Jean VII Paléologue et Etienne Lazarevitch

Jean VII Paléologue et Etienne Lazarevitch

 

X, 62

 

2222-2223

 

Pres de Sorbin pour assaillir Ongrie,

L'heraut de Brudes les viendra avertir :

Chef Bisantin, Sallon de Sclavonie,

A loy d'Arabes les viendra convertir.

 

Hongrie

 

C'est sous la dynastie Anjou-Luxembourg que la Hongrie conna√ģt son deuxi√®me apog√©e avec le renforcement du pouvoir royal par Charles Ier Robert et l'extension du territoire sous le r√®gne de Louis Ier le Grand. Le royaume de Hongrie int√®gre alors la Bosnie et compte sur ses flancs Sud et Est une douzaine de b√°ns√°g et de vajdas√©g vassaux, peupl√©s de slaves (t√≥tok) et de valaques (ol√°hok) b√©n√©ficiant de franchises nomm√©es vlach jog. Successeur de Charles Ier Robert, Sigismond Ier du Saint-Empire cumule la couronne imp√©riale (1433), celle de Hongrie par mariage avec Marie de Hongrie, membre de la maison cap√©tienne d'Anjou-Sicile en 1387, et celle de Boh√™me mais perd la Dalmatie au profit de Venise. Sur le plan int√©rieur, il doit faire face √† la mont√©e en puissance du pouvoir urbain (fr.wikipedia.org - Hongrie).

 

Il s’agit du Sigismond de l’aigle d’Ezéchiel du quatrain X,60.

 

Etienne Lazarevic

 

"Sorbin" : peuple Serbe :

 

Parmi les peuples issus des Dodanim, le Livre de Josippon (anonyme h√©breux du IXe ou Xe si√®cle de notre √®re) cite les Slaves ; nous distinguons, parmi eux, les Moraves (¬ęMorawa¬Ľ comme dans la chronique russe dite de Nestor), les Croates (¬ęKarwati¬Ľ dans le texte) et les Serbes (¬ęSorbin¬Ľ dans le texte - ce qui correspond au nom de ce peuple en slave, au singulier) (Tadeusz Lewicki, Les sources h√©bra√Įques consacr√©es √† l'histoire de l'Europe centrale et orientale et particuli√®rement √† celle des pays slaves de la fin du IXe au milieu du XIIIe si√®cle, Cahiers du monde russe et sovi√©tique, Volume 2, 1961 - books.google.fr).

 

Stefan Lazarevic (√Čtienne Lazarevitch) est un souverain serbe n√© √† Krusevac en 1374, et mort √† Crkvine pr√®s de Mladenovac en 1427. Il porte le titre de prince de 1389 √† 1402 puis celui de despote, titre le plus important apr√®s celui d'empereur. Il est le fils du prince Lazar Hrebeljanovic et de la princesse Milica. Il a un fr√®re du nom de Vuk.

 

En 1389, peu après la bataille du Kosovo au cours de laquelle meurt son père Lazar, la Hongrie profite de la faiblesse de la Serbie pour l'attaquer. Milica réussit à contenir les Hongrois en leur cédant quelques villes du Nord du pays. En 1390, Milica négocie avec le sultan Bayezid Ier, lui promettant le paiement d'un tribut ainsi que l'appui des forces serbes lors des guerres qu'il entreprendrait. En contrepartie, elle demande l'autonomie de la Serbie. Bayezid Ier accepte et épouse la plus jeune de ses filles, Olivera Lazarevic (fr.wikipedia.org - Stefan Lazarevic).

 

Hostilités entre Serbie et Hongrie

 

√Čtienne Lazarevic allait contribuer activement √† l'effort de guerre de Bayezid. Il fut toujours pr√©sent avec l'arm√©e serbe, durant la campagne de Hongrie et Valachie (1395), lors de la bataille de Nicopolis (1396), o√Ļ il ass√©na le coup de gr√Ęce aux crois√©s bourguignons, √† la campagne de Bosnie (1398) et, enfin, √† la bataille d'Ankara (1402), o√Ļ il d√©fendit le sultan jusqu'√† la fin. Aussi n'est-il pas √©tonnant que l'√Čglise serbe patronn√©e par ce prince ait √©t√© per√ßue √† Constantinople comme coop√©rant avec le pouvoir ottoman. Lorsque Antoine IV resserrait les liens du pr√ītos du Mont-Athos avec le Patriarcat (mars 1391), il mettait en garde contre les pr√©tentions √† l'autonomie des moines serbes de Hilandar et leur demanda de se soumettre sous peine d'excommunication. Cette attitude drastique sert de barom√®tre pour les relations tendues entre ces deux √Čglises orthodoxes

 

Profitant de cette d√©faite, le sultan d√©clencha, entre fin avril et d√©but juin 1395, sa premi√®re campagne au nord du Danube, contre la Hongrie et ses alli√©s. P√©n√©trant dans le banat de S√©v√©rin, l'arm√©e du sultan y ravagea plusieurs places fortes sans toutefois rencontrer l'arm√©e royale. Sigismond, dont l'√©pouse venait de d√©c√©der, se tint dans une attitude d√©fensive, alors que Bayezid n'avan√ßait plus, pr√©f√©rant se retourner pour frapper la forteresse de S√©v√©rin. Entr√©e en Valachie par l'ouest, l'arm√©e ottomane se dirigea vers Curtea de Arges, la capitale de la principaut√©, en se confrontant avec l'arm√©e du prince Mircea dans la bataille sanglante de Rovine. La retraite de Mircea vers la Transylvanie permit √† Bayezid d'installer dans le pays un prince tributaire, Vlad ler. Consid√©rant atteints ses objectifs, le sultan se retira en descendant la vall√©e de l'Olt, en traversant le Danube √† la ville de Nicopolis, alors derni√®re capitale de l'√Čtat bulgare. Il y fit ex√©cuter sur le champ pour trahison le tsar Ivan Sisman (3 juin 1395), en annexant les restes de son √Čtat. Ce n'est qu'apr√®s l'√©loignement du sultan qu'en juin Sigismond envahit la Valachie, accompagn√© par Mircea, r√©occupant Petit Nicopolis valaque (en face de Nicopolis), mais √©chouant devant S√©v√©rin. L'arm√©e valaque de Vlad l'ayant mis en difficult√© lors de la travers√©e des Carpates, le roi, bien √©prouv√©, fut de retour au d√©but de septembre au Banat. Cette premi√®re campagne sultanale manifesta toute l'importance du Danube pour l'ouverture et le maintien d'une ligne de communication directe et efficace entre la Hongrie et Byzance (D. I. Muresan, Une histoire de trois empereurs. Aspects des relations de Sigismond de Luxembourg avec Manuel II et Jean VIII Pal√©ologue, Emperor Sigismund and the orthodox world, 2010 - books.google.fr).

 

"Brudes"

 

Novob√ęrd√ę en albanais et Novo Brdo en serbe latin, est une localit√© et une commune (municipalit√©) du Kosovo qui fait partie du district de Pristina (selon le Kosovo) ou du district de Kosovo-Pomoravlje (selon la Serbie).

 

Le prince Lazar Hrebeljanovic est n√© en 1329 √† Prilepac, √† proximit√© de Novob√ęrd√ę/Novo Brdo. Cette ville avait √©t√© donn√©e √† son p√®re Pribac Hrebeljanovic par le roi √Čtienne Uros IV Dusan en raison de ses services rendus √† la cour en tant que chancelier (fr.wikipedia.org - Novo Brdo).

 

Lazar Hrebeljanovic ou Lazare de Serbie (1329 - 15 juin 1389), est un souverain serbe de la dynastie des Lazarevic. Tu√© lors de la bataille de Kosovo Polje, il est v√©n√©r√© comme un saint martyr par l'√Čglise orthodoxe et f√™t√© le 15 juin (fr.wikipedia.org - Lazar Hrebeljanovic).

