Astronomie et religion
Astronomie et religion

 

VIII, 71

 

2082-2083

 

Croistra le nombres si grand des astronomes

Chassez, bannis & liures censurez.

L'An mil six cens & sept par sacre glomes,

Que nul aux sacres ne seront asseurez.

 

Glomes

 

Glomus in sacris crustulum cymbi figura, & oleo coctum appellatur (g√Ęteau frit que les romains offroient dans les sacrifices) (remacle.org - Sextus Pompeius Festus, De la signification des mots, traduit par M. A. Savagner, 1846).

 

Cf. Caton, Economie rurale, ch. LXXIX, et Varron, de Ling. Lat., lib. v, § 107, qui écrivent globum. C'est cette circonstance qui nous a déterminé à regarder le mot cymbi comme altéré, et à le traduire, à tout hasard, par boule (Sextus Pompeius Festus, De la signification des mots, traduit par M. A. Savagner, 1846 - books.google.fr, Theodorus Janssonius Almeloveen, Lexicon philologicum, etymologicum sacrum, Tome I, 1697 - books.google.fr).

 

Varron écrit à ce sujet :

 

Globus, g√Ęteau en forme de boule, compos√© d'une poign√©e de farine d√©lay√©e dans de l‚Äôhuile, doit son nom √† sa rondeur. ¬†‚Ķ Le pain (panis) doit son nom √† la forme qu‚Äôon lui donnait autrefois, et qui √©tait celle d‚Äôun peloton de laine (panus) (Macrobe (Oeuvres compl√®tes), Varron (De la langue latine), Pomponius M√©la (Oeuvres compl√®tes), 1850 - books.google.fr, S√©verine Cl√©ment-Tarantino, La ‚Äėcuisine‚Äô de Virgile. √Ä propos du centon virgilien De panificio, Dictynna, 10, 2013 - dictynna.revues.org).

 

Festus Grammaticus, Sextus Pompeius Festus est un grammairien latin de la fin du IIe si√®cle ap. J.-C, ayant peut-√™tre v√©cu √† Narbo (Narbonne). Il avait compos√©, sous le titre de De Significatione Verborum, une sorte de dictionnaire pr√©cieux pour la connaissance des antiquit√©s romaines, de la langue latine et de la mythologie.Cet ouvrage est une sorte d'abr√©g√© du trait√© De Verborum Significatu de Verrius Flaccus, qui n'est pas parvenu jusqu'√† nous. Il est d'ailleurs √† noter que l'ouvrage de Festus ne nous est lui-m√™me parvenu que partiellement sa deuxi√®me moiti√©), et de surcro√ģt tr√®s mutil√© et fut lui-m√™me abr√©g√© par Paul Diacre. Il ne reste, outre l'abr√©g√© de Paul Diacre, que des fragments de Festus lui-m√™me, trouv√©s dans les manuscrits de Pomponius Laetus (fr.wikipedia.org - Festus Grammaticus).

 

Le "sacre" au singulier - il existe une variante avec "sacrees" (le glomus √©tait un g√Ęteau destin√© aux sacrifices) - aurait rapport avec la F√™te-Dieu (cf. VI, 85) ainsi nomm√©e dans certaine r√©gions de France (Anjou), promue par sainte Julienne de Cornillon, et institu√©e par le pape Urbain IV en 1264 pour toute l'Eglise. Il s'agit de la f√™te du Saint Sacrement, de l'Eucharistie (hostie : pain azyme) (Paul Bertrand, Jacques Chiffoleau, Commerce avec dame pauvret√©: structures et fonctions des couvents mendiants √† Li√®ge (XIIIe-XIVe s.), 2004 - books.google.fr).

 

Le rapprochement d'un terme catholique et d'un terme romain est peut-être significatif.

 

1961

 

Le Chronographe de Philocalus est r√©dig√© l'occasion de la nouvelle ann√©e 354, √† l'adresse un grand personnage chr√©tien de l'√©poque, nomm√© Valentinus. "On l'appelle le calendrier philocalien, du nom de Furius Dionysius Philocalus, artiste grec, inventeur de caract√®res d'une rare √©l√©gance, dont il se servit plus tard pour faire graver sur les tombeaux des martyrs les inscriptions dict√©es par son ma√ģtre le pape Damase. Il ne les avait pas encore cr√©√©s √† l'√©poque o√Ļ il composa notre almanach. Celui-ci est une compilation dont la premi√®re partie est nettement pa√Įenne : calendrier avec fastes romains de l'ann√©e et f√™tes traditionnelles, suivi des sept jours de la semaine, √† commencer par celui de Saturne, avec leurs propri√©t√©s astrologiques et sans rien de jud√©o-chr√©tien, chaque page √©tant orn√©e de dessins somptueux, √† la mani√®re sans doute habituelle des almanachs de l'√©poque. Aussi la seconde partie, qui comporte des √©l√©ments neutres (les fastes consulaires avec la date de quatre √©v√©nements chr√©tiens, le catalogue des pr√©fets de la Ville, la description de Rome) se termine par six pi√®ces nettement chr√©tiennes ou destin√©es √† compl√©ter des textes chr√©tiens, le tout sans illustrations. Le personnage √† qui ce luxueux cadeau de 1er Janvier √©tait destin√© devait, pour sa commodit√©, conna√ģtre les jours des f√™tes pa√Įennes, m√™me s'il ne les pratiquait pas; il avait besoin renseignements d'ordre civil et on avait puis√©, √† son intention, dans les archives √©piscopales, la liste des pr√©fets de Rome de 254 √† 354, celle des papes avec la date de leur mort pour le m√™me si√®cle (depositiones episcoporum), puis celle des martyrs principaux avec la date de leur anniversaire et le lieu de leur s√©pulture (depositiones martyrum), enfin la chronologie des papes usqu'√† Lib√®re, sans doute inspir√©e, pour la partie ancienne, de la chronique de saint Hippolyte, avec la mention d'√©glises √©rig√©es sous les divers pontificats (No√ęle Maurice Denis-Boulet, Le calendrier chr√©tien, 1959 - books.google.fr).

