©t√© R√©gent est fait prisonnier. Castro eut pu inquietter le Roi de Castille, mais content de sa victoire & de l'humiliation des vaincus, il laisse respirer la patrie.

 

En 1175, le L√©gat du Pape Alexandre III, le cardinal Jacinto, donne un grand-scandale √† l'Europe, en obligeant le Roi de L√©on de r√©pudier sa femme Urraque, Infante de Portugal, parce qu'ils √©toient parens au troisieme degr√©. N'√©toit-il pas plus simple de leur donner une dispense ? Il falloit que Ferdinand f√Ľt d√©go√Ľt√© de la Reine pour ob√©ir ainsi aux ordres du L√©gat, & pour donner atteinte √† la naissance du fils qu'il avoit eu de cette Princesse. C'est un des grands malheurs arriv√©s √† la R√©publique Chr√©tienne, que les Papes ayent √©voqu√© √† leur Tribunal & multipli√© les emp√™chemens dirimiens du mariage : en effet, quoique parens ou alli√©s, les Rois ne s'en marioient pas moins, soit par politique, soit par inclination; sauf √† celui des deux conjoints qui s'ennuyeroit le premier des liens & du joug du mariage, d'en demander la dissolution, qui n'√©toit presque jamais refus√©e par la Cour de Rome. De l√† les querelles & les divisions. Si par hazard ceux qui avoient contract√© de pareils liens, vivoient dans une union parfaite, les Souverains Pontifes par diff√©rens motifs, refusoient la dispense, & obligeoient les deux √©poux de se s√©parer; nouvelle source de scandales & de guerres (Joseph Louis Ripault Desormeaux, Abr√©g√© chronologique de l'Histoire d'Espagne, Tome 5, 1758 - books.google.fr, Charles Romey, Historia de Espa√Īa: desde el tiempo primitivo hasta el presente, Tome 3, 1841 - books.google.fr).

 

La segunda muger se llam√≥ Do√Īa Teresa, que el Arzobispo de Toledo D. Rodrigo dice fue hija del Conde D. Fernando (Perez de Trava) y a√Īade, como el Tudense, que havia sido muger del Conde D. Nu√Īo (de Lara). Este D. Nu√Īo cas√≥ con Do√Īa Teresa Fernandez de Trava, de los quales naci√≥ una hija llamada tambien Teresa, con la qual equivocaron √† la madre, si es verdad lo que Salazar escribe : pues el Rey (dice) cas√≥ con la hija, no con la muger del Conde D. Nu√Īo, que treinta a√Īos antes estaba casada con el Conde. Como el Rey la tenia √† la mano, se la di√≥ luego, en el 1175 despues de Junio, por cuyo tiempo se havia ya apartado de Do√Īa Urraca : y en Diciembre del mismo a√Īo sabemos, que era ya Reyna Do√Īa Teresa, segun consta por Privilegio, en que el Rey con esta Se√Īora recibi√≥ bajo su Real proteccion al Orden de Alcantara en Diciembre del 1175 y va profiguiendo el nombre de la Reyna en el a√Īo figuien te de 1176 (Enrique Fl√≥rez, Memorias de las reynas catholicas, historia genealogica de la casa real de Castilla, y de Leon, todos los infantes, Tome 1, 1761 - books.google.fr).

 

Teresa aurait √©t√© reine d√©j√† en D√©cembre 1175. Pourquoi pas un mariage en Novembre, apr√®s la s√©paration de Ferdinand II ?

 

"6 de février"

 

"Mortalit√©" : ca 1140 ¬ę√©pid√©mie¬Ľ (Geoffroi Gaimar, Estoire des Engleis, √©d. A. Bell, 1370); 1155 (Wace, Brut, 14675 ds T.-L.: Mortalit√© fud grant de gent Par air corrumpu e par vent); b) 1180-1200 ¬ęmassacre¬Ľ (Chevalerie Vivien, √©d. A. L. Terracher, 1786 [ms. Boulogne, 1695]); 2. fin XIIes. ¬ęcondition mortelle des hommes¬Ľ (ici, du Christ fait homme, Sermons de St Bernard, √©d. W. Foerster, p.96, 37) (www.cnrtl.fr).