 

Le fondement de la richesse de la Serbie est rest√© li√© √† l'agriculture et √† l'activit√© mini√®re. La prosp√©rit√© de l'agriculture au XVe si√®cle a favoris√© le d√©veloppement et l'enrichissement des villes ; mais l'agriculture entretenait aussi des rapports √©troits avec l'activit√© mini√®re. A la suite de la chute de la production d'argent en Europe, √† partir du XIVe si√®cle, et des troubles survenus dans le commerce m√©diterran√©en, l'argent √©tait devenu beaucoup plus co√Ľteux (25 %). Cette situation permit √† la Serbie de devenir un acteur important dans le commerce europ√©en de l'argent. Le despotat serbe fournissait un cinqui√®me de la production europ√©enne. Par la seule entremise de Dubrovnik, la Serbie exportait plus de cinq tonnes d'argent par an. Les centres miniers serbes fournissaient de l'argent d'excellente qualit√©. Novo Brdo, un centre minier situ√© entre les pentes du mont Kopaonik et la r√©gion appel√©e ¬ęle Mont√©n√©gro de Skoplje¬Ľ, fut d√©crit par un contemporain comme ¬ęune ville argent√©e, dor√©e en v√©rit√©¬Ľ. L'argent qu'on y produisait contenait une certaine teneur en or. Le despote Stefan retirait de l'exploitation de Novo Brdo un revenu annuel de 120000 √† 200000 ducats. D'autres centres miniers √©taient en activit√© √† Trepca, des mines dans la r√©gion de Kopaonik (Plana, Koporici, etc.), Rudnik, Krupanj, Zajaca, Crnca. Le despote Stefan fit publier en 1412 un Code des Mines et une Loi (Statut) de Novo Brdo. Il y confirma les principes de la l√©gislation mini√®re, qui avait d'ailleurs cours en Serbie ; elle avait √©t√© transpos√©e √† partir du droit minier allemand, qui avait √©t√© apport√© par les Saxons (Dusan Batakovic, Histoire du peuple serbe, traduit par Ljubomir Mihailovic, 2005 - ks.google.fr).

 

"avertir" : double jeu ?

 

"h√©raut" : courrier, envoy√©.

 

√Ä l'√©poque certains princes serbes avaient d√©j√† entam√© des rapports avec Sigismond de Luxembourg. Ainsi les fr√®res du roi serbe Marko Kraljevic ‚Äď Dmitar et Andrijas ‚Äď s'√©taient r√©fugi√©s en Hongrie aupr√®s de Sigismond. M√™me √Čtienne Lazarevic avait √©t√© accus√© d'√™tre impliqu√© dans des n√©gociations secr√®tes avec Sigismond. Le knjaz s'√©tait n√©anmoins d√©fendu en surench√©rissant sa fid√©lit√© envers le sultan, acceptant que sa sŇďur Olivera dev√ģnt l'√©pouse de Bayezid et en suivant d√©sormais fid√®lement l'arm√©e ottomane dans ses campagnes. Or Constantin Dragas, tout en participant √† la campagne ottomane en Hongrie et en Valachie en 1395, o√Ļ il perdit la vie, √©tait malgr√© tout rest√© le partisan de la cause chr√©tienne (D. I. Muresan, Une histoire de trois empereurs. Aspects des relations de Sigismond de Luxembourg avec Manuel II et Jean VIII Pal√©ologue, Emperor Sigismund and the orthodox world, 2010 - books.google.fr).

 

De ce temps o√Ļ Sigismond √©tait tellement pr√©occup√© de consolider sa position en Hongrie, date √©galement sa tentative de s'assurer contre les dangers qui le mena√ßaient du sud, surtout du c√īt√© du banat de Macva. Apr√®s 1400, de son c√īt√©, le despote Etienne qui √† la bataille de Tripolje (1402) n'avait pas compl√®tement bris√© la rivalit√© de ses neveux, les Brankovic, ressentait √©galement le besoin de s'appuyer sur quelqu'un. Le biographe d'Etienne, Constantin le Philosophe dit que l'initiative pour une entente fut donn√©e par le roi Sigismond. En principe, le despote Etienne √©tait dispos√© √† une entente avec Sigismond, mais il n'√©tait pas press√© de la r√©aliser; il d√©sirait voir auparavant qui deviendra finalement ma√ģtre de la Hongrie, Sigismond o√Ļ le pr√©tendant au tr√īne de Hongrie Ladislas d'Anjou. Sigismond, pour briser la r√©sistance dans dans le sud de la Hongrie, en Dalmatie et en Bosnie, avait besoin d'avoir ses arri√®res assur√©s en Macva et en Serbie, et pour cette raison il avait consenti √† ce que le despote Etienne conserv√Ęt comme par le pass√© en son pouvoir la Macva avec Beograd. Dans cette premi√®re entente, le despote Etienne se reconnaissait vassal de la couronne de Hongrie uniquement pour la Macva et pour Beograd. De ce temps o√Ļ Sigismond √©tait tellement pr√©occup√© de consolider sa position en Hongrie (Jovan Radonic, L'entente de Tata de 1426, Bulletin de l'Acad√©mie serbe des sciences, Tome VII, 1951¬† - books.google.fr).

 

Après la bataille d'Angora (1402), le despote Stefan Lazarevic quitta Krusevac et s'installa à Belgrade (1407), pour être moins exposé aux attaques des Turcs et plus près des Hongrois, dont il devint un vassal (Vladislav Ristic, L'église Lazarica et la place forte de Krusevac, 1989 - books.google.fr).

 

"Sallon" : Errance

 

"Sallon"- Amphissa

 

Salona (ou Amphissa) √©tait le chef-lieu de l'√©parchie de Parnasside, nome de Phocide et Phthiotide. Reb√Ętie, Salone fut ravag√©e vers le Xe si√®cle par les Bulgares et les Slaves.

 

Le site de Salona (aussi appelée La Sola ou La Sole) se trouve à l'emplacement de l’actuelle Amphissa en Phocide, non loin de Delphes. La ville fut conquise dans les années 1204-1205 par Thomas d'Autremencourt, un seigneur picard de l'entourage de Boniface de Montferrat, roi de Thessalonique.

 

Apr√®s la mort de Thomas III d'Autremencourt √† la bataille de C√©phise (ou du Lac Copa√Įs ou d'Halmyros) en 1311 faces √† la Compagnie catalane des Almograves, le catalan Roger Desllor, auparavant au service du duc d'Ath√®nes, √©pousa sa veuve et s'installa √† Salona. Il ne semble toutefois pas¬† avoir fait souche6. D√®s 1318, le fief passa dans les mains d'Alphonse Fr√©d√©ric d'Aragon, b√Ętard du roi de Sicile Fr√©d√©ric II, vicaire g√©n√©ral du duch√© d'Ath√®nes alors aux mains des Catalans, puis √† ses descendants (fr.wikipedia.org - Comt√© de Salona).

 

Si le sultan, apr√®s la victoire de Nicopolis, s'√©tait born√© √† piller le pays entre la Save et le Danube, et √† envoyer quelques soldats en Bosnie et en Valachie, il avait profit√© de la fin de l'ann√©e 1396 pour organiser sur des bases plus solides la puissance ottomane en Europe. Au point de vue territorial, Widdin et les domaines de Sracimir, prince de Bulgarie, avaient √©t√© incorpor√©s √† l'empire; on avait cherch√© en m√™me temps √† grouper au nord des Balkans des √©l√©ments turcs; on avait m√™me, pour faciliter cette agglom√©ration, provoqu√©, par des mesures de rigueur et de fanatisme religieux, l'√©migration des chr√©tiens bulgares vers la Valachie ou les hauts plateaux des Balkans. D'un autre c√īt√©, √† la m√™me √©poque, les conversions des Bulgares √† l'islamisme avaient augment√©, surtout √† Lowatsch et dans la moyenne Bulgarie, entre l'Isker et l'Osau, et au sud des Balkans, dans le Despoto-Dagh. Gr√Ęce √† ces circonstances, l'√©tablissement des Turcs dans ce pays s'√©tait trouv√© fortement consolid√©.