 

1607 + 354 = 1961, date de l'envoi du premier homme dans l'espace en la personne de Youri Gargarine et qui marque une baisse des vocations dans l'Eglise catholique.

 

Annone

 

L'annone romaine ne doit pas nous int√©resser seulement pendant la p√©riode o√Ļ elle fut celle d'une capitale, d√©chue mais toujours privil√©gi√©e, c'est-√†-dire jusqu'en 476 - s'il est vrai que, dans ce domaine, la destitution du dernier empereur soit significative. Par la suite cette ville offre un exemple relativement bien document√© de cit√© provinciale, chef-lieu du patriarcat d'Occident, qui mena pendant pr√®s de deux si√®cles la vie d'une ville byzantine parmi d'autres avant de suivre le destin autonome auquel la conduisit la pr√©sence du pape. S'il s'av√®re que Rome garda au moins une partie des institutions annonaires apr√®s sa d√©ch√©ance, il faudra se demander si elle le doit au maintien d'avantages anciens ou √† ce que toutes les villes, ou du moins une partie importante d'entre elles, surtout les plus grandes, poss√©daient des services sp√©cialis√©s mettant en Ňďuvre des quantit√©s, donc des fonds et un personnel, beaucoup moins consid√©rables que l'annone des capitales mais semblables √† elle dans leur principe (Jean Durliat, De la ville antique √† la ville byzantine, 1990 - books.google.fr).

 

1607 + 476 = 2083, date du placement du quatrain.

 

Les spectacles sont une des manifestations les plus significatives de la culture antique, et le combat que m√®nent contre eux les auteurs chr√©tiens n'est qu'un aspect, et non des moindres, de la confrontation g√©n√©rale du christianisme et de la civilisation pa√Įenne. La trag√©die en particulier pouvait √™tre consid√©r√©e, plus encore que l'√©pop√©e, comme la plus efficace propagandiste de la mythologie pa√Įenne. La composante morale du d√©bat, certes toujours pr√©sente, n'est donc pas la seule et ne peut √™tre s√©par√©e des autres valeurs culturelles, politiques, mythiques ou religieuses de la civilisation gr√©co-romaine. Une autre diff√©rence doit √™tre soulign√©e entre la situation du XVIIe si√®cle et celle des premiers si√®cles de notre √®re : ce que les premiers auteurs chr√©tiens appellent spectaculum est loin de se limiter au th√©√Ętre. quatre types de spectacles se partageaient les faveurs du public dans l'Empire romain, et occupaient ensemble une place √©norme dans la vie quotidienne.¬† Maints t√©moignages antiques permettent de s'en faire une id√©e, du panem et circenses de la dixi√®me satire de Juv√©nal au calendrier de Philocalus, datant de 354 (ann√©e de naissance de saint Augustin), o√Ļ l'on voit que la moiti√© environ des jours de l'ann√©e √©taient consacr√©s aux jeux, sans compter les jeux extraordinaires. Le th√©√Ętre, il faut le reconna√ģtre, m√™me s'il reste le type de spectacle le plus fr√©quent dans les jours f√©ri√©s, n'en est pas le plus fr√©quent√©, la plus grande affluence du public √©tant r√©serv√©e √† d'autres formes de spectacles : 1. Le cirque, o√Ļ avaient lieu les courses de chars, et o√Ļ le spectacle commen√ßait par un cort√®ge solennel, la pompa circi; on y voyait d√©filer les images des dieux entour√©es de pr√™tres, signe √©vident aux yeux des chr√©tiens que toute la manifestation √©tait mise sous le patronage des d√©mons. 2. L'amphith√©√Ętre, o√Ļ la cruaut√© sanguinaire et la violence se donnaient libre cours, soit dans les venationes o√Ļ des animaux √©taient oppos√©s √† d'autres animaux ou √† des hommes, soit dans les munera ou combats de gladiateurs. Il n'y a pas lieu de s'√©tonner que les √©crivains chr√©tiens condamnent les spectacles de l'amphith√©√Ętre. Ce sont du reste aussi ceux qui sont le plus vivement d√©nonc√©s par un auteur profane tel que S√©n√®que. 3. La troisi√®me forme de spectacles est une importation relativement tardive des concours hell√©niques sportifs ou artistiques, les "ag√īnes", r√©p√©t√©s √† intervalle de quatre ans. Le lieu o√Ļ ils se d√©roulent est un stade ou un gymnase, ou un od√©on pour les disciplines artistiques. Les chr√©tiens n'avaient en principe pas grand chose √† reprocher √† ces concours, d'autant plus que saint Paul avait en quelque sorte donn√© sa caution √† l'athl√©tisme en lui empruntant une m√©taphore fameuse (I Cor. 9,24-27) par laquelle il invitait le chr√©tien √† imiter les coureurs du stade. Mais l'√©volution du sport, ici encore, alla vers l'assouvissement des pires instincts de violence, les seules disciplines pratiqu√©es n'√©tant bient√īt plus que la boxe avec les mains garnies de cestes orn√©s de pi√®ces de m√©tal, et la lutte o√Ļ les seuls coups interdits √©taient de mordre ou d'arracher les yeux de l'adversaire. Telles sont, avec les jeux sc√©niques, les formes des spectacles populaires qui attirent les foules. La position des chr√©tiens √† l'√©gard de ces quatre types de spectacles a √©t√© formul√©e de mani√®re canonique en 197 par Tertullien, en des termes qui seront souvent r√©p√©t√©s apr√®s lui : "Quant √† vos spectacles, nous y renon√ßons, parce que nous n'avons rien √† faire avec les superstitions dont elles tirent leur substance. Notre langage, nos yeux et nos oreilles n'ont rien de commun avec la folie (insania) du cirque, l'impudicit√© du th√©√Ętre, avec l'atrocit√© de l'ar√®ne et la vanit√© du xyste." (Andr√© Schneider, Le th√©√Ętre jug√©s par les premiers chr√©tiens, Le th√©√Ętre antique et sa r√©ception: hommage √† Walter Spoerri, 1994 - books.google.fr).