 

Do√Īa Therese de Lara, Reine de L√©on, √©tant morte le 7 de F√©vrier, elle fut inhum√©e √† Saint Isidore de cette m√™me Ville (Jean de Ferreras, Histoire g√©n√©rale d'Espagne, Tome 3, traduit par Vaquette d'Hermilly, 1751 - books.google.fr).

 

La reina do√Īa Teresa agonizaba en Le√≥n el 6 de febrero de 1180, dando en tal trance y a presencia de su marido unas iglesias al (A.H.N., Sobrado, doc. del mismo a√Īo). El 6 de febrero de 1180, Ferdnando II "con su mujer do√Īa Teresa y su hijo Alfonso dona a la iglesia de Lugo y a su obispo Juan las cuatro iglesias de Pallares, cuya posesi√≥n concedi√≥ la reina "in extremis"" (Manuel Lucas Alvarez, El Reino de Le√≥n en la Alta Edad Media: Las canciller√≠as reales (1109-1230), Tome 5, 1993 - books.google.fr, Julio Gonz√°lez, Alfonso IX, 1944 - books.google.fr).

 

"Tardaignes" : Tardajos

 

As√≠ se ratific√≥ a D. Pedro, obispo de Burgos, y al cabildo de la catedral la posesi√≥n del hospital o alberguer√≠a de Tardajos. En 7 de enero de 1182, desde Roma, el Papa Lucio III con su bula pancarta confirma a la dignidad episcopal de Burgos sus preeminencias y posesiones. Referente a las posesiones de Tardajos, la bula dice : ¬ęIn villa que dicitur Oterdaios ecclesiam S. Johannis cum hospitale et collaciis et domibus et omnibus pertinentiis suis¬Ľ. En la villa que se llama Tardajos, la iglesia de San Juan con el hospital y ¬ęcollazos¬Ľ y casas y todas sus posesiones.

 

En 26 de mayo de 1180, la condesa do√Īa Mayor, hija de Garc√≠a Garc√≠ez, casada con el conde Fern√°n N√ļ√Īez, se√Īor de Tardajos, renuncia a cualquier derecho que pudiere tener en la propiedad del hospital de Tardajos y sus dependencias, dados al cabildo de Burgos y al obispo D. Pedro por los padres de la otorgante. El conde Fern√°n N√ļ√Īez de Lara era alf√©rez mayor de Alfonso VIII (Alfredo Herrera Nogal, El Concejo de la villa de Tardajos: fueros e historia, 1980 - books.google.fr).

 

"br√®che" : une br√®che administrative plut√īt que militaire ?

 

Brecha, Bretxa (catalan), Breca : Brèche, pas étroit entre montagnes, col étroit (Catalogue des cols d'espagne - www.centcols.org).

 

Las autoridades civiles de Burgos intentaron ejercer jurisdicción en Tardajos y no lo consiguieron. El concejo de Tardajos mantuvo su autonomía defendiendo sus fueros. Así lo demuestra el siguiente documento de 1415 por el cual el rey Juan II ordena al Adelantado de Castilla, Diego Gómez de Sandoval, y a los alcaldes y merinos de Burgos que no se entrometan en el gobierno de Tardajos ya que el concejo de la villa tiene derecho a nombrar sus propios jueces y alcaldes. Don Diego Gómez de Sandoval es conocido en la historia del concejo de Burgos por sus ordenanzas de 1426 con las que intentó resolver el conflicto entre el concejo de Burgos y los pueblos, villas y barrios pertenecientes al alfoz de Burgos. Tardajos nunca perteneció al alfoz de Burgos (Alfredo Herrera Nogal, El Concejo de la villa de Tardajos: fueros e historia, 1980 - books.google.fr).

nostradamus-centuries@laposte.net