 

L'ann√©e suivante (1397) vit se d√©cha√ģner l'orage que les puissances chr√©tiennes redoutaient. L'objectif de Bajazet √©tait toujours Constantinople ; vainement assi√©g√©e ou bloqu√©e √† diff√©rentes reprises, la ville avait jusqu'alors su prot√©ger son ind√©pendance; le sultan n'√©tait pas encore en mesure de la r√©duire. Il le comprit si bien qu'il dirigea ses efforts contre les provinces √©loign√©es de l'empire d'Orient, la Thessalie et le despotat de Mistra, voulant les ruiner et les r√©duire √• l'impuissance absolue avant de tourner ses forces contre la cit√© imp√©riale.

 

Envahir simultanément la péninsule hellénique par le nord et par la Morée, et ruiner les provinces de l'empire d'Orient, incapables de résister au choc des Turcs, tel fut le plan de Bajazet pour la campagne de 1397. Son exécution, à considérer l'état politique et social des pays que l'armée ottomane devait traverser, n'offrait pas de difficultés sérieuses, et, de fait, elle n'en présenta aucune. Nous avons déjà montré l'état précaire de l'empire d'Orient. Depuis un demi-siècle, chaque année avait, pour ainsi dire, été marquée par un affaiblissement d'autorité; en 1397, les deux provinces de Thessalie et de Sparte, objectif du sultan, séparées de la métropole, sans communication entre elles, entourées d'ennemis ou de puissances sans forces militaires, étaient destinées à céder à la première attaque. Bajazet, à la tête d'une armée turque, envahit en personne la Thessalie (1397). L'évêque grec Séraphin, interprète des habitants du pays de Salone, fut le premier à appeler les Musulmans, en vantant, dit-on, au sultan les humides prairies de cette contrée, si favorables à la chasse au faucon que Bajazet aimait avec passion. Aucun obstacle n'arrêta les envahisseurs; les populations valaques, la comtesse de Salone, veuve de Louis d'Aragon, acceptèrent les tributs qui leur furent imposés. La comtesse, accusée de concussion, de meurtre et d'adultère par ses sujets, fut déclarée déchue et remplacée par un gouverneur turc; sa fille fut conduite au harem. Après une courte campagne, les Turcs regagnèrent la Thrace avec le sultan (Joseph Delaville Le Roulx, La France en Orient au XIVe siècle: Projets et tentatives (1290-1396) Nicopolis (1396) Constantinople (1397-1402) Modon (1403-1408), 1886 - books.google.fr).

 

On est allé en Occident jusqu'à croire que l'évêque de Zéitoun, Sabbas, et celui de Salone, Séraphin, auraient appelé Bajazet contre les Francs (Nicolae Iorga, Histoire des Roumains et de la romanité orientale: Les fondateurs d'état, Tome 3, 1937 - books.google.fr).

 

Peu apr√®s sa prise de pouvoir, en 1394 ou en 1396, le sultan Bayezid Ier demande √† tous ses vassaux et alli√©s, chr√©tiens et musulmans, de venir le retrouver √† Serr√®s. L'empereur de Constantinople ainsi que Stefan se rendent √† son invitation. La r√©union se d√©roule sans heurt particulier, lorsqu'√† la fin, Bayezid demande sans raison que tous les souverains chr√©tiens soient mis √† mort, un par un toutes les heures. Ce d√©lai lui donne, selon son expression, ¬ęle temps d'√©tablir un ordre d'ex√©cution¬Ľ. Ce temps de r√©flexion et la pression de ses conseillers le font finalement revenir sur sa d√©cision. Sur la base de Chalcocondyle et du Pseudo-Sphrantz√®s les auteurs anciens situent cette r√©union en 1396. Zakythinos pense qu'elle s'est tenue en mai 1394 (fr.wikipedia.org - Stefan Lazarevic).

 

Après la réunion de Serrès, le comté de Salone fut occupé fin 1393 ou début 1394 par le sultan Bayezid Ier, qui captura la comtesse douairière Hélène et épousa sa fille et héritière Maria Fadrique. Le territoire fut reconquis par le despote de Morée, Théodore Ier Paléologue, qui le vendit en 1407 aux chevaliers de Rhodes. En 1410 le comté fut conquis par les Turcs (fr.wikipedia.org - Comté de Salona).

 

"Sallon"- Salonique et Novo Brdo

 

¬ę h√©raut ¬Ľ : messager, courrier (tchaouche en turc).

 

Ange d√©rive du latin angelus, qui traduit litt√©ralement le grec "aggelos" ; il signifie envoy√©, messager. L'ange est, en effet, le h√©raut de Dieu dans ses rapports avec la terre (Xavier Barbier de Montault, Trait√© d'iconographie chr√©tienne, Volumes 1 √† 2, 1890 - books.google.fr).

 

La ville de Thessalonique avait subi les assauts des Ottomans depuis 1383. Devenus ma√ģtres de Thessalonique en 1387, ils ne le rest√®rent probablement pas longtemps, car il semble que de de 1391 √† 1394 Thessalonique devint √† nouveau byzantine. Reprise par les Ottomans en 1394, le sultan Bayazit Ier la c√©da aux Byzantins en 1403, suite √† sa d√©faite contre Tamerlan (1402) qui avait affaibli son empire. Mais la situation √©tait demeur√©e critique : l'empereur Manuel II (1391-1425) fut contraint de confier Thessalonique aux V√©nitiens en 1423, lesquels s'engag√®rent √† respecter la population grecque. Apr√®s sept ans de dure domination v√©nitienne, la ville fut d√©finitivement reprise par les Ottomans (1430) (Paolo Odorico, Thessalonique: Chroniques d'une ville prise, 2014 - books.google.fr).

 

Entre 1388 et 1390, au c√©sar Alexis Ange Philanthrop√©nos, descendant possible du s√©bastocrator Jean Ange (13423- 1348) succ√©da son parent Manuel Ange Philanthrop√©nos, qui gouverna la Thessalie jusqu'√† ce qu'elle tomb√Ęt au pouvoir des Osmanlis. Thessalonique fut prise par les Turcs en 1387 (B. Ferjancic, La Thessalie aux XIIIe et XIVe si√®cles, 1974 - books.google.fr).

 

En Serbie du XVe si√®cle, outre des Cantacuz√®ne, des Grecs de marque provenaient de la famille des Ange, descendants de l'empereur Manuel Ange Philantrop√®ne, dernier ma√ģtre chr√©tien de la Thessalie. L'un d'eux a v√©cu √† Novo Brdo et s'√©tait mari√© avec une Serbe. Son fils Mihailo (Michel) √©tait un fonctionnaire important dans la cour du despote serbe (veliki celnik), et l'autre fils, converti √† l'islam et entr√© au service du sultan, √©tait devenu begler-bey de la Roum√©lie sous le nom de Mahmout Andjelovic, puis grand vizir. Kalojan Rusota (Caloian Rusota), (Caloian Rusota), douanier √† Novo Brdo, √©tait un des grecs connus √† cette √©poque. En choisissant les √©v√©nements les plus importants de son √©poque pour les noter, un des annalistes serbes a enregistr√© sa mort survenue en 1437. Outre le fait qu'ils se trouvaient au service du despote serbe, les Grecs s'occupaient du commerce en Serbie. En plus de Novo Brdo, ils peuplaient les autres localit√©s mini√®res (Byzantinische Forschungen, Volume 11, 1966 - books.google.fr, Bosko I. Bojovic, L'id√©ologie monarchique dans les hagio-biographies dynastiques du Moyen Age serbe, 1995 - books.google.fr, fr.wikipedia.org- Mihailo Andjelovic).