 

Chaque citoyen devait, pendant toute sa vie, recevoir quotidiennement un pain semblable et transmettre, √† sa mort, le m√™me droit √† ses descendants. ¬Ľ (Cf. les textes de Zosime et du Chronographe de 354, d'apr√®s lesquels Aur√©lien fit au peuple une distribution gratuite de pain) Aur√©lien √©tablit donc des distributions r√©guli√®res, quotidiennes et gratuites de pain siligineus, √† raison de 2 livres par t√™te: tous les citoyens inscrits sur les r√īles, avaient droit √† ces distributions, et ce droit √©tait h√©r√©ditaire. Cette mesure d'Aur√©lien transformait profond√©ment le syst√®me des distributions alimentaires. Les distributions mensuelles de bl√©, irr√©guli√®res et peut-√™tre m√™me suspendues depuis la mort de S√©v√®re Alexandre, √©taient remplac√©es par des distributions quotidiennes de pain. Le droit aux distributions, qui √©tait viager depuis le d√©but de¬† l'Empire, devenait h√©r√©ditaire. Enfin l'innovation la plus importante dut √™tre l'introduction du principe de la gratuit√©. Aucun texte ne dit formellement que les distributions de bl√© sous l'Empire aient √©t√© gratuites ; probablement l'√Čtat avait toujours exig√© une l√©g√®re redevance (L√©on Pol Homo, Essai sur le r√®gne de l'empereur Aur√©lien (270-275), 1904 - books.google.fr).

 

Il est √† noter que le calendrier de Philocalus conna√ģt un natalis de l'Annone (C. I. L., I2, p. 318) qui √©tait f√™t√© sur la place des corporations d'Ostie √† la date indiqu√©e du 18 mai (C. I. L., XIV, 170). (J√©r√īm√© Carcopino, Ostie, 1929 - books.google.fr).

 

On rencontre le jeu de mot Ostie/hostie.

 

Saint Honoré, patron des boulangers en France, est fêté le 16 mai (www.boulangerie.net).

 

Une inscription de l'ann√©e 365, t√©moignant la pr√©sence d'une statue de Dionysos Liber offerte au sanctuaire d'Attis √† Ostie, montre la vitalit√© des croyances pa√Įennes. Comme le temple d'Hercule √† Ostie a √©t√© restaur√© en l'an 392 par le pr√©fet de l'annone, le culte gr√©co-romain doit avoir √©t√© encore actif; les maisons d'habitation, elles, ne donnent qu'exceptionnellement des renseignements sur la croyance religieuse de leur habitants. Dans le vestibule de la Maison des Poissons, qui doit √™tre dat√©e au IVe si√®cle, le visiteur aper√ßoit la repr√©sentation d'un calice semblant renvers√©, contenant un poisson et flanqu√© de deux autres poissons (en tesselles de porphyre, qui ne se d√©tachent √† peine du fond noir. Certains auteurs ont cru reconna√ģtre dans ce curieux embl√®me un signe chr√©tien. Certains auteurs ont cru reconna√ģtre dans ce curieux embl√®me un signe chr√©tien. L'interpr√©tation d'un calice avec trois poissons, comme offrande eucharistique, n'est gu√®re possible, puisqu'√† l'eucharistie, on ne consomme que du pain et du vin. Le poisson n'est pas un mets eucharistique ; du point de vue chr√©tien, il n'a, a priori, aucune relation avec le calice (Jean-Paul DescŇďudres, Ostia: port et porte de la Rome antique, 2001 - books.google.fr).

