Jules César et la Guerre des Gaules

Jules César et la Guerre des Gaules

 

VIII, 34

 

2055

 

Après victoire du Lyon au Lyon

Sur la montagne de Jura hécatombe

Delves et brodes septième million Lyon,

Ulme à Mansol mort et tombe.

 

Hécatombe helvète

 

"païs brodo" désigne le pays des Allobroges, déjà chez César de Nostredame (Histoire de Provence), fils de Nostradamus (Jean-Charles de Fontbrune, Nostradamus, historien et prophète, Laffont, 1980, p. 422) (cf. quatrain III, 92). Delves sans doute pour Helvètes.

 

Vint le temps où les Germains cognant de plus en plus fort aux frontières, les Helvètes songèrent à émigrer... Et pourquoi pas vers ces pays de l'Ouest que l'Océan berçait de sa chanson ? Mais pour l'atteindre, il fallait franchir des zones névralgiques. Le chemin le plus court passait par le Rhône à la sortie du Léman, là où se situait la Genève allobroge. Mais le territoire était occupé par Rome. Les Helvètes demandèrent l'autorisation de traverser le fleuve à cet endroit. Elle fut refusée... Alors, ils décidèrent de passer par le Pas de l'Ecluse et le Jura appartenant aux Séquanes, de plein accord avec ces derniers. Cette énorme migration n'était pas du goût de César: ces Helvètes, embarqués avec leurs femmes, leurs enfants, leurs troupeaux - quatre cent mille âmes au total - comportaient environ cent mille hommes, bien armés et bons combattants. Dès lors qu'ils abandonnaient leur ancien habitat, qui protègerait l'Empire contre les Germains ? Séance tenante César expédie ses légions à leur rencontre. Les deux tiers sont, d'après ses dires, massacrés à la bataille de Bibracte en 58 avant notre ère (Renée-Paule Guillot, Histoire secrète de Genève, 1982 - books.google.fr, fr.wikipedia.org - Bataille de Bibracte).

 

Saint Rémy de Provence

 

Saint Rémy est la patrie de Michel de Nostredame, né le 14 décembre 1503.

 

Le roi Charles IX, "partit le Lundy seziesme jour d'Octobre ensuyvant, pour aller passer la Riviere de la Durance, qui estoit fort fascheuse, et va tomber dedans le Rhosne à une lieue au dessoubz d'Avignon, laquelle fut passée par dessus un pont que ledict Seigneur avoit faict faire expressement de batteaux pour passer luy et son train, et en ce mesme lieu entra en son pais et Conté de Provence, et alla disner à Chasteau regnard, petite ville et Chasteau, sus une montaigne, et coucher à sainct Remy, belle petite ville, en laquelle le Roy feit son entrée. Près ladicte ville y a une fort belle et ancienne Antiquité, qui est du temps de Jules César en signe d'une bataille qu'il gagna en ce lieu (Abel Jouan, Recueil et discours du voyage de Charles IX, présenté par Victor Ernest Graham, W. McAllister Johnson, 1979 - books.google.fr).

 

Ulm : ulmus, orme en latin (Gaffiot). Le portail de l'Orme est un lieu-dit de Saint-Rémy de Provence (Dr. Edgar Leroy, Saint-Paul-de-Mausole à Saint-Rémy-de-Provence: notes historiques et touristiques, 1948 - books.google.fr).

 

Jules César et le lion

 

L'activité retenue pour juillet dans le vitrail du zodiaque de la cathédrale de Chartres est pratiquement toujours la moisson, élément central de la vie agricole, dont dépendra le pain quotidien tout au long de l'année. Ici, le paysan est représenté en train de moissonner à la faucille. La moisson à la faucille permet de libérer une main pour saisir les gerbes avant qu'elles ne tombent au sol. Les chaumes seront ensuite ramassés séparément pour couvrir le toit des chaumières et servir de litière aux animaux. Ici encore, l'inscription « junius » est erronée, et est une inversion par rapport au panneau précédent. Le Lion est représenté en position héraldique. Il symbolise la force et le courage.

 

Dans ce zodiaque souvent lourdement chargé de symbolique chrétiennes, la composition marque aussi la conception d'un temps à la fois linéaire et cyclique : le cycle des saisons et des signes se superpose à l'axe vertical, qui semble aussi suggérer la progression de la vie chrétienne tout au long de sa montée vers Dieu. Remontant depuis le sonneur jusqu'au Dieu « chronocrator », la corde du sonneur semble traverser tous les panneaux quadrilobe, soulignant probablement une signification particulière, d'une symbolique malheureusement souvent obscure et incertaine (fr.wikipedia.org - Vitrail du zodiaque à Chartres).