 

Après la rupture définitive entre Manuel II et la Porte, en été 1394 Bajazet mit le siège sous Constantinople, qui fut débloquée seulement après la victoire de Tamerlan à Ankara (28 juillet 1402). Manuel II dut se tourner de nouveau vers l'Occident. En 1395, par l'intermédiaire de son ambassadeur, Manuel Philantropène, il s'allie à Sigismond de Luxembourg, roi de Hongrie ; alliance dont sortira, l'année suivante, la croisade de Nicopolis. D'autre part Byzance entre dans la ligue antiturque qui groupait depuis 1388 le royaume de Chypre, les Hospitaliers de Rhodes, les communes génoises de Chios et de Péra et les dynastes génois de Lesbos, les Gattilusi (Raymond-Joseph Loenertz, Correspondance de Manouel Kalekas, 1950 - books.google.fr).

 

"Sallon"- Solin

 

La ville de Salona (Salone, Solin) est plut√īt en Dalmatie, partie de la Croatie.

 

Mais le baron d'Anglure (1395) voyagea en ¬ęEsclavonie¬Ľ (Pula, Dubrovnik). L'Esclavonie pouvait aussi d√©signer les pays peupl√©s de Slaves.

 

Philippe de Mézières, dans son Epistre lamentable et consolatoire, adressée en 1397 à Philippe le Hardi, il rappelle la bataille de Nicopolis (1396) et conseille sur la manière de reconquérir les territoires perdus dont l'Esclavonie qu'il dit gagnée par les Turcs de Mourad et de Bajazet (Philippe Contamine, Jacques Paviot, Céline van Hoorebeeck, Une epistre lamentable et consolatoire: adressée en 1397 à Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, sur la défaite de Nicopolis, de Philippe de Mézières, 2008 - books.google.fr).

 

La p√©riode dite "turque" de l'histoire croate a commenc√© vers 1400 avec les incursions des Akinci ottomans mais aussi avec la participation des soldats croates dans les batailles entre les Ottomans et leurs adversaires dans les Balkans. On admet g√©n√©ralement que le territoire de l'actuel Etat croate a √©t√© d√©limit√© lors de la paix de Karlowitz en 1699. Les Croates sont d√©sormais divis√©s en deux groupes : la majorit√© est pass√© sous l'autorit√© des Habsbourg tandis que les autres, ceux de Bosnie-Herz√©govine, sont demeur√©s sous la domination ottomane jusqu'en 1878 qui voit alors l'ensemble des Croates r√©unis dans l'empire d'Autriche (Nenad Moacanin, Les Croates et l'Empire ottoman : quelques r√©flexions sur leurs rapports. In: Revue du monde musulman et de la M√©diterran√©e, n¬į66, 1992. Les Balkans √† l'√©poque ottomane - www.persee.fr).

 

Apr√®s la chute de l'Empire romain d'Occident, Split (Spalato, du nom du palais de Diocl√©tien), qui recueillit les r√©fugi√©s de Solin (Salone) d√©truite par les Avars/Slaves en 614, tomba sous la coupe des Byzantins et l‚Äôind√©pendance dont elle put b√©n√©ficier du XIIe au XIVe si√®cle, lui permit de se d√©velopper et de conna√ģtre un remarquable essor √©conomique. En 1420, Split fut conquise par la R√©publique de Venise qui r√©ussit √† contr√īler l‚Äôessentiel des relations commerciales et √©conomiques sur l‚ÄôAdriatique. La menace des invasions turques obligea √† la construction d‚Äôimposants remparts au XVIIe si√®cle. La pr√©sence de l‚Äôautorit√© v√©nitienne a bien souvent √©t√© li√©e √† une p√©riode de d√©veloppement √©conomique et urbain. Le centre historique de Split comporte de nombreuses habitations de style v√©nitien (palais du recteur, h√ītel de ville, tour v√©nitienne). La domination v√©nitienne prit fin en 1797 (fr.wikipedia.org - Split).

 

Jusqu'à aujourd'hui, Salone (Solin) ne fut pas ottomane.

 

"Sallon"- Szalonak

 

Il existe encore un Salonocia en Hongrie : Szalonak (Zallonock chez Clusius) (Miklós Istvanffy, Regni hungarici historia, 1724 - books.google.fr, Dora Bobory, The Sword and the Crucible. Count Boldizsár Batthyány and Natural Philosophy in Sixteenth-Century Hungary, 2009 - books.google.fr).

 

In der Konskription von 1773: Szalonak-Schlaning und √ďszalonak-Schl√§ning. Urkundliche Formen (vgl. Cs√°nki II 719/20 , 729 ) : Zloymuk (1271 bei Feher), Zlunuk (1273), und sp√§ter sehr oft die Formen : Zalonuk, Salanok, Zolonuk, Zolonok, Zolonak ; Geschlo√ü zum Slenigk (1446 : die Burg kam in den Besitz der Pa(u)mkircher), castellum...¬† in ungarico Zalonok in theutonico Slanik vocatum (zwischen I451‚Äď56 viermal), Slening (1464) (Elemer Moor, Zur Siedlungsgeschichte der deutsch-ungarischen Sprachgrenze II, Ungarische Jahrb√ľcher, Volume 9, 1929 - books.google.fr).

 

Die Burg Schlaining (ung. Szal√≥nak v√°r) liegt am Stadtrand von Stadtschlaining im Burgenland. Im Jahr 1271 war die Burg im Besitz der G√ľssinger Grafen und wurde nach mehrfachem Besitzerwechsel 1445 von K√∂nig Friedrich III. an den S√∂ldnerf√ľhrer Andreas Baumkircher verpf√§ndet (de.wikipedia.org - Burg Schlaining).

 

Die Herren von G√ľns (ungarisch: Koszegi csal√°d, kroatisch und bosnisch: Gisingovci) waren ein Adelsgeschlecht in Ungarn im Hochmittelalter. Die G√ľnser (von Heder) sind im 12. Jahrhundert als Zweig der ungarischen Familie H√©der hervorgegangen. Unter den Familienmitgliedern waren Palatine und Gespane, Bane und Woiwoden. Sie waren eine der sieben einflussreichen Oligarchenfamilien Ungarns zur Zeit der ‚ÄěOligarchenherrschaften‚Äú w√§hrend der letzten √Ārp√°denk√∂nige. Ihre Macht beruhte erheblich auf dem Besitz von Burgen im S√ľdwesten Ungarns und in Kroatien (Herrschaft Medimurje), bzw. Slawonien.

 

Die G√ľnser waren im Lauf ihrer Geschichte Bane von Slawonien, Palatine und Inhaber von Hof√§mtern wie Hofrichter, Oberstallmeister und Oberstk√§mmerer und sie hatten an ihren H√∂fen eigene Hofrichter, Truchsesse und Notare. Sie hatten gegen die Herz√∂ge von √Ėsterreich, die K√∂nige von B√∂hmen und Neapel und auch gegen die eigenen K√∂nige gek√§mpft. Das Oligarchensystem hatte ihnen erlaubt, eine eigene Au√üenpolitik zu verfolgen. Sie hatten hohe Kirchen√§mter inne und sie nahmen sogar gegen das Papsttum Stellung (de.wikipedia.org - Herren von G√ľns).