 

Annone et eucharistie

 

Le domaine de la militia offrait encore un autre symbole √† l'initiation chr√©tienne, celui de l'annone. On sait que l'essentiel de la nourriture l√©gionnaire √©tait √† base de bl√© et que le soldat reversait une partie de sa solde pour son approvisionnement. Mais √† partir du III√®me si√®cle la situation a chang√© ; Augustin en t√©moigne lui-m√™me : "Tous ceux qui servent dans la militia re√ßoivent annone et solde". En effet, par suite des d√©valuations successives de la monnaie, la r√©tribution en deniers d'argent, le stipendium, avait perdu de sa valeur, malgr√© les augmentations consenties par Septime S√©v√®re et Caracalla. Les soldats, comme d'ailleurs les autres employ√©s de l'Etat, consid√©raient comme √©l√©ment essentiel de leur salaire les denr√©es distribu√©es d√©sormais gratuitement. Un nouvel imp√īt, institu√© probablement par Septime S√©v√®re, fit face √† ce surcro√ģt de d√©penses, l'"annone militaire", consistant en requisitions de bl√©. Le tiro Christi va, lui aussi, recevoir une nourriture frumentaire : "l'annone venue des greniers du Seigneur", qui n'est rien moins que "le pain vivant descendu des deux". Cette annone est le pain eucharistique que le nouveau fidelis recevra pour la premi√®re fois √† sa sortie du bain baptismal. Si c'est l√† l'ordinaire des troupes, quelle sera la nourriture offerte aux arm√©es victorieuses : "Que leur r√©serve-t-il apr√®s¬† les combats ? Et, apr√®s cette annone, que donnera-t-il aux vainqueurs ?". Au pain eucharistique, nourriture des ann√©es de service, il sera substitu√©, au soir de l'honesta missio, les d√©lices de la vie bienheureuse et de la vision de Dieu. Augustin n'a trait√© le symbole qu'√©pisodiquement ; il fait partie int√©grante des images de la militia et tout ensemble leur √©chappe ; la faim lancinante, l'app√©tit de l'ubertas divine que l'on sent fr√©mir ici n'appartiennent plus √† la ferme assurance des images h√©ro√Įques (Suzanne Poque, Le Langage symbolique dans la pr√©dication d'Augustin d'Hippone: images h√©ro√Įques, Volumes 1 √† 2, 1984 - books.google.fr).

 

Rappelons qu'Augustin est né en 354, année de rédaction du Chronographe de Philocalus.

 

Le Christ avait laiss√© deux m√©taphores explicites du multiple: le miracle de la multiplication des pains ins√©parable du sacrifice de l'Eucharistie par lequel il s'introjecte pour la premi√®re fois le pain multipliable en disant "ceci est mon corps", ce qui pourrait se traduire par: "ceci est la mani√®re dont le multiple en moi s'abolit"; et l'√©pisode de l'expulsion des d√©mons qui gonflent le corps du poss√©d√© de G√©rasa et qu'il envoie pa√ģtre, en l√©gion qu'ils sont, dans la peau d'environ deux mille porcs... Voil√† pour le texte √©vang√©lique lui-m√™me et ses rapports avec l'allit√©ration fondamentale dont je parlais plus haut. Mais il y a aussi la th√©ologie. Je laisse de c√īt√© les gnoses, qui sont pourtant riches en notations sur le sujet; leurs proclamations d'horreur du monde sont impr√©gn√©es de r√©f√©rences √† la multiplicit√©: c'est parce qu'elles voient l'univers comme un grouillement infernal o√Ļ il est impossible de rep√©rer ce qui ne rel√®verait pas d'accouplements incalculables, qu'elles l'anath√©misent sous des expressions √©loquentes et conjuratoires comme globus horribilis, globus tenebrarum, massa perditionis, massa damnata (Philippe Muray, "Herr Omnes", Stanford French Review, Volumes 7 √† 8, 1983 - books.google.fr).

 

L'annonce chez les Romains, étoit la provision de vivres, & particuliérement de bleds, pour une année. Ils distingnoient l’Annone civile & l’Annone militaire. La première étoit la provision de bleds que l’on mettoit tous les ans en réserve dans les magasins publics pour la subsistance des citoyens. L’Annone militaire étoit le bled destiné à la subsistance d’une armée pendant une campagne (Dictionnaire universel des sciences morale, économique, politique et diplomatique; ou Bibliotheque de l'Homme-d'état et du citoyen : AN-AR, Tome 5, 1778 - books.google.fr).