 

Juillet, en latin Julius, était le cinquième mois de l'année instituée par Romulus, et s'appelait Quintilis. Une ordonnance de Marc-Antoine, alors consul, lui ôta ce dernier nom pour y substituer celui de Julius, en l'honneur de Jules-César, né le douzième jour de ce mois, et réformateur du calendrier romain. L'astronomie ancienne plaçait Quintilis ou Julius sous le signe du Lion, cinquième constellation du zodiaque, formant un grand trapèze (0 de quatre belles étoiles, qui occupent un espace d'environ quarante-cinq degrés, en descendant du signe de l’Ecrevisse ou Cancer vers l'horizon. Au-dessus du grand trapèze, il s'en trouve un petit de quatre étoiles, dont la concavité regarde l'orient. La chevelure de Bérénice est au-dessus de la queue du grand trapèze du Lion. A Rome, le jour des Calendes de Juillet, c'est-à-dire le premier jour, était celui auquel finissaient et commençaient tous les baux des maisons. Le troisième jour des Nones, ou le cinquième du mois, venait la fête appelée Poplifugia, en mémoire de la retraite du peuple sur le mont Aventin, après que les Gaulois eurent pris la ville de Rome. La veille des Nones, ou le sixième jour du mois, on célébrait la fête de la Fortune féminine, fondée par la femme et la mère de Coriolàn, quand elles eurent obtenu de lui la paix et le salut de la patrie. Parmi les autres solennités que Juillet ramenait encore, on distingue les jeux de Neptune, les jeux Apollinaires, ceux du Cirque et les Minervales. Le vingt-huitième jour, on offrait à Cérès un sacrifice de vin et de miel, et le reste du mois on égorgeait quelques chiens roux à la canicule, pour détourner les trop grandes chaleurs, qui commencent à cette époque de l'année.

 

Jupiter était censé présider spécialement au mois de Juillet. Ausone le représente sous l'emblème d'un homme nu, dont le soleil a hâlé les membres, et dont les cheveux roux sont entrelacés de tiges et d'épis; à son bras est un panier rempli de mûres, fruit qui prend sa couleur et son goût sous le signe du Lion.

 

Le mois de Juillet abonde en révolutions, batailles et événemens, qui décidèrent du sort de plusieurs empires (Éphémérides universelles, Tome VII : Juillet, 1834 - books.google.fr).

 

Typologie

 

De 2055 à -58 il y a 2112 années (l'an 0 n'existe pas). Comme au quatrain IX, 34 (années 944, 1536 et 21128), on applique une symétrie. De -58 à 999 il y a 1056 comme de 999 à 2055. On a vue que "Brodes" désignait les Allobroges, peuple qui vivait en partie en Savoie. Or l'an 1000 est une date origine de la Maison de Savoie, c'est alors que le saxon Bérold, que l'on fait père d'Humbert Blanches Mains, reçu ce territoire.

 

Les récits des anciennes chroniques ont été mis en ordre et imprimés dans la Chronique de Savoie, par Paradin, corrigée et imprimée en 1602, à Genève, par Détournes. César de Nostredame fils de Nostradamus, historien de la Provence, a aussi parlé de diverses circonstances de la vie de ce prince Berold; on a cru même reconnaître sou épitaphe dans une inscription romaine qui était devant l'église de Saiut-Honorat d'Arles. Guichenon a réfuté, pages 181 à 187 de son Histoire de la maison de Savoie, toutes les erreurs de noms et de dates des anciennes Chroniques, et a mis an rang des histoires fabuleuses tous les récits de Paradin et de Nostradamus. Cependant il admet l'existence de Berold; il dit qu'il eut une grande autorité dans la cour de Rodolphe, roi de Bourgogne et de Provence; que ce roi, par ses patentes datées à Aix le 5 des ides de mai de l'an 1000, donna à Bérold la Savoie et la Maurienne, et qu'il fut présent à deux actes de donations faites par ce même roi, l'une en 1014, au monastère de Saint-Maurice, l'autre en 1010, à un de ses vassaux. Un ne peut assigner la date précise de la mort de Berold, qui ne peut avoir vécu au-delà de l'an 1020.

 

Lévrier, dans sa Chronologie historique des comtes de Genevois, a inséré dans le tome Ier, page 52, une dissertation sur l'origine de la maison de Savoie, et son arbre généalogique, dressé par M. de Rangon. Il fait descendre cette famille d'une des branches des comtes de Walbeck; il affirme que Berthold, frère de Verhinaire, comte de Walbeck, fut obligé, par suite des malheurs arrivés à ce comte, d'aller offrir ses services à Rodolphe, roi de la Bourgogne cisjurane ; que ce roi nomma Berthold vice-roi d'Arles et de la Bourgogne, et que Berthold fut père d'Humbert-Blanches-Mains, comte de Maurienne [comme le dit Paradin en 1561] (Agricole Charles Nestor comte de Lateyssonnière, Recherches historiques sur le département de l'Ain, Volumes 1 à 3, 1838 - books.google.fr, Guillaume Paradin, Chronique de Savoie, 1561 - books.google.fr).

 

Alors que Robert de Lenoncourt (Lenoncourt, vers 1510 – La Charité-sur-Loire, 1561) était archevêque d’Arles, le duc de Savoie, de retour du sacre du roi de France François II qui eut lieu le 21 septembre 1559, s’arrêta à Salon de Provence car la peste ravageait ses Etats. Sa femme Marguerite, sœur de Henri II, qu’il avait épousée le 9 juillet, le rejoignit. Ils logèrent au château de l’Empéri mis à leur disposition par l’archevêque. Le couple princier y invita souvent Nostradamus. En 1561, ils firent venir le prophète à Nice pour pronostiquer sur la prochaine naissance de leur héritier Charles-Emmanuel (Voyage dans le temps : Nostradamus - www.nonagones.info).

 

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