 

En tant qu'√©v√™que de Gyor, il √©tait comes (hon., foispan) du comitat de Gyor, et comme archev√™que de Kalocsa, du comitat de B√°cs. Entre 1598 et 1602, il fut chancelier de Hongrie et √† partir de f√©vrier 1602, lieutenant du roi. √Ä en croire Marx Faut, ce dernier titre aurait encourag√© M√°rton Pethe √† se dire ¬ęroi¬Ľ des habitants de Sopronor. Cependant, au moment de l'arriv√©e des troupes de Bocskai, l'√©v√™que ne resta pas pour d√©fendre la grande ville luth√©rienne. Il ne fit que la traverser pour se mettre √† l'abri au ch√Ęteau de Szal√≥nak qui etait la propriete du calviniste Ferenc II Batthyany (mort en 1625), capitaine supr√™me de la Transdanubie (1604-1609) et comes du comitat de Sopron (1605-1625). Cette forteresse convenait √©galement pour mettre √† l'abri le tr√©sor √©piscopal que Marx Faut √©value √† ¬ęplusieurs milliers de ducats¬Ľ. Selon le chroniqueur, l'√©v√™que les perdit √† Szombathely o√Ļ tous les biens emport√©s tomb√®rent aux mains des soldats de Gergely N√©methy. M√°rton Pethe r√©ussit √† se tirer miraculeusement de cette m√©saventure et gagna Vienne o√Ļ, d√©j√† gravement malade, il fit son testament le 1er octobre 1605 (D√©nes Harai, Les villes luth√©riennes de Kassa et de Sopron face au soul√®vement anti-habsbourgeois d'istv√°n Bocskai en Hongrie (1604-1606), Revue historique, Volumes 649 √† 650, 2009 - books.google.fr).

 

Sclavonie

 

La Slavonie (en serbo-croate : Slavonija), appelée Esclavonie dans le passé, est une vaste plaine agricole de Croatie. Cette plaine est limitée au nord par la Drave, au sud par la Save et à l'est par le Danube.

 

Sous Auguste, elle entre dans la Pannonie et porte alors le nom de Pannonia Savia. Probus, qui en est originaire, y fait développer la culture de la vigne. Plus tard, la région passe sous le joug des Byzantins. Envahie par les Avars et par les troupes de Charlemagne les pourchassant, elle se rétablit des ravages par une immigration issue de Dalmatie.

 

Au IXe siècle, la région est réunie à la Croatie, convertie au christianisme par Cyrille et Méthode nés à Thessalonique. Elle résiste aux incursions bulgares mais, au Xe siècle, tombe aux mains des Hongrois. Au début du XIe siècle, les Byzantins la reprennent, la perdent en 1127, la reprennent en 1162 puis l'abandonnent définitivement. L'Esclavonie est alors gouvernée par des bans locaux puis par des princes de la maison royale de Hongrie.

 

Pendant l'empire romain et jusqu'√† la fin du Moyen √āge, l'Esclavonie √©tait un r√©servoir d'esclaves. Le terme en latin m√©di√©val sclavus signifiant ¬ęslave¬Ľ au VIIe si√®cle finit ainsi par prendre le sens d‚Äô¬ęesclave¬Ľ au Xe si√®cle. De fa√ßon g√©n√©rale, les Slaves des Balkans faisaient l‚Äôobjet d‚Äôun commerce intensif √† partir du haut Moyen √āge.

 

À partir de 1394 les troupes ottomanes visitèrent la Transylvanie et, en 1414, elles entrèrent en Slavonie.

 

En 1471, elle est conquise par l'Empire ottoman (1471-1476) puis en 1484 et 1524. Un traité signé en 1562 leur abandonne toute l'Esclavonie (fr.wikipedia.org- Slavonie, Pál Engel, András Kubinyi, Gyula Kristób, Histoire de la Hongrie médiévale. Tome II: Des Angevins aux Habsbourgs, 2015 - books.google.fr).

 

Point de chute : "Sallon" - Slankamen

 

Salonkomen ou Salankemen est un bourg de l'Empire d'Autriche dans la Slavonie (Louis Barré, Complément du Dictionnaire de l'Académie Française, 1842 - books.google.fr).

 

Historischen Ortsnamen von Ungarn. (Brod. 758,761), 1528 Salankemen (Lazar), 1553 Salankhemen (Dern. 4), 1556 Salonkemen, Acumincum (Lazius), 1567 Lalonkemen (Zindt), 1579 Salonkemen (Ort.), Zalamkem (Samb.), 1585 Zalonkemen (Ker.), 1591 Selemktsch, Szlankamen (Szam. 204), 1620 Salonkemen (Due.), 1638 Salankemen (Jan.), 1664 Salonkemen (Sand.), Slankamin (TMTE II/4, 100), 1680 Slankamen (Hevenesi : MS), 1685 Solunkomen (Krek.), 1686 Salankemen, Slancheman (Biz. 227), 1688 Salonkemen, Ad Laurinum, Burgeni (Cor.), 1689 Salonkemen (Hev. 37), 1702 Salankamen civ. (Smic. 291), 1709 Slankamen (M√ľller), 1712 Salankamen (M√ľller : Carte), 1716 Salankemen (Key.), 1718 Salankemen (Bon. 254, Hm.), 1720 Schlankament (Kh.), 1745 Schlankement (Homann : Tab.), Szlankamen (AH 1745. Proth. I., 31), 1746 Szalankemen (Szoe 124), 1762 Sallanckament (Kam. A, B), 1778 Slankament, Szalankamen (Taube III., 106), 1779 Szalankemen, Zalankemen (Bel 25), 1780/82 Slankament (Milit. 43), 1803 Szalankemend (M√ľller : Slav.), 1805/07 Alt-Slankament (Dem. IV/2, 205), 1806/08 Slankament, Szlankament pag. (1.VIII : ee 38), 1817 Alt-, Neu- Slankament (Hie. 1,336), 1829 Szlankamen, Nowi-Szlankamen, Rittium opp. (tacy II, 182,184), 1865/68 Alt Slankamen, Neu Slankamen (Fr. 10/XX), 1866 Sovar (M. 168), 1897 Slankamen novi, Slankamen stari (P.), 1910 Slankamen novi, Slankamen stari (Mi. 25/XXII.) (Ante Sekulic, Hrvatski srijemski mjestopisi, 1997 - books.google.fr).

 

In the 3rd century BC, the area was inhabited by Celtic Scordisci. In the first century BC, the fort was conquered by Romans and the settlement was known as Acumincum (acumen, point). A Flavian fort was strategically situated for monitoring the lands beyond the Tisza river, the Legion camp cohors I Britannica equitata and II Adjutrix were based in the town. Jupiter Dolichenus sculptures have been found in the town. Roman fortifications were excavated in the site of Dugorep.

 

Slavs settled in the area in the 6th century. Old Slavic graves dating from the 6th and 7th century have been found in Slankamen. During the Middle Ages, Slankamen was a fortified city and was first mentioned in 1072 as Castrum Zalankemen. Arsenije I Bogdanovic from Srem, the second Serb archbishop (1233‚Äď1263), after Saint Sava was born in the village Dabar near Slankamen. In 1325, according to a letter by pope John XXII to the Roman Catholic archbishop of Kalocsa, a public hospital was built in the village. In the 15th century, the town was a possession of the Serbian despots Stefan Lazarevic and Durad Brankovic (en.wikipedia.org- Stari Slankamen).