 

Deux poissons et cinq pains suffisent √† rassasier cinq mille personnes ; les r√©sidus ‚Äď d√©tail insolite ‚Äď remplissent douze couffins. Astrologiquement, tout s'√©claire : les deux poissons sont le Soleil et la Lune ; les cinq pains, les plan√®tes ; les douze couffins font allusion aux signes du Zodiaque. Transposition d'autant plus probante que la sc√®ne, tout √† fait d√©mesur√©e, se passe dans le d√©sert, √† la nuit tomb√©e. C'est au fond une version astrologique du miracle de la manne c√©leste de l'Exode (Jean-Francois Wiser, Les Archives de Pythagore, 2015 - books.google.fr).

 

Dans le contexte de la fin de l'Antiquit√©, saint Augustin condamne sans ambages l'astrologie judiciaire o√Ļ il ne voit que charlatanisme et impi√©t√© (Philippe Walter, Orion et Tristan ou la s√©mantique des √©toiles, La soleil, la lune et les √©toiles au Moyen √āge, 1983 - books.google.fr).

 

Le Soleil, la Lune et les √©toiles (incluant le Zodiaque) apparaissent √† l'avant-plan de la mythologie biblique (cf. Gen 1/14-18). En revanche, les plan√®tes en ont √©t√© maintenues √† l'√©cart. L'astromancie, non moins que les autres techniques divinatoires, √©tait rigoureusement proscrite. Saint Augustin a bien r√©sum√© l'opinion des pol√©mistes chr√©tiens sur la divination : ¬ęSi les astrologues √©tonnent parfois par la v√©rit√© de leurs √©tonnent parfois par la v√©rit√© de leurs r√©ponses, on a quelque raison de croire qu'ils le font par inspiration occulte des d√©mons.¬Ľ¬† (Cit√© de Dieu 5/7). C'est la valeur morale de ces pratiques qui √©tait mise en cause, pas leur efficacit√©. Cependant, explique R. Berthelot, ¬ę l'Eglise latine n'a jamais interdit d'adh√©rer √† l'astrologie. Il suffit pour elle que les positions des astres ne soient pas consid√©r√©es comme les causes des actions humaines (ce qui serait du fatalisme astrologique), mais seulement comme les signes de la volont√© divine qui pr√©d√©termine ces actions ; distinction qu'Augustin avait d√©j√† trouv√©e chez Plotin.¬Ľ (La pens√©e de l'Asie et l'astrobiologie). C'√©tait √©galement l'opinion dominante parmi les Sto√Įciens, qui devaient aux Pythagoriciens beaucoup plus qu'on ne le pense (Jean-Francois Wiser, Les Archives de Pythagore, 2015 - books.google.fr).

 

1607

 

1607 de l'ère commune est une date du passage de la comète de Halley en vue de la Terre.

 

"En compulsant certains passages du Talmud, je crois avoir reconnu que les anciens observateurs de la Palestine ont, à ce sujet, possédé de curieuses indications. Voici, notamment, la traduction textuelle d'un fragment qui me semble s'appliquer à la comète de Halley :

 

"Deux sages de la Palestine, R. Gambiel et R. Josu√©, ont fait ensemble un voyage maritime. Le premier avait emport√© une provision de pain. Le second avait, en outre, de la farine. Lorsque Gambiel eut mang√© tout son pain, il demanda de la farine √† son compagnon et lui dit : ¬ę Tu savais donc que nous resterions si longtemps en route que tu as eu la pr√©caution de te munir de farine? ¬Ľ - Josu√© r√©pondit : ¬ę Il y a une √©toile tr√®s brillante qui appara√ģt tous les soixante-dix ans et qui trompe les navigateurs. J'ai pens√© qu'elle pourrait nous surprendre pendant notre voyage, nous √©garer et prolonger ainsi notre s√©jour sur la mer. C'est pour cela que j'ai fait provision de farine. ¬Ľ"

 

La diff√©rence entre la p√©riode indiqu√©e ici (70 ans) et la p√©riode r√©elle de la com√®te de Halley (75 √† 76 ans) s'expliquerait ais√©ment par le fait que, dans les anciens textes h√©breux, les valeurs ne sont g√©n√©ralement donn√©es qu'en nombres ronds, c'est-√†-dire avec un z√©ro pour chiffre terminal. Il s'agit tr√®s probablement de l'apparition de l'an 66. En effet, Gambiel II, l'un des personnages dont il vient d'√™tre question, naquit dans la premi√®re moiti√© du si√®cle premier de notre √®re, et fut Nassi ou chef supr√™me des Juifs, de l'an 90 √† l'an 110, dans l'√©cole de Jabneh, ville de la Palestine situ√©e sur le rivage m√©diterran√©en, entre Jopp√© et Asdod. Cette √©cole, dans laquelle on √©tudiait et commentait les probl√®mes religieux dont les discussions r√©unies form√®rent plus tard le Talmud, avait √©t√© fond√©e par Iochanan ben Sakka√Į, apr√®s la destruction du temple de J√©rusalem, en l'an 70" (G. Renaudot, Revue g√©n√©rale des sciences pures et appliqu√©es, mars 1910) (www.cosmovisions.com - Halley).

 

Nicolas Copernic, né le 19 février 1473 à Thorn (aujourd'hui Torun), Prusse royale (Royaume de Pologne) et mort le 24 mai 1543 à Frauenburg (également en Prusse royale, Royaume de Pologne, aujourd'hui Frombork), est un chanoine, médecin, mathématicien, économiste et astronome polonais. Il est célèbre pour avoir développé et défendu la théorie de l'héliocentrisme selon laquelle le Soleil se trouve au centre de l'Univers et la Terre tourne autour de lui contre la croyance répandue que cette dernière était centrale et immobile. Selon Archimède et Plutarque, l'astronome grec Aristarque de Samos était partisan de l'héliocentrisme, dès le IIIe siècle avant notre ère. Copernic d'ailleurs mentionne son prédécesseur, ainsi que les sources antiques qui lui ont inspiré l'hypothèse du mouvement de la Terre. Car, selon son propre témoignage, il a commencé sa recherche, en bon humaniste, par la lecture des textes des Anciens. Les conséquences de cette théorie dans le changement profond des points de vue scientifique, philosophique et religieux qu'elle impose sont baptisées révolution copernicienne (fr.wikipedia.org - Nicolas Copernic).

 

Une tradition non documentée fait du père de Copernic un boulanger.

 

Nach einer dritten Nachricht soll Niklas Koppernigk B√§cker gewesen sein. Wernicke erw√§hnt dieselbe in seiner Geschichte Thorns I. (1839), 276., aber nur als eine unverb√ľrgte Tradition. Aus ihm hat sie Czynski ‚ÄĒ ohne jedoch seine Quelle zu nennen und als feststehende Thatsache ‚ÄĒ aufgenommen und macht den Vater von Nicol. Copernicus zu einem "boulanger de Cracovie" (Kopernik et ses travaux (1846), p. 26.) (Leopold Friedrich Prowe, Zur Biographie von Nicolaus Copernicus, 1853 - books.google.fr).

 

Dans le protestantisme, Luther a des déclarations farouchement opposées à Copernic.

M√©lanchton de m√™me dans sa Physique, publi√©e en 1552. Tycho Brah√© n'ose adopter les vues coperniciennes, par respect pour la Sainte Ecriture. Kepler aura du mal √† faire imprimer son Mysterium Cosmographicum (1596) ; il devra supprimer un chapitre sur la conciliation de l'h√©liocentrisme avec la Sainte Ecriture. D'ailleurs en 1607, pour des raisons sinon directement scripturaires, du moins th√©ologiques, il a des difficult√©s pour publier sa Relation sur la Com√®te de 1607, l'universit√© luth√©rienne de Leipzig lui faisant de s√©rieuses objections. La signification, la port√©e et les cons√©quences de la condamnation de Galil√©e, m√©ritent √©videmment examen dans le cadre du probl√®me g√©n√©ral de la libert√© laiss√©e au savant par les autorit√©s religieuses. Nous ne reprendrons point dans le d√©tail l'√©tude de cette affaire. Notons seulement quelques points essentiels relativement aux causes et aux suites de cette condamnation. Qu'il y ait eu dans le jugement des autorit√©s romaines sur Galil√©e un certain empi√©tement du pouvoir religieux sur le domaine de la science, c'est l√† un fait ind√©niable, mais qu'il importe de comprendre exactement : si l'intuition de Galil√©e √©tait et si ses critiques contre l'aristot√©lisme √©taient pour la plupart justifi√©es, les arguments qu'il apportait en faveur de la th√®se copernicienne √©taient peu probants C'est seulement apr√®s le milieu du XVIIe si√®cle que l'h√©liocentrisme put √™tre¬† vraiment consid√©r√© comme acquis. Ainsi Mersenne en 1633, bien que tr√®s inform√© de l'√©tat de la science astronomique, est tr√®s h√©sitant, comme d'ailleurs nombre d'autres savants de tendances tr√®s diverses. D'autre part, Galil√©e, en refusant de pr√©senter ses vues comme une hypoth√®se ‚ÄĒ ce en quoi il avait parfaitement raison ‚ÄĒ heurtait directement les th√©ologiens pour qui les conceptions sur la nature des r√©alit√©s astronomiques √©taient encore tr√®s solidaires du syst√®me d'ensemble de la th√©ologie. L'abandon des conceptions astronomiques anciennes risquait dans ces conditions de troubler assez profond√©ment la masse des croyants. Tout ceci constitue moins des excuses que des explications, car si les th√©ologiens romains avaient √©t√© plus ouverts alors aux probl√®mes pos√©s par le progr√®s des sciences, et si leurs conseillers ¬ę techniques ¬Ľ, sp√©cialement les J√©suites du Coll√®ge romain, surtout les Peres Scheiner et Grienberger, avaient √©t√© plus courageux pour presenter de fermes observations ‚ÄĒ que leur comp√©tence et les conclusions h√©liocentriques auxquelles ils √©taient arrives personnellement leur donnaient la possibilit√© et leur faisaient un devoir de fournir ‚ÄĒ la condamnation de Galil√©e aurait pu √™tre √©vit√©e (Cahiers D'histoire Mondiale, Volume 3, Num√©ros 3 √† 4, 1957 - books.google.fr).