 

Chef byzantin

 

Le 17 septembre 1390 Manuel II Pal√©ologue, aid√© par les Hospitaliers de Rhodes, mit fin au r√®gne √©ph√©m√®re de son neveu Jean VII, fils d'Andronic IV (1390. IV. 14 - IX. 17). Puis, fid√®le √† la collaboration gr√©co-turque, que son p√®re, Jean V, pratiquait depuis 1373 au moins, et lui-m√™me depuis la fin de l'ann√©e 1387, il alla faire hommage √† son suzerain, Bajazet Ier, √©mir des Turcs Ottomans. Jean V, et apr√®s sa mort Manuel II, pers√©v√©ra dans sa docilit√© envers les Ottomans jusqu'√† la fin de l'ann√©e 1393. A cette √©poque un incident c√©l√®bre le fit changer d'attitude, bien malgr√© lui. Bajazet venait de conqu√©rir la Bulgarie orientale et centrale (prise de Tirnovo, 1393. VII. 17). Au retour de cette campagne victorieuse il tenait sa cour √† Serrhes en Mac√©doine, o√Ļ il convoqua ses vassaux chr√©tiens. Manuel II √©tait du nombre, ainsi que son fr√®re, Th√©odore Ier, despote de Mor√©e, et son neveu Jean VII, seigneur de S√©lymbrie et pr√©tendant au tr√īne de Byzance. A l'instigation de Mamonas, ex-seigneur de Monembasie, que le despote Th√©odore avait d√©poss√©d√©, l'√©mir s'emporta contre les princes grecs, allant jusqu'√† menacer de mort Manuel Pal√©ologue. Il fit arr√™ter Th√©odore et l'entra√ģna, √† sa suite, dans une campagne en Gr√®ce centrale, au cours de laquelle il occupa les √©tats de la comtesse de Salone, H√©l√®ne Asanine Cantacuz√®ne, veuve de Don Louis Fadrique d'Aragon. Une lettre de Nerio Acciajuoli, duc d'Ath√®nes, √©crite √† Corinthe le 20 f√©vrier 1394, peu apr√®s la prise de Salons (Amphissa), permet de dater ces √©v√©nements sans crainte de nous tromper. A cette √©poque Manuel II √©tait mari√© et p√®re de famille, ayant √©pous√©, le dimanche 11 f√©vrier 1392, H√©l√®ne, fille de Constantin, seigneur serbe de Velbu'id (K√ľstendil), qui lui avait donn√© (1392. XII. 18) un h√©ritier, le futur empereur Jean VIII. Apr√®s la naissance de celui-ci, Manuel s'√©tait r√©concili√© avec Jean VII, l'adoptant comme fils et successeur, tandis que Jean VII adoptait son cousin Jean VIII. La bonne entente ne dura gu√®re. Au congr√®s de Serrhes, Jean VII fut un de ceux qui mont√®rent Bajazet contre Manuel et Th√©odore (Raymond-Joseph Loenertz, Byzantina et Franco-Graeca: articles parus de 1935 √† 1966, Tome 1, 1970 - books.google.fr).

 

Loi d'Arabes

 

Bayazid tente d'imposer √† Manuel II la pr√©sence √† Constantinople d'un qadi pour juger les litiges entre musulmans selon la loi islamique (Reinert [826]). Manuel r√©siste, mais pendant son s√©jour en Occident Jean VII acc√®de √† la requ√™te du sultan. √Ä son retour, Manuel tente d'abroger cette mesure mais au d√©but du XVe si√®cle un qadi est toujours en fonction dans la capitale de l'empire. Les notes de Nicolas de Cues lors de son voyage √† Constantinople en 1437 font √©tat de la pr√©sence d'un Turc √† la t√™te des h√īpitaux de la Ville (Cribratio Alkorani [776], p. 6). Les relations entre communaut√©s entra√ģnent parfois des conversions, dans les deux sens. Les actes patriarcaux t√©moignent du retour d'apostats √† la foi orthodoxe (R√©gestes [56], nos 1300, 2891). Inversement, les princes ottomans dont nous avons parl√© plus haut re√ßoivent le bapt√™me : c'est probable pour Izz al-din (Gregoras [69], IV, 4 ; Pachym√®re [76], IV, 3), attest√© pour Yusuf devenu D√®m√®trios (Pseudo-Phrantz√®s [80] ; Chalkokondyles [72]), et pour Orchan converti au contact du jeune Jean VIII (Doukas [67]). On observe aussi des ph√©nom√®nes de syncr√©tisme, particuli√®rement entre moines h√©sychastes et soufis (Argyriou [769] ; Balivet [963]). Apr√®s 1453, ce courant s'exprimera particuli√®rement sous la plume de Georges de Tr√©bizonde (Trap√©zuntios), qui voit dans la chute de l'empire le moyen choisi par la Providence Providence pour r√©aliser l'union du genre humain en une seule foi islamo-chr√©tienne, sous la conduite de Mehmed II (Trapezuntios [126] ; Balivet [781]) (Le monde byzantin. Tome 3: L'empire grec et ses voisins (XIIIe-XVe si√®cle), 2015 - books.google.fr).

 

L'empereur Jean √©tant entr√© √† Constantinople et y estant couronn√©, y re√ßut aussit√īt un Juge Turc, selon le desir de Bajazet, pour y juger suivant la loi des Arabes, toutes les contestations qui s'√©leveroient entre les Turcs & les Romains (Procope de C√©sar√©e, Histoire de Constantinople, depuis le r√®gne de l'ancien Justin, jusqu'√† la fin de l'Empire, traduit par M. Cousin, Tome 8, 1685 - books.google.fr).

 

Jean VII Pal√©ologue (en grec : Ioann√®s Palaiologos), n√© en 1370 et mort en le 22 septembre 1408 au mont Athos1, est le fils d'Andronic IV Pal√©ologue et de Marie Keratsa de Bulgarie. Il est empereur de Constantinople apr√®s une r√©volte qui l'oppose √† son grand-p√®re Jean V Pal√©ologue et son oncle Manuel II Pal√©ologue. Son r√®gne est toutefois tr√®s court, durant d'avril √† septembre 1390, puisqu'il est chass√© du pouvoir par Manuel II. Apr√®s plusieurs ann√©es de fuite, il se r√©concilie avec son oncle et est choisi pour r√©gner sur la ville de nouveau en 1399 alors que Manuel II part en Europe pour chercher des alli√©s. Au retour de l'empereur en 1403, il part pour Thessalonique, o√Ļ il r√®gne jusqu'√† sa mort en 1408 (fr.wikipedia.org - Jean VII Pal√©ologue).

 

Stefan Lazarevic et Jean VII

 

Le choc entre les Ottomans de Bayezid Ier et Tamerlan a lieu √† la fin du mois de juillet de l'ann√©e 1402, √† la bataille d'Ankara. La bataille est un d√©sastre pour Bayezid, qui est fait prisonnier. Stefan, qui a particip√© √† la bataille, se replie vers Constantinople avec sa petite arm√©e. L√†, il tisse des liens diplomatiques avec les Grecs. Jean VII Pal√©ologue lui accorde le titre de despote en ao√Ľt de la m√™me ann√©e. Le titre de Stefan est, par la suite, confirm√© par le successeur de Jean, Manuel II Pal√©ologue. Stefan est maintenant libre de la pression ottomane. Il b√©n√©ficie d√©j√† de la reconnaissance de Constantinople, mais le titre de despote le rapproche encore des Grecs. Car, pour Stefan et les autres Serbes, Constantinople, malgr√© sa faiblesse, est toujours respect√©e et le titre accord√© a √† leurs yeux une valeur des plus sacr√©es. Malgr√© ce titre, Stefan veut maintenir son autonomie mais, faisant preuve de diplomatie, il signe ses √©crits en utilisant syst√©matiquement la formule de Despote Autocrator (fr.wikipedia.org - Serbie ottomane).

 

"héraut"

 

Apparus vraisemblablement au XIIe siècle (on relève une mention tirée de Chrétien de Troyes datant de la fin du XIIe siècle), les hérauts d'armes sont intimement liés au développement de l'héraldique. Issus des rangs des jongleurs et ménestrels, les officiers d'armes se spécialisèrent dans les tournois, les joutes ou encore les pas d'armes. Ils les annonçaient, y menaient les chevaliers et les commentaient.