 

"Chassez, bannis, liures censurez" concerne plus Galilée. Bien que chanoine, de son vivant Copernic ne fut jamais inquiété pour ses théories par les autorités ecclésiastiques, et il dédia son livre au Pape Paul III. Mais en 1616 De Revolutionibus Orbium Coelestium est finalement mis à l'index.

 

1484

 

Il semblerait que la loi frumentaire de 123 av. J.-C. √©tablie par Caius Gracchus, fr√®re de Tiberius Gracchus et √©lu tribun de la pl√®be pour l‚Äôann√©e 123 av. J.-C. fut influenc√©e par diff√©rents probl√®mes survenus les derni√®res ann√©es avant son tribunat. En effet, outre les probl√®mes d‚Äôapprovisionnement de la ville de Rome en bl√©, la cit√© est confront√©e √† un probl√®me d‚Äôordre social. Ces ann√©es sont marqu√©es par diff√©rentes r√©voltes serviles survenues en raison des conditions de vies et de maltraitances des esclaves. Il est ainsi probable que les approvisionnements de Rome furent bouscul√©s par ces r√©bellions et caus√®rent de graves pr√©judices. De plus, il s‚Äôav√®re qu‚Äôune politique structur√©e de l‚Äôapprovisionnement alimentaire de Rome n‚Äôait pas √©t√© instaur√©e pendant la premi√®re moiti√© du IIe si√®cle av. J.-C. La Lex Sempronia est une loi frumentaire parmi un nombre relativement important durant la p√©riode 123-58 av. J.-C.. En effet, une dizaine de lois sur le sujet furent √©tablies pendant cette p√©riode de 65 ans. La loi frumentaire de Caius Sempronius Gracchus pr√©voyait que l‚ÄôEtat r√©alisa des achats de bl√©s massifs, construisent des silos et vente mensuellement aux citoyens une ration de bl√© √† prix r√©duit, fixe, soit 6-1/3 as par modius. L‚ÄôEtat √©vitait ainsi les sp√©culations saisonni√®res et pouvait se permettre une telle politique gr√Ęce √† l‚ÄôAfrique et la Sicile (fr.wikipedia.org - Lex Sempronia).

 

A Rome et en Italie, depuis Caius Gracchus au moins, existaient des greniers publics qu'on appellait précisément horrea Sempronia, comme l'apprend une notice de Festus 370 L: Sempronia horrea, qui locus dicitur, in eo fuerunt lege Gracchi, ad custodiam frumenti publici (Collection de l'Ecole française de Rome, Volumes 45 à 46, 1980 - books.google.fr).

 

Plutarque en parle dans Caius Gracchus 6.3.

 

On trouve ainsi chez Festus et "glomus" et les "sempronia horrea".

 

1607 depuis l'année -123 donne 1484. DE 1484 à 2083 il y a près de 600 ans, écart que l'on retrouve au quatrain IX, 44 (2136/1536).

 

Depuis la renaissance de l'Astronomie que l'on fait remonter √† l'ann√©e de la parution du De revolutionibus de Copernic en 1543, nombreuses furent les √©ditions de tables m√™lant pr√©dictions des dates et dur√©es des √©clipses de Lune et de Soleil, positions des plan√®tes sur l'√©cliptique, phases de la Lune, m√©t√©orologie, dates des f√™tes et pr√©dictions astrologiques selon les auteurs. Apr√®s Regiomontanus qui fit para√ģtre en 1475 des √©ph√©m√©rides pour une p√©riode de 31 ann√©es, plusieurs astronomes se succ√©d√®rent dans cet exercice (Guy Boistel, L'astronomie nautique au XVIIIe si√®cle en France : tables de la Lune et longitudes en mer, 2016 - books.google.fr).

 

Copernic est né en 1473.

 

Johannes M√ľller (1436-1476), dit Regiomontanus du nom latin de K√∂nisberg, est le personnage le plus repr√©sentatif des d√©buts de la Renaissance non seulement aux yeux des historiens d'aujourd'hui, mais aussi pour ses propres successeurs. Copernic le consid√©rait comme son pr√©curseur imm√©diat imm√©diat (De revolutionibus, III, 6). Dans la pr√©face √† une √©dition d'ouvrages de Johann Werner, publi√©e en 1557, Johannes Rheticus, l'√©l√®ve de Copernic, unit Regiomontanus et son ma√ģtre Georg von Peurbach (1423-1461) dans un seul √©loge : avec eux, ¬ę une nouvelle lumi√®re a commenc√© de se lever sur les disciplines math√©matiques ¬Ľ, ce sont ce sont eux qui ¬ę se sont efforc√©s pour la premi√®re fois de tirer les math√©matiques de la barbarie sarrasine¬Ľ. Auparavant, dans la d√©dicace de la Narratio prima (1540), qui contient la premi√®re pr√©sentation publi√©e du syst√®me h√©liostatique, Rheticus avait pr√©sent√© Regiomontanus comme l'initiateur de la r√©forme qui a conduit √† Copernic. Il le met intrins√®quement en parall√®le avec Ptol√©m√©e et Copernic (Fernand Hallyn, Philologie et astronomie chez Regiomontanus, La Philologie Humaniste et ses Representations dans la Theorie et dans la Fiction, 2017 - books.google.fr).

 

Johann Werner (1468-1522), mathématicien et astronome, était prêtre. Il vécut la plus grande partie de sa vie à Nuremberg. D'abord étudiant à l'université d'Ingolstadt en 1484, il étudie à Rome de 1493 à 1497. Werner est couramment donné pour le véritable initiateur des distances lunaires dans la littérature sur le sujet. S'il en donne le principe, il ne tient aucun compte de toutes les corrections à apporter aux observations (Guy Boistel, L'astronomie nautique au XVIIIe siècle en France : tables de la Lune et longitudes en mer, 2016 - books.google.fr).

 

Or voici venus les temps de l'Ant√©christ. Accumul√©es au cours de l'implacable XVe si√®cle, toutes les terreurs de toutes les terreurs de l'Empire se cristallisent √† l'approche de l'an 1500, et avec une intensit√© telle que la certitude de l'imminence de la fin du monde va se prolonger bien au-del√† de cette date.On pourrait citer des dizaines de proph√©ties. La principale est r√©pandue par Johann Lichtenberger et Paul de Middelbourg pour l'an 1484 : cette ann√©e-l√†, na√ģt une conjonction de Jupiter et de Saturne dans la maison du Scorpion. Cette maison est signe de malheur ; pire, cette conjonction soumet enti√®rement le b√©n√©fique Jupiter aux influences n√©fastes de Saturne : signe presque assur√© de la fin des temps. Proph√©tie capitale, car la conjonction astrale sur laquelle elle se fonde est destin√©e √† durer au moins une vingtaine d'ann√©es - donc au moins jusqu'en 1504, si le monde n'a pas disparu auparavant. On lit ces proph√©ties dans les foires, on les illustre dans des gravures, elles courent de bouche √† oreille et en cette fin du XVe si√®cle la terreur de la fin du monde s'empare de l'Allemagne. En proie √† cette certitude, S√©bastian Brant publie en 1494 sa fantastique Nef des Fous, dans l'espoir de r√©former le monde avant qu'il ne soit trop tard. Le fameux chapitre 103, consacr√© √† l'Ant√©christ, annonce la fin des temps : ¬ę Je puis le dire en v√©rit√©, le Jugement dernier approche ! ¬Ľ Luther partage cette conviction avec toute son √©poque. Se fondant non sur des sp√©culations astrologiques, mais sur des calculs tir√©s des Livres saints, il pr√©dit lui-m√™me la fin du monde pour 1524, puis pour 1558 (Pierre Behar, Du Ier au IV√®me Reich: Permanence d'une nation, renaissances d'un Etat, 2014 - books.google.fr).

 

Nostradamus, selon la méthode du présent site, commence ses Centuries en 1558.

 

Luther est n√© le 10 novembre 1483 √† Eisleben. Si le jour est bien attest√©, l'ann√©e l'est moins. Il pourrait s'agir aussi de 1482 ou 1484. La question int√©ressait les astrologues de l'√©poque. Le math√©maticien Cardanus estimait que le 10 novembre 1483 pla√ßait Luther sous une mauvaise constellation. Il devait finir ¬ęh√©r√©tique¬Ľ ! M√©lanchthon aurait, lui aussi, pr√©f√©r√© que Luther f√Ľt n√© en 1484 ! (Marc Lienhard, Martin Luther, 1991 - books.google.fr).

 

Le sacerdoce universel est un principe d'abord √©nonc√© par Luther et commun √† tous les protestants, selon lequel il n'y a pas de diff√©rence de nature ou de dignit√© entre les clercs et les la√Įcs. Seules sont admises entre les baptis√©s des diff√©rences de fonctions. De ce principe d√©coulentle rejet d'une m√©diation du clerg√© entre l'homme et Dieu, le refus de la hi√©rarchie catholique et de l'autorit√© sacr√©e du pape, et, plus prosa√Įquement, la possibilit√© pour les pasteurs de se marier et d'avoir une famille (Anne Bonzon, Jean-Yves Grenier, Katia B√©guin, Dictionnaire de la France moderne, 2003 - books.google.fr).

 

"Nul aux sacres ne seront asseurés" : personne ne sera assuré d'être consacré dans la prêtrise, on ordinera moins de prêtres (baisse des vocations).

nostradamus-centuries@laposte.net