 

Ce r√īle en mati√®re de tournois fit d'eux des experts en blasons, ce qui leur permit d'avoir des fonctions militaires officialis√©es au d√©but du XIVe si√®cle comme le montre l'ordonnance prise par Philippe le Bel en 1306 sur le gage de bataille. En effet, il n'y avait pas d'uniforme dans l'ost f√©odal, et les combattants ne se reconnaissaient que par les armoiries figurant sur les banni√®res, les pennons ou les √©cus.La connaissance des blasons acquise en fr√©quentant les tournois permettait aux officiers d'armes de reconna√ģtre rapidement les protagonistes et de saisir le d√©roulement des batailles. Ceci les rendait fort pr√©cieux, notamment au XIIIe si√®cle o√Ļ les armoiries se sont individualis√©es. Ainsi, ils se fix√®rent aupr√®s de seigneurs en conservant certaines sp√©cificit√©s h√©rit√©es de leur ancien statut d'errant, par exemple des fonctions de messageries et d'annonces facilit√©es par les immunit√©s dont ils jouissaient (en particulier le droit de circuler librement partout o√Ļ ils se rendaient). Ils acquirent aussi de nouvelles comp√©tences, notamment dans la d√©finition des r√®gles en mati√®re d'h√©raldique et la composition des armoriaux.

 

Selon les contemporains, le XVe si√®cle est √† la fois un √Ęge d'or et une p√©riode de crise pour l'office d'armes. Sans doute, le droit reconnu au moindre capitaine de s'attacher les services d'un poursuivant y est pour beaucoup. En effet, cette mesure a vraisemblablement entra√ģn√© une multiplication des poursuivants d'armes, parfois recrut√©s parmi des gens indignes de cet office selon leurs pairs, ¬ęde vielz menestrels qui ne poient plus corner¬Ľ comme le dit le h√©raut Sicile. Mais, ce qui a le plus fragilis√© le corps des officiers d'armes au XVe si√®cle est sans doute le passage de l'ost m√©di√©val √† une arm√©e permanente sold√©e (fr.wikipedia.org - H√©raut).

 

Héraldique et aigle bicéphale

 

L'acclimatation de l'aigle bic√©phale en Allemagne n'allait pas sans risques, car elle consacrait la ruine de la grande Image othonienne, en dissociant plastiquement la nouvelle figure de l'aigle chr√©tienne ; c‚Äôest ce qui explique peut-√™tre que Sigismond, le premier empereur √† utiliser l'aigle bic√©phale sur son sceau de couronnement en 1433, ait fait graver au revers l'aigle johannique avec la l√©gende ¬ęAquila Ezechielis¬Ľ, tir√©e d'un hymne √† Jean, pour compenser par ce texte ce que l'image bic√©phale retirait √† l'√©vang√©liste et √† l'Empire. Cette installation a √©t√© pr√©c√©d√©e d'une introduction officieuse progressive, depuis Louis le Bavarois, s'inspirant elle-m√™me de la figuration de deux aigles c√īte √† c√īte, visibles sur les sceaux de certaines villes imp√©riales (1328 : Friedberg et Chemnitz ; 1329 : L√ľbeck), sur le sceau de la Landfriede de Rh√©nanie en 1335, sur les premi√®res pi√®ces d'or imp√©riales, frapp√©es en 1338, et √† nouveau sous Charles IV. La figuration officielle de l'aigle bic√©phale sous Sigismond manifeste bien l'aspect fonctionnel de ce d√©doublement : vicaire d'Empire depuis 1396, Sigismond fait graver un sceau √† aigle bic√©phale avec la l√©gende ¬ęSacri R Imperii vicarius generalis¬Ľ, qui le rattache bien √† l'institution √©tatique ; roi des Romains en 1410, il revient √† l'aigle monoc√©phale avant de redoubler d√©finitivement la t√™te de l'oiseau lors de son couronnement imp√©rial de 1433 avec la derni√®re nostalgie johannique que l'on a relev√©e ? Ainsi se referme la boucle de l'histoire des aigles de l'Empire germanique d'Othon III √† Sigismond, avant que les Habsbourg ne perp√©tuent immuablement l'aigle bic√©phale, qui dispara√ģt presque dans les armes de Charles Quint sous l'√©cu port√© par l'oiseau et charg√© des innombrables signes des possessions dynastiques de la Maison. Au terme de ce p√©riple m√©di√©val, l'oiseau divin est v√©ritablement devenu ce que la langue h√©raldique appelle un ¬ęmeuble¬Ľ : l'aigle mystique, aux ailes rogn√©es par la f√©rocit√© des dynastes f√©odaux et nationaux et par la boulimie symbolique de l'all√©gorisme religieux, ach√®ve sa vie dans les meubles Habsbourg que copieront les Hohenzollern et tant d'autres. [...]

 

L'aigle √† deux t√™tes est une figure ancienne, byzantine et indienne. Dans l'h√©raldique, les deux t√™tes correspondent √† une ¬ębrisure¬Ľ qui permet de diff√©rencier deux lignages en conservant le m√™me motif familial (Alain Boureau, L'aigle: chronique politique d'un embl√®me, 1985 - books.google.fr).

 

Stefan Lazarevic, despote de Serbie, surmontait son √©cu d'un aigle bic√©phale comme figure du cimier. [‚Ķ] Sigismond de Luxembourg accepta l'aigle bic√©phale d√©j√† en 1401 comme vicaire imp√©rial. En 1417, en se pr√©parant au couronnement, il commanda √† Arnold de Bomel de faire un nouveau sceau ¬ęin quo simpliciter sit imperialis aquila habens duo capita.¬Ľ (A.v. Solovjev, Les embl√®mes h√©raldiques de Byzance, Annales de l'Institut Kondakov, Volume 7, 1935 - books.google.fr).

 

A. Solovjev étudie les copies de l'armorial serbo-bosniaque prétendument faits d'après un original du Mont Athos, attribué à Stanislav Kubcic, héraut d'armes de Dusan (Etienne Douchan, "empereur d'Illyrie") en 1340 et montre que ce sont des faux forgés aux XVIe-XVIIe siècles par la famille des Ohmucevic, mais intéressants pour l'histoire de l'héraldique illyrienne (Revue des études slaves, Volumes 15 à 17, 1935 - books.google.fr).

 

De l'aigle au dragon

 

Interesting is the fact that the role of the Serbian despot Stefan Lazarevic within the Order of the Dragon founded by Sigismund of Hungary has not been thoroughly researched. While the Hungarian source ‚Äď i.e. the foundation charter from 1408 (see above) ‚Äď clearly attests the despot's membership, the Serbian sources do not refer explicitly but only indirectly to this fact. At this point the biography of Stefan Lazarevic, written by Konstantin Kostenecki (Constantin le Philosophe) after the despot's death (1427), should be taken into account. Two relevant text passages in chapter 77 have to be taken into consideration. The first suggests secret consultations ‚Äď consilia secreta -, which were common within the Order of the Dragon according to the charter of foundation. Konstantin Kostenecki reports that Stefan Lazarevic used to attend assemblies of the Hungarian king Sigismund in Buda. He was considered the most dazzling participant of all, being compared to the moon outstanding from the stars. Every advice the Serbian despot gave, was unchangeable and was not to be questioned. Stefan Lazarevic travelled to the aforesaid assemblies every year and he never returned without having received towns and estates. According to the second passage, the Serbian despot had at his disposal his own knights. Konstantin Kostenecki notes that the most dazzling and bravest knights came to the despot in order to serve him like a king. During an assembly of all princes and a tournament one of the despot's knights defeated the strongest warriors and captured overall victory. Furthermore, the despot had the authority to decorate glorious knights in such a way as to enable them to pride themselves that they had received the knighthood from the despot. On the basis of this passage it may be assumed that Stefan Lazarevic had the authority and the power to designate his knights as members of the second rank of the Order of the Dragon. In addition to the hints in the biography of Stefan Lazarevic an indication of his membership within the Order of the Dragon offers the fortress of Belgrade. Archaeological excavations have revealed parts of a tiled stove in the area of the residence of the Serbian despot. The tiles represent king Sigismund's coat of arms together with the insignia of the Order of the Dragon. The square tiles depict a dragon, which is laying on the king's escutcheon and is looking to the left. These tiles, which have been found in Belgrade, are of Hungarian provenance and are dated to the period between 1408 and 1412/15 (Mihailo Popovic, The Order of the Dragon and the Serbian despot Stefan Lazarevic, Emperor Sigismund and the orthodox world, 2011 - books.google.fr).

 

Acrostiche : PLCA, PL CAES

 

CA : Caesar (Abr√©viations tir√©es du ¬ęDictionnaire des Abr√©viations latines et italiennes¬Ľ de A.Capelli - www.arretetonchar.fr).

 

PL CAES : poeta laureatus caesarus (dictzone.com).

 

Von der Kr√∂nung des Zanobi da Strada, der im Jahr 1355 in Pisa durch Karl IV. zum ersten kaiserlichen poeta laureatus erhoben wurde, hat sich zwar kein Formular erhalten, es d√ľrfte jedoch √§hnlich gelautet haben wie die sp√§ter von den Amtsnachfolgern Sigismund und Friedrich III bei Dichterkr√∂nungen verwendeten Formulare. Im Zentrum der Zeremonie steht dabei eindeutig die Person des Kaisers. Der f√ľr Petrarca zentrale Aspekt, die Feststellung der Gleichrangigkeit von Kaiser - und Dichterlorbeer, wird zwar immer noch aufrechterhalten, erscheint jedoch "als gn√§dig gew√§hrte Herrschern√§he [...] mit der Pflicht zur Verherrlichung von Kaiser und Reich". Als dezidiert kaiserliches Privileg wird die Berechtigung zur Dichterkr√∂nung im Jahr 1432 bei der Ernennung des Vergil-√úbersetzers Tomaso Cambiatore (1365 ‚Äď 1444) zum poeta laureatus in Parma durch Kaiser Sigismund festgeschrieben. Es folgen kaiserliche Dichterkr√∂nungen auch au√üerhalb Italiens, wodurch gleichzeitig die zeitweilig in Italien betriebene Praxis p√§pstlicher Dichterkr√∂nungen abgewiesen wurde 1442 zeichnet Kaiser Friedrich III. in Frankfurt am Main den Humanisten Enea Silvio Piccolomini, den sp√§teren Papst Pius II, mit dem Dichterlorbeer aus (Stephanie Altrock, Gerald Kapfhammer, Herrscherruhm und Dichterw√ľrde, Bilder der poetae laureati Maximilans I, Autorbilder: zur Medialit√§t literarischer Kommunikation in Mittelalter und Fr√ľher Neuzeit, 2007 - books.google.fr).

 

L'autre coryph√©es de la cour alphonsine avec Lorenzo Valla, Antonio Beccadelli (1394 - 1463) est n√© d'une noble famille de Palerme¬† surnomm√© le Panormita (le Palermitain), souvent m√™me (Antonius) Bononia, car sa famille √©tait originaire de Bologne. Apr√®s avoir fait son droit √† la c√©l√®bre universit√© de Bologne, il s'attacha d'abord √† Philippe-Maria Visconti, sous les auspices duquel il enseigna les litt√©ratures classiques √† l'universit√© milanaise de Pavie. L'empereur Sigismond, si lib√©ral en dipl√īmes et en lauriers, comme tous les empereurs romains de l'√©poque, le couronna poeta laureatus en 1432, lors de son passage √† Parme. Alphonse le Magnanime, apr√®s avoir fait, pendant son s√©jour involontaire √† la cour ducale de Milan, la connaissance du Panormita, sut attacher celui-ci √† sa cour. Depuis ce moment il fut un familiare d√©vou√©, pour ne pas dire la main droite les missions diplomatiques de l'Aragonais. Apr√®s la mort de son bienfaiteur (1458), Beccadelli s'attacha a Ferrand et servit le fils, comme il avait servi le p√®re : Ferrand l'appela son dilectus consiliarius, secretarius et praeceptor (Armand Adolphe Messer, Contribution a l'histoire des Aragonais de Naples: Le codice Aragonese. √Čtude g√©n√©rale publication du manuscrit de Paris, 1909 - books.google.fr).

 

1691

 

En arrière plan, peut-être pourrait-on voir une allusion à la bataille de Slankamen en 1691 qui fait suite à celle de Nis en 1689 (cf. "Nysse" du quatrain X, 60). Voir aussi l'année 1693 aux quatrains X, 57 et X, 60.

 

La bataille de Slankamen se d√©roula le 19 ao√Ľt 1691 pr√®s de Slankamen (Salankamen), au nord-ouest de Belgrade, et opposa les arm√©es ottomanes aux forces arm√©es autrichiennes et brandebourgeoises. Les Ottomans avaient connu de nombreuses d√©faites contre les Autrichiens, les plus c√©l√®bres √©tant la tentative de la prise de Vienne (Autriche) en 1683, la perte de Belgrade r√©cup√©r√©e par Maximilien II de Bavi√®re en 1688, et la retraite de la Bosnie en 1689. Deux ans apr√®s la reprise de Belgrade, le g√©n√©ral Louis-Guillaume de Bade-Bade (Ludwig Wilhelm von Baden-Baden) marcha accompagn√© de 20000 autrichiens et 10000 roumains (3600 cavaliers legers et 6400 fantassins) command√©s par Jovan Monasterlija le long du Danube pour faire face √† l'arm√©e ottomane, compos√©e de 55000 hommes et command√©e par le grand vizir Mustafa K√∂pr√ľl√ľ. La bataille se d√©roula du c√īt√© occidental du Danube, pr√®s de la sortie de son affluent Tisza. Apr√®s une dure bataille, l'arm√©e autrichienne (20000 hommes aid√©s de 10000 miliciens serbes) victorieuse dispersa les troupes ottomanes et d√©couvrit le corps de Mustafa K√∂pr√ľl√ľ tu√© lors du combat. La bataille de Slankamen fut la derni√®re bataille de la guerre austro-ottomane de 1683-1697, qui s'acheva par le trait√© de Karlowitz en 1699 (fr.wikipedia.org - Bataille de Slankamen).

 

Typologie

 

Le report de 2223 sur la date pivot 1395 donne 567 ; 1400, 577 ; 1402, 581.

 

En 567, ambassade du Sogdien Maniakh √† Constantinople. Devant le refus des Perses sassanides d‚Äôaccorder aux marchands Sogdiens la libert√© de commerce, le khan des T√ľr√ľks (Turcs) noue avec Byzance des contacts bient√īt suivis d‚Äô√©changes commerciaux. Le Byzantin Zemarchos se rend √† son tour √† la cour d‚ÄôIst√§mi (568). Pour la premi√®re fois, Byzance peut contourner la Perse par la route des steppes et par l‚Äôinterm√©diaire des Turcs pour son commerce avec l‚ÄôExtr√™me-Orient (route commerciale Samarcande-Constantinople). Les r√©gions du Pont prennent un int√©r√™t nouveau.

 

Dans le bassin du Danube, le roi des Lombards Albo√Įn √©limine les G√©pides avec l‚Äôaide du khan des Avars Ba√Įan. Les Avars s‚Äôinstallent sur le territoire g√©pide du moyen Danube (ils contr√īlent la steppe de la Volga au Danube, la Pannonie et une partie de l‚ÄôAutriche). Ils soumettent les Slaves et chassent les Lombards vers l‚ÄôItalie (fr.wikipedia.org - Ann√©e 567).

 

D√©but en 581 du r√®gne de Nivar (Ishbara), Kaghan des T√ľr√ľks ou K√∂kt√ľrks (Turcs) orientaux (fin en 587). √Ä la fin du VIe si√®cle, l‚Äôempire des T√ľr√ľks orientaux s‚Äô√©tend de la Cor√©e et de la Grande Muraille jusqu‚Äôau lac Ba√Įkal. Les T√ľr√ľks, nomades vivant en yourtes, construisent des forteresses en pierre et en brique pour d√©fendre leurs fronti√®res, ainsi que des relais de poste pour assurer les liaisons (fr.wikipedia.org - Ann√©e 581).

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